La chaleur, n’est peut-être pas étrangère à ce regain de vigueur sur le « Quartier Femme », alors attention à la hausse annoncée des températures.
En effet, le quartier femme avec deux interventions, s’est montré fort mouvementé.
Alors qu’elle accompagnait une détenue (en promenade isolée), notre collègue a dû faire face à une furie, qui après quelques explications a commencée à faire de grands gestes menaçants devant le visage de notre collègue.
Celle-ci, comme beaucoup d’entre nous, habitée par un instinct de préservation, a baissé la « mimine » de cette détenue qui ne respectait plus « De Facto » la courtoisie nécessaire à un échange constructif.
La détenue, en réponse a donc poussée sans ménagement notre collègue. L’alarme fût déclenchée, et les renforts eurent bien du mal à contenir cette détenue véhémente, qui a été placée au Quartier disciplinaire.
Mais je vous rassure, quatre heures plus tard la mise en prévention a été levée(?!), car notre collègue a eu, selon certains regards, une initiative malheureuse : celle de repousser le bras que la détenue agitait devant son visage.
Quand la préservation devient aux yeux de certains l’égale de la provocation.
Honnie soit elle, de ne pas avoir eu le sens du sacrifice, en voulant anticiper l’éventualité de recevoir un coup et ne pas avoir mis en pratique un précepte spirituel incitant à tendre l’autre joue ?
La deuxième intervention, a elle, été des plus saignante !
En effet, suite à une bagarre entre détenues, les collègues ont été copieusement exposées, et ont eu tout le loisir de constater la rigueur du protocole de prise en charge élaboré en son temps par « les éminences grises docteur (ès) sécurité ».
Au travers de ces épisodes, qui peut encore douter que le QF n’est pas à égalité avec les « Quartiers Hommes » ( dans la violence, et la dangerosité ), et qu’il est enfin venu le temps de cesser de minimiser le caractère belliqueux de certaines détenues.
N’oublions pas qu’en son temps, une gentille « bergère » ( douce comme un loup ) avait réussi à mettre à rude épreuve le professionnalisme de bien des collègues ( tous corps et sexes confondus), à grand renfort de morsures et autres joyeusetés