Publié le Laisser un commentaire

Prison de Saint-Pierre : Communiqué de Soutien – L’impensable et L’inacceptable !

Dans la nuit du 08 février 2026, un nouveau cap a été franchi dans la violence à l’encontre d’un personnel de la MA de Saint-Pierre

Le domicile familial de notre collègue a été pris pour cible : le compteur électrique extérieur a été incendié et des graffitis ont été apposés sur le mur de clôture, visant clairement sa fonction professionnelle.

Ces faits sont d’une extrême gravité et constituent une attaque directe contre un agent du service public, en raison de l’exercice de ses missions.

FO-JUSTICE dénonce avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables et accompagnera, pleinement notre collègue dans l’ensemble de ses démarches administratives et judiciaires.

FO-JUSTICE exige la mise en œuvre immédiate de la protection statutaire, le lien entre ces actes et l’exercice professionnel ne faisant aucun doute.

FO-JUSTICE apporte tout son soutien à notre collègue ainsi qu’à sa famille, profondément choqués par ces méthodes d’intimidations intolérables.

FO-JUSTICE restera particulièrement vigilant quant au suivi de ce dossier et à la réponse qui sera apportée par les services judiciaires, à la hauteur de la gravité des faits.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nouméa : Accident de Trajet !

« PLUS DE PEUR QUE DE MAL…CETTE FOIS »

Ce matin deux de nos collègues se rendaient au CPN afin de prendre leur service. Lors de leur trajet, à bord du véhicule personnel de l’un d’eux, ils ont été victimes d’un grave accident de la circulation.

Fort heureusement, nos collègues s’en sortent indemnes. Néanmoins, la brutalité et l’ampleur de l’accident les ont profondément choqués. Pris en charge par les secours, ils ont fait preuve de sens du devoir en prévenant immédiatement le service de leur absence.

FO Justice leur adresse tout son soutien, leur souhaite un prompt rétablissement et tient à saluer, sans réserve, leur professionnalisme et leur engagement quotidien. Nous saluons également, l’ensemble des agents en service de roulement qui, chaque jour, se lèvent pour assurer la continuité du service public, de jour comme de nuit.

Cette catastrophe évitée de justesse doit nous interpeller collectivement. Sans établir de lien de causalité avec cet accident de trajet, FO Justice alerte une nouvelle fois sur le contexte général de fatigue accumulée, lié aux « RAPPELS » répétés d’agents en repos et au recours abusif de la « NÉCESSITÉ DE SERVICE » pour masquer les carences persistantes en ressources humaines. Ce climat de travail dégradé devenu à la mode au CPN, n’est plus tolérable, il constitue un facteur aggravant de risques, tant pour la santé des agents que pour leur sécurité, y compris lors des trajets domicile-travail.

⚠️ FO Justice le rappelle avec force: les agents ont des limites physiques et psychologiques. À force de tirer sur la corde, les risques augmentent !

FO JUSTICE EXIGE:

✅ De cesser ces rappels abusifs d’agents censés être en repos, la fatigue chronique conduit aux risques,

Un audit précis et sérieux des besoins réels en RH, avant toute réorganisation du service,

✅ Fini les mascarades : agissez enfin et déployez immédiatement des renforts (surveillants/officiers).

La prévention doit devenir une priorité!!!

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Baie-Mahault : Deux poids deux mesures !!!!

Chers collègues,

Le rôle de la direction, et plus largement celui de l’administration, est de garantir la sécurité de ses personnels face aux nombreuses agressions verbales et/ou physiques qu’ils subissent lors de leur service et de mettre à leur disposition tout élément pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions possibles. Et pourtant, un bon nombre de collègues se retrouvent nez à nez avec leur agresseur ; cela n’est pas normal. FO Justice Bémao dénonce avec fermeté cet état de fait car c’est un manque de respect total envers les personnels.

Pour rappel, une Capitaine avait reçu des coups de poing dans la « rue » de la part d’une détenue revenant de l’Unité de soins. L’autre incident, un Capitaine s’était fait agresser sur la cour de promenade CD ; le collègue qui s’était interposé a reçu aussi des coups. Ces deux agresseurs sont des détenus au profil psy, dont l’un était en rupture de soins.

Que font toujours ces deux personnes détenues dans nos murs. Pourtant, sous la colère des personnels, FO Justice Bémao avait demandé de suite leur départ de l’établissement. Comme nous l’avons toujours martelé : une personne détenue qui agresse les personnels n’a plus sa place dans nos murs. Notre demande de transfère est restée sans réponse, ni la direction, ni la DSPOM ne semble prendre l’ampleur du désastre, du mécontentement des personnels.

Pire, nous apprenons qu’un détenu (MOS) de Ducos est arrivé sur l’établissement hier après-midi. Ce personnage serait un perturbateur et aurait proféré des menaces verbales et écrites à l’encontre d’un Officier.

Ce n’est rien d’autre qu’une insulte supplémentaire pour agents du CP Bémao. Cette personne détenue, purgeant une peine de plus de 20 ans, et que Ducos ne veut pas, n’a pas sa place non plus sur le CP. D’autant plus que nos demandes de transferts de nos détenus sont souvent refusées par Ducos.

SA KI PA BON POU ZWA… PA BON POU KANNA !!!

En d’autres termes, si le CP de Ducos n’en veut pas, nous non plus, nous n’en voulons pas !

Par ailleurs, ce détenu a été positionné à la MA (il est en délais d’appel). Comment se passera la gestion de cet individu ? Aura -t-il un régime particulier ? Ne serait-ce pas un souci de plus pour les Agents ?

FO Justice Bémao refuse cette politique partiale, tant en matière de transferts des détenus, en matière de ressources humaines et structurelles.

Pour FO Justice Bémao, c’est purement et simplement une injustice inacceptable.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison du Port : Bâillonnement, Censure, Entrave : Ça Suffit !

Aujourd’hui, dans notre établissement, le droit syndical est piétiné.

Les représentants des personnels voient leurs communications filtrées, surveillées, bloquées, Soumises au bon vouloir de l’administration, en totale contradiction avec la loi et les principes Fondamentaux de la démocratie sociale.

Pendant ce temps, l’organisation UFAP et ses représentants locaux bénéficient d’une liberté d’expression totale, sans contrôle ni entrave.

Deux poids, deux mesures.

Une équité bafouée.

Une atteinte grave au droit syndical.

AVEZ-VOUS CHOISI VOTRE CAMP Monsieur le Directeur ?

Et ce camp n’est ni celui de l’équité, ni celui du respect du pluralisme syndical, mais celui de l’UFAP, favorisée dans ses prises de parole et ses moyens d’expression.

Ce choix constitue une rupture manifeste de l’égalité entre organisations syndicales et une ingérence grave de l’autorité hiérarchique dans l’exercice du droit syndical.

POUR LE BUREAU FO JUSTICE :

Il est hors de question de se taire devant de tels agissements.

Les tensions qui règnent aujourd’hui au sein de notre établissement sont la résultante directe d’une gestion du « ni oui ni non », orchestrée par une direction installée sous les tropiques, qui refuse de trancher, refuse d’assumer, et laisse pourrir les situations.

FO JUSTICE DÉNONCE :

  • Le bâillonnement organisé des représentants des personnels
  • La censure déguisée sous couvert de “modération”
  • Le parti pris manifeste de la direction
  • Une gestion floue, ambiguë et irresponsable génératrice de tensions
  • L’entrave volontaire et répétée à l’expression syndicale

Ce ne sont pas des maladresses. Ce sont des actes graves.

FO JUSTICE RAPPELLE :

Le droit syndical est protégé par la loi. Il repose sur l’indépendance des organisations et sur l’égalité de traitement.

Un directeur n’a pas à choisir un syndicat plus qu’un autre, ni à trier les paroles autorisées et celles qui dérangent.

STOP A LA CENSURE.STOP A LA PARTIALITÉ.

FO JUSTICE EXIGE :

  • L’égalité immédiate de traitement entre toutes les organisations syndicales
  • La fin de toute entrave à la communication syndicale
  • Le respect strict du droit syndical

Vous n’aurez pas notre liberté de pensée, vous n’aurez pas notre liberté d’expression, et encore moins notre LIBERTÉ SYNDICALE.

Quand un directeur choisit un camp ou se réfugie dans l’ambiguïté, il trahit la démocratie sociale.

FO JUSTICE NE SE TAIRA PAS. FO JUSTICE NE CÈDERA PAS.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison du Port : Quand le Capitaine Flam s’Enflamme !

La critique est facile, l’art est difficile. N’est-ce pas la devise de l’officier du bâtiment A ?

On ne donne pas de leçon qu’on est incapable de donner soi-même !

Avant toute chose, FO JUSTICE souhaite rappeler la genèse de ce bordel passé sous Silence par la direction. Cette inaction cautionnée par la direction et dans lequel les agents sont pris en otage, sous prétexte de querelle entre cadre.

Ce Capitaine n’hésitant pas à dénigrés les gradés, voulant les dressés comme il le dit, celui-ci n’a pas été capable de couvrir le poste de gradés en ce samedi 31 janvier 2026.

Il a été plus facile pour lui, de refiler la mission de gradé à notre collègue Major Expertise, alors même que la DAP n’a pas encore déterminé les missions pour ce grade.

Oh Capitaine, mon capitaine, dans un passé pas si lointain, c’est l’officier de permanence qui prenait le poste de gradé lorsque ce dernier était absent.

FO JUSTICE FÉLICITE notre collègue Major expertise qui a assuré avec brio le travail de gradé de roulement.

FO JUSTICE EXIGE une lettre de félicitation nationale pour cet agent.

FO JUSTICE DEMANDE à la Direction de prendre des décisions claires et fermes à l’encontre de cet officier qui n’a pas effectué le travail pour lequel il bénéficie également d’un logement.

IL A PRIS la fuite pour remplacer le gradé absent, et ensuite il n’a pas attendu l’arrivée de la police pour donner suite à la saisie sur une famille lors des parloirs.

Monsieur le directeur, vous n’êtes pas le présentateur de Koh-Lanta. Avez-vous accordé un totem d’immunité à cet officier ?

Il est plus facile pour vous Monsieur le Directeur de mettre des AB1 aux surveillants que de vous faire respecter par cet officier en mise à disposition.

FO JUSTICE DÉNONCE l’inaction de la direction sur le comportement de cet officier.

QUID des audiences au quartier d’isolement en catimini avec un certain détenu le week-end, est-ce une visite de courtoisie ? Poissons la montée cossa…..

QUID de sa pause méridienne qui à durée 1h45, laissant seul les agents du quartier bas.

QUID des opérations de fouille effectuées le week-end pendant la remontée des promenades.

CAUTIONNEZ-VOUS CES AGISSEMENTS Monsieur le Directeur, êtes-vous aveugles ou sourd ?

FO JUSTICE ATTEND avec impatience la venue prochaine du Garde des sceaux, les masques vont tomber.

FO JUSTICE n’est pas le syndicat spectateur qui gesticule, nous agissons. Comme lors du dernier transfert de Majicavo annulé à la suite de notre intervention, vous l’avez reconnu à demi-mot, « les syndicats sont plus forts que moi ».

Tout le monde veut des logements de fonctions, mais personne ne veut travailler pour le justifier.

Pourquoi la direction de permanence ne s’est-elle pas déplacée le week-end dernier face à cette situation inédite ?

NE CONFONDEZ-PAS affectation sur l’Ile de la Réunion et vacances sous les tropiques dans

Des logements de fonctions aux frais de l’administration.

FO JUSTICE ne doute aucunement des capacités et des supers pouvoirs de cet officier à remettre seul de l’ordre et de la discipline au sein de la détention au CP Majicavo. Est-ce qu’un retour sur l’ile aux parfums n’est pas souhaitable quand on veut être nommé chef de détention.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nouméa : Violence à la MAF – Trop c’est Trop !

Ce matin au CPN, une tentative d’agression a visé une collègue de la MAF. Une détenue à tenter de lui porter deux coups de poing. Fort heureusement, l’incident a pu être maîtrisé grâce au sang-froid, au professionnalisme et à l’engagement des surveillantes présentes ainsi que de l’officier responsable du quartier. Néanmoins, notre collègue reste choquée par la violence de cette tentative d’agression. Et les faits ne s’arrêtent pas là.

Lors de la notification de sa mise en prévention, cette même personne détenue, manifestement déterminée à répondre par la violence, a de nouveau tenté de s’en prendre à l’officier présent. Dans la tentative de la raisonner et de la maîtriser, notre capitaine a été violemment mordu au doigt. La force strictement nécessaire a dû être employée afin de mettre fin à une escalade de violence intolérable.

Pour rappel : Cette personne détenue avait déjà fait l’objet d’une MEP en novembre 2025, après avoir agressé et mordu grièvement une surveillante.

« FO Justice refuse le silence et pose les questions légitimes qui dérangent la direction locale »

– Les surveillantes de la MAF doivent-elles continuer à subir la gestion d’un profil extrêmement violent, au mépris de leur sécurité physique et psychologique ?

– Nos collègues doivent-elles travailler sous la menace permanente d’une « vampire », malgré des sanctions disciplinaires déjà prononcées et des mesures sécuritaires pourtant renforcées ?

FO Justice l’affirme avec force :

La dangerosité de ce profil n’est manifestement pas compatible avec la structure de la MAF du CPN. Continuer ainsi, c’est exposer délibérément les personnels à un risque majeur et augmenter davantage les carences d’effectif.

FO JUSTICE EXIGE SANS DÉLAI :

  • Des sanctions disciplinaires fermes et exemplaires,
  • Le transfert de cette personne détenue vers un établissement adapté à son profil,
  • Le traitement rigoureux des CRI, CRP ou signalements formulés par les agents, restés sans réponses,
  • Un renfort immédiat de surveillants et d’officiers.

FO Justice apportera son soutien total et sans réserve à l’ensemble des collègues de la MAF exposés à un environnement de travail toujours plus dangereux et dégradé. FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues touchés et les accompagnera dans toutes leurs démarches administratives.

La sécurité des personnels n’est pas négociable,

FO JUSTICE ne lâchera rien !!!

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Majicavo : Lettre ouverte

FO Justice souhaite appeler votre attention, de manière formelle et circonstanciée, sur la situation particulièrement dégradée du centre pénitentiaire de Majicavo, telle qu’elle a été constatée lors de la visite effectuée par nos représentants nationaux, du 14 au 17 janvier 2026.

Plus d’un an après le passage du cyclone Chido, force est de constater que de nombreux travaux essentiels de sécurisation et de remise en état n’ont toujours pas été réalisés, en dépit des engagements pris par l’administration. Les filets de protection des cours de promenade demeurent absents, le mur séparant la cour 2 du bâtiment CDH n’a pas été rehaussé, et les SAS de la cour de promenade ne sont toujours pas opérationnels. Par ailleurs, l’établissement ne dispose toujours pas de mess, ce qui constitue un manquement grave aux conditions normales de fonctionnement.

La situation du bâtiment CDH est tout aussi préoccupante: aucune cellule ne dispose d’œilleton, ce qui pose un problème manifeste en matière de sécurité et de surveillance. À cela s’ajoute un état d’insalubrité avancé: réseau de plomberie hors d’usage, chasses d’eau et douches non fonctionnelles, les portes des locaux où se trouvent les gaines techniques sont fortement dégradées, laissant échapper des nuisances olfactives permanentes dans les coursives.

L’établissement, conçu pour une capacité théorique de 278 places, fonctionne en permanence avec un taux d’occupation dépassant régulièrement 240 %, voire 250 %, ( 300 % au CDH et 280 % MAH) rendant toute gestion normale, tant sur le plan sanitaire que sécuritaire, structurellement impossible.

La surpopulation carcérale atteint aujourd’hui des niveaux inédits depuis l’ouverture du site: quatre personnes détenues par cellule en maison d’arrêt, jusqu’à six dans certaines cellules du CDH, et pas moins de 325 matelas au sol. Les conditions de détention qui en résultent portent atteinte à la dignité des personnes et dégradent gravement les conditions de travail des personnels: 90 % des cellules sont dépourvues de réfrigérateurs, 90 % sans cabines téléphoniques, les changements de draps ont été interrompus durant plusieurs mois, les produits d’hygiène sont distribués de manière insuffisante, et la prolifération de nuisibles témoigne d’une dégradation sanitaire préoccupante.

Un an après la mutinerie, il apparaît, de manière objective, qu’aucune réponse structurelle n’a été apportée. Les personnels exercent dans un climat de tension et d’épuisement marqué par la surcharge de travail, l’accroissement des risques psychosociaux, des situations de burn-out et la crainte permanente d’un nouvel incident majeur.

À ces dysfonctionnements matériels et organisationnels s’ajoute une atteinte persistante aux droits des agents mahorais. Plusieurs collègues attendent toujours la reconstitution de leur carrière par la DSPOM, malgré des saisines anciennes et restées sans réponse.

D’autres agents attendent, pour certains depuis plusieurs années, le versement de la prime de sujétion géographique, alors même que les personnels nouvellement affectés en ont bénéficié. Les agents du SPIP, placés dans une situation comparable, ont pu percevoir l’ISG.

Enfin, des heures supplémentaires effectuées aux mois de juin, juillet et août 2024 n’ont toujours pas été réglées à certains agents, en contradiction manifeste avec les obligations de l’administration.

Au regard de l’ensemble de ces éléments, FO Justice demande formellement:

• La mise en œuvre immédiate des travaux de sécurisation et de remise en état du CP Majicavo.

L’adoption de mesures concrètes et effectives de désengorgement de l’établissement.

• La construction d’un deuxième établissement dans les meilleurs délais.

• Le traitement sans délai des dossiers de reconstitution de carrière.

• Le paiement immédiat de la prime de sujétion géographique et le paiement des heures supplémentaires dues.

• L’octroi de moyens supplémentaires, notamment en matière de logements pour les officiers.

La situation actuelle ne saurait perdurer sans engager gravement la responsabilité de l’administration. En l’absence de mesures rapides et adaptées, les risques humains, sécuritaires et institutionnels ne pourront qu’être aggravés.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Ducos : Surpopulation pénale !

Le déficit d’effectifs, conjugué à une surpopulation pénale devenue critique et matérialisée notamment par la présence de matelas au sol, impose aujourd’hui un fonctionnement de l’établissement en mode dégradé.

La prison ne peut plus fonctionner comme en régime normal et doit impérativement s’adapter à cette réalité structurelle.

Les surveillants des unités de vie (UV) assurent les mouvements, les distributions, ainsi que la multiplication des sollicitations interservices, dans un contexte de sous-effectif permanent et de surpopulation massive.

Cette surcharge de travail n’est plus acceptable.

Cette situation ne résulte en aucun cas d’un manque d’engagement ou de professionnalisme des autres services de l’établissement, lesquels sont eux aussi confrontés à une surcharge de travail importante et à des conditions d’exercice dégradées. Les sollicitations adressées aux surveillants des unités de vie s’inscrivent dans un contexte global de sous-effectif et de surpopulation pénale qui impacte l’ensemble des personnels. La responsabilité de cette situation est structurelle et institutionnelle, et ne saurait être reportée sur les agents ni sur les services contraints de s’adapter au quotidien.

Dans l’attente d’un retour à l’équilibre des effectifs, des mesures immédiates doivent être mises en œuvre afin de permettre une réduction drastique des mouvements, lesquels doivent strictement limiter les flux d’entrées et de sorties des cellules, dans l’objectif clair de réduction des risques sécuritaires.

Les mouvements doivent être réorganisés et planifiés strictement en amont par l’ensemble des services sollicitant les surveillants des UV. Ces derniers ne pouvant plus pallier l’improvisation permanente, à l’exception des urgences réelles et avérées.

Concernant l’agent affecté à l’UV 0, la situation d’isolement doit stopper immédiatement. L’exercice des missions repose sur la présence collective, seule à même de garantir la sécurité, la crédibilité de l’encadrement et le respect dû aux agents.

Il est impératif de permettre à l’agent de l’UV 0 d’accéder au bureau du gradé sans avoir à attendre la disponibilité de son collègue de l’UV 1 et 2.

Nul ne peut ignorer l’existence de ce risque structurel, connu et durable sans engager sa responsabilité.

Reconnaissance officielle du risque psychosocial liée à la suroccupation pénale.

Aujourd’hui, les surveillants des UV sont sollicités par l’ensemble des services, en plus d’assurer l’ensemble des mouvements et des tâches récurrentes. Ils se trouvent ainsi en première ligne d’une gestion quotidienne sous tension permanente. Cette sollicitation constante s’accompagne d’une négociation individuelle continue avec les personnes détenues, devenue une source majeure d’épuisement professionnel et de risques accrus pour les personnels. L’objectif de ces mesures n’est en aucun cas le confort mais bien la réduction des risques, la sécurisation de l’établissement et la protection physique et psychologique des surveillants, lesquels ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’un système à bout de souffle.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice -Toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Ducos : Agression sur personnel MAH2

Ce vendredi 23, un agent pénitentiaire a été lâchement agressé alors qu’il raccompagnait un détenu de retour du SMPR.
Arrivé au niveau du couloir de la MAH2, le détenu s’est soudainement retourné et a porté un violent coup de poing au visage de notre collègue, sans aucune provocation ni avertissement.
Notre collègue présente un hématome à la joue ainsi qu’un hématome à la main.
Malgré la violence de cette agression et le choc subi, notre collègue a fait preuve d’un sang-froid remarquable et d’un professionnalisme exemplaire en parvenant à maîtriser l’individu.
Les renforts sont rapidement intervenus et le détenu a été placé au quartier disciplinaire.

Cette agression vient une fois de plus démontrer l’extrême dangerosité de certaines prises en charge et l’insuffisance des moyens mis à disposition des personnels.
Cette agression est inacceptable et aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Elle met en jour ce danger de faire circuler des détenus présentant des pathologies psychologiques sans moyens adaptés et au mépris de la sécurité des personnels ou autres.

Il est inacceptable que des agents continuent d’être exposés à des violences liées à des détenus souffrant de pathologies psychologiques sans une prise en charge adaptée, sécurisée et renforcée.

Force Ouvrière Justice exige des mesures immédiates, tant sur le plan médical que sécuritaire, afin de garantir la sécurité des personnels.
La sécurité des agents ne peut plus être reléguée au second plan.

Force Ouvrière Justice souhaite un bon rétablissement à l’agent.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice-Toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Basse-Terre : Installation du nouveau Directeur

Le 22 janvier 2026 a marqué l’installation officielle du nouveau Directeur de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre, en présence du Directeur Interrégional de la DSPOM.

À défaut d’avoir reçu le programme détaillé de cette visite, et surtout en l’absence d’un temps d’échange avec l’ensemble des représentants du personnel, afin d’aborder de manière sérieuse et constructive les nombreuses problématiques rencontrées au sein de notre établissement, le syndicat FO Justice Bastè n’a pas été en mesure d’y participer. La convocation adressée à notre bureau local semble malheureusement s’être perdue en chemin… Qu’à cela ne tienne : puisque nous n’avons pas pu nous exprimer oralement, nous le ferons par écrit.

Monsieur le Directeur Interrégional, depuis l’ouverture de notre établissement, pourtant présenté comme moderne, fonctionnel et exemplaire, le sentiment général du personnel est passé d’un réel espoir à une profonde désillusion. Très rapidement, les agents ont constaté une organisation inadaptée, un manque criant d’effectifs, et une gestion quotidienne devenue extrêmement éprouvante, tant sur le plan physique que psychologique. Le personnel travaille sans relâche, dans des conditions de plus en plus difficiles, et est confronté à :

des mouvements incessants et mal régulés,

• une population pénale particulièrement violente,

• des problèmes constants de cohabitation,

• des trafics de stupéfiants récurrents,

• des agressions entre détenus,

• et une pression permanente exercée sur les agents.

Au milieu de cette réalité quotidienne, ce sont les personnels pénitentiaires qui encaissent, souvent à bout physiquement et moralement, exposés à une fatigue extrême, à une démotivation croissante et à un sentiment d’abandon institutionnel. Nous constatons avec une vive inquiétude :

• des agents régulièrement seuls à l’étage, en totale contradiction avec le principe de binômage prévu par la charte de gestion de l’établissement, pourtant essentielle à la sécurité,

• un absentéisme en forte augmentation, révélateur d’un mal-être profond,

• des agents contraints d’occuper plusieurs postes simultanément, mettant en péril la sécurité globale de la détention,

• des services de police et de gendarmerie contraints d’attendre parfois de longues minutes, voire davantage, faute d’effectifs disponibles, notamment entre 12h et 14h, créant des situations de tension et d’incompréhension parfaitement évitables.

Comme nous l’avons signalé à de multiples reprises, l’ouverture de cet établissement s’est faite sans effectifs suffisants, plaçant d’emblée les personnels dans une situation de surcharge chronique.

Aujourd’hui, les conséquences sont bien visibles : épuisement professionnel, désorganisation structurelle, fragilisation grave de la sécurité et un climat social extrêmement dégradé.

Le bureau local FO Justice Bastè souhaite également attirer votre attention sur un point trop souvent négligé : la reconnaissance du travail et de l’engagement des personnels les plus anciens de l’établissement. En effet, lors des cérémonies de récompenses, il est constaté que les surveillants les plus méritants, notamment au regard de leur ancienneté, de leur investissement constant et de leur exemplarité professionnelle, sont régulièrement oubliés. Après tant d’années de service, leur dévouement, leur loyauté et leur professionnalisme ne peuvent rester dans l’ombre. Cette absence de reconnaissance est vécue comme une profonde injustice, génératrice de frustration, de démotivation et de perte de sens. Il serait grand temps de mettre ces agents à l’honneur, de valoriser leur parcours, et de reconnaître publiquement leur mérite. Ils le méritent pleinement.

Le bureau local FO Justice Bastè souhaite également attirer votre attention sur un point particulièrement préoccupant : la proportion excessive de détenus condamnés à de longues peines dans notre établissement. Nombre de ces détenus n’ont absolument pas vocation à rester à Basse-Terre, et leur transfert vers des établissements adaptés devient urgent et impératif.

Nous exigeons par ailleurs une politique claire, ferme et systématique concernant les détenus agresseurs.

Un principe simple doit s’imposer : agression = transfert définitif. Il est totalement inacceptable que, trop souvent, ce soient les agents victimes qui soient déplacés, désorganisant les équipes, tandis que l’agresseur demeure dans l’établissement. Aujourd’hui, nous vous le disons avec gravité : le personnel est à bout. Les agents tiennent encore grâce à leur sens du devoir, leur professionnalisme et leur engagement, mais jusqu’à quand ?

Le bureau local FO Justice Bastè attend désormais des actes forts, notamment :

• un renforcement immédiat des effectifs,

• une réorganisation profonde du fonctionnement interne,

• une politique de transferts pénaux cohérente,

• une protection effective des agents agressés,

• une véritable politique de reconnaissance et de valorisation du personnel.

FO Justice Bastè restera extrêmement vigilant quant aux suites données à ce courrier et n’hésitera pas à employer tous les moyens syndicaux nécessaires pour défendre la sécurité, la dignité et la santé des personnels.

La situation est déjà assez grave. Ne la laissons pas devenir irrémédiable.

Sinon on agira en toute responsabilité !

Lire le communiqué