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PREJ de Poitiers-Vivonne : BIS REPETITA !

Le 11 juin 2024 deux équipages du PREJ Poitiers Vivonne ont eu la joie de découvrir que leurs missions nécessitant un prêt de main forte de la part des Forces de sécurité intérieure, n’en auraient pas.

En effet le grand « CALIFE » et ses « VIZIRS » ont décidé du haut de leur tour d’ivoire que le prêt de main forte n’était pas nécessaire, malgré les consignes GENESIS particulièrement claires sur la dangerosité des profils.

Notamment celle du détenu devant être présenté en CICA à bordeaux, portait sur son dossier la mention suivante :

« Esc3 compte tenu de son ancrage dans le Grand Banditisme, peut bénéficier d’un soutien extérieur et des risques de représailles à son encontre lors de mouvement à l’extérieur. Risque de trouble à l’ordre public et d’évasion peut être redouté. »

Ce profil n’est pas sans rappeler le profil d’une personne détenue ayant fait l’actualité récemment.

Quant à l’Escorte 3 devant être présenté devant la juridiction de Poitiers, il s’agissait d’un règlement de compte entre bande rivale avec fort risque de représailles.

Suite au refus des agents et d’un gradé de partir dans ces conditions notre très cher directeur a jugé bon d’ordonner oralement d’effectuer ces missions. Malgré les conditions de sécurité précaires.

Que faudra-t-il pour que ça change, encore des morts et des blessés ?

Non aux escortes trois sans renforts appropriés.

Non aux réunions de « révisions » des niveaux d’escorte à la louche.

Non à l’ajustement des niveaux d’escortes en fonction du personnel disponible, au préjudice de la sécurité.

L’intersyndicale du PREJ Poitiers Vivonne se félicite de la cohésion et de la vigilance des personnels qui ont permis de réaliser la mission en toute sécurité.

L’intersyndicale du PREJ Poitiers Vivonne, demande l’application immédiate et le respect du relevé de décision suite aux incidents du 14 mai 2024.

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Prison d’Eysses : CSA du 10 juin 2024. Les vendeurs de rêves sont de retour !

Lundi 10 juin, le second CSA de l’année s’est déroulé au sein de notre établissement. En effet, une première rencontre avait eu lieu au mois de mai et la Direction nous avait demandé de réfléchir à la répartition des 10 nouveaux agents affectés à Eysses à compter du 1e juillet prochain.

En préambule, la Direction nous a annoncé que le mouvement atelier allait être revu à compter du 12 juin. Les départs se feront Bâtiment par Bâtiment (A, B, C) accompagnés jusqu’à la zone Atelier par les Agents 2ème étage qui reviendront ensuite en zone Hébergement. Les retours se feront par Atelier (Fer, Façonnage, etc…) à partir de 13h30 par les Agents Atelier.

En suivant, dans une quinzaine de jours, les mouvements de l’Unité Sanitaire seront réorganisés avec la création de liste et de créneaux dédiés. Un Agent a été désigné par la Direction pour prendre un poste mouvement de journée qui « remplacera » le second de l’US et effectuera d’autres mouvements.

Après avoir longuement consulté les agents de terrain, le bureau de FO Justice avait bien préparé cette réunion et a donné son avis collectif à la Direction du CD. Tout d’abord, nous avons souhaité abonder en priorité les 3 services de détention de l’établissement afin que les « fantômes » disparaissent et que chacun retrouve un planning plus équilibré. 9 Agents seront nécessaires et permettront d’avoir 21 agents en 3/2, 36 en JN, et 18 en PGS en équivalent temps-plein.

Côté poste fixe, nous avons demandé que l’Agent Cantine glisse sur le poste de Vaguemestre après ses congés d’été et que le seul candidat pour les cantines y soit affecté. Nous avons également accepté l’idée d’un second de Cantine qui interviendrait aussi sur la Cuisine mais avons réclamé à attendre le mois de septembre pour abonder ce poste. 1 poste de plus en détention cet été ne sera pas de trop !

Madame la Directrice souhaitait également la création d’un 4eme poste ELSP avec la prise en charge du Mirador 8 en sus. FO Justice CD d’Eysses s’est opposé à cette idée. En revanche, nous avons proposé que lorsqu’un des agents ELSP titulaire partait en vacances qu’il soit remplacé par un agent habilité. Mme la Directrice a acté cette demande.

FO Justice CD d’Eysses a également relayé les demandes des agents du PGS, arrêt des R’ à compter du 30 juin comme prévu, et du JN, problème du dimanche de permanence et anticipation au maximum de la programmation des rappels. Pour les PGS, la Directrice s’est engagée à respecter sa promesse initiale, pour les JN, elle nous a demandé de faire remonter chaque cas particulier pour y trouver une solution.

L’autre Organisation Syndicale représentative a répondu à la demande de la direction en proposant la création d’un nouveau service avec une brigade 13h PGS de 9 ou 12 Agents sans nuit autour des postes QA/QD/QI/Respecto et Mirador 8 et une modification du service 3/2 passant de 21 à 18 Agents avec 6 équipes sans volante.

Quid de qui intègre, quand et que reste-t-il pour les autres ? La Direction ne s’est d’ailleurs pas engagée sur les postes qui seraient tenus ! FO Justice CD d’Eysses est plus que dubitatif quant à l’opportunité de revenir à une procédure de changement de planning qui est toujours longue et compliquée. Cependant, nous irons au contact des Agents pour connaitre leurs souhaits.

Attention les vendeurs de rêves sont de retour, sur le papier tout est parfait !!!

Mais dans la réalité… Le problème d’Eysses, c’est avant tout le manque de personnel !

FO Justice CD d’Eysses continuera à se battre pour retrouver un effectif cohérent !!!

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Prison de Neuvic : L’intouchable – Qui en tire profit ?

Calfeutré dans son grand bureau à l’étage, il vit dans son monde pendant que le « petit » personnel fait tourner la boutique.

Chez FO Justice du CD de Neuvic, depuis de nombreuses années déjà, nous avons été force de propositions pour améliorer nos conditions de travail au sein du centre de détention de Neuvic.

Le service 13H, le service de nuit, le module de respect, les nouveaux vestiaires et bientôt le référent QD/QI en U (longue journée) sont quelques exemples parmi tant d’autres.

Tous ces projets portés par FO Justice sont l’aboutissement d’un engagement d’une poignée, pour l’intérêt du plus grand nombre, n’en déplaise à certains.

De temps en temps, FO Justice a dû faire face à des pseudos syndicalistes qui priorisaient leurs intérêts personnels au lieu de se préoccuper du plus grand nombre de leurs collègues.

Mais celui qui s’enferme depuis des mois dans son bureau n’est pas en reste ! Le fiasco, annoncée, de l’ELSP de Neuvic: un « non projet » pour répondre à une commande d’une hiérarchie complètement déconnecté du terrain. Faites plus avec moins. Aujourd’hui encore, le « non projet » du Boeing air-BGD n’a pas réussi à décoller !

A qui la faute ?

Monsieur le Directeur, vous êtes le seul responsable ! Incapable d’écouter les personnels de tout grade et corps confondus, qui, eux, œuvrent pour l’intérêt du personnel du CD de Neuvic. Au lieu de cela, il veut absolument se faire mousser par son Directeur Interrégional ou faire plaisir à une minorité de personnels qui ne prônent que leur intérêt propre au détriment du collectif.

FO Justice a été la seule OS à faire une proposition pour réorganiser a minima les postes fixes et à répartir au mieux la charge de travail. Tout ça pour s’adapter à l’évolution du travail et éviter, encore, de prendre sur la détention où les RH sont devenus une espèce en voie d’extinction.

Monsieur Le Directeur, vous voulez faire abstraction du dialogue social ?

Monsieur le Directeur, prendre des décisions que personne ne comprend, c’est se croire au-dessus de tous. C’est mépriser votre personnel !

Mais n’oubliez pas une chose : une prison peut se passer d’un Directeur ! Mais pas de se: petites mains (CEA, CDC, PA, PT).

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DISP de Bordeaux : Tout va bien, on continue… !!!

Trois blessés graves, deux décès ; un hommage national, et ensuite ? Treize jours seulement après ce drame qui a bouleversé la France et encore plus le monde pénitentiaire, à la DISP de Bordeaux aucune leçon n’en a été tirée.

Pour cause, ce lundi 27 mai 2024, le transfert d’une détenue TIS était programmé du CP de Poitiers-Vivonne à la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis, effectué par l’équipe des PREJ de l’établissement de départ. Pour cette mission, et au vu du profil de l’individu qui est répertorié (dans Genesis) escorte 3 avec prêt de main forte par les forces de sécurité intérieure – demande par ailleurs effectuée cinq jours plus tôt -, tout aurait dû se dérouler avec un niveau de sécurité maximal afin de garantir la sécurité de tous.

Bien sûr il n’en fut rien, aucun renfort n’était prévu le moment voulu.

Alors que les personnels du Centre Pénitentiaire de la Vienne étaient attentifs au comportement de la principale concernée (gestion à deux agents pour l’ouverture de sa cellule et ses déplacements internes), mais étant donné que les moyens espérés n’étaient présents, le niveau d’escorte fut révisé à la baisse (s’il fallait le clarifier) ; l’équipage reçu une fiche d’escorte leur indiquant qu’il devait se passer du renfort des FSI – l’ARPEJ de Bordeaux minimisant donc la dangerosité de cette personne détenue – , fiche jointe à un mail leur précisant qu’un tel renfort n’était pas utile.

Les agents prirent alors la route avec énormément de précautions, lorsque, surprise, le chef d’escorte reçut un appel du COS gendarmerie pour l’informer que deux motards les attendraient au péage de Saint-Arnoult, afin de les accompagner jusqu’à destination ; 30 minutes de renforts FSI sur un trajet de 3h30 !

Les exploits sur la DISP de Bordeaux ne s’arrêtent pas là, hélas.

Depuis ce lundi 27 mai, et pour une période de sept jours, huit de nos collègues sont en mission aux assises de Poitiers pour faire comparaître quatre détenus. Les moyens et les amplitudes horaires sont à la limite du raisonnable : pas de relève, des temps de services dépassant facilement les 13 heures de mission sans même pouvoir bénéficier d’un repos légal entre deux missions (à peine 7h). Cette mission aurait pu être anticipée du fait que cette affaire a déjà fait l’objet d’un procès en première instance et de deux appels renvoyés après plusieurs jours d’audience.

Monsieur le Directeur Interrégional, l’état de fatigue de vos agents sur un tel procès et dans les conditions citées sont de nature à compromettre la sécurité de tous.

L’intersyndicale du PREJ POITIERS VIVONNE se félicite de la vigilance et du professionnalisme de nos agents encore endeuillés mais qui sont encore et toujours tributaires d’une politique du chiffre au détriment d’une politique sécuritaire nécessaire.

Non aux escortes trois sans renforts appropriés

Non aux niveaux d’escortes revus à la baisse

Non au service dégradé

Non à la négligence de la doctrine

L’intersyndicale demande à la direction interrégionale et à l’ARPEJ de Bordeaux de respecter le relevé de décisions du 17 mai 2024

Le « Je vous ai compris » ne doit pas rester de vaines paroles, mais doit se traduire par des actes !

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Groupe de travail ESP-PREJ DISP de Bordeaux

A l’attention de

M. le Directeur Interrégional

De la DISP de BORDEAUX

Objet : mise en place d’un groupe de travail.

Monsieur le Directeur,

FO Justice vient par cette lettre vous sollicite afin de mettre en place un groupe de travail associant les bureaux syndicaux locaux et régionaux, vos services ainsi que la présence d’experts.

Nous vous laissons à ce titre le soin de prendre attache auprès des autres organisations syndicales représentatives au sein de la Direction Interrégionale de Bordeaux.

Forts de notre expérience professionnelle, de notre engagement et étant force de propositions, nous vous apporterons des solutions visant à améliorer les conditions de travail, la sécurité et l’efficacité de nos missions au sein des ESP- PREJ.

Nous croyons fermement qu’un dialogue constructif et régulier entre nos organisations syndicales et vos services permettra de répondre de manière optimale aux besoins et préoccupations de l’ensemble des agents du terrain.

Nous sommes convaincus que cette démarche collaborative contribuera à renforcer la sécurité et de meilleures conditions d’intervention pour tous les professionnels de l’inter région.

Dans l’attente d’une réponse favorable, veuillez agréer, monsieur le directeur interrégional, l’expression de nos salutations distinguées.

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PREJ de Mont-de-Marsan : Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? Des missions coûte que coûte !!

Ce mardi 21 mai 2024, la 1ère surveillante de service, qui est la seule responsable présente ce jour-là sur le PREJ 40, demande à un équipage de prendre en charge un 3ème détenu placé à l’hôpital psychiatrique de Pau, pour une présentation au tribunal correctionnel de Tarbes, alors qu’ils partent déjà avec 2 détenus en comparution immédiate.

Les agents lui disent alors qu’il faudrait être au minimum 7 agents pour 3 détenus en escorte 2, dont un cas psychiatrique, alors qu’ils ne sont que 5 agents !

Madame botte en touche en disant : « J’ai des ordres de l’ARPEJ, vous n’avez qu’à les appeler, vous êtes toujours en train de crier dans votre coin, si vous avez un problème vous appelez l’ARPEJ ! », « on m’a retiré des plannings, je ne peux pas prendre de décisions sur l’éventuel rajout d’un agent » « C’est l’ARPEJ qui décide, vous n’avez qu’à appeler, c’est comment ça. »

Les agents se retrouvent donc livrés à eux-mêmes. La gradée n’est que l’ombre d’elle-même sans aucune capacité à « manager » les agents qui lui sont confiés ! Il n’y a tout bonnement plus de chef au PREJ 40, c’est débrouillez-vous, faites votre boulot et celui de vos chefs !

Que se passerait-il en cas d’incident, alors que l’équipage est en sous-effectif et qu’un des détenus ne relève même pas de leur compétence ? Qui aurait été responsable ? C’est INADMISSIBLE qu’une gradée réponde de la sorte aux agents, INADMISSIBLE qu’ils soient livrés à eux même sans véritables informations en percevant la mission à la dernière minute !!!

FO Justice PREJ MDM demande que le responsable du PREJ soit présent sur base pour effectuer ses missions premières, comme la planification, l’organisation et le management des agents en lien direct et permanent avec l’ARPEJ !

FO Justice PREJ MDM demande que soit éclaircie la compétence des agents PREJ sur les extractions des détenus hospitalisés en psychiatrie sous mesure préfectorale ! Une note de la DAP datant de décembre 2023 y fait référence et les responsables sont censés le savoir, ça ne relève pas de la compétence des agents !

Vous êtes chefs, il faut l’assumer !

FO Justice PREJ MDM rappelle que les agents doivent être traités avec respect, dans l’impartialité et considération. Ils ne peuvent pas accomplir n’importe quelle mission simplement pour faire du chiffre !

FO Justice PREJ MDM rappelle que nous avons perdu 2 collègues récemment et que cette tragédie doit servir de leçon pour ne plus reproduire les mêmes erreurs.

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Prison de Saintes : Menteur, incompétent, dangereux

Ce sont les trois adjectifs qui définissent le mieux notre chef d’établissement par intérim (si seulement la mission d’intérim pouvait se terminer rapidement et qu’il navigue vers d’autres horizons).

Menteur : il nous indique fièrement qu’un collègue muté bénéficie d’une arrivée anticipée au 01 Juin, sans signaler au Gradé Origine que ce collègue bénéficiera néanmoins de ses délais de route et de ses congés en arrivant sur Saintes, il ne sera donc vraiment présent qu’au début du mois de Juillet.

Le Gradé Origine ayant effectué le planning de Juin avec cet agent, sans cet agent, des postes en détention ne seront pas couverts.

Incompétent : au lieu de désencombrer notre établissement (137 détenus pour 81 places) en vue de travaux prévus de longue date, il préfère accepter sans rechigner une dizaine de détenus d’un autre établissement de la DI, il ne faut pas dire non au Directeur Interrégional. Monsieur le Chef d’établissement par intérim nous commençons à croire que le costume de Numéro 1 est bien trop grand pour vous.

Dangereux : au vu de notre sous-effectif flagrant de personnel dû en partie à la mise en place forcée des ELSP (et oui il ne faut pas froisser le responsable des ELSP de la DI), nous effectuons les nuits à 3 agents depuis quelques semaines et depuis peu, nous sommes obligés de demander au 1er Surveillant de renforcer les équipes qui se retrouvent à 2 agents, de plus des postes ne sont pas pourvus depuis de longues semaines.

Malgré nos demandes répétées, nous n’avons toujours pas la démarche à suivre (demandée depuis plusieurs semaines) concernant une intervention à 3 agents en service de nuit.

Il veut également découvrir le Quartier Femme afin qu’elle puisse effectuer le travail de poste fixe vestiaire (et oui nous n’avons plus de postes fixes depuis début janvier).

Il est urgent que la Direction Interrégionale vienne aider et soutenir le personnel de la Maison d’Arrêt afin qu’il puisse de nouveau travailler en toute sécurité et sérénité, et également combler les lacunes de plus en plus évidentes et grandissantes de notre chef d’établissement par intérim.

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DISP de Bordeaux : Merci à tous !

Après les évènements tragiques de mardi à Incarville, tous les établissements pénitentiaires de France ont exprimé leur solidarité à nos collègues. Ils ont procédé dés mercredi à une opération « Prisons Mortes » en hommage aux victimes.

Les marques de sympathies envoyées par les autorités judiciaires, administratives et par nos partenaires institutionnels qu’elles soient nationales, régionales ou locales sont allées droit au cœur des personnels. Chacun a pu entendre comment ce guet-apens mortel a choqué l’ensemble de la population Française. Merci encore à vous tous pour votre soutien !

Sur la DI de Bordeaux, ce mouvement a été particulièrement bien suivi. L’UISP FO Justice de Bordeaux remercie l’ensemble des personnels, tous corps et grades confondus, qui ont participé à ce blocage.

Merci aussi à ceux qui ne font pas partie de la Pénitentiaire mais qui travaillent avec nous en Prison au quotidien et qui nous ont également soutenus. N’oublions pas non plus dans nos remerciements, ceux qui ont fait « tourner » les taules en service minimum pendant que d’autres étaient devant les portes.

Malgré notre colère, nous avons tous notre métier à cœur, il est évident que chacun a le sens du devoir. Les services de nuit impactés ont dû rester bien plus que de raison au travail. Les journées ont également été longues et difficiles avec des clients « excités » avec un service minimum.

Le relevé de décision qui nous a été présenté vendredi est très proche de la contre-proposition de l’intersyndicale. En conséquence, FO Justice après avoir consulté l’ensemble de ses bureaux locaux a décidé de valider ce relevé de décisions et d’appeler à l’arrêt du mouvement jusqu’à la signature du protocole, qui devra être conforme à celui-ci.

Mercredi 22 mai 2024 12h00 à Caen un hommage national sera rendu à nos collègues Arnaud et Fabrice. Le temps est au recueillement, toutes nos pensées vont bien évidemment vers les familles, amis et collègues meurtris par les décès et les blessures.

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Poitiers-Vivonne : Soutien aux ELSP – Violence au QD

Le 17 mai 2024 en fin de soirée, nos collègues elsp ont été confrontés durant une opération de maintien de l’ordre à un degré de violence inouïe par l’utilisation par la personne détenue d’une arme par destination avec une volonté farouche de nuire à nos collègues

La violence et la continuité des coups que seule la coordination et solidité de l’équipe ont permis de limiter l’impact malgré un bouclier fissuré, démontre encore une fois la dangerosité du métier si tragiquement reconnue, nous le savons.

Pas besoin de s’étendre sur le profil du détenu dont nous connaissons les capacités physiques et surtout le profil psychologique, qui laissait de toute façon, malgré l’utilisation du bâton télescopique et du gaz incapacitant, augurer d’une intervention difficile, dangereuse.

Elle aurait pu être mortelle !!!!!!

Un bilan:

Trois collègues blessés dans leur chair, tant physiquement que psychologiquement, car l’engagement a été intense dans ce milieu confiné et mal pensé..un contexte de corps à corps sans possibilité de recul similaire a un contexte de combat opérationnel.

Notre soutien le plus complet les accompagne avec ce souci de les accompagner dans leur rétablissement physique et moral

Des questions :

Le Pistolet a impulsion électrique en dotation établissement a minima et utilisable dans ce genre de cas !!!!!

C’EST POUR QUAND ???????

Encore une demande légitime que nous devrons porter au national, tous ensembles !

DES REMERCIEMENTS :

Notre quidam a été placé en GAV immédiatement par les fsi suite à une récupération par un PSIG gendarmerie en cellule sur ordre du procureur de la république qui conscient de la violence des faits, a décidé cette mesure rare et exceptionnelle !!!

Merci encore de cette marque de considération et preuve d’une solidarité mutuelle

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Prison de Poitiers-Vivonne : L’Esprit de Corps – Encore et Toujours

Cher(e)s collègues,

C’est avec un grand honneur que les sections locales FO Justice, CGT Pénitentiaire et UNSA-UFAP saluent votre implication sans faille pour votre mobilisation spontanée de ces derniers jours. Il est bien évident que face à la tragédie qui a secoué le monde pénitentiaire dans son ensemble, nous ne pouvions qu’être indigné face à l’exécution de nos collègues,

Arnaud et Fabrice

Nos deux camarades ne doivent pas rester des noms que l’on grave sur un morceau de marbre, mais être le point d’orgue d’un renouveau pénitentiaire qui ne pourra se faire qu’avec et à travers vous.

Ces trois jours de solidarité en leur mémoire auront été animés par l’émotion, l’effroi et la colère de la perte de nos deux frères d’armes, morts en mission pour servir notre institution ; cette même institution qui bien trop souvent oublie – ou à minima néglige – la dangerosité de nos missions, ignorées de la population française, en privant les personnels pénitentiaires des moyens nécessaires pour les exercer avec une sécurité maximale, laissant à ses professionnels un sentiment amer d’abandon.

Cette trêve dans notre combat ne doit en aucun cas être celui du renoncement, mais celui de la raison et du pragmatisme.

L’Administration semble avoir entendu en partie les revendications du terrain, qui depuis bien trop longtemps envoie des signaux alarmants ; nos organisations syndicales exigent désormais une politique carcérale d’anticipation en lieu et place de la politique actuelle de réaction.

Aussi, cher(e)s camarades, nous attendrons les décisions finalisées et définitives de notre Ministère de tutelle afin qu’un tel drame ne se reproduise plus jamais, celles-ci devant intervenir à compter du 10 juin 2024.

En attendant cette date, nous devons rester vigilants et nous tenir prêts à retourner devant les portes de notre établissement avec une mobilisation et une détermination inébranlable. Car vous l’avez toutes et tous compris et démontré, c’est qu’en étant ensemble et unis que nous, LE personnel du C.P. POITIERS – VIVONNE et les organisations syndicales, obtiendrons des avancées pour que la mort de FABRICE et ARNAUD ne soit pas une étape vers le début de l’horreur.

Maintenant est venu le temps du deuil, le temps du recueillement pour les familles et proches de nos camarades à qui nous adressons nos plus sincères condoléances.

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