La nuit du lundi 20 avril 2026 a été particulière éprouvante pour les collègues de notre établissement pénitentiaire lors de la gestion d’un incident en service de nuit.
En effet, vers 22h00, un détenu informe par l’intermédiaire de l’interphonie la description d’une situation étrange concernant son codétenu…
Le gradé de service accompagnés de plusieurs agents se rendent sur les lieux. A l’ouverture de la cellule, ils ont fait une découverte macabre : un détenu inanimé au sol, un drap autour du cou et la présence de sang au sol.
Face à cette scène dramatique, les agents ont fait preuve d’un sang-froid et d’un professionnalisme exemplaire et remarquable pour figer la situation et pratiquer les gestes de premiers secours dans l’attente de l’arrivée des pompiers et du SAMU.
Le codétenu a été isolé d’un premier temps et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête diligentée par le parquet afin de faire la lumière sur ce grave incident.
Pour information, la personne détenue a été acheminée à l’hôpital dans un situation particulièrement préoccupante.
Notre organisation professionnelle souligne la réactivé des agents tous grades et corps confondus dans gestion de cet incident.
La section locale FO Justice demande la mise en œuvre d’une cellule psychologique pour les agents qui éprouveront le besoin.
La section locale FO Justice demande également la mise en œuvre d’un RETEX au regard de la gravité des faits.
Dans notre dernier tract interrégional, FO Justicedénonçait déjà la surpopulation pénale qui touche l’ensemble de nos Maisons d’Arrêts. Les taux d’occupation explosent jusqu’à 250% par endroits, avec plus de 900 matelas au sol.
Le temps passe, le problème s’accentue. Le système est à bout de souffle et les personnels de l’Administration Pénitentiaire de tous corps et tous grades confondus en pâtissent avec une charge de travail de plus en plus importante.
Cette pression conduit inévitablement à un épuisement professionnel, à la mise en danger des agents lors de certaines missions (extractions – transferts – gestion des « chauffoirs », etc.). Pour FO Justice, il faut assumer l’augmentation du nombre d’Impossibilités De Faire (IDF).
Quelle réponse apporte l’Administration Pénitentiaire à ces problématiques ?
Côté effectif, la prochaine CAP ne va rien arranger avec des postes du CEA laissés vacants, augmentant encore la difficulté de gestion des établissements. Clairement, l’AP se concentre sur l’ouverture de nouvelles structures et de nouveaux quartiers.
Le personnel est au bout du rouleau et le dernier rapport des Accidents du Travail devrait alarmer !
Côté reconnaissance, la Direction Interrégional, sous couvert de la DGAP, essaie de noyer le poisson avec le Plan d’Equité et d’Accompagnement des Agents. Un beau nom pour un projet qui ne consiste qu’à rappeler certaines règles de fonctionnement et qui, au lieu de mettre les agents au centre des préoccupations préfère brandir le spectre de la sanction.
Il est plus facile de sanctionner que de récompenser les agents qui font des miracles tous les jours !!!
Côté dialogue social, qu’en est-il du siège de la DISP avec les services qui lui sont rattachés (PREJ – ERIS). Depuis 2022, FO Justicedénonce le manque d’un véritable CSA Siège DISP. Aujourd’hui, on va nous présenter le DUERP relatif aux personnels du siège mais où est celui des PREJ et des ERIS ? Et quelles actions seront mises en place pour travailler sur les RPS?
L’épuisement n’est pas un sacrifice acceptable !!!
L’UISP Bordeaux FO Justiceexige plus de moyens humains et plus de reconnaissance pour tous les personnels tous corps et grades confondus et cela dès aujourd’hui !!!
Depuis quelques temps, les agents du Pôle de Rattachement des Extractions Judiciaires (PREJ) de Marseille subissent une dégradation importante de leurs conditions de travail, imposée par un management autocrate, voire toxique.
La directrice des Equipes de sécurité Pénitentiaire (DESP) et l’officier responsable de l’Autorité de Régulation des Extractions Judiciaires (ARPEJ) seraient-elles des souveraines autocrates, dont la puissance ne serait soumise à aucun contrôle ?
➢ Prises de décisions sans concertation, attitudes incompréhensibles répétéescréant un climat de travail destruc- teur affectant la santé et la motivation de nombreux personnels.
➢Demande d’Explication infondée, voire puérile, mais surtout inutile.
➢ Renversement de situations en fonction du degré d’affinité.
➢ Discrimination.
➢ Valorisation différenciée selon l’appartenance au PREJ.
➢ Utilisation du pouvoir de manière abusive qui installe le doute, la peur.
➢ Management basé sur la terreur en lieu et place d’un accompagnement bienveillant.
➢ Refus de mutualiser les moniteurs du PREJ Marseille et des ELSP Marseille en vue d’animer les formations Premiers Secours Citoyen-Secourisme Opérationnel Pénitentiaire (PSC-SOP), Technique d’Intervention et tir. Les deux entités se trouvant POURTANTsur le même site !
➢ Refus de mettre à disposition du Chef de l’Unité de Recrutement, Formation et Qualifications (CURFQ), les moniteurs tir du PREJ Marseille pour la formation continue des agents, justifiant que les moniteurs leur « appartiennent » et ne doivent former uniquement les agents des PREJ.
CONSÉQUENCE : Les formations aux « Équipes de Sécurité Pénitentiaires (ESP) » et aux « Escortes à Sécurité Renforcée (ESR) » prennent du retard : les Instructeurs de Sécurité Pénitentiaire (ISP) devant répondre à une charge de travail importante alors que la possibilité d’un renfort est à portée de main !
MESDAMES, OÙ SONT VOS BELLES ANNONCES LORSQUE VOUS AVEZ MIS LES ELSP DE MARSEILLE Á LA PORTE APRÈS AVOIR RÉCUPÉRÉ LES MURS ?
POUR RAPPEL, VOUS DISIEZ : « NOUS TRAVAILLERONS EN BONNE INTELLIGENCE AVEC LES 2 ENTITÉS ! »
A cela, s’ajoutent les incompréhensions autour de l’organisation de nombreuses escortes qui souffrent de décisions régulièrement aléatoires et changeantes.
Pour exemple, les agents du PREJ se voient contraints de faire de nombreux allers-retours, pour une même destination, exposant les agents à un risque réel et inutile sur la route.
Il semble utile de rappeler que la doctrine ESP autorise le groupage dans certains cas de figure !
Auriez-vous la mémoire courte et oublié le drame d’Incarville ?
UN MANAGEMENT BRUTAL NE SAURAIT ÊTRE LA SOLUTION !
LES PERSONNELS ASPIRENT À UN MANAGEMENT PLUS MODÉRÉ QUI INTEGRERAIT DE LA BIENVEILLANCE, UNE ÉCOUTE, DES OBJECTIFS AMBITIEUX ET UN SOUTIEN AUX ÉQUIPES.
FO JUSTICEattend le respect de vos agents et de leur travail, ainsi qu’un management basé sur l’écoute, la transparence, la confiance, avec une réelle prise en compte des alertes remontées.
FO JUSTICEexige la fin des pratiques abusives et autoritaires.
FO JUSTICEsollicite un entretien dans les meilleurs délais auprès de monsieur le Directeur Interrégional Adjoint des Services Pénitentiaires de Marseille.
Le 20 février, les services de la DGAP nous présentaient ce qui devait être le futur de la planification, ce qui nous était présenté comme une révolution pour les BIOS et les services des agents en établissement : Origine 2.0.
Les organisations syndicales, qui n’avaient jamais été associées en amont, pas même informées, découvraient le projet, quelque peu surprises et décontenancées, voire un peu agacées d’avoir été ignorées.
Le tableau était idyllique. Tout était merveilleux, fonctionnel, ergonomique, avec un système de bascule depuis l’ancienne version complètement transparent, en mode « big-bang ».
Mais surtout, tout était prêt pour une bascule prévue le 15 juin.
Des réticences de notre part ?
Pas d’inquiétude, tout est maîtrisé : Promis, certifié, garanti !
Les DIOS étaient formés, il ne leur restait plus qu’à former, à leur tour, les planificateurs locaux et gestionnaires en SPIP. Alors, les URFQ et les BIOS se sont mis en ordre de bataille, afin de répondre à la commande, pour organiser ces formations et être prêts dans les délais pour cette fameuse bascule en mode « big-bang ».
Mais hélas, le « big-bang » s’est subitement transformé en « badaboum », avec un superbe rétropédalage de la DGAP à la dernière minute, le 17 avril…
STOP ! On arrête tout… on n’est pas prêt !!!
Ça alors ? Et cette belle confiance affichée à peine 2 mois plus tôt ?
Et toute cette énergie et ce temps mobilisés en régions par les URFQ et les BIOS qui, rappelons-le, n’ont pas que ça à faire !
Bref… Un beau fiasco…Un de plus serions-nous tentés de dire. Du travail pour rien en régions… Comme si on pouvait se le permettre.
Gageons au moins que ce report permettra une bascule dans de bonnes conditions…
Tôt ce matin, la liste des postes offerts à la mobilité CEA de septembre 2026 a été publiée. Cette publication des postes ne peut en aucun cas nous laisser sans réaction. Du grand n’importe quoi !
Comme on s’y attendait, pas de postes pour la MA Basse-Terre. En juillet, 6 agents arriveront pour renforcer l’effectif. Par contre, et c’est une honte, uniquement 2 postes pour le CP Bémao. C’est la stupéfaction, voire la colère, chez les personnels.
Pour notre organisation syndicale FO Justice Guadeloupe, c’est une punition de plus, et la concrétisation du mépris envers les agents de Baie-Mahault. La petite lueur d’espoir des agents, de voir l’arrivée d’effectifs supplémentaires pour 2026, part en fumée en laissant les agents encore plus désœuvrés.
Et pourtant, avec 16 postes vacants, les départs à la retraite prévus de 3 agents, comment l’Administration peut-elle laisser à l’abandon les agents du CP ? Ceux-là même qui portent l’établissement à bout de bras contre vents et marées. Des hommes et des femmes qui sont usés professionnellement, qui sont loin de leur famille, et qui continuent de faire fonctionner la prison.
Méritent-ils vraiment cette punition imposée par notre administration ?
C’est NON !
Faudrait-il un blocage de l’institution pour se faire entendre ?
FO Justice Guadeloupedemande à l’administration de bien vouloir revoir ses comptes,car les agents de Bémao ne peuvent continuer à souffrir de la sorte. Depuis des années, nous dénonçons le manque criant de ressources humaines sur l’établissement et comme seule réponse la DSPOM nous jette des miettes.
Lamentable et inacceptable !
PourFO Justice Guadeloupe il faut que cette ambivalence et cette hypocrisie de l’administration cessent : d’un côté elle prévoie la lutte contre les risques professionnels et psychosociaux, de l’autre elle laisse mourir à petits feux ses propres agents.
FO Justice Guadeloupedit clairement NON aux 2 agents, OUI pour une réévaluation à la hauteur des besoins du terrain.
FO Justice PJJavait déjà présenté en détails tous les arguments justifiant une revalorisation significative du statut des directeurs lors de la bilatérale à la Chancellerie. Suite à nos revendications, nous avions obtenu un engagement de portage du ministère de la justice d’un projet de revalorisation des grilles indiciaires pour les directeurs PJJ devant la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP).
Lors de la multilatérale du 17 avril 2026 dédiée à la refonte de la grille indiciaire, FO Justice PJJ a clairement réitéré une demande de revalorisation indiciaire majeure, la plus favorable aux directeurs.
► Cette revendication s’appuie notamment sur :
–Un affaissement inacceptable du statut de DS PJJ en regard des missions et responsabilités majeures qui ne cessent d’augmenter : en plus de 30 ans, le périmètre et le champ de compétences des directeurs de services a considérablement évolué, de même que la charge de travail à l’ère du CJPM, des UJPE, ou encore politiques publiques sensibles et multiples. Ces évolutions doivent être prises en considération.
–Un tassement insensé des catégories A dans les équipes managées par les DS PJJ nécessitant un rééquilibrage : cette réforme doit apporter un correctif à des incohérences statutaires. La proximité indiciaire entre corps de catégorie A de la PJJ pilotés par des directeurs est un contresens avec des niveaux de responsabilités et d’encadrement totalement distincts (psychologues, éducateurs, PT, CADEC)
–Des inégalités manifestes et injustes à corriger en comparaison des corps similaires tant à l’interne qu’à l’extérieur du ministère de la Justice : il existe un décrochage net en termes indiciaires pour les DSPJJ que ce soit avec des directeurs des services de greffe ou directeurs de services pénitentiaires d’une part, ou avec des inspecteurs et cadres supérieurs des métiers du social ou métiers éducatifs d’autres ministères d’autre part.
FO Justice PJJ reste fidèle à ses positions initiales :
EXIGER LA GRILLE INDICIAIRE LA PLUS HAUTE ET FAVORABLE POUR LES DS PJJ !
FO Justice PJJ ne fait que réclamer une mesure d’équilibre et d’équité par rapports aux autres statuts du ministère de la justice. Eu égard au niveau de responsabilités qui incombe aux directeurs de la PJJ, FO Justice PJJ revendique une grille indiciaire similaire à celle des directeurs des services pénitentiaires.
Une nouvelle fois, le centre pénitentiaire de Saint-Denis franchit un cap inacceptable.
Ce week-end encore, les incarcérations se sont enchaînées à un rythme effréné, sur fond d’explosion des affaires de narcotrafic dans le département. Résultat : une situation extrêmes tendue.
990 détenus pour 576 places.
Ce chiffre, à lui seul, suffit à illustrer la faillite du système.
À la Maison d’Arrêt des Femmes, la situation est tout simplement scandaleuse : 79 détenues pour 28 places. Des cellules à 7, 33 matelas au sol, des conditions indignes d’un État de droit.
Les personnels, eux, encaissent. Mais jusqu’à quand ?
Ils sont épuisés, en souffrance, abandonnés face à un manque d’effectifs chronique.
Côté quartier hommes, le constat est tout aussi alarmant : malgré l’ajout de 370 lits, la surpopulation explose. Le quadruplement en cellule est devenu la norme, et 90 matelas au solsont encore recensés. Une gestion à flux tendu permanente, au mépris total de la sécurité des personnels comme des détenus.
23 postes vacants.
Et toujours aucun engagement clair sur les renforts à venir lors de la prochaine CAP.
Une fois de plus, l’administration regarde ailleurs.
Depuis des mois, les visites officielles s’enchaînent : ministre de la Justice, DGAP, parlementaires…
Des constats, encore des constats, toujours les mêmes.
Mais aucune décision, aucun moyen, aucune réponse concrète.
Le projet d’extension du quartier femmes ? Une rustine dérisoire de 10 cellules, totalement déconnectée de la réalité du terrain.
Pire encore, certains magistrats assument ne pas vouloir réguler la population carcérale. Dans ces conditions, la politique du“tout-incarcération”continue de produire ses effets dévastateurs.
FO Justice le dit clairement : nous allons droit dans le mur.
La catastrophe n’est plus une hypothèse, elle est imminente.
L’établissement est une bombe à retardement.
Sans mesures immédiates, fortes et durables, l’explosion est inévitable.
FO Justice refuse que les personnels servent de variable d’ajustement dans un système à bout de souffle.
Le bureau local FO Justice tient à saluer l’engagement exemplaire des personnels, qui maintiennent, l’établissement à flot.
Surla DISP Dijon, on ne parle même plus de dysfonctionnements. On parle d’un niveau de gestion qui confine désormais au ridicule. Et le plus inquiétant, c’est que ce ridicule a aujourd’hui des conséquences directes sur la sécurité des agents et impacts le moral de leurs collaborateurs direct….
La formation MTP « tir autour d’un véhicule », prévue début juin et pour laquelle de nombreux agents ESP s’étaient positionnés, a été purement et simplement retirée.
Motif avancé : le coût des munitions. Une décision validée par la Cheffe URFQ et la DRH, sans même prendre la peine de regarder la réalité du terrain. Car oui, le département ESP dispose d’un stock de munitions. Oui, il était parfaitement possible d’engager les agents avec le stock de munitions qu’ils ont en réserve ! Mais non, encore une fois, la décision tombe d’en haut, sans réflexion, sans adaptation, sans cohérence.
Et comme si cela ne suffisait pas, cette même formation devient soudainement réservée aux seuls moniteurs. Là encore, il faut oser. Une formation pensée pour le travail en équipe, pour des agents engagés sur la voie publique, confiée à des profils qui, pour certains, n’exercent même pas dans ces conditions !!!
À ce niveau-là, ce n’est plus une erreur d’appréciation, c’est une démonstration d’incompréhension totale des réalités opérationnelles.
Mais rassurez-vous, pendant que l’on prive les agents de formations essentielles à leur sécurité, la DISP Dijon a trouvé la solution : l’éco-conduite. Avec les tensions actuelles sur le carburant, voilà donc réglée la pénurie de carburant en France…du moins pour ceux qui gèrent ça derrière un bureau !!
Sur la formation « holster poitrine », la situation est tout aussi édifiante. Le matériel est livré. Les consignes, elles, ne sont jamais passées. Résultat : dans certaines régions comme le Centre-Val de Loire, des agents déjà passés en formation continue se retrouvent aujourd’hui totalement exclus du dispositif. Pas formés, pas régularisés, laissés sur le bord de la route.
Il faudra attendre les prochaines sessions.
INADMISSIBLE !!!
Et que dire de la formation PIE…
Le PREJ Dijon a été désigné comme site expérimental. Sur le papier, une belle vitrine. Dans les faits, une coquille vide. Aujourd’hui, nous ne sommes même pas en capacité de produire un retour d’expérience sérieux, faute de déploiement et de formation effective.
Heureusement que la DGAP ne s’est pas limitée à la DISP Dijon pour cette expérimentation. Car à ce rythme, on aurait probablement déjà réglé le problème de la surpopulation carcérale qu’on on attendrait encore le premier retour de terrain.
Tout est dit.
Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une simple accumulation de retards ou d’approximations. C’est une gestion purement administrative, hors-sol, déconnectée de toute logique sécuritaire.Une gestion où l’on coche des cases, où l’on empile des décisions sans jamais mesurer leur impact réel.
Pendant ce temps, les agents ESPne peuvent compter que sur la formation continue, seule véritablement qualitative aujourd’hui grâce aux moniteurs qui l’animent. Mais elle reste insuffisante à elle seule : sans autres formations adaptées et régulières, aucune montée en compétence réelle ne pourra être atteinte.
À force, la crédibilité de ceux qui pilotent ces dispositifs ne s’effrite plus… elle s’effondre.
Les agents, eux, n’ont pas besoin de discours. Ils ont besoin de cohérence, de formation utile, et de matériel réellement opérationnel.
Aujourd’hui, ils en sont loin. Et ça, pour l’UISP FO Justice Dijon ce n’est plus acceptable.
Pas une nuit ne passe sans que les collègues du PCI et plus largement ceux des différentes structures de notre établissement pénitentiaire ne soient sur le qui- vive pour alerter sur la violation de notre espace aérien.
Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, un drone a été identifié par le PCI. Ce dernier a été localisé plus précisément au bâtiment D2. Ce drone a été dépêché pour une livraison express à destination de l’un des trois individus occupant une cellule.
Après avoir informé le gradé de nuit, une fouille a été diligentée. Résultat : 195 grammes de produits stupéfiants, un iPhone, un adaptateur ainsi qu’une micro-puce ont été retrouvés.
Cette énième découverte démontre, une fois de plus, à nos responsables que ce fléau grandissant n’a aucune limite. Il porte atteinte à la sécurité de l’établissement, mais surtout à celle de nos collègues.
Force Ouvrière Justice ne restera pas sans agir et se battra coûte que coûte afin d’obtenir les moyens nécessaires pour éradiquer, ou à minima limiter, cette situation devenue incontrôlable.
Force Ouvrière Justice réitère avec force ses revendications :
– La création d’une brigade spécialisée anti-drone.
– La mise en place de filets de protection à proximité des bâtiments afin de limiter l’accès des drones aux fenêtres.
– Le renforcement des moyens matériels et humains.
Force Ouvrière Justice restera vigilant jusqu’à ce que nos dirigeants entendent enfin nos revendications.