Ce vendredi 3 avril 2026 le CP Caen ifs est avisé du retour de l’un de ses pensionnaires qui avait été affecté à Nantes le temps de son jugement.
Arrivé à Nantes avec sa brosse à dents et son doudou, étant entendu qu’il retournait sur son établissement à l’issue de son jugement, le grand jour de son retour était enfin arrivé.
Classé escorte 4, depuis des lustres, nos collègues du PREJ et des ERIS se chargeait donc de le faire rejoindre son lieu de villégiature initial.
Bien qu’alerté par l’établissement depuis le vendredi que Le CP Caen Ifs était inadapté à ce type de détenu, après 2 ans passés là-bas (?), la mission était maintenue par la direction Interrégionale.
Ce mardi volte-face de la Direction Interrégionale et retour à la case Nantes pour le détenu !!!
Espérons que le détenu aura récupérer quelques paires de chaussettes et qu’il n’aura pas fait une balade pour rien.
Avec 200% de taux d’occupation et aucune suite individuelle de libre en bâtiment il est indéniable que notre quartier arrivant qui sert également de quartier d’isolement et/ou disciplinaire et/ou SMPR apprécie de perdre une cellule de plus !
Aucun autre établissement de l’interrégion ne pouvait accueillir ce détenu ?
Comment ce détenu si heureux de retrouver sa Normandie va-t-il réagir ?
Les personnels nantais devront-ils subir sa colère et payer cette gestion abracadabrantesque ?
Le syndicat local FO justicedu CP de Nantes s’indigne que l’on mette en danger nos collègues PREJ et ERIS inutilement si ce n’est pour récupérer quelques paires de chaussettes.
Le syndicat local FO justicedu CP de Nantes se rassure que la flambée des prix du carburant ne pèse pas trop sur la gestion des transferts.
Le syndicat local FO justicedu CP de Nantes se fatigue des paroles bienveillantes de la Direction Interrégionale sur la surpopulation et le manque des effectifs sur le CP de Nantes alors qu’aucun acte n’est accompli pour soulager les personnels nantais.
Comment peut-on laisser des collègues dans la crainte d’une contamination sanguine ?
Comment peut-on les abandonner face au questionnement sur de possibles conséquences ou sur les mesures à prendre ?
Quid du choc psychologique face à l’abondance de sang ?
La réponse est simple : un manquement total de notre encadrement
Petit rappel des faits : suite à une altercation en cellule, les agents se rendent à cette dernière et constatent qu’un détenu énervé et particulièrement virulent, a cassé sa fenêtre dans un accès de rage et se retrouve avec une plaie importante au niveau du bras. Lorsqu’on lui propose d’aller à l’infirmerie, le détenu, toujours aussi virulent, décide de s’en prendre à un agent. Au cours de l’intervention pour le maitriser, 5 personnels finissent les bras et les mains couverts de sang, et même pour certains avec des vêtements littéralement imbibés !
Prise en charge médicale du détenu suite à l’incident = OUI
Orientation des surveillants vers l’US = NON
Prise en charge des agents par l’encadrement = NON
Débriefing … aux oubliettes !
Scandaleux, c’est même un agent qui est intervenu pour maîtriser le forcené qui prend attache avec l’US pour exprimer ses craintes et ses interrogations face à cette exposition et aux potentiels risques de contamination. L’infirmière lui déclare alors qu’il doit appeler le médecin lui-même !
Vous êtes « matin nuit » ? Qu’importe, renseignez-vous sur internet et reposez-vous bien avant de revenir à l’établissement pour effectuer votre service !
Qui plus est, aucun membre de la hiérarchie n’était présent à leur arrivée pour le service de nuit afin de les conseiller sur la marche à suivre ou de leur fournir les documents indispensables à une demande de dépistage ! Ce sont donc les agents eux-mêmes qui ont dû demander les documents afin de se rendre à l’hôpital pour se faire dépister ! Quel mépris pour nos collègues qui eux ont su être professionnels lors de l’intervention et le soir en assurant leur service coûte que coûte !
Mieux encore : à ce jour la Direction n’a toujours pas pris de nouvelle des agents, qui n’ont même pas reçu le moindre mail de la part de la psychologue non plus !
Il existe pourtant une circulaire de la DGAP relative à la conduite à tenir à l’égard des agents en cas d’exposition au sang.
FO Justicedemande une sensibilisation accrue de l’encadrement face aux mesures à prendre devant ce genre d’incident et un RETEX sur cet évènement.
FO Justice propose : une formation de l’encadrement en collaboration avec le personnel médical afin de prédéterminer les différents niveaux de risque et de ce fait, les actions à entreprendre suivant les situations.
FO Justiceexige une meilleure considération des agents de la part de notre Direction !
Retour du QD : le détenu “C” refait parler de lui… et blesse deux agents
Depuis son retour du quartier disciplinaire, le détenu “C” multiplie à nouveau les incidents.
Aujourd’hui, après un entretien avec l’officier de la MA1 — entretien qui s’est une fois de plus terminé sous un flot d’insultes — l’individu est passé à l’action au moment du repas.
Résultat :
•L’officier est blessé,
•Le surveillant également.
Encore une fois, ce sont les personnels qui paient le prix fort.
Des renforts retardés… à cause d’un problème de désassage au PCD
Comme si cela ne suffisait pas, les renforts ont été retardés en raison d’un problème de désassage au PCD. Oui, encore une fois. Dans une situation d’urgence, chaque seconde compte, et ce type de dysfonctionnement met directement en danger les agents.
Heureusement, un gradé présent a pu effectuer une manœuvre
Heureusement, un gradé était présent sur les lieux et a pu effectuer une manœuvre permettant de sécuriser la situation. Sans lui, nous serions probablement encore en train d’attendre les renforts.
FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux agents.
FO Justice demande des mesures exemplaires pénales, administratives et un transfert à l’issu.
FO Justice salue le professionnalisme, la réactivité et la solidarité des agents présents.
FO Justice exige des explications immédiates concernant la défaillance du système de désachage, qui devait être réglée à ce jour. Ce dysfonctionnement met directement nos agents en DANGER, et il est inadmissible qu’il perdure.
La sécurité ne peut pas attendre. Les agents ne peuvent plus compenser les manquements techniques et organisationnels.
Suite à la mobilisation du 17 mars 2026 et conformément aux annonces faites par le Directeur adjoint du cabinet du ministre de la Justice, les organisations syndicales ont été reçues lors d’une réunion multilatérale, n’en déplaise au SNEPAP-FSU, qui n’avait rien d’autre à proposer si ce n’est d’exiger que FO Justice ne soit pas associée aux échanges.
Face au refus du Directeur adjoint, cette réunion a permis de cadrer les futures discussions qui se tiendront dans les prochains mois.
➢ En effet, après les gardes à vue injustes de nos deux collègues des SPIP 95 et 93, FO Justicea fait part de sa déception suite au refus de la Directrice de cabinet de saisir l’Inspection générale de la Justice (IGJ), conformément aux attentes des agents du SPIP 95. Cette inspection aurait permis de comprendre ce qu’il s’est passé et d’orienter les discussions afin de prévenir ce type de situation gravissime.
Concernant le SPIP 93, il apparaît que la direction du service semble avoir fait usage de l’article 40 en dehors de tout fondement. L’absence d’inspection, voire de demande d’explications au DFSPIP 93, ne permettra donc pas de faire toute la lumière sur ces événements. Il faut croire que, dans ce cas de figure, comme à l’accoutumée : les loups ne se mangent pas entre eux !
Pour autant, cela n’altérera pas la détermination de Notre Organisation. FO Justice n’a pas attendu un ordre du jour pour faire part de ses propositions en vue des futures réunions qui seront organisées.
FO Justice a ainsi proposé trois axes de réflexion :
►Revoir la communication interdirectionnelle et interministérielle afin de décloisonner les échanges et d’institutionnaliser de véritables temps de concertation entre les SPIP, les services judiciaires et les forces de sécurité intérieure ;
►Au-delà du mauvais usage de l’article 40 et de la nécessité d’un rappel de la procédure, briser le tabou en matière disciplinaire pour les cadres de l’administration pénitentiaire, qui sont trop rarement confrontés à leurs propres manquements ;
►Engager un travail de fond sur l’évolution des outils numériques afin de prévenir les infractions liées à l’usage de faux documents dans le cadre des aménagements de peine et des permissions de sortie. Plus largement, ces défaillances peuvent également favoriser des évasions, comme cela a récemment été le cas à Villepinte.
➢Sans surprise, le Directeur adjoint de cabinet considèrequ’un simple rappel sur le recours à l’article 40 serait suffisant, prétextant que le volet disciplinaire concernant les DSP/DPIP ne constitue pas un sujet en soi. Pour le reste, nos axes de réflexion ont été entendus et nous recevrons prochainement un calendrier ainsi qu’une déclinaison des ateliers prévus en vue des discussions à venir.
FO Justice ne manquera pas de vous tenir informés à chaque étape de ces nouveaux temps d’échange.
Malgré les positions des uns et des autres, nous continuerons de défendre nos propositions, pleinement conformes aux attentes des CPIP.
Plusieurs collègues, tous grades confondus, font état d’un climat de travail dégradé, qu’ils associent à la posture managériale actuelle de Madame l’Adjointe au Chef d’établissement.
UNE POSTURE PERÇUE COMME FONDÉE SUR LA PRESSION
Des remontées régulières évoquent :
• Un ressenti de pression,
• Des échanges vécus comme déstabilisants,
• Des messages perçus comme indirects ou ambigus,
• Un climat où certains collègues indiquent adapter leur positionnement par crainte de déplaire.
Un établissement ne peut pas fonctionner durablement sur un tel ressenti.
FO JUSTICErappelle qu’un management efficace repose sur :
• La clarté,
• La confiance,
• Et le respect des personnels.
UN ENCADREMENT QUI EXPRIME DES INQUIÉTUDES
Plusieurs collègues en position d’encadrement ou de faisant fonction font état :
• D’un sentiment d’exposition,
• D’un manque de repères stables,
• Et d’une difficulté à se projeter sereinement dans leurs missions.
Ce type de ressenti fragilise l’ensemble de la chaîne hiérarchique.
UNE ABSENCE DE RECONNAISSANCE RÉGULIÈREMENT SOULIGNÉE
De nombreux personnels partagent le sentiment :
• D’un manque de valorisation du travail accompli,
• D’une reconnaissance jugée insuffisante,
• D’un décalage entre les discours et les actes concrets.
La reconnaissance n’est pas accessoire. Elle conditionne l’engagement.
UNE SITUATION CONCRÈTE QUI INTERROGE : LE CAS D’UN MAJOR
FO JUSTICEa été saisie d’une situation impliquant un major pénitentiaire.
Dans ce contexte, plusieurs collègues ont exprimé le sentiment :
• Que le cadre concerné n’avait pas bénéficié du soutien attendu,
• Et que la gestion de la situation pouvait être perçue comme déséquilibrée, notamment au regard de la parole d’un détenu.
Ce type de perception interroge directement l’autorité de l’encadrement.
Dans un établissement comme Fresnes :
• La cohérence des décisions,
• Le soutien hiérarchique,
• Et la lisibilité des positions
Sont essentiels pour maintenir l’équilibre en détention.
UNE APPROCHE OPÉRATIONNELLE JUGÉE PARFOIS DÉCALÉE
Plusieurs collègues s’interrogent sur certaines orientations ou décisions, notamment en matière de :
• Gestion des situations sensibles,
• Articulation entre dialogue et fermeté,
• Cohérence des pratiques en détention.
Fresnes est un établissement sous tension.
Les personnels attendent :
• Des repères clairs,
• Une ligne cohérente,
• Une autorité lisible.
UNE CULTURE PROFESSIONNELLE À ADAPTER AU CONTEXTE PÉNITENTIAIRE
Le parcours de Madame l’Adjointe au Chef d’établissement est connu, notamment son passage en environnement hospitalier.
Plusieurs collègues expriment le sentiment que certaines approches pourraient :
• Ne pas être totalement adaptées aux exigences spécifiques du milieu pénitentiaire,
• Nécessiter un ajustement au regard des réalités opérationnelles de Fresnes.
Le cadre pénitentiaire impose des exigences particulières :
Sécurité, autorité, cohérence, fermeté.
UN CLIMAT QUI ALIMENTE LA FATIGUE DES PERSONNELS
Les remontées terrain convergent vers un constat :
• Perte de repères,
• Fatigue accrue,
• Sentiment de déconnexion,
• Interrogations sur le sens du management.
Un climat perçu comme instable impacte directement l’engagement des équipes.
UN MANQUE DE CONFIANCE QUI S’INSTALLE
Plusieurs collègues indiquent :
• Une difficulté à s’exprimer librement,
• Un sentiment de réserve dans les échanges,
• Une perte progressive de confiance dans la relation hiérarchique.
Sans confiance, aucun établissement ne tient durablement.
FO JUSTICE DEMANDE UNE ÉVOLUTION CLAIRE
Madame l’Adjointe au Chef d’établissement,
FO JUSTICEvous alerte sur une réalité de terrain.
Les personnels attendent :
• Une posture claire,
• Un management apaisé,
• Une reconnaissance réelle,
• Un soutien affirmé de l’encadrement.
Il ne s’agit pas de posture. Il s’agit de fonctionnement.
À Fresnes, les personnels tiennent l’établissement malgré les difficultés.
Ils attendent en retour : Du respect, de la cohérence et une direction alignée avec les réalités du terrain.
FO JUSTICE restera pleinement mobilisée sur ces enjeux.
A 6h45, lors de la prise de service, les agents du bâtiment D1 ont une nouvelle fois fait une découverte alarmante :
Un drone au sol, symbole d’un survol devenu quotidien fragilisant la sécurité de notre établissement. Accrochée à cet engin, une chaussette contenante : un iPhone, trois paquets de cigarettes ainsi que 47 grammes de produits stupéfiants.
Pour la section locale Force Ouvrière Justice, cette situation est tout simplement INADMISSIBLE.
Depuis des mois, nous alertons et demandons la mise en place d’une brigade spécifique anti-drone. Force est de constater que ces demandes sont restées lettre morte. Ceux qui nous doivent la sécurité ne répondent pas à l’urgence de la situation, alors même que nos missions deviennent chaque jour plus dangereuses.
Le constat aujourd’hui est effrayant : pas une journée ne passe sans qu’un survol ne soit signalé au-dessus de notre établissement.
Aujourd’hui, ce sont des téléphones, des accessoires et des stupéfiants…
Mais demain ? Des armes ? Des explosifs ?
Force Ouvrière Justice réitère avec force :
➢ Les moyens doivent être mis en œuvre sans délai
➢ La sécurité des personnels doit être une priorité absolue
Il est temps d’agir ! L’inaction n’est plus acceptable !
La note de service du 20/03/2026 relative aux consignes de sécurité et à l’utilisation du portique de détection impose que « toute personne extérieure au service doit obligatoirement se soumettre au contrôle par portique » et « en cas de refus, l’accès est interdit ».
Le fait que des mesures de sécurité soient mises en place est incontestable et conforme aux attentes des agents. En revanche, il n’est plus acceptable de constater l’absence d’anticipation en vue de moyens humains pour pouvoir les mettre en œuvre. D’autant que cette note prévoit même la confiscation et le signalement des objets dangereux, comme si cela était normalisé au sein des locaux d’un SPIP en Milieu Ouvert.
Le recours à un seul réserviste, limité à 150 jours par an, est dérisoire : cette situation condamne cette ALIP à fonctionner sans aucune organisation structurée la majeure partie du temps.
La conséquence est prévisible, comme à son habitude, la hiérarchie va très certainement attendre des CPIP, des personnels administratifs et des agents de surveillance électronique de pallier les carences de personnels dédiés à la sécurité des locaux.
Or ces compétences ne relèvent pas de leurs missions et ne figurent en aucun cas sur leurs fiches de postes respectives. D’autant que les agents (CPIP/PA/PS) sont déjà débordés par leurs propres tâches quotidiennes sans moyen supplémentaire, il n’est donc pas concevable de leur demander d’assurer la sécurité du Service et le contrôle des PPSMJ via un portique de détection.
FO JUSTICErefuse et refusera toujours que les agents exercent des missions qui ne sont pas les leurs !
FO JUSTICE refuse qu’il soit demandé à des agents d’assurer un contrôle par le biais de dispositifs pour lesquels ils ne sont pas habilités.
FO JUSTICE refuse catégoriquement que les agents pallient encore et toujours l’absence d’organisation de l’administration, comme par le passé.
FO JUSTICE exige des mesures immédiates et invite la direction du SPIP à solliciter la DISP et la DGAP en vue d’obtenir les moyens humains nécessaires, suite à la mise en place du portique (réservistes supplémentaires ou contractuels), plutôt que d’acculer ses propres agents.
FO JUSTICE NE LACHERA RIEN CAR IL EN VA DE LA SECURITE DES AGENTS DU SPIP D’ARLES ET DES PPSMJ QUE NOUS PRENONS EN CHARGE QUOTIDIENNEMENT.
Après lecture des déclarations liminaires, le Directeur interrégional (DI) a apporté les observations suivantes :
La Direction des services pénitentiaires d’outre-mer (DSPOM) est confrontée à une surpopulation carcérale préoccupante, la plaçant au 3ᵉ rang des directions interrégionales les plus touchées, après Paris et Toulouse.
• Taux d’occupation moyen : 151 %
• Taux d’occupation en quartier maison d’arrêt : 198 %
Les taux de couverture en effectifs demeurent faibles.
Par ailleurs, le budget de la DI est en diminution de 9 %.
Une augmentation de la criminalité organisée est constatée, impactant significativement La Réunion et la Polynésie.
Les visites successives du Directeur de l’administration pénitentiaire (DAP) et du ministre ont permis de définir des moyens et des orientations pour les mois à venir.
Dans le cadre du PEC 2026 (budget non encore alloué), les objectifs pour La Réunion sont :
• Création d’un CSL au Port
• Extension de 10 cellules pour la MAF de Saint-Denis
1. Validation du CSA du 30 octobre 2025
Le procès-verbal du dernier CSA a été validé.
2. Gestion des épisodes cycloniques
Un point a été réalisé sur l’harmonisation des pratiques en cas de cyclone, travail déjà engagé avec Mme Guégan.
Principes retenus :
• Clarification des règles applicables
• Mise en place de mesures de reconnaissance pour les agents mobilisés
Mesures communes aux trois établissements :
• Paiement intégral du passage en alerte rouge jusqu’à sa levée
• Agents de service ne pouvant rejoindre leur établissement : positionnement en AAE
• Agents postés empêchés de rejoindre leur poste durant la phase de sauvegarde : positionnement en RH
• Agents en poste fixe : positionnement en CA/RTT
À l’issue de la période de sauvegarde, les directeurs détermineront la position administrative des agents.
Des jours d’AAE seront attribués aux personnels mobilisés pendant le cyclone. Une note de service précisera les modalités et le nombre de jours accordés.
3. Enveloppe budgétaire GDS
Une enveloppe de 2 millions d’euros a été allouée à La Réunion.
Malgré des délais contraints, les établissements ont répondu présents.
Le centre pénitentiaire de Saint-Denis a été intégré au plan d’étanchéité, au même titre que six établissements métropolitains, permettant l’acquisition de divers équipements (bagages X, POM, valises de détection portables, caillebotis…).
Cette enveloppe a permis :
• D’anticiper des travaux initialement programmés dans les PEC et PRS
• D’acquérir des véhicules pour l’ensemble des établissements
Concernant le POM à Saint-Denis, la doctrine nationale n’est pas encore finalisée, mais un positionnement au niveau de la PEP est envisagé.
Le DAI et l’officier adjoint du DSD effectueront une mission de repérage à compter du 14 avril.
4. Déploiement des ELSP
Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de l’enveloppe « post-Incarville ».
• 56 postes pour l’outre-mer
• 30 postes pour La Réunion
Répartition prévue en trois phases de mobilité, avec une accélération au premier semestre 2026 :
• 9 postes au CD du Port (phase initiale)
• 3 postes à la MA de Saint-Pierre
• 7 postes au CP de Saint-Denis + 4 postes pour la création d’une équipe cynophile
L’équipe cynophile sera implantée à Domenjod. Aucune date de mise en service n’est arrêtée à ce jour.
Implantation des bases ELSP :
• Le Port : solution provisoire avec réaménagement de locaux (coût estimé : 70 000 €)
• Solution définitive envisagée dans la cour (zone des conteneurs frigorifiques)
• Saint-Pierre : études en cours pour déterminer l’implantation
Le DI a confirmé la création d’une équipe cynotechnique au CP de Saint-Denis (4 postes dès la CAP du 1er semestre 2026).
Position FO Justice :
Au regard de l’empressement du DI, à engager la formation et la mise en place de l’équipe sur le Port dès septembre 2026, FO Justice émet des réserves quant à un calendrier jugé trop rapide.
Actuellement, le Cd du Port fait face à un nombre important de vacances de poste ( 16), et il sera difficile de dégager des personnels pour assurer cette formation.
Concernant Saint-Pierre, FO refuse la mise en place, en l’absence de moyens suffisants et attend des garanties quant aux infrastructures et aux équipements
En cas de passage en force, FO Justice se reserve la possibilité de prendre toutes les mesures qu’elle jugera nécessaire
5. Points RH
A la demande de FO Justice
– Mises à disposition (MAD)
Le DI indique sur la réunion
• 17 MAD DI
• 10 MAD DAP
Objectif : réduction progressive.
La DAP ne valide pas la régularisation des MAD
Les nouvelles MAD seront :
• D’une durée de 6 mois, renouvelable une fois, sauf si les conditions nécessitent un rallongement.
• Assorties d’une date de fin obligatoire avec retour dans l’établissement d’origine.
Les MAD antérieures seront maintenues jusqu’à mutation.
– Psychologues des personnels
Les psychologues sont fortement sollicités (suivis, concours, soutien sur d’autre départements)
FO a dénoncé leur mobilisation dans la constitution des dossiers psychologiques lors du dernier concours, mission confiée ailleurs à un prestataire privé par la DGAP sur l’ensembles des autres directions interrégionales.
Demande : avancer les tests psychologiques à 3 semaines avant les épreuves afin d’améliorer les conditions de correction. A ce jour le délai est très restreint.
Le DI y est favorable.
– Tableaux d’avancement
FO a demandé la transmission des tableaux d’avancement à l’ensemble des secrétaires régionaux des organisations syndicales représentatives.
→ Demande acceptée par le DI.
– Situation DTOI
Malgré les annonces du Directeur général de l’administration pénitentiaire, aucun décret n’a été signé à ce jour.
Les personnels sont fragilisés et expriment le souhait pour certains de quitter ce service
Aucune avancée n’a été apportée par le DI.
– Surpopulation carcérale
Un dispositif inspiré du CP de Baie-Mahault a été proposé aux magistrats, mais refusé.
Certains magistrats considèrent que la régulation carcérale ne relève pas de leur mission.
Cependant, une volonté de développer les alternatives à l’incarcération est observée par les JLD et JI.
Une première mesure de libération conditionnelle avec expulsion a été mise en œuvre : 20 personnes concernées au CD du Port.
– Situation du SPIP
FO a alerté sur :
• La surcharge de travail
• Les vacances de postes
• La fragilité des MAD au Port
Le DSPIP et le DI reconnaissent les difficultés.
La solution envisagée (CAP fermée) se heurte à l’opposition d’une organisation syndicale nationale.
Le poste de DPIP au Port, demandé par la DSPOM, n’a pas été retenu par la DAP.
6. Points travaux
Création du CSL au Port
• Capacité envisagée : 76 à 100 places
• Études de faisabilité en cours (proximité de l’arboretum)
• Concertation engagée avec le parc des Mascareignes
• Livraison prévue : juin 2028
• Ajustement des effectifs prévu (organigramme de référence)
Le dimanche 5 avril 2026, à 10h55, une de nos collègues a été la cible d’une agression lâche et dégradante dans l’exercice de ses fonctions.
Alors qu’elle assurait son service, notre collègue a été prise à partie par le détenu B. sous un prétexte fallacieux de panne technique.
UNE VIOLENCE GRATUITE ET RÉPUGNANTE
Face à une réponse claire et calme de notre collègue, l’individu a basculé dans une dérive violente :
· Des insultes sexistes et outrageantes : “Grosse pute”, “Salope”.
· Une atteinte grave à l’intégrité physique puisque le détenu a délibérément craché au visage de notre collègue.
· Le détenu a bravé les injonctions, s’approchant dangereusement de la zone intime de notre collègue, forçant cette dernière à l’usage de la force strictement nécessaire pour se protéger.
Le comble du cynisme : après vérification, le matériel que le détenu prétendait défectueux fonctionnait parfaitement. Cette agression n’était qu’un prétexte à la violence et à la provocation.
Cracher au visage d’un agent n’est pas seulement un acte de violence, c’est une tentative d’humiliation ! De plus, la découverte d’une carte SD sur le détenu lors de la mise en prévention prouve une fois de plus que les profils les plus provocateurs s’affranchissent de toutes les règles.
Notre collègue a agi avec un sang-froid exemplaire malgré l’ignominie de la situation.
FO Justice Roanne exige que la direction prenne ses responsabilités. Nous demandons des sanctions disciplinaires maximales : pas de quartier pour ceux qui s’en prennent physiquement et moralement aux personnels. Le passage en commission de discipline doit être exemplaire !
FO Justice Roanne apporte tout son soutien à notre collègue et l’accompagnera dans toutes ses démarches.