À la suite de la rixe survenue en cours de promenade au bâtiment D3, au cours de laquelle des armes artisanales ont été utilisées, Force Ouvrière Justice avait, dans son communiqué du 13 septembre 2026, demandé clairement : Une fouille d’envergure « opération prison propre » en complémentarité des fouilles XXL.
Cette demande n’était pas une posture syndicale.
Elle répondait à une réalité de terrain.
La fouille XXL réalisée hier soir est venue confirmer nos inquiétudes.
Avec l’appui des ERIS, EROS, de la brigade cynophile, l’équipe infra-sécurité et des agents de détention, les personnels mobilisés ont découvert :
• 25 téléphones, dont 24 iPhones et 1 L8STAR
• 169 g de stupéfiants
• 32 câbles de chargeurs
• 7 prises de chargeurs
• 1 boîtier IPTV
• 4 embouts TORX
• 1 PUFF
• 1 arme artisanale
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ils démontrent surtout que les trafics et les objets interdits sont toujours bien présents au sein de nos détentions.
Force Ouvrière Justice le répète depuis longtemps : nos collègues doivent disposer de moyens modernes et efficaces pour faire face aux nouvelles formes de menace.
Nous demandons donc une nouvelle fois la mise en place d’un portique à ondes millimétriques au sein de l’établissement.
Nous demandons également des dispositifs de détection et de neutralisation des drones (Brigade Anti Drones).
Les drones sont aujourd’hui devenus un véritable vecteur d’introduction de produits et d’objets interdits en détention.
Nous ne pouvons pas continuer à demander aux personnels de faire toujours plus avec toujours moins de moyens.
La sécurité pénitentiaire doit évoluer avec les menaces.
Force Ouvrière Justice tient à saluer l’ensemble des agents engagés dans cette opération.
Merci pour votre investissement, votre disponibilité et votre professionnalisme.
Une fouille XXL représente une mobilisation importante de personnels et d’énergie. Une fois encore, les agents ont répondu présents et ont démontré leur engagement pour la sécurité de l’établissement et de leurs collègues.
Force Ouvrière Justice demande désormais que cette réalité soit prise en compte et que les moyens nécessaires soient déployés.
La sécurité des personnels ne doit jamais être une variable d’ajustement.