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CPIP : Première Note, Première Dérive !

Suite à la réception de la note de service du SPIP 50 intitulée « Avis du SPIP concernant les PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF » en date du 04/02/2026 et transmise par e-mail par la direction le 06/02/2026, les organisations syndicales de La Manche s’interrogent sur le fondement juridique de cette note et de sa légalité.

En effet, il est demandé aux CPIP d’émettre « systématiquement et obligatoirement un avis défavorable » « à toute demande de permission de sortir pour une personne écrouée et soumise à une OQTF. »

De même, les CPIP doivent émettre un « avis défavorable systématique et obligatoire pour toute demande d’aménagement de peine (article 712-6 du CPP et 723-15 du CPP) formulée par une PPSMJ soumise à une OQTF ».

Il est également demandé aux CPIP dans le cadre des LSC de présenter l’OQTF comme un élément bloquant à l’octroi de la mesure.

Au regard des questionnements que cette note soulève, il est regrettable qu’elle ait été diffusée avant tout examen en CSA, mais simplement et purement imposée aux agents sans dialogue social.

Il paraît tout d’abord primordial de rappeler le principe de l’individualisation de la peine prévu par l’article 132-1 du Code pénal : « toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée »

Ce principe a également valeur constitutionnelle en ce qu’il découle de l’article 8 de la Déclaration de 1789 visée par le préambule notre Constitution de 1958.

Il fonde même les missions des CPIP, comme précisé par l’article 4 du Décret n° 2019-50 du 30 janvier 2019 qui dispose que les CPIP « contribuent à la politique d’individualisation des peines ainsi qu’au développement des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine, selon les conditions prévues par le code de procédure pénale. »

De plus, l’article 723-15 du CPP prévoit que « le condamné est alors, sauf décision contraire du juge de l’application des peines, convoqué en premier lieu devant le juge de l’application des peines, puis devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation, […] afin de déterminer les modalités d’exécution de sa peine les mieux adaptées à sa personnalité et à sa situation matérielle, familiale et sociale. »

Dans ce cadre, l’avis du CPIP constitue une appréciation professionnelle et individualisée, éclairant l’autorité judiciaire. Il ne saurait être réduit à l’application automatique d’un critère tiré de la situation administrative des personnes concernées.Le SPIP a notamment pour mission d’éclairer l’autorité judiciaire dans la prise de décision.

L’article 131-30 al 5 du CPP dispose que « l’interdiction du territoire français prononcée en même temps qu’une peine d’emprisonnement ne fait pas obstacle à ce que cette peine fasse l’objet, aux fins de préparation d’une demande en relèvement, de mesure de SL, PE, DDSE ou de PS ».

La jurisprudence des juridictions de l’application des peines rappelle d’ailleurs de manière constante que l’existence d’une mesure administrative telle que l’OQTF ne peut, à elle seule, fonder un refus automatique d’aménagement ou de permission, sans examen individualisé de la situation.

En outre, une telle automaticité est susceptible de soulever une difficulté au regard du principe de non-discrimination, rappelé par l’article 30 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « les personnes physiques, les agents des personnes morales concourant au service public pénitentiaire ont, à l’égard des personnes placées sous main de justice auprès desquelles ils interviennent, un comportement appliquant les principes de respect absolu, de non-discrimination et d’exemplarité » .

Enfin, il est demandé aux CPIP de formuler un avis négatif systématique et obligatoire là où la loi autorise des permissions de sortir et des aménagements de peine aux PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF.

Si l’autorité hiérarchique peut légitimement fixer un cadre méthodologique et attirer l’attention des agents sur certains points de vigilance, elle ne saurait juridiquement imposer le sens d’une appréciation individualisée destinée à éclairer l’autorité judiciaire.

Par conséquent, nous réitérons notre questionnement sur le cadre légal de cette note car comme le précise l’article R.122-19 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « Tout agent de l’administration pénitentiaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’agent croit se trouver en présence d’un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l’autorité qui l’a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu’il attache à l’ordre litigieux. ».

Le SPIP 50 demande aux CPIP de violer l’ensemble de ces règles.

Un agent public attaché à ses missions et au respect de l’État de droit, se trouve dans l’impossibilité d’appliquer cette note de service sans méconnaître ses obligations professionnelles, légales et déontologiques.

Aussi, nous demandons le retrait immédiat de cette note de service, l’ouverture d’un dialogue institutionnel respectueux des instances et la garantie du plein exercice de nos missions dans le cadre légal et déontologique.

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Compte-Rendu du Comité de Suivi INCARVILLE du 24 Février 2026

FO Justice a participé au premier comité de suivi 2026 relatif à la mise en œuvre des engagements issus du protocole d’Incarville. Voici les principaux éléments à retenir.

ARMEMENT – PROTECTION – MOYENS OPÉRATIONNELS

Armes longues (ESP / ERIS)

  • 338 APC9 livrés
  • 370 agents ESP habilités ESR
  • 416 missions ESR réalisées

La montée en puissance se poursuit mais nécessite un effort constant en formation et habilitations.

Holsters cuisse et poitrine

  • Dotation intégralement livrée
  • Port du holster poitrine autorisé pour les agents assis à l’avant du véhicule (note du 11/02/2026)

Une évolution attendue et obtenue.

Gilets pare-balles lourds (GPB)

  • Cahier des charges renforcé (munitions perforantes)
  • Marché reporté au T2 2026 pour garantir un niveau de protection optimal

Dotation prévue pour :

  • Agents ESR
  • Véhicules porteurs
  • Escortes niveau 4

FO Justice restera vigilant sur les délais.

PIE – CAMERAS – AEROSOLS

Pistolet à Impulsion Électrique (PIE) :

  • 300 livrés fin janvier 2026, 83 déjà déployés dans 17 établissements

Caméras piétons :

  • 958 déployées (ERIS, PREJ pilotes et établissements pilotes)

Aérosols incapacitants :

  • Présentation au CSA AP du 12/02/2026
  • Saisine du Conseil d’État
  • Publication envisagée mai 2026
  • Doctrine d’emploi en cours

FO Justice rappelle que la généralisation doit être rapide et effective.

UNITÉS CYNO

L’Abandon du modèle « un chien par établissement », mais un renforcement des unités existantes (Paris, Lyon, Toulouse).

La Création d’une 4ème base cyno sur Rennes actée avec base ERIS, stand de tir. L’expérimentation en cours au CP de Ducos (Antilles-Guyane), avec deux chiens formés à Paris et Toulouse.

Une nouvelle expérimentation est prévue à La Réunion en 2027

La conception de l’administration retenue privilégie des unités structurées plutôt qu’isolées.

PARC AUTOMOBILE – SÉCURISATION

Banalisation des véhicules 8 DISP ont terminées (75 % du parc), la DISP Paris est en cours de finalisation pour l’été 2026.

  • PREJ : 138 véhicules prévus entre 2024 et 2026 et 46 Renault Trafic livrés courant le 1er trimestre 2026
  • ESP : 252 véhicules commandés en 2025 et 11 M€ supplémentaires prévus en 2026
  • Sécurisation concernant les DASHCAM la publication d’un décret est prévue pour 2027 et 2 véhicules blindés seront financés pour Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe.

LUTTE CONTRE LES COMMUNICATIONS ILLICITES

61 établissements sont équipés en dispositifs anti-drones, 23 établissements équipés en DNCI et 305 brouilleurs mobiles commandés

Pour FO Justice la montée en charge est réelle mais reste incomplète.

VISIOCONFÉRENCE

Actuellement 374 dispositifs sont déployés et 31 supplémentaires le seront en 2026. 231 visios ont été réalisées sur Vendin-le-Vieil depuis juillet 2025

► Pour FO Justice c’est l’axe principal!

Il faut limiter les extractions sensibles !!!

SÉCURISATION DES HÔPITAUX ET JURIDICTIONS

Pour l’heure, 60 établissements de santé sont recensés avec des Protocoles en cours d’actualisation disposant de zones d’extraction et de chambres sécurisées identifiées. Il reste 133 juridictions à prioriser dont 8 où des travaux sont engagés.

FO Justice rappelle que la pénitentiaire ne peut pallier les carences structurelles hospitalières, cela doit passer par des conventions.

FORMATION – RH – CONDITIONS DE TRAVAIL

  • Formation ESP : Une refonte de la formation initiale et continue est en cours avec un livret de formation continue prévu pour mai 2026.
  • Outre-mer : 12 postes ont été créés en 2024 et pourvus, 28 postes seront demandés en 2026 et 28 postes prévus en 2027
  • Organisation du travail : 80 établissements se sont engagés dans une réforme, avec une forte diminution du rythme matin/nuit. D’autres mises en œuvre de nouvelles organisations sont en cours sur le 1er trimestre 2026.

FO Justice constate des avancées concrètes sur l’armement, l’équipement, les véhicules et les moyens technologiques, les délais restent longs. Certaines mesures sont encore au stade réglementaire ainsi que les contraintes de formation.

Cependant, FO Justice alerte malgré tout sur un manque manifeste d’harmonisation entre les différentes Directions Interrégionales.

Trop souvent, certaines d’entre elles tendent à fonctionner de manière autonome, en interprétant ou en adaptant localement les mesures, voire en s’éloignant du cadre fixé par le protocole d’Incarville établi au niveau national avec l’ensemble des organisations syndicales.

Cette absence d’uniformité fragilise la cohérence nationale du dispositif, compromet le déploiement opérationnel des mesures décidées et nuit directement à leur efficacité sur le terrain.

FO Justice exige une application stricte, homogène et respectueuse des engagements pris au niveau national.

FO Justice restera pleinement mobilisé pour que les engagements d’Incarville ne soient ni ralentis, ni galvaudés ! 

Lire le communiqué

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PA : Flash-inFO – Campagne de Mobilité – Secrétaires Administratifs

Le Syndicat National FO Justice Personnels Administratifs, vous informe de l’ouverture de la campagne de mobilité des secrétaires administratifs pour une prise de fonctions au 1er septembre 2026.

Calendrier des opérations :

Date limite de candidature

31 mars 2026

Date limite de renonciation

21 avril 2026

Date de publication des résultats

11 juin 2026

Candidatures des secrétaires administratifs du Ministère de la Justice :

Les candidatures, dans la limite de 7 choix, doivent être obligatoirement saisies via le portail des ressources humaines Harmonie sur un poste de travail du Ministère de la Justice.

La fiche de candidatures sous format papier sera également remplie et visée par le supérieur hiérarchique actuel du candidat et le N+2.

Le dossier de candidature doit comprendre :

  • La fiche de candidatures visée par le supérieur hiérarchique actuel du candidat.
  • Les pièces justifiant d’une situation particulière, y compris pour les centres d’intérêts matériels et moraux (CIMM).
  • Un curriculum-vitae.
  • Une lettre de motivation.

Les documents sont adressés, par la voie hiérarchique, aux services gestionnaires des ressources humaines de la direction de rattachement.

Les pièces justificatives adressées après la date fixée pour la réception des candidatures ne pourront par principe pas être prises en compte, sauf si un changement dans la situation personnelle de l’agent est intervenu entre le dépôt de la demande et la date de clôture des candidatures.

L’ensemble des postes proposés aux secrétaires administratifs au sein du ministère de la justice est soumis à des entretiens préalables obligatoires avec les recruteurs dont les coordonnées sont indiquées dans la fiche de poste. Il appartient aux agents de solliciter ces entretiens qui peuvent avoir lieu par téléphone ou par visioconférence. Chaque entretien fait l’objet d’un compte rendu établi par le supérieur hiérarchique concerné.

Candidatures en détachement des secrétaires administratifs extérieurs au Ministère de la Justice

► Tous les secrétaires administratifs extérieurs peuvent candidater par la voie du détachement. Ils doivent transmettre les documents suivants :

  • Le formulaire de candidature complété manuellement, avec l’avis de leur administration d’origine.
  • Les pièces justifiant une situation particulière.
  • Un CV ainsi qu’une lettre de motivation.
  • Leur dernier arrêté d’élévation d’échelon.
  • Leurs 3 dernières évaluations.
  • Un état des services.

► L’ensemble des documents doit être envoyé à l’adresse courriel du recruteur indiquée dans l’offre publiée sur le site Choisir le Service Public (CSP)

Les agents actuellement placés en position de détachement au sein du ministère de la justice dans le corps des Secrétaires Administratifs ne disposent pas d’un droit à mutation. Dans l’hypothèse où ils souhaitent un changement d’affectation, il leur appartient de mettre un terme au détachement en cours et de solliciter un nouveau détachement dans l’affectation envisagée.

Les demandes de détachement ne seront examinées qu’après l’examen des demandes de mutation des Secrétaires Administratifs du ministère de la Justice.

Les agents seront affectés et prendront leurs fonctions le 1er septembre 2026 sauf indication contraire dans la liste des postes offerts mentionnant une prise de fonction anticipée ou différée. Une autre date pourra également être convenue entre les services et l’agent.

Vous trouverez les différentes informations et annexes en cliquant ici

Pièces justificatives à fournir pour les situations ouvrant droit à des priorités

Les candidats devront joindre à leur fiche de candidatures l’ensemble des pièces justificatives correspondant à la situation qu’ils invoquent, y compris pour les centres d’intérêts matériels et moraux (CIMM). Ces documents doivent être transmis en même temps que la fiche de candidatures de l’agent, par la voie hiérarchique, au service gestionnaire dont il relève.

Les pièces justificatives adressées après la date fixée pour la réception des candidatures ne pourront par principe pas être prises en compte, sauf si un changement dans la situation personnelle de l’agent est intervenu entre le dépôt de la demande et la date de clôture des candidatures.

Candidatures sur les postes en Outre-mer

Une partie des postes proposés aux secrétaires administratifs au sein du ministère de la justice se situe en Outre-mer.

S’agissant de ces postes, et conformément aux lignes directrices de gestion de la mobilité, lorsque le candidat ne dispose pas du centre de ses intérêts matériels et moraux (CIMM) au sens de l’article L512-19 du code général de la fonction publique pour la résidence administrative demandée, un entretien spécifique doit avoir lieu. Cet entretien est à distinguer de l’entretien préalable obligatoire de recrutement.

Cet entretien, qui peut avoir lieu téléphoniquement ou par visioconférence, est réalisé par le recruteur afin de s’assurer que le candidat à la mobilité a pleinement conscience des conditions de vie ultra-marines, du contexte politique, social, culturel du territoire d’accueil et des particularités ou difficultés d’exercice des fonctions et de logement.

Le Syndicat National FO Justice Personnels Administratifs se tient à votre disposition, n’hésitez pas à prendre contact avec vos représentants ou à l’adresse suivante : pa@fojustice.fr

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Demande de Saisine de l’IGJ Suite à des Dérives Procédurales Graves – Lettre Ouverte à Gérald Darmanin, Ministre de la Justice

Objet : Demande de saisine de l’Inspection Générale de la Justice (IGJ) suite à des dérives procédurales graves à l’encontre d’un agent du SPIP 95

Monsieur le Garde des Sceaux,

L’organisation syndicale FO Justice, majoritaire au sein de l’administration pénitentiaire, souhaite attirer votre attention sur un événement d’une gravité exceptionnelle survenu le 18 février 2026, mettant en cause l’intégrité et l’honneur d’un Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (CPIP) du Val-d’Oise (95).

En effet, alors qu’il exerçait ses missions de service public avec la rigueur qui le caractérise, notre collègue a fait l’objet d’un placement en garde à vue sous la qualification de « faux et usage de faux ». Cette mesure, ordonnée par le parquet de Nanterre, repose sur une confusion manifeste entre l’exercice des fonctions de l’agent et une complicité imaginaire dans la production de documents falsifiés par un administré.

Au-delà de l’erreur d’appréciation judiciaire, c’est le caractère disproportionné et dégradant des méthodes employées que FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté :

L’usage de la menace : L’Officier de Police Judiciaire a enjoint l’agent de se présenter seul, sous peine d’une interpellation “menottes aux poignets” sur son lieu de travail.

L’atteinte à la dignité : Une garde à vue de 9 heures, assortie de prise d’empreintes, de photographies et d’une perquisition au domicile personnel.

La rupture du dialogue institutionnel : Aucune sollicitation en amont des investigations, auprès de la direction du SPIP n’a été effectuée, alors que les échanges via sa boîte mail professionnelle précisait bien sa fonction de CPIP.

Le classement sans suite envisagé le jour même confirme l’inanité de la procédure. Pour autant, le traumatisme subi par l’agent et le discrédit jeté sur l’ensemble de la filière insertion et probation ne peuvent rester sans réponse.

L’Assemblée Générale des personnels du SPIP 95 a exprimé une exigence claire : faire la lumière sur cet aveuglement judiciaire qui confine à l’absurde. À ce titre, en ma qualité de Secrétaire Général de FO Justice je sollicite officiellement de votre part la saisine de l’Inspection Générale de la Justice.

Il est impératif d’analyser les mécanismes de cette décision du parquet et d’évaluer la qualité de la coordination entre les services de la police judiciaire et l’administration pénitentiaire. Une telle dérive ne doit en aucun cas faire jurisprudence.

Dans l’attente de votre prompte intervention, et alors que nos collègues se mobiliseront le 17 mars prochain devant le Tribunal Judiciaire de Nanterre pour exiger le respect dû à leurs fonctions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de ma très haute considération.

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Prison du Port : SOS d’un CPIP en Détresse !

Aujourd’hui, je ne parle plus seulement en tant que professionnel. Je parle en tant qu’être humain EPUISÉ, MALMENÉ, ABANDONNÉ, par un système, qui s’effondre sur celles et ceux qui le portent.

JE SUIS CPIP.

Je suis censé accompagner, protéger, prévenir la récidive.

Mais comment remplir ces missions essentielles quand les conditions de travail deviennent elles- mêmes un facteur de risque ?

Les chiffres augmentent, les injonctions pleuvent, les moyens stagnent ou disparaissent. On nous demande l’impossible, toujours, sans jamais reconnaitre que l’impossible ne s’accomplit pas par le dévouement seul.

Aujourd’hui, JE DIS STOP.

STOP à la surcharge de travail chronique qui met en danger la santé physique et mentale des CPIP.

STOP à la pression constante qui transforme chaque journée en course à la survie.

STOP à l’hypocrisie institutionnelle qui exige toujours plus en donnant moins.

STOP au silence imposé, à la culpabilisation, à l’idée qu’on « doit tenir » quoi qu’il en coûte.

JE REFUSE d’être un rouage sacrifiable.

JE REFUSE d’être responsable, seul, des conséquences d’un système sous-dimensionné.

JE REFUSE que notre profession soit réduite à de la gestion des flux humains, à du tri administratif, à une illusion de suivi.

JE DEMANDE :

  • Des moyens immédiats et concrets
  • Une baisse urgente de la charge de travail
  • Une écoute réelle, pas une façade.
  • Une prise en compte de la détresse des équipes.
  • Une refonte structurelle, pas des rustines.

C’est un appel de DÉTRESSE, mais aussi un ACTE DE NAISSANCE.

Parce que protéger la société, c’est d’abord protéger celles et ceux qui travaillent pour elle.

Parce que notre engagement ne doit pas nous détruire.

Parce qu’il est temps que le silence cesse.

Un CPIP en détresse, mais déterminé à ne plus subir.

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Élections professionnelles obligent ! Les personnels doivent être soutenus chaque jour, pas seulement en période électorale

Il y a des coïncidences qui n’en sont pas ou des réveils qui tombent, curieusement, à pic !

À l’approche des élections professionnelles, des organisations syndicales qui, le reste du temps, se préoccupent très peu des Personnels Administratifs, se découvrent soudain une vocation :

►Défendre leurs conditions de travail, leurs carrières et leur rémunération !!!

– Tous les 4 ans, le même scénario.

– Tous les 4 ans, les mêmes déclarations.

– Tous les 4 ans, la même soudaine “prise de conscience”.

► Mais entre deux échéances électorales : Silence radio !

– Tous les 4 ans, les personnels administratifs deviennent un sujet.

– Tous les 4 ans, ils deviennent une priorité.

► Puis une fois les élections passées, ils redeviennent invisibles

Les personnels administratifs méritent mieux que ce pseudo-intérêt purement opportuniste !

Majoritaire depuis des années… Mais pour quel bilan ?

Le syndicat qui se revendique majoritaire depuis des années dénonce aujourd’hui une situation qu’il connaît pourtant parfaitement depuis longtemps, et dont il peut être tenu pour complice, voire responsable.

Être majoritaire, ce n’est pas feindre de découvrir les problèmes la veille des élections.

Être majoritaire, c’est agir en temps voulu !

►La réalité est simple : quand on est majoritaire depuis des années, on ne découvre pas les problèmes, on en est comptable !

►Alors, la question est légitime : qu’a obtenu ce syndicat pour les personnels administratifs pendant toutes ces années ?

Des grilles indiciaires écrasées,

Des carrières bloquées,

Une progression salariale inexistante pendant des années,

Une reconnaissance statutaire boiteuse.

Et, on ne peut pas, dans le même temps, affirmer et confirmer, lors d’un CSA ministériel, que l’indiciaire n’est pas la priorité.

►Pour FO Justice, la réponse est claire : l’indiciaire est le socle de la carrière, la base du statut et la seule garantie durable pour les agents, pas une variable secondaire.

Les personnels administratifs ne sont ni une catégorie à part, ni un outil de communication et encore moins un argument électoral !

Plus surprenant encore, une organisation représentant principalement les Personnels d’Insertion et de Probation s’inquiète aujourd’hui des conditions de travail des personnels administratifs en SPIP.

Eh oui ! Très récemment un questionnaire a été transmis aux personnels administratifs exerçant dans les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation afin de connaître leurs missions et leurs conditions de travail.

Démagogie quand tu nous tiens !

►Rappelons une évidence : les Personnels Administratifs en SPIP sont avant tout des personnels administratifs, au même titre que leurs collègues dans les autres services.

Ils ne sont pas différents.

Ils ne sont ni une catégorie à part ni une exception.

Ils n’ont pas vocation à être instrumentalisés au détour d’une communication électorale.

Une représentativité limitée… et des positions contradictoires

Pour mémoire, cette organisation n’est représentative qu’au sein du CSA IP et pas au CSA ministériel.

Chacun a pu constater une réalité troublante : selon l’instance, selon le contexte, selon l’auditoire… les positions changent.

– Un discours d’un côté. Un autre au moment de voter.

– Des déclarations d’intention d’un côté. Des votes qui disent l’inverse de l’autre.

– À ce niveau, ce n’est plus un écart. C’est une ligne syndicale à géométrie variable.

Cela interroge légitimement sur la cohérence et la ligne défendue.

Les personnels administratifs ne peuvent pas se contenter de discours. Ils ont besoin de constance.

Ils ont besoin de cohérence. Ils ont besoin d’un syndicat qui assume ses positions partout, et tout le temps.

►Pour FO Justice, la position est claire, constante et assumée : nous défendons les personnels administratifs partout, avec la même ligne, la même détermination et la même cohérence.

Chez FO Justice, chaque filière est représentée par ses propres agents. Les personnels administratifs méritent une défense constante, pas circonstancielle !

Chez FO Justice, nous faisons un choix simple : la légitimité.

► FO Justice représente toutes les filières. Et chaque filière est représentée par des agents issus de cette filière.

Chez FO Justice, ce sont des personnels administratifs qui représentent et défendent les personnels administratifs.

Ce ne sont ni des personnels de surveillance, ni des personnels d’insertion et de probation qui parlent à leur place.

FO Justice parce que PERSONNE NE DEFEND MIEUX UN ADMINISTRATIF QU’UN ADMINISTRATIF !

► Avec le soutien de la FGF-FO, FO Justice revendique :

L’augmentation de la valeur du point d’indice

La revalorisation des grilles indiciaires,

La reconstruction des carrières,

La reconnaissance statutaire des personnels administratifs,

L’amélioration réelle des conditions de travail.

Les personnels administratifs ne sont pas une variable électorale. Ils sont une priorité permanente.

Ils sont un pilier du fonctionnement quotidien du service public de la Justice.

FO Justice : La cohérence syndicale n’est pas une promesse,

c’est une ligne de conduite.

FO Justice ne change pas de discours selon les circonstances.

FO Justice n’attend pas les élections pour défendre les personnels administratifs.

FO Justice continuera à défendre les personnels administratifs avec constance, cohérence et détermination.

LA LOYAUTÉ SE CONSTRUIT

CHAQUE JOUR !

PAS À L’ÉCHÉANCE ÉLECTORALE !

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Surpopulation carcérale : 137 %, les personnels pénitentiaires ne peuvent plus subir les décisions des autres !

Au 1er février 2026, la France bat un nouveau record en atteignant le seuil inacceptable de 86 645 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles.

137 % de densité carcérale moyenne !

Derrière ces chiffres froids, il y a une réalité quotidienne : des coursives saturées, des cellules doublées ou triplées, des matelas au sol, des tensions permanentes, une violence quotidienne qui s’installe, des Personnels épuisés qui tiennent les établissements, à bout de bras.

Cette situation n’est pas une fatalité. Elle est le résultat d’un système qui laisse les flux entrants et sortants des prisons hors de toute régulation opérationnelle réelle. Aujourd’hui, les incarcérations, les maintiens en détention, comme les libérations, relèvent exclusivement du pouvoir décisionnaire des magistrats. Mais lorsque les établissements explosent, lorsque les seuils de criticité et de sécurité sont dépassés, lorsque les Personnels travaillent dans des conditions indignes, ce ne sont ni les tribunaux ni les cabinets ministériels qui en subissent immédiatement les conséquences : ce sont les Personnels Pénitentiaires.

►FO Justice le dit avec force : il est temps de mettre un terme à ce fonctionnement tendant à faire de nos prisons le réceptacle automatique de décisions prises sans considération de leur adéquation avec la capacité réelle des établissements. Il est impératif que la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire dispose enfin d’un véritable pouvoir de régulation des flux.

L’Administration Pénitentiaire ne peut plus être un simple exécutant, contraint d’absorber sans limite les conséquences de décisions déconnectées de la réalité opérationnelle. Lorsqu’un établissement atteint son seuil critique, des mécanismes doivent pouvoir se déclencher automatiquement afin d’éviter l’asphyxie des structures et la mise en danger des Personnels.

►Ainsi, FO Justice exige que le garde des Sceaux et le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire se saisissent immédiatement de ce dossier. Le pouvoir législatif doit avancer sans délai sur les dispositifs que nous avons travaillés et portés dans le cadre de la Loi SURE qui, rappelons-le, a été votée favorablement par notre seule organisation lors de sa présentation en CSA Ministériel. Les textes doivent désormais donner à la DGAP les moyens d’agir concrètement sur les flux, et non plus de constater seulement l’explosion des chiffres, mois après mois, en espérant que le drame ne survienne pas.

►Notre priorité est claire : déployer les moyens matériels et humains nécessaires au développement massif du régime de la détention à domicile sous surveillance électronique afin de désengorger les maisons d’arrêt et de redonner de l’oxygène aux établissements. Il ne s’agit ni de faiblesse ni de laxisme, mais de responsabilité. La prison doit être réservée aux profils les plus dangereux. Continuer à entasser sans régulation ne protège personne, ne participe aucunement à notre mission de réinsertion, et met en péril la sécurité collective et surtout celle des Personnels.

Les agents pénitentiaires ne peuvent plus être les variables d’ajustement d’un système déséquilibré. La surpopulation carcérale est devenue une urgence opérationnelle majeure

FO Justice continuera à se battre pour que l’Administration Pénitentiaire puisse décider, réguler et protéger ses Personnels.

FO Justice ne se résignera pas !

Nous ne laisserons pas la situation s’enliser ! Nous ne lâcherons rien !

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L’heure de la mobilisation a sonné pour les SPIP

Pour faire suite à notre communiqué suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP du SPIP 95, une AG a eu lieu jeudi dernier, rassemblant les personnels du milieu ouvert comme du milieu fermé.

Il ressort de cette AG que les agents souhaitent qu’une inspection côté services judiciaires soit diligentée afin que cette situation ne puisse jamais se reproduire.

De plus, les agents souhaitent également une mobilisation la plus large possible pour manifester leur solidarité et leur soutien à notre collègue encore très affecté par cette affaire. Sur ce point

FO JUSTICE CPIP s’est positionné en faisant le choix de la cohérence pour que la mobilisation se fasse devant le TJ de Nanterre, là où le parquet a décidé de placer injustement notre collègue CPIP en garde à vue.

Enfin, même si l’idéal aurait été une intersyndicale nationale, conformément aux attentes des collègues, il s’avère que certaines organisations syndicales qui ne se sont réveillées que 10 jours après les faits, voulaient aller à l’encontre des attentes des personnels à savoir : ne pas solliciter d’inspection, tracter en local uniquement et manifester place Vendôme, histoire d’en profiter pour instrumentaliser la situation au détriment de notre collègue.

POUR FO JUSTICE CPIP C’EST NON !

En sa qualité de syndicat majoritaire pour les SPIP du 95 et représentant de l’agent concerné, FO JUSTICE CPIP a pourtant été collaboratif en informant les syndicats qui nous ont saisi et se disant solidaires voir soucieux de communiquer leur soutien.

Après une journée d’échanges infructueux, ces mêmes OS ont fait perdre un temps précieux à nos collègues, nous amenant à nous questionner sur la sincérité de leurs démarches.

Une fois n’est pas coutume, FO JUSTICE CPIP préfère être seul que mal accompagné. Les représentants de notre syndicat ne sont pas de ceux qui cessent de travailler les week-ends quand la situation l’exige, nous agirons donc sans eux car il en va de l’intérêt des agents.

Nous proposons donc aux collègues des SPIP 95 de se mobiliser le 17 mars 2026 à partir de 14h devant le TJ de Nanterre.

Nous solliciterons en parallèle la direction pour faciliter les personnels qui souhaiteront y assister en vue d’un service minimum à cette date. Celles et ceux qui souhaitent participer peuvent nous contacter directement à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr.

Nous invitons plus largement tous les personnels en SPIP de toute l’île de France à se joindre à nous pour participer à cette mobilisation.

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L’antisémitisme n’a pas sa place à l’ENAP : Soutien total à notre collègue

►FO Justice condamne avec la plus grande fermeté les inscriptions antisémites et les menaces visant un élève surveillant pénitentiaire à l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire.

Ces actes sont inqualifiables. Ils portent atteinte aux valeurs fondamentales de notre République, à la dignité humaine, et aux principes d’égalité et de respect qui doivent guider l’action de l’administration pénitentiaire.

FO Justice apporte son soutien plein et entier à l’élève concerné.

Aucun agent, aucun élève, ne doit subir de menaces ou de discriminations en raison de son origine, de sa religion réelle ou supposée, ou de toute autre caractéristique personnelle.

L’antisémitisme, au même titre que toutes les formes de racisme et de discrimination, n’a pas sa place au sein de nos institutions !

Notre administration doit être exemplaire, notamment dans la formation de celles et ceux qui auront la responsabilité d’incarner l’autorité de l’État.

En tant qu’organisation syndicale engagée dans la lutte contre toutes les discriminations, FO Justice continuera à œuvrer pour la prévention, la sensibilisation et la formation des personnels afin que de tels faits ne puissent se reproduire.

C’est pourquoi FO Justice exige de la direction de l’ENAP qu’une enquête interne rigoureuse soit menée, qu’une plainte soit déposée et que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre du ou des auteurs de ces actes lâches !

Nous appelons l’ensemble des agents et des élèves à faire bloc contre la haine et à défendre les valeurs de respect, de neutralité et de fraternité qui fondent notre service public.

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PJJ : Vers une réforme statutaire des CADEC

FO justice PJJ avec une délégation CADEC a été reçue tout d’abord à la chancellerie par monsieur Bergère-Mestrinaro, Directeur adjoint du cabinet et Monsieur Lesueur, Directeur de la PJJ le 24 février 2026. Puis, par l’administration centrale en présence du directeur de la PJJ et la sous direction des ressources humaines le 26 février 2026.

Lors de ces deux instances, notre organisation syndicale a réaffirmé le caractère urgent et indispensable d’une réforme INDICIAIRE, INDEMNITAIRE et STATUTAIRE au bénéfice des cadres éducatifs.

L’ensemble de nos revendications issues des questionnaires, des débats et des consultations a été présenté par une délégation élargie de cadres éducatifs tous dispositifs confondus.

Comme chacun sait, les missions confiées aux Responsables d’Unité Educatives ont fortement évolué dans un contexte de réforme effréné sans pour autant y associer la rémunération et les moyens afférents.

Nos revendications ont été positivement reçues par la chancellerie et la DPJJ. Il a été convenu qu’ils défendraient auprès de Bercy un projet de revalorisation des grilles indiciaires et de réforme statutaire.

► FO Justice PJJ salue le soutien de l’administration et de la chancellerie qui constitue une véritable reconnaissance de la pénibilité de nos missions.

Dans l’attente, des groupes de travail avec notre organisation syndicale sont envisagés pour aborder nos exigences de manière plus détaillée.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de l’évolution des négociations !

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