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Prison de Douai : Une Situation qui Nécessite des Réponses Concrètes et un Soutien Politique Fort !

Objet : Maison d’arrêt de Douai – une situation qui nécessite des réponses concrètes et un soutien politique fort

Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur le Maire,

FO Justice souhaite attirer solennellement votre attention sur la situation de la Maison d’arrêt de Douai et sur plusieurs difficultés majeures qui affectent aujourd’hui son fonctionnement, les conditions de travail de ses personnels et, plus largement, la sécurité de l’établissement.

À travers ce courrier, notre organisation ne souhaite pas simplement dresser un constat. Nous souhaitons pouvoir compter sur les élus de notre territoire afin que ces problématiques soient relayées et défendues auprès du ministère de la Justice et tout particulièrement auprès du garde des Sceaux.

La Maison d’arrêt de Douai fait actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation et de mise aux normes, avec notamment la création de douches en cellule ainsi que le remplacement de nombreux vitrages.

FO Justice ne conteste évidemment pas la nécessité de ces travaux, attendus et indispensables à l’amélioration des conditions de détention comme des conditions de travail.

Toutefois, leur réalisation entraîne régulièrement la fermeture temporaire de secteurs ou de bâtiments et réduit mécaniquement les capacités d’hébergement disponibles.

Cette situation va prochainement connaître une étape particulièrement sensible puisque le bâtiment le plus important de l’établissement devra à son tour être fermé pour permettre la poursuite du chantier.

Cette échéance doit impérativement être anticipée.

Aujourd’hui déjà, afin de maintenir une capacité d’hébergement maximale, des personnes détenues sont installées à trois dans des cellules d’environ 9 m², avec le recours à des lits triples. Cette gestion va nécessairement devoir être généraliser dans les semaines à venir et cette situation atteindra nécessairement ses limites.

Elle augmente les mouvements, complique l’organisation quotidienne de la détention, multiplie les situations de tension et expose davantage encore les personnels.

Sans mésestimer les difficultés liées à la surpopulation pénale au niveau national, FO Justice demande que des transferts importants et anticipés de personnes détenues soient organisés avant la fermeture du bâtiment concerné.

Il serait incompréhensible d’attendre que l’établissement se trouve confronté à une situation ingérable avant d’agir.

Anticiper ces transferts permettrait au contraire de poursuivre les travaux dans de meilleures conditions, de réduire la pression sur les secteurs restant ouverts et surtout de garantir un niveau de sécurité acceptable pour les personnels et les personnes détenues.

Cette problématique ne peut être dissociée de celle des ressources humaines.

Depuis plusieurs années, et particulièrement sur la dernière décennie, la Maison d’arrêt de Douai a connu une diminution importante de ses effectifs alors que, parallèlement, les missions confiées aux personnels pénitentiaires se sont multipliées et complexifiées.

Aujourd’hui, l’établissement est régulièrement contraint de fonctionner en mode dégradé, aussi bien en journée qu’en service de nuit.

Les personnels compensent quotidiennement les postes vacants et les absences par leur disponibilité, leur investissement et la réalisation d’un nombre toujours plus important d’heures supplémentaires.

Mais l’engagement des agents ne peut pas devenir une variable permanente d’ajustement des effectifs.

La sécurité d’un établissement pénitentiaire ne peut durablement reposer sur la capacité des mêmes personnels à travailler davantage pour compenser les emplois manquants.

FO Justice demande donc qu’une attention particulière soit portée à la situation des effectifs de la Maison d’arrêt de Douai et que les besoins réels de l’établissement soient réévalués au regard de son activité, de ses contraintes et des évolutions de ses missions. Une révision de notre organigramme de référence nous parait indispensable.

Nous souhaitons également attirer votre attention sur une problématique qui concerne plus largement les personnels pénitentiaires : la reconnaissance de la pénibilité liée au travail de nuit et aux horaires décalés.

Pendant des années, parfois pendant l’intégralité d’une carrière, les personnels de surveillance enchaînent les nuits, les prises de service très matinales, les fins de service tardives et les changements réguliers de rythme.

Cette organisation a nécessairement des conséquences sur le sommeil, la récupération, la vie familiale et, à terme, sur la santé.

Les travaux de l’ANSES consacrés au travail de nuit ont d’ailleurs mis en évidence les effets de ces organisations sur le sommeil et différents risques pour la santé.

À cela s’ajoutent les contraintes propres au milieu pénitentiaire : impossibilité parfois de prendre son repas à des horaires réguliers, temps de pause réduits par les nécessités du service, tension permanente liée aux missions de sécurité et récupération rendue plus difficile par l’alternance des horaires.

La question n’est donc pas seulement celle de la pénibilité d’une nuit ou d’une journée de travail. Elle est celle de l’accumulation de ces contraintes pendant vingt, trente ou quarante années de carrière.

FO Justice considère qu’une carrière effectuée pendant des décennies avec des nuits et des horaires atypiques ne peut être appréciée de la même manière qu’une carrière réalisée exclusivement en horaires réguliers de journée.

Nous demandons donc une véritable reconnaissance de cette pénibilité, notamment dans la prise en compte des années de travail de nuit pour les droits à la retraite, notamment avec le déplafonnement de la bonification du 1/5ième, ainsi qu’une revalorisation de la prime de nuit.

Il ne s’agit pas d’obtenir un privilège, mais simplement de reconnaître une réalité professionnelle et l’usure qu’elle génère.

Enfin, nous souhaitons appeler tout particulièrement votre attention sur la sécurisation de notre établissement.

Les événements survenus ces dernières années démontrent malheureusement que les établissements pénitentiaires et leurs personnels sont désormais directement exposés à des menaces d’une gravité nouvelle.

En août 2024, la porte d’entrée du Centre pénitentiaire de Lille-Sequedin a ainsi été prise pour cible par des tirs d’arme automatique.

En avril 2025, le Centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède a lui aussi été visé par des tirs à l’arme automatique, dans un contexte d’attaques touchant simultanément plusieurs établissements et personnels pénitentiaires.

Ces événements doivent nécessairement conduire à revoir notre manière d’appréhender la sécurité des domaines pénitentiaires.

Les portes d’entrée, postes protégés, clôtures, systèmes de vidéosurveillance, dispositifs anti-intrusion, protections contre les projections et moyens de lutte contre les drones ne peuvent plus être considérés indépendamment les uns des autres.

La porte d’entrée principale de la Maison d’Arrêt de Douai, par définition donnant sur la voie publique, est fortement fragilisé et la visibilité à travers est considérablement réduite. En cas d’attaque, elle ne sera pas en mesure de protéger les agents occupants ce poste. Cela est l’une de notre priorité pour la sécurité de notre établissement.

Ils constituent désormais les différents éléments d’une politique globale de protection des établissements et des personnels.

Comme la PEP, notre poste central d’information est vieillissant et doit pouvoir bénéficier d’équipements et de protections adaptés aux menaces actuelles.

Des travaux concernant le remplacement des caillebotis sont également programmés.

FO Justice demande depuis plusieurs mois que cette opération soit mise à profit pour installer simultanément une grille en métal déployé, sur le modèle de ce qui a notamment été réalisé au Centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil.

Cette demande relève du simple bon sens puisqu’une intervention sur la maçonnerie est déjà programmée pour le remplacement des caillebotis, il serait particulièrement pertinent d’intégrer immédiatement cette protection supplémentaire plutôt que de devoir intervenir de nouveau ultérieurement.

Au-delà de son intérêt financier et technique, cette installation permettrait surtout de renforcer concrètement la protection de l’établissement face aux projections et aux nouvelles formes de menaces extérieures.

Les infrastructures pénitentiaires doivent évoluer au même rythme que les menaces auxquelles sont confrontés les personnels.

Nous ne pouvons pas attendre qu’un événement grave survienne à Douai pour constater, après coup, que certaines protections auraient dû être renforcées.

Nous comptons sur votre intervention auprès du garde des Sceaux

Mesdames et Messieurs les parlementaires, Monsieur le Maire, ces différentes problématiques dépassent largement le seul cadre d’une revendication locale.

Elles touchent directement à la sécurité d’un établissement pénitentiaire implanté sur notre territoire, aux conditions dans lesquelles les personnels exercent leurs missions et à la capacité de l’État à garantir le bon fonctionnement du service public pénitentiaire.

Nous souhaitons que ces sujets puissent être directement relayés auprès du ministre de la Justice et de l’administration pénitentiaire afin que des réponses concrètes puissent être apportées.

La sécurité ne doit pas intervenir après le drame. Elle doit précisément permettre de l’éviter.

Enfin, nous serions particulièrement heureux de pouvoir vous accueillir à la Maison d’arrêt de Douai.

Une visite de l’établissement vous permettrait de rencontrer directement les personnels, d’échanger avec eux sur leurs conditions d’exercice et de constater concrètement les difficultés et les besoins que nous vous exposons aujourd’hui.

Nous restons naturellement à votre disposition pour organiser cette rencontre et vous apporter tout élément complémentaire utile à vos interventions auprès du ministère de la Justice.

Dans l’attente de votre retour et des démarches que vous pourrez engager, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre considération distinguée.

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Prison de Beauvais : Compte rendu du CSA du 10 septembre 2026

📅 Points à l’ordre du jour

1 – Mise en place de l’astreinte ELSP

À compter du 1er octobre, un dispositif d’astreinte de nuit et de week-end sera instauré.

Celui-ci sera assuré par les 8 agents ELSP, qui se relaieront afin d’assurer la continuité du service.

2 – Extractions médicales en service de nuit

Les extractions médicales de nuit seront assurées par deux agents ELSP armés, accompagnés d’un agent de nuit non armé.

3 – Gestion du repos légal de 11 heures

Afin de permettre à l’équipe d’Astreinte de bénéficier d’un minimum de 7 heures de repos dans certaines situations, un tableau de service spécifique a été présenté et validé dans le cadre de l’expérimentation.

Une phase d’expérimentation de trois mois est prévue. Un bilan devra être réalisé avant le 10 décembre afin d’évaluer le fonctionnement du dispositif et d’identifier les éventuelles modifications nécessaires.

Comité de déontologie

Le comité de déontologie sera composé de :

  • 3 représentants du personnel de surveillance, dont un personnel de commandement ;
  • 2 personnels administratifs ;
  • 1 personnel technique ;
  • Des représentants des organisations syndicales.

Il sera présidé par le chef d’établissement.

Ce comité aura pour mission de veiller à la bonne mise en œuvre et au respect des principes déontologiques.

Il pourra notamment examiner les saisines, les signalements ainsi que les difficultés rencontrées en matière de déontologie.

📢 Questions diverses posées par notre organisation syndicale

1 – Rappels des agents

Il existe actuellement une liste d’agents volontaires pour les rappels. Une fois cette liste épuisée, des agents non volontaires peuvent être rappelés, notamment lorsqu’ils ont été absents le mois précédent.

Les agents concernés sont informés par mail sur leur boite personnelle environ 72 heures avant leur rappel.

Notre organisation syndicale a demandé à l’OMAP et au directeur que chaque situation soit examinée individuellement, notamment lorsque l’agent ne peut pas être rappelé, sous réserve de fournir un justificatif.

Nous espérons que notre demande sera entendue et que davantage de souplesse sera appliquée dans la gestion de ces situations.

2 – Repas lors des extractions – Les fameux repas « BEURK »

Notre organisation syndicale a demandé que les agents puissent bénéficier d’un sandwich au mess avant leur départ en extraction.

La quantité, la fraîcheur et l’appétence des rations actuellement prévues à cet effet suscitent depuis longtemps de nombreuses critiques. Les agents méritent mieux que ces repas, qui ne répondent pas toujours à leurs besoins lors de missions particulièrement contraignantes.

Cette question a été abordée lors de la Réunion Mensuelle d’Activité (RMA) avec le partenaire privé.

À notre grand regret, aucun effort ne semble envisagé de leur part pour répondre à cette demande.

Les agents apprécieront…

FO Justice continuera de soutenir toutes les démarches et modalités d’action nécessaires afin de faire aboutir cette revendication légitime.

3 – Repas au mess et vente à emporter

De nombreux agents continuent de nous faire remonter leur mécontentement concernant :

  • La qualité des repas proposés ;
  • Les quantités servies ;
  • Une cuisine jugée trop grasse ;

À ce jour, aucun retour positif ne nous a été communiqué sur ces différents points.

Notre organisation syndicale s’engage à poursuivre ses interventions afin de sensibiliser la direction et le partenaire privé à cette situation, et de favoriser une véritable prise de conscience.

Concernant notre demande de mise en place d’un service de vente à emporter, le partenaire privé a exprimé un refus catégorique.

Pourtant, ce dispositif existe déjà dans d’autres établissements et permettrait notamment aux agents disposant d’un temps de pause limité à 45 minutes de bénéficier d’une solution de restauration plus adaptée.

FO Justice continuera de porter cette revendication.

4 – Agents UVF et agents sport confrontés seuls à la population pénale féminine

Nous avons de nouveau alerté la direction sur la situation des agents UVF et des agents sport susceptibles de se retrouver seuls confrontés à la population pénale féminine.

Pour le directeur, cette situation n’a pas vocation à évoluer dans l’immédiat. Il a toutefois indiqué qu’il allait se renseigner sur la réglementation applicable.

Nous espérons que cette question sera traitée avec sérieux et que des incidents ne devront pas être déplorés avant qu’une modification du fonctionnement actuel soit envisagée.

5 – Détenus transgenres participant aux activités sportives avec les femmes

Nous avons également soulevé la question de la participation de détenus transgenres aux activités sportives avec la population pénale féminine.

Pour le directeur, la réglementation actuelle le prévoit.

Pour notre organisation syndicale, cette situation peut placer les agents en difficulté si un incident venait à se produire.

Le directeur nous a indiqué que cette situation devrait prochainement prendre fin.

Nous resterons vigilants sur ce dossier.

6 – Effectifs du personnel au CP de Beauvais

La situation des effectifs demeure particulièrement préoccupante au Centre Pénitentiaire de Beauvais.

À l’heure du CSA, il manque actuellement :

  • 30 surveillants ;
  • 3 officiers ;
  • 6 personnels administratifs ;
  • 1 personnel technique.

Malgré ces carences importantes, les agents continuent de tenir bon et de compenser quotidiennement le manque de personnel.

FO Justice rappelle que cette situation ne peut pas perdurer indéfiniment !

7 – Nombre de matelas au sol

À l’heure du CSA, environ 60 matelas au sol étaient recensés dans l’établissement.

Une situation inédite au CP de Beauvais, qui témoigne une nouvelle fois des difficultés rencontrées au sein de notre établissement.

FO Justice continuera de dénoncer cette situation !

8 – Formations

Nous avons alerté la direction sur le nombre trop important d’agents inscrits sur certaines sessions de formation, qui ne permet pas toujours de garantir des conditions d’apprentissage satisfaisantes et une formation de qualité.

Le directeur a indiqué qu’il ferait un point avec le formateur afin de trouver une solution à cette problématique.

Nous avons également souligné le manque criant de matériel nécessaire au bon déroulement des formations.

La direction nous a expliqué que nous étions dans l’attente de la DI pour l’achat de matériel.

Pour FO Justice, les agents doivent pouvoir bénéficier de formations de qualité, avec des moyens adaptés.

9 – Casiers pour les gilets pare-lames

Les casiers actuellement disponibles ne sont pas adaptés au stockage des gilets pare-lames.

Notre organisation syndicale réclame donc la mise en place de casiers spécifiquement prévus à cet effet, à l’image de ceux déjà installés dans certains établissements de la région.

Il est indispensable que les agents disposent de conditions de stockage adaptées pour leur équipement de protection.

10 – Fontaines à eau

La demande de six fontaines à eau formulée auprès de la DI a été refusée.

Notre organisation syndicale avait pourtant proposé de revoir cette demande à la baisse, en sollicitant éventuellement trois fontaines afin de parvenir à un compromis.

Malheureusement, nous n’avons pas été entendus et nous nous retrouvons aujourd’hui sans aucune installation supplémentaire.

Nous réitérerons cette demande l’année prochaine, car l’accès à l’eau pour les personnels doit rester une priorité !

11 – Formation des agents du QID

Nous avons alerté sur le fait que les agents du QID ne participent pas aux formations, à l’exception de la formation IRIS.

Pour notre organisation syndicale, ces agents ont droit à la formation continue, au même titre que l’ensemble des personnels de l’établissement.

La réponse de la direction, qui nous explique que nous faisons avec les moyens dont nous disposons, ne peut pas être considérée comme suffisante.

Une solution doit être trouvée afin que les agents du QID puissent bénéficier des formations nécessaires à l’exercice de leurs missions.

La formation continue est un droit pour tous les agents.

FO Justice Beauvais : toujours présents, toujours mobilisés !

Notre organisation syndicale continuera de porter vos revendications, de défendre vos intérêts et d’intervenir sur l’ensemble des problématiques rencontrées au sein de notre établissement !

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Prison de Beauvais : Surveillant Acteur Ou Surveillent Hôtelier ? La Prison à la Carte !

Le personnel de l’établissement a récemment reçu une nouvelle note de service destinée à expliquer le nouveau fonctionnement concernant la distribution des repas.

Et non, vous ne rêvez pas : l’administration pénitentiaire impose désormais à Sodexo de proposer deux choix de repas différents aux personnes détenues.

Dans cette même note, on nous rappelle que cela s’inscrit dans le rôle du « surveillant acteur »…

Surveillant acteur ? Ou surveillant hôtelier ?

Car derrière ces nouvelles exigences, qui va devoir gérer les choix, les changements, les erreurs, les réclamations et toutes les difficultés d’organisation qui en découleront ?

Encore et toujours les personnels !

Comme si cela ne suffisait pas, nous apprenons également que chaque cour de promenade va être équipée d’une barre de traction, pour un coût annoncé d’environ 4 000 € par cour.

Pendant ce temps, on nous explique régulièrement qu’il n’y a plus d’argent pour améliorer les conditions de travail des personnels ou renforcer réellement la sécurité de l’établissement.

4 000 € PAR COUR !

LES EXEMPLES NE MANQUENT POURTANT PAS :

  • Pas de canon anti-drone ni de filets permettant de lutter efficacement contre les livraisons par drones.
  • Du matériel insuffisant lors des formations, au point de devoir scotcher certaines tenues de protection pour pouvoir réaliser les exercices en deux.
  • Pas même une boîte de chocolats pour les personnels à Noël l’année dernière et, l’année précédente, certains services avaient dû partager les boîtes.

Mais lorsqu’il s’agit d’améliorer encore les prestations proposées en détention, les moyens semblent soudainement beaucoup plus faciles à trouver.

LE PERSONNEL APPRÉCIERA…
ET LE CONTRIBUABLE ÉGALEMENT !

À l’heure où de nombreux Français surveillent chaque dépense et peinent parfois simplement à faire leur plein, il devient difficile de comprendre certaines priorités budgétaires de notre administration.

La sécurité des établissements et les conditions de travail des personnels devraient, elles aussi, être considérées comme des priorités.

À force de vouloir transformer la détention en prestation à la carte, l’administration semble oublier l’essentiel : les personnels qui, chaque jour, font fonctionner et sécurisent nos établissements pénitentiaires.

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Prison d’Épinal : Fouille XXL du 15 septembre – Des Résultats Concrets !

Mardi 15 septembre, une importante opération de fouille a été menée à la Maison d’arrêt d’Épinal.

UNE OPÉRATION CIBLÉE CONTRE LES TÉLÉPHONES, STUPÉFIANTS ET OBJETS PROHIBÉS EN DÉTENTION.

20 CELLULES CONTRÔLÉES

Dont l’intégralité du quartier d’isolement

31 PERSONNES DÉTENUES CONTRÔLÉES

LE BILAN

  • 3 téléphones portables
  • 2 cartes SIM
  • 1 IPTV
  • 1 arme artisanale
  • de nombreux câbles de charge
  • 10 grammes de stupéfiants

UNE MOBILISATION D’AMPLEUR

PLUS DE 60 PERSONNELS ENGAGÉS

  • ÉRIS de Strasbourg
  • ELSP de plusieurs établissements de la Direction Interrégionale
  • ELSP d’Épinal
  • Personnel de l’établissement
  • Forces de sécurité intérieure : 1 officier de police judiciaire et 2 OPJ
  • 2 agents OSE (Opération de Sécurisation Électronique)
  • 3 chiens de détection

UNE OPÉRATION EFFICACE

FO Justice salue l’engagement de tous les agents mobilisés. Cette opération démontre l’utilité des fouilles ciblées pour lutter contre la circulation des téléphones, des stupéfiants et des objets prohibés en détention.

SANS INCIDENT

Aucun incident n’est à déplorer lors de la fouille ni à l’ouverture des cellules le lendemain.

LA SÉCURITÉ EN DÉTENTION REPOSE SUR DES FEMMES ET DES HOMMES ENGAGÉS, FORMÉS ET SOUTENUS.

FO Justice reste mobilisée pour la sécurité de tous.

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Prison du Mans : Souriez ! Vous Êtes Surveillé !

Bienvenue dans le nouveau Péplum de la M.A du Mans Les Croisettes, où l’empereur chef ELSP (Equipe Locale de SURVEILLANCE Pénitentiaire MAIS uniquement sur la plèbe des surveillants de détention) a le droit de vie ou de mort sur vous. Alors attention à la direction indiquée par son pouce !

Notre empereur Chef ELSP se permet de fouiller dans les affaires personnelles des surveillants, afin de trouver des arguments pour étayer les futurs écrits (sûrement rédigés par ses chevaliers fidèles au poste).

Car un empereur NE SE MOUILLE PAS, un empereur est INTOUCHABLE surtout celui du Mans Les Croisettes !!

Est-ce dû à sa couronne de laurier qui lui donne l’immunité ? AVÉ CÉSAR ! Notre empereur se permet même d’imposer son droit de véto concernant la venue de certains PREJ pour les EJ au sein de son palais Palatin.

ATTENTION CONCITOYENS DU CP DU MANS, si vous avez le malheur de laisser votre GPL le temps d’un appel ou votre grille palière ouverte, les sbires de notre empereur sont là en attente dans la pénombre afin de remonter tout cela à leur chef suprême jusqu’à aller menacer de mort et avoir des propos racistes.

Alors Madame la Directrice, le bureau local Force Ouvrière vous interpelle de nouveau sur le sujet sensible ELSP, mais surtout leur chef.
Quand allez-vous réagir ? Et NON AVEC DES PAROLES mais avec des ACTES CONCRETS afin d’arrêter cette omerta.

Les PREJ, les ERIS, les SURVEILLANTS s’en plaignent ! Il ne tient qu’à vous d’arrêter l’hémorragie !

CHANGEZ LE CHEF ELSP, passez le décurion, il restera dans l’élite et vous verrez sûrement arriver de plus en plus de candidatures pour rejoindre les ELSP. Enfin pourrons-nous voir les astreintes ELSP se mettre en place car la plèbe attend toujours !!

Madame la Directrice, il ne tient qu’à vous d’arrêter ce harcèlement envers certains surveillants car vous savez où parfois cela peut amener… DÉPRESSION voir pire, SUICIDE !!!

Le bureau local Force Ouvrière ne le souhaite pas et le bureau local Force Ouvrière pense sincèrement que vous non plus, alors Madame la Directrice, AGISSEZ AVANT D’ARRIVER A CET EXTREME !

LE BUREAU LOCAL FORCE OUVRIERE ET LES SURVEILLANTS COMPTENT SUR VOUS !!

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UISP – Bordeaux : Fouille XXL à Limoges – Les Punaises de Lit sont toujours là !!!

Au sein de la Maison d’Arrêt de Limoges, après des années à essayer de les apprivoiser ou de les cacher sous le tapis, voici que la Direction interrégionale s’est enfin saisie du sujet des punaises de lit et a enfin réagi…

Est-ce nos différentes interventions qui ont fini par faire bouger la DI ? Ou serait-ce l’intervention d’un magistrat de Limoges… Les personnels se faisaient une joie de voir leur principal problème enfin pris à bras-le-corps.

En effet, les punaises de lit sont devenues des résidentes non désirées à temps plein de la Maison d’arrêt. L’infestation est bien présente et, au lieu de réagir à la hauteur du problème, on demande à un technicien, accompagné d’un auxiliaire, de traiter la situation !!!

Mais où va-t-on ?

Cela fait des années que l’on « gère » le problème… ou pas !!! Ne serait-il pas enfin temps de prendre enfin cette situation au sérieux et de faire appel à de véritables professionnels ?

Mais, non !!! Au lieu de cela, la DISP de Bordeaux organise une « fouille XXL », en invitant plusieurs autres établissements à se joindre à la fête ! Résultat : des téléphones, des stupéfiants, des couteaux, une scie… et surtout, des punaises de lit !

Oui, des punaises de lit qui n’attendent qu’une chose : voyager !

Et quelle meilleure idée que de leur offrir la possibilité de repartir avec un maximum de compagnons de voyage, susceptibles de les amener aux quatre coins de la DISP de Bordeaux !

FO JUSTICE félicite les personnels de la MA de Limoges pour leur travail quotidien, malgré la crainte légitime de voir l’infestation se propager jusque dans leurs foyers.

FO JUSTICE remercie également les agents venus prêter main-forte, malgré le contexte sanitaire particulièrement préoccupant de la Maison d’arrêt de Limoges.

FO JUSTICE s’interroge sur la pertinence d’une telle fouille alors même que le problème des nuisibles n’est toujours pas réglé !

Avant de fouiller, commencez par désinfecter cet établissement qui en a bien besoin !!!

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Mobilité Restreinte corps de Commandement – Liste des Postes – 2026

FO Justice vous informe du lancement de la campagne de mobilité restreinte du Corps de Commandement au titre de l’année 2026.

► Date limite pour formuler un vœu est fixée au 30 septembre 2026.

► Date limite pour le retour des comptes rendus d’entretien est fixée au 9 octobre 2026.

► La publication des résultats interviendra à compter du 19 octobre 2026.

► La date de prise de fonction interviendra à compter du 1er janvier 2027.

Les vœux de mutation sur un poste profilé doivent être saisis dans le SIRH (Harmonie) conformément aux règles précisées dans les fiches de procédure jointes (annexes 4 et 5) et être systématiquement accompagnés d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae.

De plus, les agents doivent impérativement solliciter un entretien auprès du responsable mentionné dans la fiche de poste. À défaut, ils sont invités à prendre attache avec la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) compétente.

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Prison de Val-de-Reuil : Armes en Détention – FO Exige une Action Choc !

Cette semaine, les fouilles réalisées au Centre de détention de Val-de-Reuil ont une nouvelle fois permis de mettre au jour une réalité particulièrement inquiétante.

De nombreux couteaux artisanaux ont été découverts lors de fouilles de cellules. Environ 500 grammes de résine de cannabis ont également été retrouvés, dissimulés dans des boîtes de conserve à double fond.

Mais le plus préoccupant reste la découverte de trois bombes lacrymogènes en détention : deux bombes au poivre et une bombe de type extincteur destinée aux forces de l’ordre retrouvé dans une gaine technique du bâtiment B !

FO Justice le dit clairement :

Nous ne pouvons pas nous contenter de constater et de passer à autre chose.

Depuis des années, FO Justice alerte sur la nécessité de renforcer la sécurité périmétrique du Centre de détention. Ces découvertes donnent malheureusement une nouvelle dimension à nos revendications.

Lorsque des armes, des stupéfiants et du matériel particulièrement dangereux sont retrouvés en cellule, il faut s’interroger sérieusement sur les failles qui permettent leur présence au sein de l’établissement.

FO Justice demande depuis bien trop longtemps le renforcement de la sécurité périmétrique, avec des moyens adaptés pour empêcher les projections et les intrusions d’objet en tout genre !

FO Justice exige la mise en place rapide d’une opération de fouilles ciblées avec le concours des ERIS.

Une véritable action coup de poing, permettant de contrôler en profondeur les secteurs identifiés comme présentant un risque particulier et de rechercher les armes, stupéfiants et objets dangereux susceptibles d’être encore dissimulés dans l’établissement.

Trois bombes lacrymogènes en détention, dont une de type extincteur destinée aux forces de l’ordre, le danger est là !

FO Justice refuse que l’on attende qu’une arme soit utilisée contre un agent pour décider enfin de renforcer la sécurité !

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PA : Réponse du Garde des Sceaux à Notre Lettre Ouverte – Entre Victoires Syndicales, Flou sur les Calendriers et Exigence de Terrain !

À la suite de notre lettre ouverte adressée le 25 août 2026 au Garde des Sceaux, et notre audience du 1er septembre dernier, Gérald DARMANIN, le ministre de la Justice nous a adressé une réponse écrite le 16 septembre 2026.

Si FO Justice prend acte de certaines avancées, les personnels administratifs ne sauraient se contenter de promesses vagues et d’engagements sans calendrier précis.

Revalorisations IFSE 2026 : Le ministre s’engage, mais où est le calendrier précis ?

➢ Ce qu’indique le ministre : Le Garde des Sceaux confirme que les revalorisations de l’IFSE prévues pour 2026 seront finalisées et mises en paiement d’ici la fin de l’année, quel que soit le lieu d’affectation des agents.

► La réalité du terrain et la position FO Justice : Aucun calendrier précis de mise en paiement n’a été communiqué ! Dire que cela sera versé « avant la fin de l’année » ne suffit pas. Les personnels administratifs attendent de savoir exactement sur quelle fiche de paie ces revalorisations apparaîtront.

FO Justice exige la communication immédiate de dates précises de versement !

Plan de requalification : Rendez-vous le 12 octobre, FO Justice portera ses propositions !

➢ Ce qu’indique le ministre : Un groupe de travail est programmé pour le mois d’octobre 2026 afin de traiter des postes susceptibles d’être requalifiés en catégorie B.

► La réalité du terrain et la position FO Justice : Ce groupe de travail qui se tiendra le 12 octobre prochain permettra de prendre connaissance des postes ciblés par l’administration. FO Justice y défendra fermement ses propres propositions pour faire reconnaître les compétences et les responsabilités réelles exercées par les agents.

Point d’alerte : À ce jour, aucun document de travail n’a été transmis par l’administration !

FO Justice exige l’envoi, dans les meilleurs délais, des documents préparatoires afin de pouvoir mener des débats transparents et efficaces.

Services Judiciaires : Poursuite du plan de requalification de C en G (faisant fonction de greffier)

➢ Engagements actés : Dans les services judiciaires, le plan de requalification de 700 adjoints administratifs (catégorie C) vers le corps des greffiers (catégorie B) est en cours de déploiement et mobilise fortement les services.

► La position FO Justice : FO Justice suit attentivement la mise en œuvre de ce plan indispensable pour reconnaître l’investissement et les compétences des adjoints administratifs qui exercent au quotidien des fonctions de greffe sans en avoir le statut ni la rémunération. Nous exigeons le respect strict des engagements et la poursuite dynamique de ce plan de requalification.

Greffes pénitentiaires : Reconnaissance des métiers et création d’une filière dédiée !

➢ Ce qu’indique le ministre : Le ministre exprime sa considération pour la technicité et la sensibilité des missions des personnels des greffes pénitentiaires. Il a demandé à la DGAP et au Secrétariat Général de travailler sur l’attractivité de ces métiers, qui se traduira par des avancées indemnitaires ainsi que par la mise en place d’un processus de filiarisation.

► La position FO Justice : C’est une prise en compte essentielle de nos revendications ! FO Justice demande depuis longtemps la pleine reconnaissance de la haute technicité du travail des personnels des greffes pénitentiaires, tout comme les autres « matières ». La création d’une véritable filière de « greffier pénitentiaire » est une suite logique et indispensable que FO Justice soutiendra et suivra pas à pas pour qu’elle se traduise rapidement par des garanties statutaires et financières tangibles.

Prime de surencombrement : Une victoire signée FO JUSTICE pour les personnels administratifs !

➢ Une revendication portée et obtenue par FO Justice : Le ministre a confirmé le rehaussement de la prime de surencombrement (portée de 100 € à 300 € bruts dans les établissements à plus de 150 % d’occupation).

► Victoire syndicale : FO Justice exigeait fermement que cette prime ne soit pas réservée à une seule catégorie d’agents, mais bien attribuée à l’ensemble des personnels administratifs exerçant dans les établissements concernés. C’est une juste reconnaissance de la pénibilité qui pèse sur toute la communauté de travail en établissement !

Précarité et gestion des contractuels : FO Justice refuse le sacrifice des effectifs !

► La position FO Justice : Face au non-renouvellement de contrats administratifs constaté sur le terrain (Rennes, Lille, Lyon…), le ministre invoque le respect des schémas d’emplois et des contraintes budgétaires.

Pour FO Justice, les coupes budgétaires et la surcharge de travail imposée aux personnels titulaires comme contractuels sont inacceptables. Les personnels administratifs sont essentiels au fonctionnement quotidien des services !

ACTION, RESPECT, ÉQUITÉ POUR TOUS
LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS !

FO Justice ne lâchera rien sur l’application des engagements et continuera d’exiger de la transparence, des dates claires et des moyens à la hauteur du travail accompli quotidiennement par les personnels administratifs, maillon essentiel au bon fonctionnement de notre institution.

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Prison de Val-de-Reuil : Vestiaire des Agents – À la Limite de l’Insalubrité !

FO Justice tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant les conditions dans lesquelles les personnels sont contraints de se changer, de se doucher et d’utiliser les sanitaires au sein des vestiaires des divisions 1 et 2.

Soyons clairs : la situation n’est plus acceptable.

Depuis maintenant plus de six mois, l’un des deux WC est condamné parce qu’il n’y a tout simplement plus de chasse d’eau. Six mois que cette situation perdure. Six mois que l’on compose avec un seul sanitaire, alors que celui-ci présente lui aussi des problèmes de fuite.

Les douches ne sont pas en meilleur état. Les portes n’ont jamais étés installées, juste de simples rideaux de douche, maintenus tant bien que mal avec quelques bouts de ficelle. L’eau s’échappe, se répand sur les sols et participe directement à la dégradation des installations.

Ce qui devrait être une installation sanitaire normale pour des personnels qui exercent un métier particulièrement exigeant ressemble aujourd’hui à une installation laissée à l’abandon.

Les colonnes de douche ont elles aussi largement subi l’usure du temps. Les peintures et différents éléments des locaux nécessitent une véritable remise en état.

Et pendant ce temps, on demande aux personnels de continuer à travailler normalement et de participer à des groupes de travails de lutte contre l’absentéisme… la blague. A quand de la considération ? Nous parlons ici de conditions de travail, d’hygiène et de respect des personnels.

Les agents passent leurs journées dans cet établissement. Après des heures de travail, ils doivent pouvoir disposer de vestiaires et de sanitaires dignes de ce nom !

FO Justice demande donc que la situation soit prise à bras-le-corps et que soit engagée sans délai une véritable remise en état des vestiaires des divisions 1 et 2.

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