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Prison de Vendin-le-Vieil : CGT – Entre Démagogie et Mensonges

On vous savait opposés au projet QLCO depuis le début, au point de signer des communiqués communs avec le Syndicat de la magistrature. Mais produire un tel torchon, véritable inventaire à la Prévert de contre-vérités, relève désormais de la caricature.

Le constat réel, après six mois d’ouverture, est pourtant limpide.

Aucun téléphone découvert en détention.

Aucun drone signalé à l’horizon.

Les ERIS sont très peu sollicitées en détention, du fait de l’augmentation des effectifs ELSP, permettant de disposer d’équipes capables de sécuriser efficacement l’intérieur comme l’extérieur de l’établissement. Les ERIS peuvent ainsi se recentrer sur leurs missions premières au sein de leurs bases respectives.

Nous sommes très loin d’un quelconque « carcere duro ». Faut-il rappeler qu’à Vendin, plusieurs mouvements collectifs de détenus ont eu lieu pour dénoncer leurs conditions de détention ? Un modèle visiblement jugé trop exigeant par votre secrétaire locale vendinoise, laquelle a multiplié les démarches, de concert avec son homologue UFAP, pour obtenir la restitution… des tondeuses aux détenus.

Concernant la sécurité extérieure, nous ne pouvons que saluer le professionnalisme et la réactivité des Forces de sécurité intérieure.

À chaque signalement effectué par les agents, une patrouille intervient systématiquement dans les minutes qui suivent.

S’agissant des contacts physiques entre détenus et familles, la doctrine est appliquée strictement : aucun contact, sauf pour les mineurs avec leurs ascendants directs. Là encore, votre méconnaissance du terrain est flagrante.

Un collectif de familles de détenus s’organise actuellement pour dénoncer les conditions des parloirs. Peut-être vous verra-t-on prochainement, chasuble sur le dos, devant l’établissement, comme en juin dernier lors de votre « pseudo-blocage » simultané, qui s’est soldé par un flop retentissant tant vos revendications étaient déconnectées de la réalité.

Affirmer que la sécurité des agents serait bradée pour quelques « piécettes » relève de l’indécence. 1 800 euros nets par an pour les agents affectés au QLCO : si vous considérez cela comme négligeable, allez l’expliquer aux collègues qui gèrent quotidiennement des coursives de plus de cent détenus, parfois avec des matelas au sol ; aux collègues qui risquent leur vie chaque jour dans les missions PREJ ou ERIS.

Une fois encore, la stratégie CGT consiste à entretenir un climat anxiogène, fondé sur la peur et la désinformation. Nous avions bien compris que la lutte contre le narcotrafic était loin de vos priorités.

Nous nous faisons un devoir de répondre à cette commande pour ne pas revivre un INCARVILLE BIS ! 

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PJJ : CEF de Châtillon-sur-Seine – Maintien en mono-unité – Une Victoire pour FO Justice PJJ Grand Centre !

Cher(e)s collègues,

Dans le cadre de la restructuration des services liée à la réforme des UJPE, FO Justice PJJ Grand-Centre souhaite vous informer que nous avons obtenu gain de cause. En effet, l’ex CEF et futur UJPE de Châtillon-sur-Seine fonctionnera en mono-unité et ne sera pas rattaché à une autre structure.

Cette décision constitue une victoire pour notre organisation syndicale.

Depuis le début des échanges relatifs à cette réforme, FO Justice PJJ s’est toujours clairement positionnée en faveur du maintien du CEF de Châtillon-sur-Seine en mono-unité.

Le Directeur de la PJJ a été sensible à l’alerte de notre organisation syndicale au sujet des conditions de travail et des risques routiers.

Nous avons insisté sur la nécessité de garantir une organisation de service cohérente et autonome avec un directeur de service et un CADEC sur site en permanence.

FO Justice Grand Centre considère que cette décision va dans le sens de la préservation des conditions de travail.

FO justice PJJ poursuivra ses efforts afin de garantir à l’ensemble du personnel du territoire un accompagnement de terrain dans le cadre de la réforme.

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Prison de Bois-d’Arcy : La Direction Joue à la Roulette Russe avec la Vie des Agents !

Le bureau local FO JUSTICE du CP Bois-d’Arcy dénonce une prise de risque inacceptable et une gestion de crise irresponsable.

UNE INTERVENTION SUICIDAIRE

La direction a franchi la ligne rouge, envoyant nos collègues au-devant d’un danger de mort potentiel avec un mépris total des protocoles de sécurité.

L’ordre est donné aux agents ELSP : intervenir en cellule face à une SUSPICION D’ARME À FEU. Deux détenus à l’intérieur.

Malgré les avertissements légitimes des agents qui dénonçaient une mission hors doctrine et suicidaire, le commandement a fait la sourde oreille. C’est un passage en force criminel.

DU PARE-LAME CONTRE DES BALLES ?

Trois agents ont dû pénétrer en cellule avec pour seule protection :

  • Des gilets PARE-LAMES.
  • Des boucliers PARE-COUPS.

FO JUSTICE INTERPELLE LE DONNEUR D’ORDRE

Depuis quand le Kevlar souple arrête-t-il les balles ? En cas de tir, nos collègues auraient été sacrifiés sur l’autel d’une gestion de crise amateur et aveugle.

Que ce serait-il passé si les détenus avaient effectivement été armés ?

UN AMATEURISME DANGEREUX

Le scénario frise le ridicule s’il n’était pas si grave : après avoir extrait les détenus et commencé les palpations de sécurité sous une tension extrême, l’ordre est brusquement stoppé pour attendre la brigade cynophile.

Où était la Cheffe d’Établissement ? Aux commandes, mais de loin. Trop loin pour sentir le souffle du danger que ses propres ordres faisaient peser sur les agents au contact.

NOS REVENDICATIONS SONT FERMES

L’ARRÊT IMMÉDIAT des missions “cow-boy” qui bafouent la doctrine de sécurité.

UNE EXPLICATION FRANCHE de la direction : pourquoi avoir exposé des agents à une suspicion d’arme à feu avec un équipement dérisoire ?

LA RECONNAISSANCE du traumatisme et des risques pris par les agents ELSP ce jour-là.

FO JUSTICE tient à le dire clairement : nos collègues n’ont pas vocation à recevoir des médailles à titre posthume pour compenser des décisions irréfléchies.

La Direction joue avec le feu !

Force Ouvrière ne la laissera pas brûler la vie de nos collègues !

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Prison d’Aix Luynes : Déclaration Liminaire du CSA du 09/02/2026

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA,

FO Justice du centre pénitentiaire d’Aix-Luynes ne pouvait ouvrir cette première instance de l’année sans avoir une pensée profonde et sincère pour nos collègues, grièvement blessés dans leur chair il y a tout juste un mois au sein de notre établissement.

Ces faits d’une extrême gravité illustrent, le niveau de violence préoccupant qui peut régner aujourd’hui au centre pénitentiaire d’Aix-Luynes. Ils ne constituent malheureusement que la partie visible d’une réalité quotidienne faite d’insultes, de menaces et de multiples formes d’agressions auxquelles les personnels sont confrontées.

La surpopulation chronique de l’établissement, aggravée par une pénurie dramatique d’effectifs dans l’ensemble des corps et grades, contraint les personnels à exercer leurs missions dans des conditions de travail indignes et dangereuses. Les agents sont aujourd’hui placés en situation de tension permanente, sans les moyens humains nécessaires pour assurer leurs missions dans des conditions acceptables de sécurité.

De nombreux services, qu’ils soient de surveillance ou administratifs, sont à bout de souffle. L’épuisement est généralisé, la surcharge de travail constante et la dégradation des conditions d’exercice atteint un niveau alarmant. Cette situation met gravement en péril la sécurité physique et psychologique des personnels, exposés quotidiennement à des risques croissants.

FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté l’irresponsabilité de l’administration, qui laisse perdurer des conditions de travail indignes, incompatibles avec les exigences d’un service public régalien. Malgré ce contexte délétère et ces manquements graves, les agents continuent, par sens du devoir et professionnalisme, à faire fonctionner l’établissement au prix de leur santé et de leur sécurité.

Cette situation est intolérable. Elle met directement en danger les personnels, fragilise gravement le fonctionnement de l’établissement et fait peser un risque majeur sur la sécurité collective.

À l’ordre du jour de cette instance figure l’examen du Plan local de formation 2026.

FO Justice souhaite saluer le travail réalisé par le pôle formation. Dans un contexte de restrictions budgétaires toujours plus contraignantes au sein de notre administration imposant notamment de consacrer près d’un tiers des moyens disponibles aux seules obligations liées à la formation au tir ce pôle parvient néanmoins à maintenir un plan de formation particulièrement complet, structuré et étoffé. Cet engagement constant mérite d’être pleinement reconnu.

FO Justice ne peut passer sous silence le manque d’engagement de notre ministère, qui refuse d’allouer des moyens supplémentaires permettant de renforcer la cohésion des équipes et d’organiser des temps de rencontre entre agents dans un cadre différent. Ces moments sont essentiels pour créer du lien, renforcer l’esprit collectif et construire un front uni et solidaire au sein de notre établissement, où les personnels exercent quotidiennement leurs missions dans des conditions toujours plus exigeantes, exposées et pesantes.

Pour conclure à l’aube du projet d’implantation d’un QLCO, il est désormais indispensable que l’administration s’engage par des réponses claires, rapides et durables. La sécurité des agents, le respect de leurs conditions de travail et la reconnaissance de leur engagement ne peuvent plus rester au stade des intentions. Le temps des discours est révolu : nous attendons désormais des actes concrets !!

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Prison de Saint-Pierre : Communiqué de Soutien – L’impensable et L’inacceptable !

Dans la nuit du 08 février 2026, un nouveau cap a été franchi dans la violence à l’encontre d’un personnel de la MA de Saint-Pierre

Le domicile familial de notre collègue a été pris pour cible : le compteur électrique extérieur a été incendié et des graffitis ont été apposés sur le mur de clôture, visant clairement sa fonction professionnelle.

Ces faits sont d’une extrême gravité et constituent une attaque directe contre un agent du service public, en raison de l’exercice de ses missions.

FO-JUSTICE dénonce avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables et accompagnera, pleinement notre collègue dans l’ensemble de ses démarches administratives et judiciaires.

FO-JUSTICE exige la mise en œuvre immédiate de la protection statutaire, le lien entre ces actes et l’exercice professionnel ne faisant aucun doute.

FO-JUSTICE apporte tout son soutien à notre collègue ainsi qu’à sa famille, profondément choqués par ces méthodes d’intimidations intolérables.

FO-JUSTICE restera particulièrement vigilant quant au suivi de ce dossier et à la réponse qui sera apportée par les services judiciaires, à la hauteur de la gravité des faits.

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PT : Réforme de la Filière Technique – Où en est-on vraiment ?

À la suite du LIVE diffusé par notre organisation syndicale pour présenter les grandes lignes de la réforme, FO Justice souhaite vous faire un point de situation clair, précis et sans détour.

Dans un contexte inédit de restrictions budgétaires, sans revalorisation générale, sans augmentation du point d’indice et sans avancées statutaires dans le reste de la fonction publique, il est indispensable de mesurer objectivement ce qui a été obtenu.

Si chacun ne bénéficie pas de la réforme de la même manière, cela ne remet en rien le caractère collectif de cette avancée. Rappelons-le : elle a été arrachée dans un rapport de force défavorable.

Rien n’a été donné, tout ce que notre organisation syndicale a obtenu, c’est grâce à VOUS et à la FORCE DU COLLECTIF !

FO Justice continuera donc de porter des revendications visant l’adoption de mesures favorables, à la fois indemnitaires et statutaires, au bénéfice de la filière technique désormais ministérielle.

S’agissant des travaux relatifs au reclassement des personnels techniques de la DAP dans le corps des personnels techniques du ministère de la Justice, ceux-ci sont annoncés pour mars ou avril, avec un effet rétroactif. Ils débuteront donc à l’issue de la création (en cours) des nouveaux grades dans le logiciel HARMONIE.

À ce stade, les critères de priorisation de C en B n’ont toujours pas été communiqués. Face au rejet de notre proposition initiale à savoir, le reclassement en une seule fois des Adjoints techniques DAP en B ministériel, FO Justice a d’ores et déjà défini ses propres critères, dans l’attente des arbitrages officiels. FO Justice exige transparence et équité !

L’Administration doit se baser sur l’ancienneté et les départs imminents à la retraite !

FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les intérêts des personnels techniques du ministère de la Justice.

Dans une démarche constante d’accompagnement, FO Justice met en place une foire aux questions dédiée à la réforme afin de répondre aux interrogations qui subsistent.

Cette FAQ sera enrichie et actualisée en fonction des nouvelles informations communiquées.

Unis, nous sommes incontournables. Ne lâchons rien !

► QUESTIONS GÉNÉRALES :

En quoi consiste la réforme de la filière technique ?

Il s’agit de la création d’une filière technique unique au ministère de la Justice visant à harmoniser les carrières, les missions et les règles d’avancement.

La réforme entre en vigueur à compter du 01/01/2026 et supprime, dès lors, les anciens statuts des directeurs techniques et techniciens de l’administration pénitentiaire. L’extinction du corps des adjoints techniques DAP prévue d’ici 2029, s’inscrit également dans la dynamique de refonte intégrale de la filière technique.

Comment va-t-elle se décliner ?

À compter du 1er janvier 2026, le Décret n° 2025-1327 du 24 décembre 2025 entre en vigueur et crée un nouveau statut unifié de la filière technique du ministère de la Justice, comprenant trois corps :

  • Adjoints techniques du ministère de la Justice désormais corps de référence relevant de la catégorie C.
  • Techniciens du ministère de la Justice (catégorie B)
  • Ingénieurs du ministère de la Justice (catégorie A)

Quel est l’impact réel pour les personnels techniques ?

  • Aucun agent n’est pénalisé, puisqu’il n’y aura aucune perte de grade, d’échelon ou de rémunération.
  • L’ancienneté est conservée (totalement ou partiellement selon les situations, toujours de manière encadrée).
  • Les services accomplis dans les anciens corps sont intégralement reconnus.
  • Il y aura une meilleure lisibilité des carrières avec des parcours professionnels plus cohérents entre les catégories C, B et A.

Concrètement, que deviennent les Adjoints Techniques, Techniciens et Directeurs Techniques de l’administration pénitentiaire ?

  • Les Adjoints Techniques DAP vont coexister avec les Adjoints techniques du ministère de la Justice (Hors DAP) le temps nécessaire à la mise en œuvre des promotions pour l’ensemble de la catégorie C DAP, appelés à être requalifiés dans le grade de technicien de 2 classe du Ministère.
  • Ce processus devrait s’achever dans un délai maximal estimé à quatre ans.
  • Les Techniciens DAP sont intégrés automatiquement au 1er janvier 2026 dans le corps des techniciens du ministère de la Justice composé désormais de trois grades (2ème Classe, 1ère Classe et Cl. Exceptionnelle).
  • Les Directeurs Techniques sont intégrés automatiquement au 1er janvier 2026 dans le corps des ingénieurs du ministère de la Justice, composé également de 3 grades.

Qu’est-ce qui change pour les Adjoints techniques « HORS DAP » ?

Les adjoints techniques « HORS DAP » deviennent le corps de référence de l’ensemble de la filière technique ministérielle en catégorie C.

La réforme, applicable à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, élargit significativement leurs perspectives de carrière en leur ouvrant des voies d’accès vers les catégories B et A, par le biais de concours, d’examens professionnels et de listes d’aptitude pérennes. Cette évolution met fin à une situation de blocage professionnel qui limitait jusqu’alors leur progression.

Les Adjoints Techniques HORS DAP exerceront désormais leurs missions dans un cadre statutaire commun, quel que soit leur lieu d’affectation.

Depuis le 1er janvier 2026, quelle est la situation des adjoints techniques DAP

► Pour rappel, avant la réforme, il existait deux corps distincts :

Adjoints techniques du ministère de la Justice (corps communs)

Adjoints techniques de l’administration pénitentiaire (DAP)

Le corps des adjoints techniques DAP disposait de grilles spécifiques, de voies de promotion internes vers les

techniciens AP, d’une logique pénitentiaire distincte.

Désormais, ce corps est placé en extinction, mais les agents encore en poste conserveront leur grade et

leurs droits durant les prochaines années, dans l’attente d’un reclassement dans la catégorie B

Ministérielle.

En clair :

  • Les AT DAP sont maintenus dans leurs droits durant la période transitoire où des reclassements dans la catégorie B ministérielle seront opérés de manière progressive
  • Des dispositifs spécifiques leur permettant également d’accéder précocement au corps des techniciens du ministère de la Justice (nouvelle filière technique) seront mis en place de manière à accélérer leur convergence vers le corps commun du ministère de la Justice
  • Aucun adjoint technique AP n’est bloqué ni oublié. La réforme ouvre au contraire des opportunités inédites.

Quelle est la plus-value de cette réforme pour les techniciens et directeurs techniques ?

À compter du 1ᵉʳ janvier, les techniciens actuellement classés aux grades 2 et 1ʳᵉ classe bénéficieront d’un reclassement automatique vers les grades supérieurs.

  • Ceux appartenant au grade de 2 classe accéderont au grade de technicien de 1ʳᵉ classe, tandis que ceux de 1ʳᵉ classe seront promus à la classe exceptionnelle.

Une fois reclassés, les Techniciens bénéficieront, à l’instar des adjoints techniques, de modalités simplifiées pour accéder au corps de catégorie supérieure par l’examen professionnel, avec une diminution du nombre d’années de service exigées.

Par ailleurs, les Directeurs Techniques seront, dès le 1ᵉʳ janvier 2026, intégrés dans le corps des ingénieurs du ministère de la Justice aux grades de 2 classe, 1ʳᵉ classe et classe exceptionnelle.

Afin de favoriser une évolution professionnelle plus rapide, l’intégration des DT dans le corps des ingénieurs s’accompagnera de grilles indiciaires plus favorables, se traduisant par une réduction de la durée d’avancement dans certains échelons.

Toujours dans une logique de valorisation de la filière technique, le GRAF (grade à accès fonctionnel) pour les ingénieurs marque enfin une reconnaissance des fonctions essentielles au bon fonctionnement du service public, jusque-là sous-estimées et reléguées au second plan.

La réforme permet désormais de valoriser des postes à fortes responsabilités, longtemps ignorés dans la pyramide des cadres. La liste des fonctions ouvrant droit au GRAF est en cours d’élaboration.

Les Agents Non Titulaires sont-ils concernés par cette réforme ?

Les ANT techniques ne sont pas concernés par cette création et par les effets qu’elle induit. Pour le moment, aucune autre disposition n’est prévue.

Le calendrier de gestion 2026 est-il désormais consultable ?

NON. Ce calendrier sera géré par le Secrétariat Général mais il est beaucoup trop tôt pour fixer celui-ci qui nécessite préalablement la fin des opérations de reclassement. Par conséquent, les procédures de mobilité et les concours demeurent en attente jusqu’à la mise en œuvre du reclassement.

Les missions évoluent-elles ?

NON. Elles sont simplement clarifiées sans remise en cause du travail réel effectué.

Spécialités retenues :

  • Maintenance et gestion immobilières,
  • Suivi et Gestion des marchés publics,
  • Informatique et numérique,
  • Restauration collective,
  • Logistique et services intérieurs,
  • Hygiène et sécurité,
  • Formation professionnelle et encadrement du travail des personnes placées sous main de justice.

Est-ce que cette réforme supprime des postes ou des emplois ?

NON. Aucun emploi n’est supprimé. Il s’agit d’une réforme statutaire qui modifie les corps et carrières, pas les effectifs.

Vais-je perdre mon statut ou mon grade au sein de ma direction ?

NON. Bien que les personnels techniques soient désormais rattachés aux corps communs ministériels, aucun agent ne perd ni son grade ni sa qualité de fonctionnaire dans le cadre de la réforme.

En l’absence de demande de détachement ou de mobilité, les personnels concernés sont, soit maintenus dans leur situation actuelle, soit intégrés dans un nouveau corps, toujours au sein du ministère de la Justice.

Vais-je conserver mon ancienneté ?

OUI. Dans la très grande majorité des cas !

Quelques situations, très ciblées, entraînent une absence de reprise (totale) d’ancienneté, mais aucune baisse de rémunération n’est constatée.

Et sur le plan indemnitaire

Des revalorisations seront mises en œuvre dans le courant du 1er semestre 2026 pour les personnels techniques de l’administration pénitentiaire intégrant la filière technique ministérielle. Ils vont bénéficier d’une revalorisation indemnitaire forfaitaire, permettant a minima d’atteindre les nouveaux socles indemnitaires :

Pour les Adjoints Techniques AP (placé en extinction depuis le 01/01/2026) : revalorisation annuelle de l’IFSE de 950 € brut ;

Pour les Techniciens : revalorisations annuelles de 1 200 € brut pour les techniciens 1ère cl et 1 400 € brut pour les techniciens de classe exceptionnelle ;

Pour les Ingénieurs : revalorisations annuelles de : 1 500 € brut pour les ingénieurs de 2ème classe, 1 900 € pour les ingénieurs de 1ère classe, 2 300 € brut pour les ingénieurs de classe exceptionnelle.

Ces revalorisations seront mises en œuvre de manière rétroactive.

► QUESTIONS MESURES TRANSITOIRES :

Dois-je faire une demande pour être reclassé ?

NON. Le reclassement des techniciens et des directeurs techniques de la DAP vers les nouveaux corps ministériels, ainsi que l’intégration des AT DAP dans la catégorie B ministérielle, s’effectuent automatiquement, sans qu’aucune démarche individuelle ne soit requise.

Pourquoi des mesures transitoires et quels sont les avantages concrets de ces mesures ?

Parce que la réforme fusionne des corps historiquement cloisonnés.

Le décret prévoit des dérogations temporaires aux règles normales avec des volumes garantis de promotions et des conditions d’éligibilité abaissées. Ces dispositions transitoires sont prévues pour favoriser les carrières existantes et accompagner la réforme sans rupture durant toute la période de sa mise en place.

Dès 2030, ces facilités disparaîtront donc il s’agit clairement d’une fenêtre d’opportunité qu’il faut saisir rapidement.

Comment accéder au grade supérieur ?

Par des passerelles facilitées entre adjoints techniques MJ→ techniciens MJ→ ingénieurs MJ.

S’agissant des Adjoints Techniques des SJ et PJJ, il s’agit d’une ouverture inédite de la catégorie B pour ces agents :

Les techniciens, quant à eux, bénéficieront d’un accès facilité au corps des ingénieurs durant une période de 5 ans, à compter du 1er janvier 2026. Les conditions d’éligibilité à l’examen professionnel sont réduites :

3 ans de services dans un corps de catégorie B contre 6 ans exigés en mode pérenne.

L’administration s’engage à permettre en deux ans maximum, l’avancement au 3ème grade de technicien :

Des techniciens de 2ème classe au 10ème échelon reclassés sans gain indiciaire dans le 12ème échelon de technicien de 1ère classe MJ.

Les ingénieurs du ministère bénéficieront également de facilités pour l’avancement de grade :

L’ancienneté requise sera réduite de 1 an pour l’accès au deuxième grade et 1½ pour l’accès au 3ème grade.

Des réductions de la durée dans le 1er grade et 2ème grade ont été obtenue.

1er grade de 27 ans à 22 ans

– 2ème grade de 22,5 ans à 21 ans.

FO Justice, depuis le début à vos côtés et toujours présent pour mener ensemble toutes les luttes à venir !!!

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Prison d’Arras : La Folie Sanglante est de Retour à la Maison d’Arrêt d’Arras !

Ce Vendredi soir du 06 Février 2026, les agents de la maison d’Arrêt ont encore été témoins d’une scène digne d’un film d’horreur !! Par un détenu bien connu de chez nous ! Une fois de plus !

Les agents découvrent sur la coursive du quartier arrivant : un ruisseau de sang qui s’écoule depuis sa cellule !

Cette fois-bin ce fou s’est mis à tout casser dans sa cellule et à s’ouvrir le cuir chevelu ! Il a projeté son sang partout : sur les murs, le sol, bref l’intégralité de sa cellule !

Il trouva aussi la ressource de barricader l’entrée de sa cellule à l’aide du frigo et de l’armoire et à se mettre à taper partout ! Dans cette folie virulente les agents ont dû intervenir équiper en tenue de protection pour mettre un terme à l’incident, dans une cellule maculée de sang !

Ce fou d’horreur a également proféré des menaces de mort à l’encontre de l’officier d’astreinte en lui hurlant dessus qu’il allait lui envoyer des gars afin de lui mettre deux balles dans la tête !

Le protagoniste a été ensuite extrait hôpital et s’en est suivi 6 heures de surveillance accrue par nos 3 collègues en attendant la prise en charge psychiatrique et la relève des forces de l’ordre

Le bureau Fo Justice Arras rappelle qu’en date du 21 décembre 2025 ce même individu s’était fracassé une assiette sur son propre visage et y avait étaler tout son sang ressemblant à l’affiche du film : « CARRIE », SOUVENEZ-VOUS !

Le bureau FO Justice Arras déplore le fait que cet incident aurait pu être évité ! On avait déjà alerté la direction au sujet de ce genre de profil inadapté sur notre structure ! (réf : communiqué du 22/12/2025).

Vous nous avez laissé pourrir ce cadeau de noël alors qu’on vous avait demandé de le reprendre !

On souligne une fois de plus que le Quartier Arrivant ne doit pas être UNE UNITE PSYCHIATRIQUE !

FO Justice Arras dit STOP ! STOP ! ET ENCORE STOP !

Le personnel Arrageois en a ras le bol de ne pas être écouté et d’y voir sa sécurité mise à mal !

Le syndicat FO Justice Arras remercie les agents pour leur professionnalisme et leur sang froid !

Nous remercions également l’officier d’astreinte qui a dû rester tard dans la nuit pour renforcer l’équipe de nuit !

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Prison d’Agen : Agression !

Ce vendredi 06 février 2026, vers 17h20, alors qu’il effectue la distribution du repas au quartier disciplinaire, le brigadier-chef « encadrement » a été victime d’une agression sauvage commis par un détenu psychologiquement instable.

En effet, cet énergumène a tenté de sortir de sa cellule de force (croyant dans sa lubie être libérable) pendant la distribution du repas et suite au refus du gradé, il lui a porté :

Un violent coup de pied au bassin et lui a craché au visage !!

Malgré cette odieuse agression, les collègues ont fait preuve d’un grand professionnalisme, parvenant à réintégrer ce fou-furieux dans sa cellule, en évitant ainsi que la situation devienne encore plus critique car il a aussi tenté de mordre un second agent.

Jusqu’à quand devrons-nous travailler dans ces conditions ?

  • Notre établissement n’est pas un hôpital psychiatrique et nos cellules ne sont pas des chambres d’hospitalisation.
  • Ce genre d’individu doit être orienté vers l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA).

FO JUSTICE AGEN apporte tout son soutien à ses collègues lâchement agressés.

FO JUSTICE AGEN exige de la direction des sanctions sévères à l’encontre de ce détenu et qu’une fois sa peine au quartier disciplinaire effectuée, il soit transféré.

AGRESSION = Q.D = TRANSFERT

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Prison de Saint-Brieuc : Situation RH Dramatique !

Le syndicat Force Ouvrière tire la sonnette d’alarme quant à la situation de la maison d’arrêt de St Brieuc.

Qu’il parait loin le temps ou notre établissement pouvoir s’enorgueillir d’avoir un planning et une ressource en agents à la hauteur des missions confiées.

Actuellement ce n’est pas moins de 16 personnels manquant sur 40 !

Des postes fixes rappelés le week-end, des CA qui sautent pour pallier aux besoins, des nuits à 3 au lieu de 4, la liste est longue !

Sans compter l’aspect sécuritaire qui devient défaillant, ce sont des conditions de travail déplorables et un rythme harassant qui épuisent les organismes.

Que dire de la volonté de créer les ELSP pris sur la bête de 3 agents ?

Force Ouvrière demande expressément l’arrivée de renfort via des mises à dispositions dans l’attente d’ouvrir des postes à la mobilité.

La situation est dramatique et le bout du tunnel est encore loin avec des départs en retraite à venir courant 2026.

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Prison de Béziers : Deux Nuits, Deux Incendies Volontaires – Les Personnels une Nouvelle Fois en Première Ligne

FO Justice CP Béziers tient à alerter sur une situation extrêmement préoccupante survenue au Centre Pénitentiaire de Béziers.

En l’espace de deux nuits consécutives, les personnels ont été confrontés à deux incendies volontaires déclenchés par des personnes détenues, nécessitant des interventions rapides et à haut risque.

Nuit de vendredi à samedi : Incendie au CD2

Dans la nuit de vendredi à samedi, un détenu du CD2 a volontairement incendié sa cellule. L’intervention rapide des agents a permis de maîtriser la situation et de procéder à une mise en prévention. Lors de cette prise en charge, alors que le détenu était menotté, celui-ci a adopté un comportement violent, tentant de s’en prendre aux personnels.

Un agent a été projeté au sol à la suite d’un geste brusque du détenu, entraînant une chute impliquant le détenu et un autre collègue.

Une situation extrêmement dangereuse, survenue lors d’une intervention déjà à haut risque, démontrant une nouvelle fois la violence à laquelle sont exposés les personnels.

Nuit suivante : Nouvel incendie au CD1

La nuit suivante, un nouvel incendie s’est déclaré au 2 étage du CD1. Là encore, l’intervention des agents a été immédiate afin de sécuriser les lieux, protéger les personnes et éviter une propagation aux conséquences potentiellement dramatiques. Une mise en prévention a également été nécessaire.

DEUX NUITS, DEUX INCENDIES : UNE ALERTE MAJEURE

Ces événements, survenus à seulement quelques heures d’intervalle, illustrent :

la montée des tensions en détention,

la dangerosité de certains comportements,

et la pression permanente qui pèse sur les personnels, notamment en service de nuit.

Les agents interviennent dans des conditions toujours plus difficiles, avec des risques importants pour leur intégrité physique.

FO JUSTICE SALUE LE PROFESSIONNALISME DES PERSONNELS

FO Justice CP Béziers tient à féliciter l’ensemble des personnels qui sont intervenus, ainsi que les équipes de nuit plus globalement, pour leur réactivité, et leur professionnalisme. Sans cela, les conséquences de ces incendies auraient pu être bien plus graves, tant pour les agents que pour l’établissement.

SOUTIEN TOTAL ET EXIGENCES CLAIRES

FO Justice CP Béziers apporte tout son soutien aux collègues impliqués dans ces interventions éprouvantes.

FO Justice rappelle une nouvelle fois que :

la sécurité des personnels doit être une priorité absolue,

les actes graves comme les incendies volontaires doivent faire l’objet de réponses fermes,

et que les agents ne peuvent continuer à être exposés à de tels risques sans moyens adaptés et sans reconnaissance.

Deux nuits, deux incendies.

Les personnels tiennent, mais jusqu’à quand ?

FO Justice CP Béziers restera pleinement mobilisée aux côtés des collègues

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