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Comité Social d’Administration – PJJ du 22 octobre 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Président,

L’actualité sociale de notre pays est marquée par une période particulièrement inflammable. Ce qui était au début une mobilisation lycéenne et étudiante prend une tournure protéiforme, portée par une conjonction de mécontentements qui conduit à une situation extrêmement complexe. Les violences et les dégradations envers les personnes et les biens explosent et font passer au second plan les revendications légitimes de la jeunesse.

Cette escalade a des répercussions significatives dans la mesure où la multiplication des interpellations continue d’emboliser les services de la PJJ et de fragiliser grandement les organisations de travail déjà sous tension.

Nous sommes extrêmement inquiets quant à l’évolution de ces mouvements sociaux, et de l’impact à terme pour les personnels de la PJJ.

A titre d’illustration, le SEAT de Bobigny a fait face à une surcharge d’activité critique avec 21 mineurs déférés pris en charge par seulement 3 éducateurs. Si la solidarité de l’équipe a permis de tenir la permanence, notre organisation syndicale dénonce le fonctionnement en mode dégradé et les conditions de détention des mineurs. L’administration doit prendre conscience du manque de moyens humains, matériels, de l’absence d’espaces d’entretien garantissant la confidentialité, des problèmes de communication au sein des tribunaux s’ajoutant au niveau élevé d’insalubrité des cellules.

Toujours au Seat de Bobigny, les agents ont été contraints de travailler avec un parquet qui a refusé de les recevoir et d’entendre la parole de la PJJ sur les situations éducatives. L’expertise pourtant indispensable a été méprisée. De plus, face au non-respect de nombreux délais de déferrement, les agents du SEAT s’est vu réduit à un rôle d’exécutant pour raccompagner les mineurs vers la sortie. Tout ceci est inadmissible et met en exergue l’incapacité pour la direction de la PJJ à défendre nos missions notamment auprès des juridictions. Cette illustration rappelle l’absolue nécessité de réaffirmer avec fermeté la place des professionnels de la PJJ dans le circuit judiciaire. L’évaluation et l’expertise éducatives sont indispensables à la prise en charge des mineurs déférés, et ne peuvent constituer une simple formalité administrative.

Notre organisation syndicale réclame donc des mesures d’urgence à la hauteur des enjeux et attend de connaître les dispositions envisagées par l’administration pour soutenir les agents notamment face aux juridictions.

Monsieur le Président,

Nous souhaiterions profiter de cette instance pour obtenir des éléments de clarification au sujet de l’attribution de la NBI. Alors qu’une mise en paiement était prévue pour le mois de novembre, nous avons appris que les échanges étaient au point mort.

Pour notre organisation syndicale, il est totalement hors de question de laisser passer et de perdre une enveloppe budgétaire de 2,5 millions d’euros destinée à la mise en paiement de la NBI pour plus de 1 500 agents supplémentaires. Notre organisation syndicale a alerté directement le Premier ministre le vendredi 12 octobre 2026 afin de demander le déblocage immédiat des fonds. Qu’en est-il du traitement du dossier, car l’attente des agents sur le terrain est immense ?

De la même manière, la cartographie des services éligibles à la NBI Ville est vivement attendue. Dans l’hypothèse où les fonds seraient débloqués, nous réclamons la mise à disposition dans les meilleurs délais de la nouvelle cartographie des services éligibles à la NBI Ville.

Monsieur le Président,

Nous tenons également à vous alerter au sujet de la déclinaison des UJPE.

Sur le plan RH, de nombreux services ne disposent pas des ETP requis pour fonctionner de manière optimale.

Les renforts RH sont très compliqués à obtenir, nous constatons dans certains territoires, le retour aux contrats courts de deux mois avec des contractuels en grande difficulté. Sur le plan bâtimentaire, les dispositions prises pour faciliter le déploiement des travaux produisent l’effet inverse.

Le passage en revue des hébergements a conduit à la fermeture de nombreux services notamment en Île-de-France. De plus, au-delà des retards en matière de réalisation des PPU, les structures anciennement UEHC ou CEF perpétuent des pratiques anciennes et peinent à opérer leur mutation culturelle et professionnelle.

En attestent les questions épineuses du doublement des nuits ou de l’utilisation des téléphones portables. Il faudra donc beaucoup de temps et de moyens RH pour rendre ce nouveau dispositif opérationnel.

En tout état de cause, la transformation en UJPE a le mérite incontestable de mettre en lumière la grande fragilité du dispositif de placement à la PJJ et la nécessité de le renforcer.

Monsieur le Président,

Parmi les points prévus à l’ordre du jour figure le projet de cahier des charges en milieu ouvert.

Notre organisation syndicale a relevé un certain nombre de points qui, le cas échéant, devront faire l’objet d’amendements. En effet, le document formalise un ensemble d’obligations particulièrement denses et rigides. Cependant aucune norme de moyens ni aucun ratio d’encadrement n’sont associés à ces exigences. De plus, le périmètre civil est déconnecté du terrain. L’activité réelle et la complexité des situations rencontrées au quotidien ne sont pas prises en compte.

En définitive, le cahier des charges fixe une obligation de résultat sans garantie de moyens.

S’agissant du projet de décret relatif à PARCOURS, FO Justice PJJ tient à faire part de ses réserves.

Cet applicatif loin d’être satisfaisant ni même consolidé va s’ouvrir à un grand nombre d’agents. Nous l’avions déjà évoqué à plusieurs reprises, de lourdes problématiques subsistent, qu’il s’agisse de difficultés de saisine ou du manque criant de formation. De plus, l’outil de suivi ne mesure ni ne valorise les dimensions qui pèsent sur la charge de travail et la sécurité des professionnels.

Enfin, le projet de décret qui nous est soumis pose question au regard du droit. Nous ne manquerons pas de revenir en détail sur ce point.

Pour conclure, nous tenons à rappeler notre position sur le point relatif à l’introduction de l’IA.

Nous ne sommes nullement opposés à l’évolution technologique ou à l’utilisation d’outils de retranscription modernes. Cependant notre soutien à ces applicatifs repose sur des conditions strictes de vigilance, de transparence et de maîtrise humaine. Cela doit rester une aide facultative et ne doit pas être imposé de manière unilatérale. Pour rappel également, tout enregistrement a un impact sur la parole, la spontanéité et la posture des interlocuteurs lors d’un entretien. Cet élément doit être pris en compte avant d’envisager l’utilisation de l’outil. Enfin la protection absolue des données doit être garantie et l’administration doit veiller à l’interdiction des usages secondaires.

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Guadeloupe : Liste mobilité des surveillants, brigadiers-chefs expertises et majors expertises

Monsieur le Directeur Interrégional,

Encore une fois, les personnels de surveillance du CP de Baie-Mahault, se rendent compte que les priorités en matière de mobilités des personnels ne concernent pas notre établissement.

Cette liste de postes à pourvoir parue aujourd’hui prouve aussi que nos nombreux écrits en la matière, tous les syndicats confondus, n’ont jamais été entendus ni pris en compte. Cela est purement et simplement un acharnement volontaire sur les pauvres agents de Baie-Mahault qui tiennent le coup mais en mettant à mal leur santé, en s’éloignant de plus en plus de leur famille, etc… Les agents de Baie-Mahault n’ont plus de vie familiale ni sociale, ils sont tellement usés de retour chez eux. Comme on dit dans l’Hexagone « boulot, métro, dodo » et rien d’autre à part s’user au travail pour une administration qui n’en a cure de leurs difficultés professionnelles.

  • Combien de temps allons-nous dénoncer que l’Organigramme de référence du CP n’est plus en adéquation avec les réalités du terrain et qu’il doit être remanié ?
  • Combien de temps allons-nous réclamer les 16 postes vacants sur l’établissement ? Et à cela s’ajoutent les départs à la retraite en cours et à venir !
  • Combien de temps allons-nous crier que, à l’instar de l’Hexagone, nous n’avons ni élèves ni stagiaires pour renforcer l’effectif ?
  • Combien de fois faudra-t-il dire que l’effectif du CP est un personnel vieillissant, avec une moyenne d’âge bien supérieure à 50 ans ?
  • Combien de temps devrons-nous dire que les conditions de vie et de travail sont déplorables sur le CP ?
  • Pratiquement quatre longues années que les personnels de surveillance de Baie-Mahault tirent la langue pour assurer la continuité du service publique sans aucune reconnaissance.

Monsieur le Directeur Interrégional, FO Justice Guadeloupe vous fait part de sa très grande déception, voire sa colère, une colère partagée par les personnels. À ce stade, nous ne voulons plus entendre de discours politiciens, ni de discours de compassion. Nous constatons simplement une volonté de ne rien faire pour les personnels de Baie-Mahault ; un constat rempli de déceptions et de démotivations à la lecture de cette publication des postes offerts.

Monsieur le Directeur Interrégional, croyez-vous sincèrement que la prison de Baie-Mahault fonctionne normalement ? Ce que notre Organisation Syndicale dénonce depuis longtemps et que la direction locale vous cache probablement, c’est que les rappels sur repos sont systématiques, les services Matin/Soir sont devenus la norme, que certains agents doublent (voire triplent) les nuits au boulot, que les repos n’existent pratiquement plus… Voilà les raisons pour laquelle cet établissement continue d’avoir un semblant de bon fonctionnement ! Parce que les agents sont sacrifiés et sont usés au travail !

  • Qui s’intéresse à la surcharge de travail des agents du CP de Baie-Mahault ?
  • Qui s’intéresse à l’usure professionnelle chez les agents du CP de Baie-Mahault ?
  • Qui s’intéresse aux risques psychosociaux chez les agents du CP de Baie-Mahault ?

PERSONNE Á PART NOUS-MÊMES !

LES PERSONNELS SONT LIVRÉS Á EUX-MÊMES, ET SONT OFFERTS SUR L’AUTEL DES SACRIFICES DE L’ADMINISTRATION PAR LEURS PROPRES DIRIGEANTS !

POURQUOI ? JUSTE PARCE QU’ILS SAVENT BOSSER ! MAIS C’EST TERMINÉ !

Alors oui, Monsieur le Directeur Interrégional, pour FO Justice Guadeloupe, et nous le martelons haut et fort, c’est une grande injustice de plus pour les personnels du CP de Baie-Mahault. Nous refusons catégoriquement ce sacrifice imposé aux personnels, ils en ont assez fait, assez donné, parfois au péril de leur santé.

ZOT PARÉ POU TCHOUYÉ ON CHOUVAL Á LANTRENMAN !

Cette situation ubuesque donnera à coup sûr un coup de froid au dialogue social. D’ores et déjà, FO Justice Guadeloupe demande aux agents de ne pas être « plus royaliste que le roi », car la coupe est déjà pleine, et si elle déborde le CP sera sans dessus dessous.

FO justice Guadeloupe exige :

  • La révision rapide de l’organigramme de référence du CP de Baie-Mahault
  • La révision de la liste des postes offerts à la CAP de mobilité du 2nd semestre 2026
  • Le comblement rapide des postes vacants
  • Des effectifs adaptés pour une couverture réelle des postes
  • L’anticipation des prochains départs à la retraite
  • Une écoute réelle et des engagements concrets de la part de l’administration.

Les personnels ne peuvent plus assurer leur mission régalienne faute d’un effectif CONVENABLE et SÉRIEUX. On leur demande TOUJOURS PLUS avec PEU de moyens.

NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES ET PLUS QUE LÉGITIMES !

LA SITUATION RH N’EST PLUS TENABLE !

POUR LE BIEN DES PERSONNELS, NOUS NE LÂCHERONS RIEN !

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CPIP Paris : Parole donnée, parole bafouée. La prime QLCO passe à la trappe pour les agents du CPSF !

Le Ministère du Budget et la Direction Générale de l’Administration pénitentiaire s’assoient-ils sur les engagements écrits du garde des Sceaux ?

Alors que l’ouverture du Quartier de Lutte Contre la Criminalité Organisée (QLCO) au Centre Pénitentiaire Sud Francilien (CPSF) impose des contraintes de sécurité, de charge mentale et d’organisation inédites, alors que l’IGAP n’a pas tari d’éloges à l’égard du SPIP 77 concernant l’organisation mise en place, l’Administration Pénitentiaire choisit une nouvelle fois le mépris pour récompenser ses personnels.

UNE ARITHMÉTIQUE DE LA HONTE : 7 AGENTS SUR LE TERRAIN, 2 PRIMES ET DEMIE DISTRIBUÉES !

L’arbitrage qui vient de tomber, s’appuyant sur une note de la DGAP (SDRHRS) est à la fois inique, absurde et insultant pour le travail des personnels du SPIP :

« Les agents affectés ou exerçant au sein d’un autre établissement comprenant un QLCO, ne sont éligibles au versement de la prime que sous réserve de leur intervention auprès des personnes détenues… ».

Ainsi, notre administration estime que seuls les 2 Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) affectés à temps plein au QLCO percevront la prime alors qu’à Vendin et Condé-sur-Sarthe tous les personnels du SPIP affectés au QLCO bénéficient de ladite prime.

Le comble étant que le 3e CPIP appelé en renfort indispensable pour pallier l’absence des référents, verra sa prime calculée « au prorata de son temps d’intervention sur le bâtiment » ! Même régime pour les personnels de direction ainsi que les personnels administratifs. Doit-on déclencher un chronomètre à chaque passage de grille ? Quid des 7 agents au total qui interviendront régulièrement pour faire tourner la structure ?

L’adjointe au DSPIP de Seine-et-Marne, la cheffe d’antenne en charge du QLCO, les 2 adjoints administratifs, qui, rappelons-le, sont affectés à Réau, interviennent en première ligne vis-à-vis des familles et des avocats en gérant les moyens de communication, adresse structurelle anonymisée et ligne téléphonique spécifiquement dédiées aux détenus du QLCO.

UN RENIEMENT PUR ET SIMPLE DES ENGAGEMENTS MINISTÉRIELS !

Est-il nécessaire de rafraîchir la mémoire de nos décideurs ?

Par courrier en date du 25 août 2025 adressé à notre Secrétaire Général, le Ministre de la Justice avait pris un engagement écrit et explicite garantissant la reconnaissance financière du travail spécifique lié à ces structures ultra-sécurisées.

Aujourd’hui et après l’ouverture des 2 premiers QLCO, le terrain découvre la réalité de ces promesses : de beaux discours dans les ministères et une mesquinerie budgétaire intolérable dans les SPIP concernés !

NOS EXIGENCES SONT CLAIRES ET NON NÉGOCIABLES :

  • L’octroi IMMÉDIAT et INTÉGRAL de la prime QLCO (166 € bruts mensuels) à TOUS les agents (CPIP, DPIP et personnels administratifs) sur le QLCO du CPSF !
  • L’arrêt des calculs d’épicier au « prorata » pour les agents venant en renfort.
  • La garantie formelle que cette prime sera attribuée à l’ensemble des personnels impactés lors de TOUTES les prochaines ouvertures de structures similaires.

Notre organisation syndicale ne laissera pas la DGAP créer des divisions entre les agents ni brader la sécurité et le pouvoir d’achat des personnels des SPIP.

SI L’ADMINISTRATION N’HONORE PAS SES ENGAGEMENTS,
ELLE TROUVERA FO JUSTICE SUR SON CHEMIN !

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DI de Lyon : Info sur la prime de surpopulation

FO JUSTICE LYON vous informe concernant la prime de surencombrement.

Un montant de 300€ sera attribué sur la paye de décembre aux agents (CEA, AA, SA et AT) présents en décembre 2025 sur un des établissements en vert dans le tableau ci-dessous :

Etablissement Moyenne DGAP 2025
MA LE PUY EN VELAY 249,20%
MA CHAMBERY 187,30%
CP ST QUENTIN FALLAVIER 183,80%
MA LYON CORBAS 180,30%
MA MONTLUCON 178,80%
CP MOULINS YZEURE 177,70%
CP GRENOBLE-VARCES 174,30%
CP ST ETIENNE LA TALAUDIERE 161,80%
MA BONNEVILLE 158,50%
CP AITON 157,40%

Les établissements en jaune dans le tableau ci-dessous sont en dessous des 150% sur 9 mois de l’année 2025 et ne bénéficieront pas de la prime :

Établissement *Estimation moyenne FO
CP RIOM (QMA) 147.17 %
CP VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE (QMA) 142.83 %
CP BOURG-EN-BRESSE (QMA) 141.08 %
CP VALENCE (QMA) 137.0 %
MA PRIVAS 131.5 %
MA AURILLAC 129.92 %

*Estimation moyenne annuelle faite sur les chiffres de suivi du service DSD de la DISP Lyon

FO JUSTICE LYON constate une disparité entre les chiffres suivis par DSD, les moyennes indiquées par la DGAP et va demander des explications.

FO JUSTICE LYON regrette que ces établissements ne bénéficient pas de la prime alors que les conditions de travail sont fortement dégradées à cause de la surpopulation !

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Prison de Charleville-Mézières : Fouille XXL

15 PORTABLES ET 35 GRAMMES DE STUPÉFIANTS SAISIS
FO Justice tient à saluer le professionnalisme et l’engagement des personnels mobilisés lors de cette opération de fouille XXL.
Grâce à une préparation rigoureuse, une bonne coordination et une organisation efficace, cette opération a permis d’obtenir des résultats significatifs.

LE TRAVAIL DES AGENTS MIS EN AVANT

Une fouille de cette ampleur ne s’improvise pas. Elle nécessite l’implication de nombreux personnels, une organisation précise et une parfaite coordination des équipes.

Cette opération démontre une nouvelle fois que lorsque les agents disposent des moyens et du soutien nécessaires, leur savoir-faire permet d’obtenir des résultats concrets.

LA LUTTE CONTRE LES TRAFICS DOIT SE POURSUIVRE

Les trafics et la circulation d’objets interdits constituent une menace permanente pour la sécurité de l’établissement et des personnels.

Pour FO Justice, les opérations de fouille doivent pouvoir être menées régulièrement, avec des effectifs suffisants, des moyens adaptés et dans des conditions permettant aux agents d’accomplir pleinement leurs missions.

FO JUSTICE FÉLICITE LES PERSONNELS

FO Justice félicite l’ensemble des agents de la maison d’arrêt ainsi que les collègues de ( Montmedy, Saint Mihiel, Villenauxe la grande) ayant participé à cette opération pour leur engagement, leur professionnalisme et leur efficacité.

La sécurité des personnels reste notre priorité !

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CSA – DGAP du 22 octobre 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Directeur Général,

À l’ouverture de ce dernier CSA de l’Administration pénitentiaire avant les élections professionnelles, FO Justice entend dresser un bilan sans complaisance de cette mandature et, surtout, lancer un avertissement solennel.

L’Administration pénitentiaire est au bord de la rupture.
Et cette fois, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas !

À l’heure où notre pays traverse de profondes tensions sociales, où les mouvements contestataires se multiplient et où le risque de nouvelles vagues d’interpellations et d’incarcérations ne peut être ignoré, une question s’impose :

Comment l’État entend-il incarcérer davantage de personnes dans des prisons qui n’ont déjà plus la capacité de les accueillir ?

Et surtout, qui assumera les conséquences lorsque cette situation mettra directement en péril la vie de nos collègues ?

Au 1er octobre 2026, notre pays comptait 90 900 personnes détenues pour seulement 63 348 places opérationnelles, plus de 8 300 matelas au sol et un taux d’occupation des maisons d’arrêt atteignant 176,1 %.

Ces chiffres traduisent une réalité dramatique : des détentions saturées, des tensions permanentes, des interventions toujours plus dangereuses et des personnels exposés quotidiennement à des risques grandissants.

Ils mettent également en évidence des SPIP sous pression, des services administratifs saturés, des personnels techniques confrontés à des bâtiments surexploités et des équipes de direction contraintes de gérer des situations devenues intenables.

Nous avons franchi les 90 000 détenus. Demain, serons-nous à 95 000 ? À 100 000 ?

  • Où les placera-t-on ?
  • Avec quels personnels ?
  • Avec quels moyens ?
  • Et à quel prix pour la sécurité de nos collègues ?

Cette situation est d’autant plus inquiétante que le contexte social et politique actuel pourrait entraîner de nouvelles interpellations et, selon les décisions judiciaires, des incarcérations supplémentaires.

Sans confondre l’exercice légitime du droit de manifester avec la commission d’infractions, FO Justice refuse que l’Administration pénitentiaire soit une nouvelle fois placée devant le fait accompli.

On ne peut pas durcir la réponse pénale sans anticiper les conséquences carcérales !

On ne peut pas multiplier les annonces de fermeté, réclamer toujours plus de sécurité dans notre société et laisser ceux qui assurent l’exécution des décisions de justice travailler dans l’insécurité.

Monsieur le Directeur Général,

Depuis des années, FO Justice dénonce également le dévoiement des quartiers de semi-liberté et des structures d’accompagnement vers la sortie, trop souvent utilisés pour désengorger les maisons d’arrêt au détriment de leur vocation première.

Nous serons donc particulièrement exigeants sur la doctrine InSERRE inscrite à l’ordre du jour de ce CSA. Nous refuserons tout dispositif qui dégraderait les conditions de travail, détournerait ces structures de leurs missions ou créerait de nouveaux risques sécuritaires.

Déplacer la surpopulation ne fait pas disparaître le problème. Cela revient simplement à en déplacer les conséquences !

Face à cette situation, FO Justice a formulé des propositions concrètes, notamment en défendant l’article 7 du projet de loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective), visant à instaurer un véritable mécanisme de régulation carcérale tenant compte des capacités réelles des établissements.

Malgré l’opposition d’autres organisations syndicales, nous avons défendu cette mesure indispensable. Il ne s’agit ni de remettre en cause les décisions de justice ni de renoncer à l’exécution des peines, mais de garantir qu’elles s’exercent dans des conditions compatibles avec la sécurité des personnels.

FO Justice exige l’inscription en urgence de cette proposition au calendrier parlementaire !

L’interdiction des matelas au sol, le respect des capacités d’accueil, la définition de seuils critiques et la mise en place d’une régulation effective doivent enfin devenir des réalités.

Nous n’avons plus le temps d’attendre une nouvelle catastrophe pour prendre les décisions qui s’imposent aujourd’hui !

Parallèlement, nous exigeons un plan d’urgence pour la sécurité, des renforts humains adaptés à la population pénale, la sécurisation des SPIP et un calendrier précis de mise en œuvre des engagements pris.

Car la sécurité et la vie des personnels doivent redevenir
la priorité absolue de notre administration.

FO Justice a notamment obtenu des engagements majeurs concernant le déploiement des pistolets à impulsion électrique, des caméras piétons et des aérosols incapacitants.

Nous avons également porté le renforcement de la sécurité des escortes, des équipements de protection, des moyens de communication, des véhicules adaptés et de la sécurisation des établissements.

Mais annoncer des équipements ne suffit pas. Encore faut-il qu’ils soient effectivement déployés, accessibles et opérationnels !

Combien d’agressions supplémentaires faudra-t-il subir ? Combien de collègues faudra-t-il encore voir blessés ou traumatisés avant que les engagements pris soient pleinement respectés ?

FO Justice n’acceptera pas que les mesures obtenues après le drame d’Incarville se perdent dans les lenteurs administratives et les contraintes budgétaires.

Nos collègues Arnaud et Fabrice ont payé de leur vie les défaillances d’un système. Leur mémoire nous oblige à exiger des actes, pas de nouvelles promesses !

Cette exigence de sécurité concerne tous les personnels, en établissement comme dans les SPIP.

Monsieur le Directeur Général,

Au-delà de cette urgence sécuritaire, ce dernier CSA doit également être l’occasion de dresser le bilan d’un dialogue social qui, après une décennie de transformations, n’a cessé de perdre en efficacité.

Pour autant, FO Justice n’a jamais renoncé !

Par la négociation lorsqu’elle était possible et par le rapport de force lorsqu’il était nécessaire, notre organisation a obtenu des avancées majeures.

▶ Pour le Corps d’encadrement et d’application et le Corps de commandement, nous avons arraché une réforme statutaire et indemnitaire historique, fruit d’années de combats permettant des augmentations salariales de plusieurs centaines d’euros mensuels et des promotions massives.

▶ Pour les Personnels Administratifs, nous avons défendu un protocole triennal de promotions, de revalorisation et obtenu le déblocage des 10 millions d’euros consacrés à l’IFSE en 2026, après une intervention au plus haut niveau de l’État pour obtenir les 5 millions d’euros manquants.

▶ Les revalorisations prévues atteignent 600 euros pour la catégorie C, 700 euros pour la catégorie B et 800 euros pour la catégorie A.

Mais des crédits débloqués ne sont pas des crédits versés ! Nous exigeons leur traduction effective sur la paie des agents.

▶ Pour les Personnels Techniques, FO Justice a obtenu une réforme statutaire d’ampleur, avec la création d’une filière technique ministérielle unique, des revalorisations et de nouvelles perspectives de carrière, notamment la promotion des adjoints techniques vers la catégorie B et l’accès au corps des ingénieurs.

Ces avancées ne sauraient toutefois masquer les difficultés persistantes. Nous continuerons de combattre les injustices indemnitaires, les abattements pénalisants et les obstacles aux déroulements de carrière.

Quant aux organisations syndicales qui préfèrent faire obstruction aux avancées obtenues par FO Justice plutôt que de construire des solutions, nous leur laissons la responsabilité de leurs votes. Les personnels jugeront sur les actes !

▶ S’agissant des Personnels Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, les organisations qui revendiquent leur prépondérance syndicale dans les SPIP doivent également assumer leur bilan.

La reconnaissance des CPIP en catégorie A, obtenue dans des conditions que nous avons dénoncées, n’a pas répondu aux attentes. Surcharge de travail, manque de moyens, difficultés de recrutement et problématiques de sécurité continuent de dégrader les conditions d’exercice de tous les personnels.

La réinsertion ne peut pas être une ambition politique sans moyens humains ni une mission reposant sur l’épuisement des agents !

Monsieur le Directeur Général,

FO Justice ne veut plus de réunions sans lendemain, de doctrines sans effectifs, de réformes sans moyens, de protocoles sans application et de promesses sans échéances.

Ce que nous exigeons aujourd’hui, ce sont des décisions,
des moyens et des délais précis !

Derrière chaque statistique, chaque incident et chaque mouvement de détention, il y a des femmes et des hommes qui assurent quotidiennement une mission essentielle au fonctionnement de notre République.

Des personnels qui tiennent malgré l’épuisement, les risques et la dégradation de leurs conditions de travail. Des collègues dont les familles attendent chaque soir qu’ils rentrent chez eux sains et saufs.

Ce n’est pas aux personnels pénitentiaires de payer le prix
de l’imprévoyance de l’État !

À l’ouverture de ce dernier CSA avant les élections professionnelles, FO Justice adresse donc un message clair à l’administration et, à travers elle, au Gouvernement : il faut agir. Maintenant !

Nos propositions existent. Les solutions sont identifiées. Les engagements ont été pris. Le temps n’est plus aux constats.

L’urgence n’est plus de savoir si le système pénitentiaire risque de craquer, mais de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour éviter que nos collègues en subissent les conséquences les plus graves.

FO Justice restera déterminé, combatif et intransigeant pour défendre l’ensemble des personnels de l’Administration pénitentiaire.

Notre exigence est simple : que chaque agent puisse exercer sa mission en sécurité, dans la dignité, et rentrer vivant auprès des siens.

Il en va de la vie de nos collègues !

Et sur ce sujet, FO Justice ne cédera rien !

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Prison de Villenauxe-la-Grande : Double agression !!!

Ce mercredi 21 octobre 2026, deux agressions ont visé deux collègues, l’un affecté au QHA et la directrice adjointe, en pleine mission de service public.

1- Dans la matinée, au Bâtiment A

Un détenu a porté une gifle à un collègue. Grâce à son sang-froid, à sa réactivité exemplaire et à l’arrivée rapide des renforts, le pire a été évité. Cet acte ne doit pas être considéré comme un incident isolé.

2- En plein CDD AU QD

La directrice adjointe a reçu des crachats en plein visage de la part d’un individu mécontent de sa notification de placement au quartier d’isolement.

LA VIOLENCE NE DOIT JAMAIS DEVENIR UNE COMPOSANTE ORDINAIRE DU QUOTIDIEN DES PERSONNELS !

FO Justice VLG exige :

  • Une réponse disciplinaire ferme et immédiate à l’encontre des deux détenus, ainsi que des suites pénales adaptées à la gravité des faits ;
  • Une prise en charge complète et un accompagnement de nos collègues dans l’ensemble de leurs démarches.

FO Justice VLG rappelle en guise d’exigences fondamentales que face à l’évolution de la physionomie des personnes détenues, notre vigilance ne doit jamais faiblir. Nous devons nous interroger collectivement et adapter nos pratiques pour prévenir l’escalade des risques

FO Justice VLG suggère : le binômage et îlotage, deux leviers opérationnelles immédiats capables de renforcer concrètement notre sécurité sur le terrain

FO Justice VLG apporte son plein soutien :

  • À nos collègues, pour leur professionnalisme et sang-froid face au danger
  • À tous les collègues agressés depuis des années qui continuent malgré tout à tenir la lignes de front ;

RESTONS UNIS, VIGILANTS ET ACTEURS DE NOTRE SECURITE AU QUOTIDIEN.

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Prison de Bordeaux-Gradignan : L’UHSI mérite du respect, pas des attaques personnelles et stériles !

Le bureau local FO Justice a pris connaissance du dernier tract de la CGT Pénitentiaire ciblant de manière personnelle et diffamatoire un agent de l’UHSI.

Alors que la quotidien des personnels pénitentiaires exige de la solidarité, du soutien et de la cohésion, nous déplorons le choix de la CGT de s’adonner à des attaques personnelles gratuites et à des règlements de comptes qui n’honorent ni le dialogue social, ni l’image des agents sur le terrain.

Une méthode inacceptable :

s’en prendre aux personnes plutôt que défendre les agents

Désigner nommément (ou par des surnoms) un collègue, jeter le discrédit sur ses compétences et chercher à le pointer du doigt publiquement ne constitue en rien une action syndicale constructive.

Sur la prise de poste et l’avancement : Chaque agent nommé ou promu l’a été selon les règles statutaires de notre administration. Remettre en cause la légitimité des collègues nuit directement à l’ensemble du personnel.

Sur le travail au quotidien : Les difficultés relationnelles ou d’organisation du service se traitent dans le cadre du dialogue social avec la direction, et non sur le panneau d’affichage à coup de tracts moqueurs.

L’urgence :

Défendre le collectif et les conditions de travail

Pendant que certains distribuent des « trophées ironiques » et alimentent les tensions internes, FO Justice reste focalisé sur les véritables enjeux de l’UHSI et du CP Bordeaux-Gradignan :

  • 🔴 La reconnaissance de la charge de travail de l’ensemble des agents, gradés et officiers qui tiennent la structure au quotidien.
  • 🔴 Le respect mutuel entre collègues, quel que soit leur grade, leur ancienneté ou leur parcours.
  • 🔴 Le soutien effectif de la hiérarchie pour clarifier les organisations de service et garantir des conditions de travail sereines pour tous.
FO Justice appelle à la responsabilité et à la cohésion

FO Justice ne laissera aucun agent être le bouc émissaire d’une campagne syndicale d’affichage. Nous rappelons que le rôle d’une organisation syndicale est de protéger les personnels, de porter leurs revendications et de défendre l’Institution, jamais de diviser les collègues entre eux.

Nous demandons à la direction de prendre ses responsabilités pour garantir la sérénité des services et l’apaisement du climat de travail à l’UHSI, de ne plus jamais diviser les collègues entre eux.

FO Justice sera toujours aux côtés des agents
pour les défendre avec dignité, fermeté et responsabilité.
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DI de Strasbourg : Résumé du CSAI – 15/10/2026

Sur les formations et les équipements ESP

  • FO a demandé à ce que les formations soient réalisées au plus près des bases afin d’éviter les trajets et la fatigue déjà accumulés au fil des années.
  • FO a demandé à ce que les ESR puissent disposer de fumigènes, comme prévu dans la doctrine.
  • FO a demandé que le PREJ de Troyes soit classé comme site ESR : c’est une aberration géographique.
  • Certains agents n’ont pas bénéficié de la totalité des formations, notamment celles validantes pour le holster.

Escortes et astreintes

  • Les escortes 3 de nuit sont problématiques, car elles nécessitent un gradé pour accompagner l’équipage. Or, souvent, les établissements ne disposent pas de gradés formés, ce qui met tout le monde en danger.
  • Certains établissements ont dévoyé les astreintes ELSP et, de ce fait, mis les agents en danger. Pour les structures concernées, il est encore possible de faire appel au FSI.

Formation et frais professionnels

  • Pour les agents se positionnant comme jurés de concours, une meilleure communication sera mise en place par le service formation, sous la houlette de M. STELLA.
  • FO a demandé que les agents puissent utiliser des ordinateurs connectés afin de réaliser leurs frais sur Chorus. À cet égard, des flyers ont été confectionnés.

Effectifs

  • Les chiffres concernant les manques de personnels en interrégion ont été communiqués : il manque à ce jour 219 surveillants, 13 gradés et 39 officiers.
  • Les chiffres concernant les personnels administratifs ne peuvent être communiqués puisqu’aucun organigramme n’existe, à l’exception du greffe.

Charte des temps et compteurs

  • La charte des temps du CSL de Nancy-Maxéville a été adoptée après que FO Justice ait obtenu la modification de trois points.
  • Concernant les heures en surnombre sur le compteur des officiers, aucune solution réellement viable n’a été proposée, si ce n’est d’essayer de les récupérer lorsque cela est possible. Au regard de la situation du CDC, cela risque toutefois d’être compliqué.

Mobilité et effectifs

  • Les postes de la CAP du CEA ont été communiqués. Certains semblaient surpris et ne savaient même pas qu’il y avait une CAP de mobilité !
  • La raison a prévalu : les établissements vieillissants ont été abondés, ainsi que certains postes rendus incontournables par leurs faibles effectifs, notamment dans les CSL et les SPIP.
  • Avec ce déploiement et les sorties des 225e et 226e promotions en cours d’année, tous les établissements devraient atteindre au minimum 92 % de couverture.

Travaux

Les travaux suivants ont été évoqués :

  • Porte d’Oermingen ;
  • Extension de Chaumont ;
  • Porte de Reims ;
  • Raccordement au chauffage urbain de Toul ;
  • Construction du bâtiment des personnels à Écrouves ;
  • Parloirs de Metz.

ASS et PA

Les points concernant les ASS et les PA ont fait l’objet de tracts distincts.

Au vu du contexte et du sursaut de certains qui s’approprient le travail et les avancées des autres, c’en est presque comique.

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DI de Strasbourg : Comme promis, les postes sont là !

ET CE N’EST PAS UN HASARD.

31 postes au départ. 46 postes à l’arrivée.

15 postes supplémentaires obtenus.

Pourquoi ?

Parce que FO Justice a revendiqué, négocié et insisté jusqu’à obtenir des résultats.

Pendant que certains parlent, nous agissons.
Pendant que certains promettent, nous négocions.
Et lorsque FO s’engage, les personnels obtiennent des avancées.

CES POSTES, NOUS LES AVONS DÉFENDUS.

NOUS LES AVONS NÉGOCIÉS.

NOUS LES AVONS OBTENUS.

6 postes supplémentaires pour les ERIS.

Ce résultat, c’est la preuve qu’un syndicat qui se bat réellement peut faire bouger les lignes.

FO JUSTICE : DES REVENDICATIONS,
DES NÉGOCIATIONS, DES RÉSULTATS !

FO SE BAT POUR LES PERSONNELS.

ET QUAND FO DIT QU’IL NE LÂCHERA RIEN… IL NE LÂCHE RIEN !

FO JUSTICE – UISP GRAND EST

Informer • Revendiquer • Négocier • Obtenir

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