Après sa visite à Réau, le garde des Sceaux s’est rendu au CP Bois-d’Arcy afin d’apporter son soutien républicain aux agents.
Il a pu mesurer la réalité de notre établissement : surpopulation carcérale massive, pression sécuritaire croissante, difficultés de logement et gestion toujours plus complexe de certains profils en détention.
1. SURPOPULATION : UNE SITUATION DE CRISE
Au CP Bois-d’Arcy, le taux d’occupation frôle les 190 %. Ce n’est plus une tension ponctuelle : c’est une crise structurelle.
Cette surpopulation dégrade les conditions de détention, accroît la charge de travail, multiplie les tensions et expose davantage les personnels aux agressions, aux risques professionnels et aux risques psychosociaux.
La surpopulation carcérale n’est pas qu’un problème de places : c’est un problème de sécurité, de santé au travail et de fonctionnement du service public pénitentiaire.
2. SÉCURITÉ : DRONES ET PROJECTIONS
Les projections et les livraisons par drones alimentent les trafics, les violences et les pressions en détention.
Téléphones, stupéfiants et objets interdits continuent d’entrer par-dessus ou au-dessus des murs.
FO JUSTICE exige un plan de sécurisation à la hauteur des enjeux :renforcement de la sécurité périmétrique, moyens techniques de détection, réponse opérationnelle anti-drones et adaptation permanente des équipements.
3. LOGEMENT : COMMENT FIDÉLISER SANS LOGER ?
En Île-de-France, de nombreux agents affectés au CP Bois-d’Arcy rencontrent de graves difficultés pour se loger à proximité de leur établissement.
Loyers trop élevés, solutions insuffisantes, temps de transport contraints : cette situation pénalise l’attractivité et empêche la fidélisation durable des personnels.
FO JUSTICE demande des réponses concrètes : logements réservés, accompagnement renforcé et politique ambitieuse pour les agents nouvellement affectés.
4. PROFILS PSY : IL FAUT CLASSER LES ÉTABLISSEMENTS
La gestion des profils psychiatriques ou particulièrement complexes en détention place trop souvent les personnels face à des situations inadaptées aux moyens disponibles.
FO JUSTICE demande une véritable classification des établissements pénitentiaires afin d’adapter les structures, les effectifs, la formation et la prise en charge aux profils réellement accueillis.
Tous les établissements ne peuvent pas tout absorber. Tous les profils ne relèvent pas des mêmes réponses.
5. FO JUSTICE EXIGE DES ACTES
Le soutien républicain doit maintenant se traduire par des moyens.
FO JUSTICE CP BOIS-D’ARCY exige : des effectifs adaptés, une action forte contre la surpopulation, un plan de sécurisation ambitieux, une politique du logement efficace et une prise en charge cohérente des profils psy.
Les personnels n’attendent pas des promesses. Ils attendent des décisions.
FO JUSTICE CP BOIS-D’ARCY restera mobilisée, exigeante et vigilante pour défendre les personnels.
FO Justicevous informe de l’ouverture du concours professionnel pour l’accès au grade de Major Pénitentiaire de la filière Expertise au titre de l’année 2027.
➡️ Registre d’inscription : dulundi 17 août au vendredi 25 septembre 2026 à 23 H 59, heure de Paris.
➡️ Épreuve écrite : mardi 24 novembre 2026.
➡️ Dépôt des dossiers RAEP : vendredi 4 décembre 2026, 23 H 59.
➡️ Épreuve orale : du mardi 12 janvier au vendredi 29 janvier 2027.
➡️ Résultats du concours professionnel : à partir du lundi 8 février 2027.
➡️ Le nombre total de postes offerts à ce concours professionnel fera l’objet d’un arrêté ultérieur.
Ce concours de Major Pénitentiaire filière Expertise s’inscrit dans la continuité de la réforme HISTORIQUE FO Justice !
Depuis le 10 août 2026, l’ELSP de Basse-Terre démontre, opération après opération, toute son efficacité dans la lutte contre les trafics et l’introduction de produits interdits en détention. En seulement quelques jours, les opérations et fouilles ciblées menées par les agents permettent de mettre au jour un trafic particulièrement préoccupant.
3 JOURS — DES CELLULES CIBLÉES — UN BILAN ALARMANT
10 AOÛT 2026: 3 téléphones, 48,8 g de substances illicites
11 AOÛT 2026: 3 téléphones, 9,8 g de substances illicites, 1 balance électronique.
12 AOÛT 2026 au matin: 1 téléphone, 106 g d’herbe de cannabis, 14,2 g de résine de cannabis, 3,5 g de cocaïne, 1 balance électronique
12 AOÛT 2026 service après-midi : À la suite de la découverte d’un couteau dans une cellule, une fouille a immédiatement été diligentée. Le résultat est une nouvelle fois édifiant : 1 téléphone portable, 1 balance électronique, 49,1 g d’herbes de cannabis, 1 grappin artisanal.
Ces saisies ont été effectuées sur un nombre très limité de cellules ciblées. Alors combien reste-t-il encore à découvrir ? Cette question doit interpeller tout le monde.
PENDANT CE TEMPS, ON DÉTOURNE L’ELSP DE SA MISSION !
Le plus inquiétant est peut-être là. Alors que les résultats démontrent que l’ELSP constitue un outil majeur de lutte contre les trafics, les agents sont encore mobilisés sur de nombreuses missions qui les éloignent de leur cœur de métier :
Contrôle des portiques
Contrôles contradictoires des outils de la société IDEX
Accompagnement et gestion des mouvements de détenus lors des promenades
Missions diverses et tâches annexes.
Pendant que nos collègues ELSP sont mobilisés sur ces missions, le trafic continue de prospérer dans toute sa splendeur au cœur de la détention. Et derrière ces trafics, ce sont la sécurité de l’établissement, celle des personnels et le bon fonctionnement de la détention qui sont directement menacés.
L’ELSP DOIT ÊTRE UTILISÉE POUR CE POURQUOI ELLE A ÉTÉ CRÉÉE! Les résultats obtenus depuis le 10 août sont la preuve que lorsque l’ELSP est pleinement utilisée sur ses missions de sécurité, elle frappe fort ! FO Justice Bastèdemande solennellement à la direction de cesser le détournement des missions de l’ELSP.
Nous exigeons que les agents soient prioritairement mobilisés sur :
Les fouilles ciblées et sectorielles
La lutte contre les trafics
Les opérations de sécurisation
Les interventions
Les missions relevant réellement de leur doctrine d’emploi.
Les ELSP ne sont pas des agents polyvalentsdestinés à pallier toutes les carences de l’établissement !
On ne peut pas demander aux ELSP de lutter contre le trafic tout en les utilisant massivement pour des missions qui les éloignent de leur cœur de métier.
LA DÉTENTION NE DOIT PAS DEVENIR UN MARCHÉ PARALLÈLE !
Les saisies réalisées en quelques jours doivent provoquer une prise de conscience immédiate. Ce qui a été découvert dans les cellules ciblées pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg. FO Justice Bastè continuera de dénoncer cette situation et de réclamer une véritable stratégie de lutte contre les trafics. Nous ne voulons pas d’une ELSP utilisée comme variable d’ajustement, mais une ELSP opérationnelle, formée, équipée et concentrée sur ses missions de sécurité.
FO Justice Bastè DIT STOP ! STOP au détournement des missions ! STOP aux tâches annexes ! STOP à la banalisation du trafic !
ET SURTOUT : BRAVO AUX AGENTS DE L’ELSP DE BASSE-TERRE ! Votre engagement, votre professionnalisme et votre détermination démontrent chaque jour qu’une équipe spécialisée, lorsqu’elle est réellement utilisée sur ses missions, peut faire la différence.
LA SÉCURITÉ N’ATTEND PAS. L’ELSP DOIT ÊTRE SUR LE TERRAIN, PAS DÉTOURNÉE DE SA MISSION !
Comme vous avez pu le constater, depuis l’arrivée en cours de mandat de certaines personnes au sein du bureau local UFAP, les communications et les tracts se multiplient de manière pour le moins soutenue.
Au-delà de leur fréquence, c’est surtout leur tonalité et leur contenu qui interrogent. La méthode semble désormais bien connue : s’en prendre publiquement à certains personnels, multiplier les insinuations et les attaques personnelles, au lieu de concentrer l’action syndicale sur les véritables préoccupations des agents et sur les conditions de travail au sein de notre établissement.
Il est pour le moins surprenant de constater qu’une telle énergie soit consacrée à la mise en cause répétée de collègues plutôt qu’à la défense collective des personnels,
Certains semblent avoir fait du règlement de comptes leur principal mode d’expression syndicale, (c’est peut-être cela qu’ils appellent le terrorisme syndical ?). Chez FOjustice, nous ne partageons pas cette conception du syndicalisme.
Le syndicalisme n’a pas vocation à humilier, à désigner des boucs émissaires ou à tenter de discréditer personnellement ceux avec lesquels nous pouvons être en désaccord, afin de placer « les petits copains ». Il doit défendre les agents, porter leurs revendications, faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain et proposer des solutions.
Chez FOjustice, nous ne sommes pas dupes de certaines méthodes de communication et nous ne nous laisserons pas entraîner dans une surenchère permanente. Nous pourrions, nous aussi, répondre point par point à certaines affirmations et évoquer des situations dont nous avons connaissance. Nous faisons pourtant le choix de ne pas nous abaisser à ce niveau de confrontation.
Chez FOjustice, nous continuerons à défendre les personnels avec sérieux, détermination et responsabilité, sans céder aux provocations ni aux attaques personnelles.
Les agents n’ont pas besoin de querelles internes supplémentaires. Ils ont besoin de représentants capables de se rassembler autour de leurs intérêts, de défendre leurs droits et d’obtenir des avancées concrètes sur leurs conditions de travail.
Notre syndicalisme restera donc celui du terrain, du dialogue et de l’action. Les désaccords sont légitimes. Les attaques personnelles et les tentatives d’intimidation ne le sont pas.
Chez FOjustice, nous continuerons à défendre les agents. À chacun de choisir s’il souhaite construire ou diviser.
Ce 12 août 2026, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, s’est rendu au Centre pénitentiaire de Réau à l’occasion de l’inauguration du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO).
À cette occasion,FORCE OUVRIÈRE JUSTICE – UISP PARIS a été reçue par le cabinet du ministre.
Dès le début de nos échanges, nous avons tenu à rappeler une vérité essentielle :
INCARCAVILLE EST À L’ORIGINE DU TOURNANT QUI A CONDUIT AUX QLCO.
Le 14 mai 2024, à Incarville, deux de nos collègues ont été assassinés et trois autres grièvement blessés lors de l’attaque d’un convoi pénitentiaire.
Ce drame a profondément marqué notre administration et ses personnels.
Le mouvement historique qui a suivi, puis le protocole d’Incarville, ont imposé à l’État une remise à plat de la sécurité pénitentiaire et de la prise en charge des profils liés à la criminalité organisée.
Nous ne devons jamais oublier pourquoi ces dispositifs existent.
Les QLCO ne sont ni un outil de communication, ni une expérimentation appelée à être progressivement vidée de sa substance.
Ils répondent à une nécessité : empêcher les narcotrafiquants les plus dangereux de poursuivre, organiser ou commander leurs activités criminelles depuis leur cellule.
Leur efficacité repose donc sur un principe incontournable :
L’ÉTANCHÉITÉ.
Étanchéité des communications illicites.
Étanchéité avec les réseaux criminels.
Contrôle renforcé des flux.
Sécurisation des mouvements.
Protection maximale des personnels.
Le tout dans le respect du cadre légal et des droits fondamentaux, mais sans renoncer à la finalité même du dispositif.
FORCE OUVRIÈREsera particulièrement vigilante face aux prises de position d’associations ou aux recommandations d’autorités indépendantes, notamment du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, lorsqu’elles seraient susceptibles d’affaiblir cette étanchéité ou de remettre progressivement en cause les outils indispensables à la sécurité du QLCO.
Garantir les droits ne peut pas signifier désarmer l’administration face à la criminalité organisée
UN QLCO NE PEUT PAS FONCTIONNER AU RABAIS !
Nous avons donc rappelé au cabinet du ministre nos revendications constantes concernant le QLCO de Réau.
Les effectifs doivent être durablement dimensionnés à la hauteur de la mission et du niveau de menace.
Il est hors de question que les standards fixés lors de l’ouverture soient progressivement dégradés au fil des mois pour répondre aux difficultés d’effectifs de l’administration.
FORCE OUVRIÈREexige également :
La pérennisation des effectifs dédiés au QLCO ;
Une véritable politique d’attractivité et de fidélisation des personnels ;
Une formation initiale et continue spécifique, adaptée aux profils pris en charge et aux risques encourus
Le maintien d’un haut niveau d’équipement et de protection individuelle ;
Le renforcement permanent de la sécurité périmétrique ;
Une adaptation continue des dispositifs techniques face à l’évolution des menaces.
Un quartier ultrasécurisé n’a de sens que si les moyens humains, matériels et technologiques restent eux aussi ultrasécurisés.
DRONES : LA MENACE VIENT AUSSI DU CIEL !
FORCE OUVRIÈREa également profité de cette rencontre pour remettre au centre des discussions une menace qui concerne aujourd’hui l’ensemble de nos établissements :
LES SURVOLS ET LIVRAISONS PAR DRONES.
Téléphones, produits stupéfiants, armes artisanales ou autres objets interdits : les drones constituent désormais un véritable vecteur de contournement de la sécurité pénitentiaire.
L’administration nous confirme avoir pleinement identifié cette menace et l’avoir intégrée dans une programmation pluriannuelle.
Pour FORCE OUVRIÈRE, il faut désormais accélérer.
Détection, brouillage, neutralisation lorsque le cadre juridique le permet, sécurisation périmétrique et évolution permanente des moyens techniques doivent devenir des priorités nationales.
On ne peut pas construire des quartiers hermétiques si, parallèlement, nos établissements restent vulnérables par les airs.
ET PENDANT CE TEMPS, LA SURPOPULATION CONTINUE D’ÉCRASER LES SERVICES
Nous avons également rappelé au cabinet du ministre que la sécurité pénitentiaire ne peut être pensée uniquement à travers les QLCO.
La surpopulation carcérale continue de peser lourdement sur les conditions de travail, la sécurité des personnels et le fonctionnement quotidien des établissements franciliens.
Les moyens exceptionnels consacrés à la lutte contre la criminalité organisée sont nécessaires.Mais ils ne doivent jamais conduire à oublier la détention ordinaire, les coursives, les miradors, les postes protégés, les extractions, les équipes de sécurité, les greffes, les services administratifs et tous les personnels qui font fonctionner nos établissements chaque jour.
LA SÉCURITÉ NE DOIT PAS S’ARRÊTER AUX PORTES DU QLCO !
FO JUSTICEDEMANDE UN COMITÉ DE SUIVI DU QLCO DE RÉAU
Parce qu’une inauguration n’est que le début, FORCE OUVRIÈRE a officiellement demandé la mise en place d’un comité de suivi du QLCO de Réau associant les organisations professionnelles représentatives.
Ce comité devra permettre d’évaluer régulièrement : les effectifs, les conditions de travail, la formation, les équipements, la sécurité, les incidents, les difficultés rencontrées et l’évolution des besoins opérationnels.
Nous refusons que les représentants des personnels soient sollicités uniquement lors des inaugurations ou lorsque les difficultés deviennent incontrôlables.
Le dialogue social doit accompagner le QLCO dans la durée.
INCARCAVILLE NOUS OBLIGE.
Derrière les murs de Réau, derrière les dispositifs techniques, les procédures et les annonces ministérielles, il y a une réalité que FORCE OUVRIÈREn’oubliera jamais :
deux collègues sont morts et trois autres ont été grièvement blessés.
Nous devons à leur mémoire de ne jamais banaliser ce qui s’est passé.
Nous devons aux personnels de ne jamais laisser les contraintes budgétaires, les effets d’annonce ou les pressions extérieures dénaturer progressivement les dispositifs de sécurité construits depuis.
Le QLCO de Réau devra faire ses preuves dans la durée.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE – UISP PARIS sera présente, exigeante et vigilante.
POUR NOS COLLÈGUES.
POUR LEUR SÉCURITÉ.
POUR QUE PLUS JAMAIS INCARCAVILLE NE SE REPRODUISE.
Le 11 août 2026 après-midi , lors du départ en promenade au bâtiment A , un fait particulièrement grave est venu une nouvelle fois mettre en lumière les risques auxquels sont quotidiennement exposés. les personnels .Alors qu’une personne détenue passait le portique, celui-ci s’est déclenché. L’agent lui a demandé de vider ses poches.
La personne détenue a alors remisDEUX MUNITIONS DE CALIBRE 9 MM.
UNE DÉCOUVERTE HORS NORME ET EXTRÊMEMENT DANGEREUSE !
Pour FO, la découverte de ces deux munitions constitue un fait d’une gravité exceptionnelle.
Une munition n’est jamais anodine. Sa présence soulève immédiatement la question de la présence éventuelle d’une arme à feu, de son origine et de la destination qui pouvait lui être réservée.
La découverte de ces munitions démontre que la menace est bien réelle et que la vigilance des agents constitue encore et toujours la première ligne de défense de notre établissement.
Suite à cette découverte,FO félicite la réaction immédiate de l’administration avec l’organisation d’une fouille sectorielle réalisée dans la soirée.
Elle a permis de découvrir notamment :
➢ environ 30 grammes de stupéfiants ;
➢ 10 téléphones portables ;
➢ 1 couteau en céramique ;
➢ 1 couteau artisanal ;
➢ de nombreux chargeurs et câbles USB/HDMI ;
➢ 1 clé Amazon…..
FOFELICITE les personnels pour leur vigilance, leur professionnalisme et leur sang-froid.
Mais cette situation doit désormais conduire à une véritable réflexion sur les conditions de sécurité au sein du CP Aix
FOEXIGE QUE LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS RESTE LA PRIORITÉ ABSOLUE
Pour FO , il est hors de question d’attendre qu’un drame survienne pour réagir.
FO DIT STOP À LA BANALISATION DE L’INACCEPTABLE !
DEUX MUNITIONS DE 9 MM EN DÉTENTION :
CE N’EST PAS UN FAIT DIVERS.
C’EST UNE ALERTE MAJEURE POUR LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS.
FO sera aux côtés des agents et continuera d’exiger les moyens et les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité.
Lundi 10 août 2026, vers 16h30, un surveillant et un élève surveillant effectuent une mutation entre deux bâtiments lorsqu’ils entendent un important vacarme au premier étage.
En rejoignant les lieux, ils découvrent une situation d’une extrême dangerosité… Une dizaine de détenus encerclent l’un d’entre eux et s’en prennent à lui. Ce dernier, armé d’une lame, tente de porter des coups.
DEUX ARMES SAISIES :
UN COUTEAU À BOUT ROND ET UN COUTEAU EN CÉRAMIQUE !!!!!
Face au danger immédiat, les deux agents parviennent à ouvrir la grille, extraient le détenu de l’aile et le maîtrisent en faisant usage de la force strictement nécessaire.
L’alarme portative est déclenchée et les deux couteaux sont récupérés.
Leur intervention a mis fin à l’affrontement et permis la saisie d’armes dont la présence en détention est particulièrement préoccupante.
FO JUSTICECD TARASCON DEMANDE UNE RECONNAISSANCE À LA HAUTEUR !
Ces gestes professionnels, accomplis au contact direct du danger, ne peuvent pas être considérés comme une simple routine. Ils appellent une reconnaissance concrète et officielle.
FO JusticeCD Tarascon DEMANDE l’attribution d’une lettre de félicitations à chacun des deux agents intervenants.
FO JusticeCD Tarascon DEMANDEque l’engagement de l’élève surveillant soit officiellement reconnu par la hiérarchie et porté à la connaissance de l’ENAP.
FO JusticeCD Tarascon FELICITEces deux personnels pour leur courage, leur sang-froid et leur professionnalisme.
Depuis plusieurs jours on nous remonte plusieurs problèmes de sécurité au CP Borgo.
De nombreux incidents concernant la surveillance et la mise en sécurité d’échelles ou de l’échafaudage semblent avoir lieu.
Echelle sans surveillance, échelle puis un échafaudage passant près d’une fenêtre de cellule du CD où le détenu est toujours présent et interagit avec les ouvriers.
Le tout avec des détenues de la MAF en promenade, et en laissant la grille d’intervention menant dans le chemin de ronde grande ouverte. Chemin de ronde où est stationné un véhicule de l’entreprise.
Bien entendu sans ERIS ni ELSP présents pour sécuriser !
Soi-disant tout est organisé depuis des semaines, mais on appelle au dernier moment un brigadier-chef encadrement pour qu’il sécurise le matériel, suite aux signalements d’agents qui sont choqués par de telles pratiques.
Enfin, notre inquiétude est grande en cas de malaise de l’agent PEP. Peut-on intervenir pour lui venir en aide ? Et si oui, le personnel d’encadrement est-il assez préparé afin d’avoir les automatismes nécessaires pour agir de manière rapide ?
Il est grand temps pour la direction de remettre de l’ordre et surtout de s’interesser à ce qu’il se passe dans son établissement, et fasse preuve de professionnalisme !
Le 21 juillet 2025, FO Justice interpellait officiellement la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) afin que soit enfin appliqué le point 12 du protocole d’Incarville, relatif à la mise en place d’une convention avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes.
➢ Pour rappel, l’objectif était de sécuriser et fluidifier le franchissement des péages autoroutiers par les convois transportant des personnes détenues.
Après de nombreux mois d’attente et grâce à la détermination et l’insistance de FO Justice, cette revendication est aujourd’hui une réalité.
➡️ La note du 3 août 2026 officialise la mise en œuvre des protocoles entre la DGAP et l’ensemble des sociétés concessionnaires d’autoroutes. À quelques très rares exceptions près, toutes les portions d’autoroute sont couvertes par cette convention.
Il appartient désormais aux DISP de poursuivre cette dynamique en engageant au niveau local des conventions avec les sociétés gérant les portions non couvertes.
Cette avancée constitue une amélioration concrète pour les personnels des ESP en facilitant leurs déplacements opérationnels et en garantissant la sécurité des missions.
➡️ Mais, cette mesure n’aura du sens et une pleine efficacité qu’à la condition que l’ensemble des ESP soient dotées des badges autoroutiers indispensables à son application.
C’est une exigence portée par FO Justice, à laquelle nous resterons particulièrement vigilants.
Une revendication de plus portée par FO Justice qui se concrétise.
FO Justice continuera de défendre, sans relâche, les conditions de travail et la sécurité des personnels pénitentiaires.
Objet : Survols de drones – Une menace devenue structurelle pour la sécurité des établissements pénitentiaires de la DISP de Paris
Monsieur le Directeur Interrégional,
L’organisation syndicale FO Justicesouhaite, par le présent courrier, vous alerter solennellement sur la multiplication des survols de drones aux abords et au-dessus des établissements pénitentiaires de la DISP de Paris.
Ce phénomène, qui pouvait encore être considéré hier comme une menace émergente, est désormais devenu un véritable fléau sécuritaire.
Les drones ne constituent plus de simples appareils de loisir venant perturber ponctuellement le fonctionnement des établissements. Ils sont aujourd’hui susceptibles d’être utilisés pour acheminer des téléphones, stupéfiants, objets interdits, armes ou tout autre matériel destiné à alimenter les trafics et les réseaux criminels au sein des détentions.
Au-delà des projections ou livraisons, la menace doit être appréhendée dans sa globalité. La capacité d’un drone à survoler un établissement pénitentiaire permet également de recueillir des informations, d’observer les mouvements, d’identifier certaines vulnérabilités et de contribuer à la préparation d’actions criminelles.
UNE MENACE DIRECTE POUR LA SÉCURITÉ DE TOUS
FO Justicerefuse que les personnels pénitentiaires soient contraints de travailler quotidiennement dans un environnement où la menace aérienne devient banalisée.
Chaque survol constitue potentiellement une faille dans le dispositif de sécurité.
Cette situation entraîne des conséquences multiples :
• Renforcement des trafics et de l’introduction d’objets interdits ;
• Aggravation des tensions et violences en détention ;
• Circulation accrue des téléphones et moyens de communication clandestins ;
• Fragilisation de l’autorité des personnels ;
• Risques d’identification et d’observation des dispositifs de sécurité ;
• Perturbation du fonctionnement des établissements ;
• Mobilisation supplémentaire des agents déjà confrontés à une surpopulation carcérale massive et à une pénurie chronique d’effectifs ;
• Exposition accrue des personnels à des situations conflictuelles et dangereuses.
À Fleury-Mérogis, comme dans d’autres établissements de la DISP de Paris, les personnels constatent quotidiennement les conséquences de cette dégradation sécuritaire.
Il n’est plus acceptable de demander aux agents de faire toujours plus avec toujours moins de moyens, alors même que les technologies utilisées par les réseaux criminels évoluent rapidement.
L’ADMINISTRATION DOIT PRENDRE UNE LONGUEUR D’AVANCE
FO Justiceconsidère que la réponse ne peut plus se limiter à constater les survols, récupérer les colis ou effectuer des signalements après chaque incident.
Nous devons désormais passer d’une logique essentiellement réactive à une véritable stratégie préventive et opérationnelle de lutte anti-drone.
FO Justicedemande donc à la DISP de Paris de renforcer sans délai son dispositif, notamment par :
• La mise en place d’une véritable capacité anti-drone, avec des moyens techniques adaptés permettant la détection, l’identification et, lorsque le cadre légal le permet, la neutralisation des appareils ;
•La pose de filets anti-drones sur les secteurs les plus exposés, notamment les cours de promenade, zones sensibles et points particulièrement vulnérables ;
•La création ou le renforcement de brigades anti-drones dédiées, disposant de moyens humains, techniques et matériels adaptés ;
• Le renforcement de la coopération avec les forces de sécurité intérieure afin d’améliorer la détection et l’interpellation des télépilotes, ainsi que la réponse judiciaire apportée à ces survols ;
• L’identification et la sécurisation des zones particulièrement vulnérables autour des établissements;
• L’amélioration des dispositifs de vidéosurveillance et d’éclairage des périmètres ;
• La mise en place de procédures opérationnelles claires permettant aux personnels de réagir rapidement lors de la détection d’un drone ;
• La formation et la sensibilisation des personnels afin que chacun puisse identifier une situation de menace et appliquer les consignes adaptées ;
• Une remontée et une analyse systématiques des incidents permettant d’identifier les modes opératoires, les horaires, les secteurs sensibles et les établissements particulièrement ciblés.
Monsieur le Directeur Interrégional, FO Justicesouhaite attirer particulièrement votre attention sur un point : le drone n’est pas une menace virtuelle.
Aujourd’hui, il peut transporter un téléphone.
Demain, il pourrait transporter une arme, un dispositif incendiaire ou tout autre matériel susceptible de provoquer un événement majeur.
Il peut également être utilisé pour repérer les mouvements des personnels, observer les infrastructures, identifier des vulnérabilités ou préparer une action coordonnée.
Attendre qu’un drame survienne pour renforcer les dispositifs serait une faute stratégique.
Les personnels pénitentiaires ont déjà payé un lourd tribut dans l’exercice de leurs missions. Après le drame d’Incarville, l’administration ne peut ignorer aucune évolution susceptible de remettre en cause la sécurité de ses agents et de ses établissements.
FO Justiceestime donc qu’une doctrine interrégionale de lutte contre la menace drone doit être définie et déployée rapidement sur l’ensemble de la DISP de Paris.
LES PERSONNELS DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉS
Notre organisation syndicale rappelle que la sécurité des établissements pénitentiaires repose avant tout sur les femmes et les hommes qui y travaillent.
Mais leur professionnalisme ne peut pas tout compenser.
On ne peut pas demander aux personnels pénitentiaires de lutter contre des réseaux criminels équipés de technologies modernes avec des moyens datant d’un autre temps.
La sécurité pénitentiaire doit évoluer avec la menace.
FO Justicedemande donc l’ouverture d’un échange institutionnel spécifique avec la DISP de Paris afin d’établir un état des lieux précis de la menace drone, de présenter les moyens actuellement disponibles et d’arrêter un plan d’action concret pour chacun des établissements concernés.
Notre organisation sera particulièrement attentive aux suites qui seront données à cette demande.
La menace évolue.
Les trafiquants s’adaptent.
L’administration doit anticiper.
FO Justicerestera pleinement mobilisée pour que la sécurité des établissements, la protection des personnels et la lutte contre les réseaux criminels ne soient jamais reléguées au second plan.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de notre considération distinguée.