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Prison de Basse-Terre : Rentrée pénitentiaire sous haute tension !

Chers collègues,

Depuis l’ouverture de l’établissement, le bureau local FO JUSTICE BASTÈ ne cesse d’alerter sur les difficultés rencontrées quotidiennement par les personnels. Effectifs insuffisants, absentéisme, surcharge de travail, mouvements incessants, tensions en détention, circulation de stupéfiants et de téléphones, armes artisanales, difficultés au parloir, pression permanente sur les brigades et les postes fixes… La liste est longue. Trop longue.

Aujourd’hui, FO JUSTICE BASTÈ le dit clairement : LA SITUATION N’EST PLUS TENABLE ! Ce ne sont plus quelques dysfonctionnements isolés. C’est l’organisation générale de l’établissement qui arrive à saturation. Et pendant que les personnels tiennent la détention à bout de bras, on continue de leur demander toujours davantage, avec toujours moins de marges de manœuvre.

LES PERSONNELS SONT À BOUT : JUSQU’À QUAND ? Surveillance, postes fixes, brigades, personnels administratifs, SPIP, personnels techniques… TOUS LES SERVICES SONT EN SOUFFRANCE ! En détention, les personnels doivent quotidiennement absorber :

  •  Une surcharge de travail permanente ;
  •  Des mouvements toujours plus nombreux ;
  •  3 tours de promenade le matin et 3 tours le soir ;
  •  Des mouvements infirmiers importants ;
  •  Une population pénale en augmentation ;
  •  Un absentéisme préoccupant ;
  •  Des conditions de travail fortement dégradées ;
  •  Une pression professionnelle permanente.

On demande toujours plus aux mêmes personnels. Mais jusqu’où ? Faudra-t-il attendre une agression grave, un accident ou un drame pour que l’administration reconnaisse enfin l’urgence ?

FO JUSTICE BASTÈ REFUSE D’ATTENDRE LE DRAME ! LA SÉCURITÉ DE

L’ÉTABLISSEMENT EST MISE À MAL : Téléphones portables, stupéfiants, armes artisanales, violences, règlements de comptes, tensions en coursive, en cellule et lors des promenades… Le constat sécuritaire est alarmant. Les personnels ne demandent pas l’impossible. Ils demandent simplement les moyens humains, matériels et organisationnels nécessaires pour assurer leur mission régalienne en toute sécurité. Un établissement pénitentiaire ne peut pas fonctionner avec la méthode : « ON VERRA BIEN ! »

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

FO JUSTICE BASTÈ réclame depuis des mois une véritable politique de sécurisation de l’établissement.

Aujourd’hui, nous demandons : DES ACTES. PAS DES PROMESSES !

PENDANT QUE LA DÉTENTION CRAQUE Pendant que les personnels s’épuisent. Pendant que les mouvements s’accumulent. Pendant que l’absentéisme pèse sur les équipes. Pendant que les tensions et l’insécurité progressent. Pendant que la Guadeloupe connaît une problématique majeure concernant l’accès à l’eau… la priorité semble être ailleurs. La direction trouve le temps de s’intéresser à la fermeture des robinets du parking. SÉRIEUX ? Voilà donc vos priorités ? FO JUSTICE BASTÈ dénonce une gestion qui donne le sentiment d’être déconnectée des urgences du terrain.

Nous le rappelons clairement : LES PRIORITÉS SONT : LES EFFECTIFS — LA SÉCURITÉ — LES CONDITIONS DE TRAVAIL !

Quand la détention est en difficulté, c’est toute la chaîne pénitentiaire qui se retrouve paralysée. Le problème est donc global. La réponse doit l’être également.

LE PROBLÈME N’EST PLUS LE PERSONNEL : C’EST L’ORGANISATION ! Monsieur le Directeur,

il est temps de regarder la réalité en face. On ne peut pas continuer à faire fonctionner un établissement neuf avec une organisation qui ne correspond plus aux réalités du terrain. Le personnel ne peut pas être la variable d’ajustement permanente. Lorsqu’un secteur fonctionne encore, la solution ne peut pas être systématiquement de déplacer les difficultés vers un autre service.

À FORCE DE DÉPLACER LES PROBLÈMES, ON NE LES RÈGLE PAS ! FO JUSTICE BASTÈ demande une véritable réflexion sur l’organisation globale de l’établissement. Nous demandons notamment :

  •  Un état des lieux réel et transparent des effectifs et des besoins ;
  •  Une réévaluation urgente de l’organisation de la détention ;
  •  Une réflexion sur les promenades et les mouvements ;
  •  Une réorganisation du secteur vestiaire ;
  •  Une réorganisation du fonctionnement des parloirs ;
  •  Des moyens humains adaptés au parloir ;
  • Un renforcement concret de la sécurité de l’établissement ;
  •  Des mesures efficaces contre la circulation des téléphones, stupéfiants et armes ;
  •  Des moyens supplémentaires pour les services en tension, notamment le SPIP ;
  •  Une prise en compte réelle de l’absentéisme et de l’épuisement professionnel ;
  •  Un véritable dialogue social à la hauteur de la situation.

RENTRÉE SCOLAIRE : OÙ EST L’HUMAIN ? Monsieur le Directeur, Le bureau local FO JUSTICE BASTÈ a également constaté une situation que nous jugeons particulièrement regrettable concernant les demandes formulées par des personnels souhaitant pouvoir accompagner leurs enfants pour la rentrée scolaire.

Nous constatons que certaines demandes semblent être refusées de manière quasi systématique, sans que soit suffisamment prise en considération la situation familiale et humaine des agents. Nous dénonçons ce manque de souplesse et surtout ce que nous considérons comme un manque d’empathie envers les personnels. Alors que ces agents donnent quotidiennement de leur temps, de leur énergie et parfois de leur vie familiale pour assurer la continuité du service public pénitentiaire, nous estimons qu’un minimum de considération doit leur être accordé. Plus inquiétant encore : aucune note de service claire n’a été diffusée à l’ensemble des personnels concernant les dispositions prises pour cette rentrée scolaire. Une communication anticipée aurait pourtant permis d’éviter les incompréhensions et de donner aux agents une visibilité sur les possibilités qui leur sont offertes.

FO JUSTICE BASTÈ demande davantage de dialogue, d’écoute et d’humanité dans la gestion des personnels.

RETRAITES : LE RESPECT ET LA RECONNAISSANCE NE DOIVENT PAS ATTENDRE !

Monsieur le Directeur, Le bureau local FO JUSTICE BASTÈ souhaite également dénoncer une situation qui nous paraît profondément regrettable : le départ de personnels en retraite sans véritable marque de reconnaissance de la part de leur direction. Après des années, voire des décennies, consacrées au service de l’administration pénitentiaire, ces femmes et ces hommes méritent autre chose qu’un simple départ administratif. Ils ont servi l’institution. Ils ont connu les difficultés, les contraintes, les nuits, les week-ends, les jours fériés, les heures supplémentaires, les situations de tension et les sacrifices personnels. Ils ont contribué à faire fonctionner cet établissement. Et lorsqu’arrive le moment de tourner la page, nous estimons qu’une marque de reconnaissance institutionnelle doit être présente.

FO JUSTICE BASTÈ le dit clairement : LA RECONNAISSANCE DOIT SE FAIRE AVANT LEUR DÉPART, PAS APRÈS ! Il ne s’agit pas d’une question de protocole ou de cérémonie. Il s’agit simplement de respect humain et professionnel. Un agent qui quitte l’administration après des années de service doit pouvoir partir avec le sentiment que son engagement a été reconnu et apprécié. La reconnaissance ne coûte pas grand-chose. L’absence de reconnaissance, elle, laisse des traces.

UNITÉ DE VIE FAMILIALE : PAS D’OUVERTURE SANS MOYENS ! FO JUSTICE BASTE est également très clair concernant l’Unité de Vie Familiale. PAS QUESTION D’AJOUTER DE

NOUVELLES CHARGES SANS EFFECTIFS SUPPLÉMENTAIRES ! Le secteur parloir connaît déjà d’importantes difficultés. Ajouter une nouvelle activité sans renforcer les équipes serait irresponsable. FO JUSTICE BASTE refuse que les personnels soient une nouvelle fois sacrifiés au nom de la continuité du service. LA CONTINUITÉ DU SERVICE NE PEUT PAS SIGNIFIER L’ÉPUISEMENT DES AGENTS ! ASSEZ DE BRICOLAGE ! Depuis l’ouverture, les personnels font preuve de professionnalisme, de courage et d’abnégation. Ils ont :

  •  Absorbé les absences ;
  •  Compensé les sous-effectifs ;
  •  Encaissé la surcharge de travail ;
  •  Fait face aux incidents ;
  •  Assuré les mouvements ;
  •  Maintenu la continuité du service malgré des conditions toujours plus difficiles.

MAIS AUJOURD’HUI, LA LIMITE EST ATTEINTE ! Le personnel n’est pas responsable des dysfonctionnements organisationnels. Le personnel n’a pas à payer le prix des mauvaises décisions.

DERNIER AVERTISSEMENT !

Le bureau local FO JUSTICE BASTÈ continuera d’alerter. Nous continuerons de dénoncer. Nous continuerons de défendre les personnels. Mais nous le disons solennellement : LA SITUATION EST

DÉSORMAIS TROP GRAVE POUR ÊTRE TRAITÉE UNIQUEMENT AU NIVEAU LOCAL !

Nous demandons aux hautes instances de l’administration pénitentiaire de prendre immédiatement la mesure de la situation et d’intervenir avant qu’un événement grave ne survienne. IL EST ENCORE TEMPS D’AGIR. MAIS IL FAUT AGIR MAINTENANT !

POUR FO JUSTICE BASTÈ, LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE ! DES EFFECTIFS ! DE LA SÉCURITÉ ! UNE ORGANISATION COHÉRENTE ! DU RESPECT POUR LES PERSONNELS !

FO JUSTICE BASTÈ NE LÂCHERA RIEN !

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Prison de Tarascon : Un collègue pris pour cible !!!

IL FAIT SON TRAVAIL ! IL REÇOIT DES COUPS !!

Ce vendredi 4 septembre, vers 14h00, au niveau du PIC du bâtiment B, notre collègue demande à un détenu, qui refuse d’obtempérer, de regagner le rez-de- chaussée du bâtiment A.

POUR AVOIR SIMPLEMENT FAIT RESPECTER LES CONSIGNES, il est violemment agressé et reçoit plusieurs coups de poings au visage !

Blessé, il a été pris en charge par les pompiers et transporté aux urgences de l’hôpital.

FO Justice le rappelle avec force, AUCUN agent ne devrait subir des violents coups pour avoir simplement fait son travail.

Notre collègue et ami accomplissait sa mission et faisait respecter les consignes !

NOS COLLÈGUES NE SONT PAS DES CIBLES !

Les personnels pénitentiaires n’ont pas vocation à servir de pare-chocs humains !

UNE AGRESSION CONTRE UN AGENT, C’EST UNE ATTAQUE CONTRE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT.

FO Justice CD de Tarascon SOUHAITE UN PROMPT RÉTABLISSEMENT à notre ami et collègue.

FO Justice CD de Tarascon LUI APPORTE TOUT SON SOUTIEN dans cette épreuve.

FO Justice CD de Tarascon EXIGE LE TRANSFERT DE CET ENERGUMENE AINSI QUE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET PÉNALES EXEMPLAIRES à la hauteur de la gravité des faits.

À NOTRE COLLÈGUE

NOTRE SOUTIEN TOTAL ET INDÉFECTIBLE !!!

AUCUNE BANALISATION… AUCUNE MINIMISATION.

FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !

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Prison de Condé-sur-Sarthe : Le Conseil d’État a rendu sa décision concernant le CP

Toutefois, une phrase nous interpelle. Le président de l’OIP, Matthieu Quinquis, se félicite d’une décision qui « donne du crédit à la parole des personnes détenues concernées ». Très bien. Mais une question demeure : qui donne du crédit à la parole des surveillants ? (Pour rappel, soumis à assermentation)

Depuis des mois, nos collègues sont montrés du doigt, accusés, soupçonnés et stigmatisés. Comme si la parole des détenus devait systématiquement être considérée comme crédible, tandis que celle des personnels serait systématiquement mise en doute. Le bureau local Force Ouvrière JUSTICE dit stop à cette vision caricaturale ! Un témoignage doit être entendu, mais il doit également être vérifié. Une accusation doit être examinée, mais elle ne doit jamais devenir une condamnation médiatique.

Le Conseil d’État n’a pas condamné collectivement les personnels de Condé-sur-Sarthe et n’a pas établi la réalité de l’ensemble des faits dénoncés. Il a rappelé les obligations de l’administration en matière de déontologie. Alors cessons les raccourcis et les amalgames ! Nos collègues exercent dans un établissement accueillant certains des détenus les plus dangereux du pays. Ils prennent quotidiennement des risques et subissent insultes, menaces, agressions et pression permanente. Malgré cela, ils continuent à tenir leur poste et à assurer leur mission.

Et qui défend les surveillants lorsque certains se permettent de les traiter publiquement d’« ordures » ? Le bureau local Force Ouvrière JUSTICE n’oublie pas les propos tenus par Dominique Simonnot dans C à vous. On exige des surveillants respect, maîtrise et professionnalisme. Ceux qui prétendent défendre les droits et la dignité devraient commencer par appliquer ces mêmes principes aux personnels pénitentiaires. La dignité ne peut pas être à géométrie variable.

La parole d’un détenu doit être entendue. Celle d’un surveillant aussi. Les droits des personnes détenues doivent être respectés, tout comme les droits et la dignité des personnels. FO JUSTICE ne réclame aucune impunité : nous réclamons l’équité. Un agent fautif doit répondre de ses actes, mais un agent injustement accusé doit également être défendu.

ASSEZ DE LA PRÉSOMPTION DE CULPABILITÉ CONTRE NOS COLLÈGUES ! À Condé-sur-Sarthe, les personnels ne sont pas le problème. Ils sont aussi une partie de la solution.

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Prison de Fleury-Mérogis : Violente agression d’un Brigadier-Chef Encadrement au D3

Ce jour, le 04 septembre 2026, au bâtiment D3, lors de l’acheminement d’une personne détenue sortant du quartier disciplinaire D2 vers sa nouvelle cellule d’affectation, les personnels ont été confrontés à un nouvel épisode de violence.

Encadrée par deux agents et un Brigadier-Chef Encadrement, ce multi récidivistes, défavorablement connu de nos détentions pour ses faits d’armes. Et présentant des troubles du comportement, a exprimé « délibérément » sa violence démentielle !

Le Brigadier-Chef Encadrement en a fait les frais et a reçu un violent coup de poing au visage, au niveau de l’arcade.

Lors de la maîtrise de l’individu, toujours virulent et hors de contrôle, notre collègue a reçu un second coup de poing au visage.

Un autre agent a également été éraflé à la main durant l’intervention.

DEUX COUPS DE POING AU VISAGE !

Force Ouvrière Justice dénonce avec fermeté cette nouvelle agression.

Force Ouvrière Justice reste en soutien à notre collègue choqué.

La prise en charge de personnes détenues présentant des troubles du comportement ne peut se faire au détriment de la sécurité et de l’intégrité physique des personnels.

Nous saluons également le professionnalisme, le sang-froid et l’engagement des agents présents qui ont permis une gestion efficace de cet énième incident de violence.

Une fois de plus, les personnels démontrent leur capacité à faire face à des situations particulièrement dangereuses, souvent dans des conditions de travail difficiles.

La prison ne saurait être un refuge pour palier aux carences de la prise en charge des hôpitaux psychiatriques.

Force Ouvrière Justice exige :

– Une réponse disciplinaire ferme à l’encontre de l’agresseur.

– Des poursuites pénales systématiques pour toute agression commise contre un personnel.

– Une reconnaissance concrète des risques encourus quotidiennement par les agents

– Le renforcement des moyens humains et sécuritaires afin de garantir la protection des personnels.

– La création d’un SMPR bis pour une meilleure prise en charge de ses profils.

Les agressions contre les personnels pénitentiaires ne doivent jamais être banalisées. Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues et les encouragent à porter plainte contre leurs auteurs.

Force Ouvrière Justice restera pleinement mobilisée pour défendre, protéger et soutenir l’ensemble des agents.

Le bureau local FO Justice

Toujours aux côtés des personnels.

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DI de Rennes : Lettre ouverte au Directeur Interrégional. Plan de lutte contre l’absentéisme

Monsieur le Directeur Interrégional

de la DISP de Rennes

18 bis rue de Chatillon

35000 Rennes

Objet : Révision du plan de lutte contre l’absentéisme.

Monsieur le Directeur Interrégional,

Lors du Comité Social d’Administration du 27 mai 2026, vos services ont présenté un plan de lutte contre l’absentéisme aux organisations syndicales représentatives.

Ce plan a nourri de grands débats et s’est vu proposer de nombreux amendements par FO Justice, notamment concernant la systématisation des sanctions sans prise en compte de la manière de servir des personnels, de leur carrière et de leur disponibilité.

Notre organisation vous avait prévenu de dérives locales qu’une telle note engendrerait.

Face à l’hostilité du comité, vous avez fait le choix de ne pas soumettre au vote cette note et de la diffuser en l’état sur les structures.

Nos craintes sont devenues des faits, volante de 100 jours après Congé Maladie Ordinaire, refus d’octroi d’Autorisations d’Absences Exceptionnelles malgré plus de 120h supplémentaires effectuées sur le trimestre précédent, …

FO Justice vous demande donc de nous réunir afin de changer de fusil d’épaule en prenant le contrepied, à l’image de ce qui a été fait sur la Direction Interrégionale de Bordeaux, à savoir de valoriser la présence au travail, d’individualiser les mesures et de différencier absences justifiées et absences injustifiées.

FO Justice demeure attachée à un dialogue social rigoureux, loyal et constructif. Mais ce dialogue ne peut avoir de sens que s’il débouche sur des actes. En l’absence d’avancées concrètes et rapides, notre organisation prendra toutes ses responsabilités.

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Prison de Béziers : Ça déborde ! La surpopulation met en danger la sécurité de tous

FO Justice tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

Ce matin, sur le CD1, une nouvelle situation de tension est venue rappeler la dangerosité des conditions dans lesquelles les personnels doivent aujourd’hui exercer leurs missions.

Un détenu, persuadé d’être libérable alors que sa date de libération n’était pas encore arrivée, s’est acharné pendant un certain temps sur la porte de sa cellule. Une situation qui, depuis plusieurs jours, posait déjà des difficultés aux personnels en raison de son comportement particulièrement agaçant et provocateur.

Lors de l’ouverture de la cellule, l’individu a décidé de forcer le passage et de bousculer un agent, franchissant ainsi une nouvelle fois les limites.

Les personnels ont alors dû intervenir afin de maîtriser l’individu. Mais une problématique majeure s’est immédiatement posée : aucun moyen de contrainte n’était disponible sur l’établissement pour permettre aux agents de sécuriser rapidement la situation.

Pire encore, une fois l’individu maîtrisé, les personnels ont dû attendre un long moment avant de pouvoir procéder à son menottage et à sa mise en prévention, faute d’encadrement disponible.

FO Justice dénonce une situation devenue totalement inadmissible.

Comment peut-on demander aux personnels d’intervenir et de maîtriser un individu potentiellement violent sans disposer des moyens de contrainte nécessaires ? Comment peut-on laisser des agents attendre de longues minutes avant de pouvoir sécuriser définitivement un détenu maîtrisé, simplement parce que l’encadrement n’est pas suffisamment disponible ?

Aujourd’hui, nous sommes une nouvelle fois passés tout près d’un incident qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Mais il ne faudra pas attendre qu’un agent soit sérieusement blessé pour enfin prendre la mesure de la situation.

Les personnels ne peuvent plus continuer à travailler dans l’urgence permanente, avec des effectifs insuffisants et des moyens de sécurité qui ne sont pas adaptés aux situations auxquelles ils sont confrontés.

FO Justice CP Béziers demande à la direction de prendre immédiatement les mesures nécessaires afin de répondre à ces problématiques. Des solutions doivent être trouvées concernant les moyens de contrainte disponibles sur l’établissement, mais également concernant la présence et la disponibilité de l’encadrement lors des interventions.

Aujourd’hui, nous avons eu de la chance. Demain, il pourrait en être autrement.

FO Justice continuera de dénoncer ces situations tant que des réponses concrètes ne seront pas apportées. La sécurité des personnels ne peut pas reposer sur la chance ou sur la capacité des agents à faire toujours plus avec toujours moins.

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Prison de Fleury-Mérogis : MAF, soigner oui. Mais pas sous la menace !

Ce vendredi 04 septembre 2026, au quartier de détention MAF vers 8h45, une détenue se présente pour son traitement. Jusque-là, rien d’extraordinaire :

c’est le quotidien d’un service médical en détention.

Puis arrive la demande voire l’exigence de notre patient/ détenu :

« Je veux des médicaments en plus ! », Réponse de l’infirmière : NON.

Et là… changement d’ambiance !

Visiblement mécontente de cette décision pourtant médicale, l’intéressée décide de passer du dialogue à l’action : attrape par le col l’infirmière, menace de frapper une surveillante si elle n’a pas des médicaments supplémentaires.

Heureusement, les personnels présents interviennent rapidement pour mettre fin à l’incident.

Encore une fois une frange de la voyoucratie ne s’interdit rien et les personnels qui exercent au sein de nos murs en font les frais au quotidien !

Parce que derrière quelques lignes d’un compte rendu d’incident, il y a surtout une infirmière qui vient travailler pour soigner, pas pour servir de punching-ball.

Il y a aussi des collègues qui doivent intervenir dans l’urgence, gérer une situation tendue et assurer la sécurité de tous.

Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien aux personnels confrontés à ces comportements et demande que les agressions et violences envers les agents soient prises au sérieux et sanctionnées à la hauteur des faits.

Parce qu’à force de considérer les incidents comme de simples lignes dans un logiciel, on finit par oublier qu’il y a des femmes et des hommes derrière les uniformes et les blouses.

Force Ouvrière Justice refuse toutes formes de banalisations des violences pour ses hommes et femmes qui exercent dans des conditions de plus en plus difficiles dans le contexte de surpopulation carcérale !

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Prison de Béthune : Livraison par drone, La sécurité une nouvelle fois mise à mal !

Ce mercredi, une livraison par drone a été constatée au-dessus du bâtiment A.

Lors d’un contrôle des barreaux, les agents ont découvert qu’un caillebotis avait, une nouvelle fois, été découpé sur une surface d’environ 10 x 15 cm !

Face à cette situation particulièrement préoccupante, une fouille a été demandée. Pourtant, celle-ci a été refusée dans un premier temps par la hiérarchie.

UNE HONTE.

Comment peut-on refuser une fouille alors que, pour une fois, les effectifs nécessaires étaient présents ?

L’excuse avancée ? Une importante livraison devait arriver !

Heureusement, le professionnalisme et la détermination des agents présents ont finalement permis de découvrir une quantité impressionnante d’objets et de produits interdits:

  • 25 grammes de résine de cannabis
  • 12 grammes d’herbe
  • 7 iPhones
  • 1 téléphone L8STAR
  • 1 mini téléphone MELROSE
  • 2 grinders
  • 1 boîtier IPTV
  • Des écouteurs Bluetooth
  • 2 blocs chargeurs
  • 5 câbles
  • 1 puff
  • Et surtout… UNE LAME DE SCIE !

Et demain ?

Que faudra-t-il découvrir pour que les alertes des personnels soient enfin prises au sérieux ?

Une arme ? Un projet d’évasion ? Ou pire encore… un collègue pris en otage ?!

À force de banaliser les incidents et de tergiverser lorsqu’il est nécessaire d’agir immédiatement, l’Administration prend le risque de laisser la situation se dégrader dangereusement.

FO JUSTICE félicite et salue le professionnalisme des agents présents, dont la vigilance et la détermination ont permis cette découverte.

Mais il est temps maintenant de tirer toutes les conséquencés de cette affaire !

FO JUSTICE EXIGE:

  • Le transfert immédiat des trois détenus occupant la cellule concernée.
  • Que les signalements et demandes de fouilles formulés par les personnels soient enfin pris au sérieux.
  • Une réponse sécuritaire ferme et immédiate face à la multiplication des livraisons par drone et à l’introduction d’objets dangereux en détention.

FO JUSTICE ne laissera jamais la sécurité des personnels devenir une variable d’ajustement !

ASSEZ DE DISCOURS, PLACE AUX ACTES !

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Prison de Fleury-Mérogis : Une fouille XXL qui met en lumière l’ampleur du trafic en détention !

Cette nuit, une opération de fouille d’envergure exceptionnelle a été menée au sein des bâtiments D1 et D3 du Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.

Plus de 150 agents ont été mobilisés pour cette opération XXL, réunissant notamment les personnels des ERIS, de l’équipe cynotechnique, de la cellule sécurité, les agents de détention, les nouveaux stagiaires, les officiers, ainsi que les directions des deux structures.

UN BILAN QUI EN DIT LONG !

Au terme de cette vaste opération, les découvertes sont particulièrement préoccupantes :

➡️ 158 grammes de cannabis
➡️ 45 téléphones portables
➡️ De nombreux objets prohibés
➡️ 1 couteau

FO JUSTICE félicite l’ensemble des personnels mobilisés, et tient particulièrement à saluer l’investissement des agents de détention et des nouveaux stagiaires, pleinement engagés aux côtés de leurs collègues dans cette opération d’envergure.

Tous ont fait preuve d’un engagement, d’un professionnalisme et d’une détermination exemplaires.

Car derrière ces chiffres se cache une réalité que personne ne peut désormais ignorer : le trafic en détention est massif et constitue une menace directe pour la sécurité des personnels pénitentiaires et de nos établissements.

LE FLÉAU DES DRONES CONTINUE DE FRAGILISER NOS DÉTENTIONS !

Cette nouvelle opération vient une nouvelle fois démontrer l’ampleur des trafics qui alimentent nos détentions.

Les téléphones, les stupéfiants et les objets dangereux ne devraient jamais se retrouver entre les mains des personnes détenues.

Pourtant, les découvertes se multiplient !

Les livraisons par drones sont aujourd’hui devenues un véritable fléau, fragilisant quotidiennement la sécurité de nos établissements et exposant toujours davantage les personnels à des risques majeurs.

FO JUSTICE refuse que les agents soient condamnés à subir cette situation !

Il est urgent de renforcer les moyens de lutte contre les projections et les livraisons par drones et de mettre en œuvre une véritable stratégie d’étanchéité de nos établissements.

FO JUSTICE EXIGE DES ACTES !

Cette opération XXL démontre que lorsque des moyens humains et matériels importants sont engagés, les résultats sont là !

Mais une question demeure :

Combien de téléphones, de produits stupéfiants et d’objets dangereux continuent encore d’entrer quotidiennement dans nos détentions ?

FO JUSTICE continuera d’exiger des moyens humains, des technologies adaptées et un véritable plan d’action à la hauteur des enjeux sécuritaires auxquels sont confrontés quotidiennement les personnels du CP de Fleury-Mérogis.

STOP AUX DÉTENTIONS SOUS PERFUSION DU TRAFIC !

STOP AUX DRONES QUI METTENT NOS COLLÈGUES EN DANGER !

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

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ÉRIS de Lille : Disponibles pour intervenir… mais quand ?

UNE PLANIFICATION QUI MET EN PÉRIL LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE !

Les agents ERIS de LILLE sont aujourd’hui mobilisés sur des missions qui les éloignent de leur cœur de métier et réduisent leur disponibilité pour les interventions.

La garde statique du détenu du QLCO de Vendin en est l’illustration : des agents ERIS sont mobilisés sur une mission qui pèse directement sur la capacité du service à répondre rapidement lorsqu’une intervention est nécessaire.

À cela s’ajoute un manque d’effectifs chronique, qui accentue encore les difficultés et fait peser une pression supplémentaire sur les agents présents.

ÇA SUFFIT !

Les agents ERIS doivent pouvoir assurer leurs missions dans des conditions permettant de garantir leur disponibilité opérationnelle, mais également leur maintien en compétence.

Car un agent ERIS doit pouvoir s’entraîner, se recycler et suivre les formations obligatoires.

Une unité d’intervention qui n’a plus le temps de s’entraîner ni de se former, c’est une capacité opérationnelle qui s’affaiblit.

FO JUSTICE EXIGE :

  • Une révision immédiate de la planification des agents ERIS au niveau de la DI, prise en compte des réelles difficultés au niveau de la DAP ;
  • Le maintien d’une véritable disponibilité opérationnelle pour les interventions ;
  • Le respect des temps nécessaires aux entraînements et aux recyclages ;
  • Le maintien de l’accès aux formations obligatoires ;
  • Le renforcement des effectifs afin que les missions puissent être assurées sans sacrifier la disponibilité opérationnelle ;
  • L’arrêt des changements de niveaux d’escorte pour faire les missions tels que les transferts ;
  • Prioriser les IDF lorsque nous n’avons pas les ressources humaines nécessaires.

LES ERIS NE SONT PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT !

Les agents ERIS ont vocation à être prêts à intervenir.

Ils doivent donc disposer du temps et des moyens nécessaires pour s’entraîner, se former et maintenir leur niveau opérationnel.

On ne peut pas exiger une disponibilité immédiate tout en mobilisant les agents sur des missions qui les rendent indisponibles.

IL EST TEMPS DE REVOIR LA PLANIFICATION !

IL EST TEMPS DE RENFORCER LES EFFECTIFS !

IL EST TEMPS DE REDONNER AUX ERIS LES MOYENS D’ÊTRE OPÉRATIONNELS !

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