Ce matin Vendredi 24 juillet 2026 , vers 11h30, au 3éme étage du bâtiment B, l’imprévisible a surgi lors de la distribution du repas.
A l’ouverture de la cellule, alors que le détenu s’avançait pour récupérer son repas, il a, sans le moindre préavis verbal, asséné un coup de poing à l’épaule de notre collègue.
Face à la soudaineté de cette attaque, une intervention courageuse et spontanée du détenu auxiliaire a eu lieu pour porter main -forte au surveillant et réussir à maîtriser l’agresseur. Au cours de cette action , l’auxiliaire a malheureusement été blessé au cou. Il semble que l’assaillant avait un objet tranchant dans la main au moment des faits. Un drame bien plus lourd a été évité de justesse !
Suite à cet acte odieux, l’auteur des faits a été immédiatement placé au quartier disciplinaire.
FO justiceapporte son soutien le plus total à notre camarade .nous nous tenons à son entière disposition pour l’accompagner dans toutes ses démarches, notamment pour le suivi complet de son dépôt de plainte et son accompagnement personnel.
FO VLMexige que cet individu effectue la totalité de sa peine de quartier disciplinaire dans son intégralité et que soit organisé son transfert vers un autre établissement dès sa sortie du QD.
Cet incident démontre une nouvelle fois la vulnérabilité extrême des personnels sur le terrain. Face à la prolifération d’individus dangereux au sein de notre établissement, capables de passer à l’acte à tout moment et sans motif, la sécurité de nos agents ne tient plus qu’à un fil. Il est grand temps d’affronter cette réalité et de prendre la mesure du danger avant qu’un drame irréparable ne survienne !
Toute la section FO justice souhaite un prompt rétablissement à Michael.
À l’issue du CSA-AP du 22 juillet, FO Justice rapportait les propos tenus par la CGT, qui cautionnait ouvertement le contenu du rapport du CGLPL, lequel porte des accusations graves et infondées contre nos collègues du CP de Condé-sur-Sarthe.
Piquée au vif, la réponse de cette organisation ne s’est pas fait attendre, avec des dénégations embourbées dès le lendemain, dans un joli communiqué.
Joli sur la forme, car l’intelligence artificielle permet de faire de belles choses à moindres frais, mais particulièrement vaseux sur le fond, car l’intelligence, quand elle n’est qu’artificielle, n’aide pas à ramer ni écoper pour se sortir d’une situation bien trop délicate. Et surtout, elle ne crée pas des vérités et ne réécrit pas l’histoire.
Manifestement très embarrassée par ces propos, la CGT a fait le mauvais choix de revenir à la charge lors du CSA-M du 23 juillet, pour un deuxième round… Ils auraient été bien inspirés de s’en dispenser.
Ils n’ont pas trouvé mieux que d’accuser FO Justice d’avoir enregistré leurs propos, pour les retranscrire avec une telle fidélité.
D’une part, cette affirmation est grotesque, c’est même une accusation grave, puisque chacun sait qu’il est formellement interdit d’enregistrer ces instances. C’est d’ailleurs bienheureux pour certains, afin de se dédouaner de propos ou prises de position parfois complètement ahurissants et souvent regrettables.
Si nous n’enregistrons évidemment pas les instances, en revanche, nous sommes tout à fait capables de prendre des notes précises, mot pour mot, surtout quand on a le sentiment que les propos méritent d’être portés à la connaissance de tous.
C’est comme tout ça s’apprend… il y a même des formations pour ça.
D’autre part, et c’est le plus intéressant : reconnaître la précision des propos rapportés… c’est bien reconnaître les avoir tenus.
Et là, patatras… la CGT vient de se prendre les pieds dans le tapis et de reconnaître publiquement avoir tenu les propos (honteux, rappelons-le) lors du CSA-AP, et fidèlement rapportés par FO Justice.
Et croyez bien que nous veillerons à ce que ceci soit inscrit au procès-verbal !
Juste pour rappel, sans plus de commentaire, c’est inutile, chacun appréciera…
« Pas de déclaration liminaire, mais une réaction aux attaques de FORCE OUVRIÈRE sur le silence de la CGT sur les événements de Condé. Nous faisons pleinement confiance à la CGLPL, l’administration pénitentiaire et au ministère de la Justice pour tirer au clair les recommandations de la CGLPL, dans le sens où il y a quand même des actes, en tout cas des actions, des agissements qui ont fait qu’elle a porté ça, en tout cas, en recommandations au niveau du garde des Sceaux… »
« Après, si elle fait acte de volonté de montrer ce qui se passe à Condé, c’est qu’il y a forcément, peut-être à mon avis, des choses qui ne sont pas très claires sur Condé. Bizarrement, il n’y a rien à Vendin, alors que Vendin est ouvert depuis plus d’un an… »
« J’ai eu la CGLPL au téléphone hier. Après, moi je suis chacun dans son rôle et l’administration pénitentiaire dans son rôle… »
CGT Pénitentiaire, CSA-AP du 22 juillet 2026
Alors NON, « FO Justice ne déforme pas les propos pour semer le trouble ».
FO Justice relate les propos de manière précise et factuelle, n’en déplaise.
Nos collègues ont droit à la vérité : FO Justice la leur livre. Rien que la vérité, toute la vérité…
Ceux qui font le choix du mensonge, par honte ou peur d’assumer leurs prises de position, feraient mieux de se taire plutôt que de s’enliser ou tenter de braquer les projecteurs ailleurs.
Quand on est pris la main dans le pot de confiture… il vaut mieux se lécher les doigts en silence.
Angélisme (déf.): L’angélisme est un terme qui désigne une attitude consistant à nier ou à refuser de voir les réalités matérielles, sociales, humaines ou politiques, par idéalisme excessif ou par souci de pureté morale.
Naïveté (déf.) : La naïveté désigne l’état ou la qualité d’une personne qui fait preuve d’ingénuité, de candeur ou de crédulité, souvent par manque d’expérience ou par optimisme naturel.
Encore une fois les décisions de « justice », semblent faire la part belle aux multirécidivistes.
Même si nous devrions commencer à prendre l’habitude des décisions de l’application des peines qui, malgré les multiples récidives pour les mêmes faits, maintiennent pour des placés en semi-liberté leur aménagement… Nous ne reviendrons pas sur ceux ayant déjà bénéficiés de cette bienveillance judiciaire malgré les insultes, menaces sur personnels et autres infractions…La dernière en date, concerne le non-lieu de retrait d’une de ces décisions de « confiance ». Cette abrogation pourtant soutenue par notre direction pour cause de réintégration en état d’alcoolémie avancée, état reconnu par l’intéressé, et ce pour un détenu condamné à de nombreuses reprises pour ces faits dont des conduites de véhicule en état d’ébriété, mais qui promet le jour du débat de révocation de la mesure… « croix de bois, croix de fer » …que l’on ne l’y reprendrait plus.
Pourtant, malgré toutes « ses promesses », le jour de sa réintégration après cette indulgence judiciaire, il reconnaît, auprès des personnels désabusés le prenant en charge, n’avoir bu, aujourd’hui, QUE deux Monaco (1/2 BIERE.1/2 limonade, sirop de grenadine). Peut interroger !!
Que dire, aussi, de la décision du TJ de chalons en Champagne qui permet à un prévenu, sous mandat de dépôt pour de multiples insultes et agressions sur des personnels de la maison d’arrêt de son siège, de sortir libre, écopant de quelques mois avec sursis et d’un placement ab-initio en bracelet lui permettant de baguenauder librement , alors qu’une agression sur une PDAP (Personne Dépositaire de l’Autorité Publique) constitue une infraction grave, reconnue et, normalement, sévèrement sanctionnée par le droit pénal, et que son casier reflète un pedigree judiciaire de plusieurs pages. Nous pouvons nous interroger sur la peine retenue ? Et le droit de nous poser une question ! S’il s’agissait de magistrats ou de « premiers de cordée » molestés, outragés, insultés et/ou agressés auraient-ils, envers le malotru disgracieux à leur encontre, la même indulgence par ce type de sanction ubuesque ? Les peines antérieures infligées et les nombreux exemples similaires nous amènent à penser que probablement non !
Collègues, je vous laisserais donc choisir entre ces deux termes, celui que vous pensez le plus approprié à ces décisions pour tenter de donner encore un sens à l’action publique.
En effet, il existe des différences entre ces deux concepts précités et leur définition :
• La naïveté est une disposition naturelle ou un manque d’expérience. Une personne naïve manque de recul ou de méfiance et a tendance à croire ce qu’on lui dit par manque de discernement. Elle est souvent perçue comme innocente ou crédule, parfois de façon touchante
Alors que :
• L’angélisme est une attitude intellectuelle ou morale plus dogmatique. Il désigne le fait de refuser de voir la réalité (souvent la violence, la méchanceté, ou les intérêts contradictoires) par excès d’idéalisme ou par désir de pureté morale. L’angélisme consiste à croire que le monde est fondamentalement bon ou qu’il devrait l’être, et à agir comme si c’était le cas, en ignorant les aspects plus sombres ou matériels de la nature humaine.
A vous de vous faire votre propre avis !!
Madame la directrice, Les personnels de la MA effectuent un travail important et de qualité au quotidien. Pourtant, l’ensemble de ces décisions ne suit, ni ne valorise ces efforts ; bien au contraire.
Les retours, propositions, alertes remontés semblent rester sans suite et cette absence de suivi provoque un désabusement profond au sein des équipes.
Le manque de reconnaissance et d’accompagnement démotive les agents et menace la pérennité du fonctionnement et la sécurité de notre structure.
S’il s’agissait d’un manque de moyens, cela pourrait s’expliquer. Mais ce n’est pas le cas ! Notre établissement comporte encore de nombreuses places dans ses dortoirs.
Il est urgent que vous assumiez votre rôle et preniez parti, auprès des différentes juridictions, en faveur vos personnels remis en cause, bafoués, insultés, agressés dans l’exercice de leur travail journalier.
Depuis plusieurs mois, une pratique interroge de plus en plus les personnels du Centre de détention de Val-de-Reuil. Après une agression, des insultes ou des menaces envers un surveillant, le placement en prévention qui devrait constituer une réponse immédiate de l’institution, devient une vaste plaisanterie !
Très régulièrement, il suffit au détenu mis en prévention de réclamer « le SMPR » et sortir les violons pour amadouer le personnel de l’USP. Celui-ci n’hésite donc pas à sortir le parapluie en invoquant des comportement soi-disant suicidaire pour aider le cher et tendre « patient » et regagner sa cellule d’affectation !
Comment les personnels pourraient-ils encore croire à la portée d’une telle mesure lorsque la durée d’une prévention se compte parfois en minutes ?
Le problème ne se limite pas au retour du détenu en détention. Le véritable problème est le message qui accompagne ce retour. Les collègues voient réapparaître, parfois avant même d’avoir terminé leur compte rendu, celui qui vient de les insulter ou de les agresser. Les détenus, eux aussi, observent ce manège et en tirent leurs propres conclusions.
À force de transformer le quartier disciplinaire en simple lieu de passage, on finit par banaliser la violence envers les personnels et par affaiblir une autoritéqui, chaque jour, devient pourtant plus difficile à faire respecter !
Ce qui choque le plus les équipes, c’est le contraste saisissant entre la rapidité avec laquelle certaines situations sont traitées et le silence qui entoure les conséquences de ces agressions sur les surveillants. Le détenu est immédiatement pris en charge, tandis que le collègue agressé reprend son service avec ses questions, son découragement et parfois la colère de revoir son agresseur revenir presque aussitôt sur le bâtiment, le sourire aux lèvres !
FO Justicerefuse cette logique. Une administration qui prétend protéger ses agents ne peut accepter de telles mesures et une telle politique !
FO Justice demande au service médical d’arrêter de sortir le parapluie au moindre chantage de détenus qui ont trop bien compris le système !
Car à force d’oublier les victimes, on finit par encourager les agresseurs !
Lire les déclarations récentes de Salah Abdeslam dans lesquelles il revient sur ses conditions de détention ne peut laisser indifférent. Elles interviennent alors que demeurent, dans la mémoire collective, les conséquences des attentats du 13 novembre 2015 et les souffrances qu’ils ont engendrées.
Tout détenu bénéficie des droits que lui reconnaît la loi et des garanties attachées à l’État de droit. Ces principes sont appliqués par l’administration pénitentiaire avec professionnalisme et impartialité, quelles que soient les infractions commises.
Pour autant, il est essentiel que le débat public n’occulte jamais la réalité des faits.
Le 13 novembre 2015, 130 personnes ont perdu la vieet des centaines d’autres ont été blessées. Derrière ces chiffres se trouvent des familles, des proches et des survivants qui continuent de vivre avec les conséquences de ces attaques.
Dans ce contexte, toute prise de parole publique de l’un des auteurs de ces actes appelle à la retenue et au respect dû aux victimes. Leur mémoire et leur souffrance ne doivent jamais être reléguées au second plan.
FO Justice réaffirme son soutien :
* aux 130 victimes décédées ;
* aux personnes blessées, qui portent encore les séquelles des attentats ;
* à leurs familles et à leurs proches, durablement marqués par ces événements.
FO Justice tient également à saluer l’engagement quotidien des personnels pénitentiaires, qui appliquent les décisions de justice avec rigueur, dignité et impartialité, dans le respect des principes de notre République.
FO Justice réaffirme :
* son attachement aux valeurs de la République et de l’État de droit ;
* son soutien indéfectible aux victimes, aux blessés et à leurs familles ;
* sa reconnaissance envers les personnels pénitentiaires qui assurent leurs missions avec professionnalisme ;
* son engagement en faveur d’une justice ferme, équitable et respectueuse des droits de chacun.
POUR LES VICTIMES. POUR LES PERSONNELS. POUR LA JUSTICE.
Oui, à force d’investissement, de relances et d’une réelle volonté de faire bouger les choses, nous y arrivons.
Aujourd’hui, 9 postes où le personnel travaille depuis des années sans climatisation, et où chaque été les agents subissent des températures excessives, vont enfin être équipés et disposer d’un endroit pour se rafraîchir grâce au bureau local FORCE OUVRIERE.
Dans notre région, où les températures estivales sont particulièrement élevées, il est inadmissible que des agents travaillent quotidiennement sur des postes où les relevés dépassent les 30°C. Nos multiples relances menées depuis plusieurs années par notre organisation syndicale ont fini par porter leurs fruits.
Ce n’est qu’une petite victoire, mais dans un contexte où le personnel se fait agresser, subit la chaleur, les insultes, les menaces, et doit travailler avec des rythmes plus que médiocres, chaque avancée est bonne à prendre.
Bien sûr, ce n’est qu’un début :
D’autres postes restent à équiper, notamment les chambres de nuit, et nous y parviendrons.
Le bureau local Force Ouvrière, accompagné de l’ADP, a également effectué à plusieurs reprises le tour de la majorité des postes de travail afin de recenser l’ensemble du matériel utilisé par les agents, matériel qui, depuis des années, est loin d’être en bon état et se révèle parfois, voire souvent, totalement hors service.
De nouveaux passages sont encore prévus afin de finaliser ce recensement.
À la réception des ACT, qui ont pris du retard, nous travaillerons déjà sur les prochaines étapes afin que le personnel puisse, petit à petit, exercer dans de meilleures conditions.
Objet : Demande de clarification sur les instructions relatives aux congés de maladie ordinaire (CMO) intervenant pendant les congés bonifiés.
Monsieur le Directeur Interrégional,
Je me permets de vous solliciter afin d’obtenir une clarification sur les instructions qui auraient été données concernant la gestion des congés de maladie ordinaire (CMO) lorsqu’ils interviennent pendant une période de congés bonifiés.
À la suite de plusieurs échanges auprès de l’adjointe à la cheffe du bureau RH7, de la Direction générale de l’administration pénitentiaire, elle m’a indiqué qu’à sa connaissance, aucune instruction n’avait été diffusée par la DGAP demandant de ne pas enregistrer les CMO des agents pendant leurs congés bonifiés.
Pourtant, plusieurs remontées de terrain font état d’une consigne inverse, selon laquelle les arrêts maladie ne seraient pas pris en compte durant cette période. Ces informations contradictoires suscitent de nombreuses interrogations et alimentent une réelle incompréhension chez les agents comme chez les services RH.
Dans ce contexte, je souhaiterais savoir quelle est la position exacte de l’administration sur ce sujet.
En effet, cette question n’est pas sans conséquence. Elle peut avoir un impact direct sur les droits des agents, notamment en matière de jours de carence, de maintien ou non de l’indemnité de vie chère, de report des congés annuels, mais également sur leur position administrative.
Aussi, afin de lever toute ambiguité et d’assurer une application homogène des règles au sein de la Direction interrégionale, je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous préciser si des instructions nationales ont effectivement été données par la DGAP et, dans l’affirmative, de nous en communiquer le contenu ainsi que leur fondement réglementaire.
Dans l’attente de votre retour, et vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à cette demande, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de ma considération distinguée.
L’ouverture prochaine de l’ELSP est une étape importante pour notre établissement.
FO Justice Val de Reuily est favorable. Une équipe spécialisée est un véritable atout lorsqu’elle dispose des moyens de remplir ses missions efficacement.
Mais vouloir ouvrir une ELSP avec seulement cinq agents est une erreur. Une telle organisation conduirait immédiatement les personnels à assurer des astreintes de nuit, une présence les week-ends et l’ensemble des missions du service sans disposer des effectifs nécessaires. Personne ne peut sérieusement croire qu’un dispositif aussi exigeant pourra fonctionner durablement dans ces conditions, sans impacter les personnels de l’équipe et la détention.
Nous refusons que cette équipe voie le jour sur un mode dégradé dès son ouverture.
Une ELSP doit être construite pour durer, pas pour afficher une ouverture à moindre coût.
Pour FO Justice Val de Reuil, les choses sont claires : une équipe opérationnelle nécessite un minimum de douze agents, ainsi que les créations de postes permettant de ne pas fragiliser davantage les autres secteurs de l’établissement. Il n’est pas question de déshabiller les services existants pour en habiller un nouveau.
Les moyens matériels doivent également être à la hauteur. Une armurerie ne suffit pas. Les agents de l’ELSP doivent disposer de locaux dédiés, sécurisés et adaptés. Il est inconcevable qu’ils soient contraints de se changer, de s’équiper ou de préparer leurs missions dans un simple couloir ou dans un bureau partagé avec d’autres services. Les exigences de discrétion, de confidentialité et les conditions de travail imposent un véritable espace de travail.
FO Justice Val de Reuilrestera une organisation responsable. Nous sommes prêts à travailler avec l’administration et à être force de proposition pour construire une ELSP efficace. Encore faut-il que chacun fasse preuve de réalisme !
Nous interpellons aujourd’hui, à nouveau, la Direction Interrégionale. Si l’ambition est de créer une ELSP performante, il faut lui donner les moyens humains et matériels de fonctionner.
FO Justice Val de Reuildemande donc que le projet soit revu avant son ouverture.
Nous exigeons une équipe de douze agents, les effectifs supplémentaires indispensables à son fonctionnement et des locaux adaptés pour remplir ses missions.
Le 23 juillet 2026, au sein du PIPS de la SAS de Noisy-le-Grand, une violente altercation a éclaté entre deux personnes détenues lors d’une activité organisée dans la salle polyvalente.
Au cours de cette bagarre, l’un des protagonistes a proféré des insultes et des menaces extrêmement graves envers l’autre détenu, notamment :
« Voleur de gamine, je vais te buter. »
Malgré l’intervention rapide de l’agent du PIPS et la demande immédiate de renfort, les deux détenus ont poursuivi leur affrontement en dehors de la salle, multipliant les menaces et refusant toute injonction.
À l’arrivée des renforts, les personnels sont intervenus afin de mettre fin aux violences. Dans le même temps, les autres personnes détenues présentes sur le secteur ont quitté la salle polyvalente et ont refusé de réintégrer les locaux, compliquant davantage l’intervention.
La situation a alors basculé lorsqu’un des protagonistes s’est retourné contre un agent. Il s’est approché de manière particulièrement menaçante, l’a fixé droit dans les yeux, a effectué des gestes d’intimidation à hauteur de son visage, l’a poussé et a proféré des menaces de mort d’une extrême gravité :
« Ne me touche pas ! Jamais plus tu me touches comme ça ! Je vais t’étrangler, je vais te buter. Ne me touche pas, je t’étrangle, tu ne respireras plus ! »
Bilan : trois agents blessés.
FO JUSTICE CONDAMNE
FO Justice condamne avec la plus grande fermeté ces violences physiques, ces menaces de mort et ces actes d’intimidation à l’encontre des personnels.
Il est inadmissible que les agents soient quotidiennement confrontés à des individus toujours plus violents, défiant ouvertement l’autorité et mettant en danger l’intégrité physique des personnels.
FO JUSTICE RAPPELLE
Les affectations des personnes détenues au sein des SAS doivent être strictement respectées.
Le détenu à l’origine de cette agression présentait des antécédents disciplinaires. Son maintien au sein de la SAS, au contact d’autres personnes détenues et des personnels, a créé une situation qui n’aurait jamais dû se produire.
Respecter les affectations, c’est protéger les personnels et garantir la sécurité de tous.
FO JUSTICE EXIGE
Une réponse pénale et disciplinaire immédiate, ferme et exemplaire à l’encontre de l’auteur des faits.
Le soutien total et sans réserve de l’administration envers les trois collègues blessés.
Une prise en compte réelle de la dangerosité de certains profils détenus et des mesures adaptées pour garantir la sécurité des personnels.
Des sanctions effectives contre tout détenu qui s’en prend à un agent de l’administration pénitentiaire.
Le strict respect des critères d’affectation des personnes détenues au sein des SAS.
FO JUSTICE APPORTE SON SOUTIEN
FO Justice apporte tout son soutien aux trois collègues blessés et leur souhaite un prompt rétablissement.
FO Justice tient également à saluer l’ensemble des agents de la SAS ainsi que les renforts du grand quartier, tous grades confondus, dont la réactivité, le sang-froid et le professionnalisme ont permis d’éviter un drame.
FO Justice rappelle enfin avoir, à plusieurs reprises, alerté sur la nécessité de respecter les affectations des personnes détenues au sein des SAS. Les événements de ce jour démontrent que ces alertes devaient être entendues.
LA SÉCURITÉ DES AGENTS NE DOIT JAMAIS ÊTRE NÉGOCIABLE.
ASSEZ DES PAROLES, PLACE À DES ACTES CONCRETS ET IMMÉDIATS !
Message de félicitations et réflexion stratégique – CP de Troyes Lavau
FO Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels pour la belle opération menée hier soir sur les secteurs MA3 et MA2. Officiers, gradés, agents, ELSP, et même les élèves : vous avez tous démontré un professionnalisme exemplaire, malgré une conjoncture particulièrement difficile et des heures supplémentaires devenues presque impensables.
Votre engagement, votre disponibilité et votre sens du service public permettent au CP de Troyes Lavau de rester un établissement solide, réactif et capable de faire face aux défis quotidiens. Merci à vous tous.
Une menace nationale : les drones
Les drones constituent aujourd’hui un fléau national, et notre établissement n’est malheureusement pas épargné. Les projections, les livraisons illicites et les risques associés ne cessent d’augmenter, mettant sous tension les équipes et les dispositifs de sécurité.
Nécessité d’une réflexion en amont
Il serait judicieux que nos hautes instances s’emparent pleinement de cette problématique.
Ne pourrions-nous pas intervenir en amont, avant que les drones ne deviennent un vecteur d’incident grave ou de drame annoncé ?
Les personnels font leur part, avec courage et constance. Il est désormais temps que des solutions structurelles, technologiques et réglementaires soient envisagées pour protéger les agents et l’établissement.