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Agents du ministère de la Justice : Faisons vivre les registres Santé et Sécurité au travail

La santé et la sécurité au travail ne sont pas des options : ce sont des droits fondamentaux pour chaque agent.

Les registres Santé et Sécurité au Travail (SST) sont des outils essentiels pour signaler les risques, améliorer les conditions de travail et prévenir les accidents.

Pourquoi ces registres sont-ils indispensables ?

  •  Ils permettent à chaque agent de signaler une situation dangereuse ou dégradée
  •  Ils assurent une traçabilité des problèmes rencontrés sur le terrain
  •  Ils obligent l’administration à répondre et à mettre en place des mesures correctives
  •  Ils contribuent à une culture de prévention, bénéfique pour tous

Mais, sur le terrain, des blocages persistent. Trop souvent, des encadrants freinent et/ou découragent l’utilisation de ces registres :

• minimisation des signalements

• absence de réponse

• pression implicite pour ne pas écrire

• manque d’information sur leur existence ou leur usage

Ces pratiques sont inacceptables et contraires aux obligations de l’employeur

Rappel :

Vous avez le droit d’écrire librement dans ces registres.

Aucune autorisation préalable n’est nécessaire

Aucun agent ne doit subir de pression ou de représailles pour avoir signalé un risque

Que faire ?

Utilisez les registres dès que nécessaire

Notez précisément les faits (date, lieu, situation)

Informez les représentants du personnel en cas de blocage

Exigez une réponse de l’administration

Ensemble, agissons pour des conditions de travail dignes et sûres

La prévention commence par la parole des agents

Ne laissons pas le silence s’installer. Votre sécurité, votre droit, votre voix !

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Prison de Longuenesse : Grille palière à la SAS, 3e round !

Faute d’idée, Madame l’Adjointe au Chef d’Établissement s’est rendue à la SAS, accompagnée de notre Directeur technique, afin de prendre des mesures pour installer une grille palière au D3.

Cette grille aurait pour objectif de séparer les semi-liberte des détenus sortants du grand quartier.

DE QUI SE MOQUE-T-ON ? DEPUIS QUAND MÉLANGE-T-ON DES SEMI-LIBERTÉ AVEC LE RÉGIME NORMAL ?

Il est apparemment plus urgent, aujourd’hui, de se préoccuper du trop-plein de personnes détenues affectées en Maison d’Arrêt (ordre de la DAP : plus de matelas au sol !) que des conditions de travail des surveillants…

Le bureau local FO Justice s’oppose fermement à cette décision, qui ne fera qu’alimenter les trafics en tout genre, et demande le retrait immédiat de ce projet absurde.

DES QUESTIONS SIMPLES, MADAME LA DIRECTRICE :

QUI FERA QUOI ?

Si le surveillant du troisième étage de la SAS doit gérer un régime différencié, nous vous demandons de répondre clairement :

Qui gérera les véhicules entrant et sortant de la SAS ?

Qui fouillera les semi-liberté et les permissions à leur retour ?

Qui partira en extraction, lorsque le grand quartier n’a déjà pas d’agent ?

Qui effectuera les mouvements entre le grand quartier et la SAS ?

Qui réalisera les fouilles parloirs ?

Nous vous rappelons qu’en raison du manque de personnel (19 agents au lieu de 23), le surveillant du D3 est actuellement l’électron libre de la SAS.

LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE DEMANDE DONC QUE LA FICHE DE POSTE DU D3 SOIT MISE À JOUR SI UN TEL PROJET VENAIT À ÊTRE MAINTENU.

Un régime différencié = un agent immobilisé

Un régime différencié au D3, combiné à une hausse du taux de remplissage, obligera l’agent à rester en permanence sur son poste.

Alors, comment seront gérées les promenades ? Dans cette logique, il faudrait affecter les semi-liberté au CSL, afin de réserver le D3 aux fins de peine d’un même régime.

QUI FERA LES MOUVEMENTS ?

Il n’y a aucun agent polyvalent à la SAS. Aucun.

Le bureau local FO Justice soutient ses camarades de la SAS et exige:

LE RETRAIT DE CE PROJET COÛTEUX, INUTILE ET GÉNÉRATEUR DE PROBLÈMES.

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Prison de Bordeaux-Gradignan : Opportunisme et Populisme

Le syndicat National UFAP appel à la mobilisation le 27 Avril prochain, s’agiter à moins d’un an des élections professionnelles, étrange non ?

En Mars 2024 lors de notre manifestation, Le bureau local FO CPBG n’avait pas attendu les élections pour dénoncer ce que l’UFAP semble découvrir aujourd’hui, alors même que leur bureau local nous avait fait faux bond.

Il est aussi important de rappeler que seule notre organisation participe aux groupes de travail sur le CPBG et est force de proposition pour vos conditions de travail.

Le spectacle et l’opportunisme ne sont pas notre marque de fabrique !

Mettre l’ensemble des OS représentatives devant le fait accomplis n’est certainement pas la bonne méthode pour obtenir quoique ce soit, surtout quand on ne propose rien et que l’on s’oppose à tout dans les instances officielles.

De plus, c’est envoyer les agents au casse-pipe, sans un minimum de préparation et d’organisation. Rappelons tout de même que ce syndicat qui veut nous faire « crever devant les portes », nous a laissé crever en 2018 pour une paire de pompe et un gilet inconfortable.

Le Bilan catastrophique dressé par l’UFAP, nous le dénonçons depuis longtemps, justement FO JUSTICE avait lancé cet hiver une inter- syndicale, aucune OS n’a daigné répondre, et là subitement quelques mois avant les élections les colombes s’agitent, il ne faut pas prendre les collègues pour des imbéciles !!!

Parce que la réalité est, que si nous ne sommes pas sur une inter- syndicale forte, nous n’obtiendrons rien ! Pire encore, ce qui nous pend au nez, ce sont des sanctions, qui vont impacter nos salaires, retarder nos avancements, comme on en a connu en 2018 grâce à l’UFAP !!!

Avec un prix du carburant à 2 euros le litres et des agents qui courent après les heures pour boucler les fins de mois difficile, est-il bien judicieux de les mettre en difficulté dans un mouvement qui n’est ni préparé, ni structuré ?

Comme indiqué dans le tract National FO, le travail parlementaire sur nos textes est en cours. Et si et seulement si, nous n’étions pas entendus. FO Justice agira en conséquence, avec responsabilité en dehors de tout enjeu électoraliste !

Alors non FO CPBG ne se joindra pas à ce mouvement !

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : RDC c, un quartier “psy” hors de contrôle !!!

Ce lundi 20 avril 2026 le détenu R*, affecté à la cellule 497 connu pour sa violence et son caractère imprévisible, a une nouvelle fois fait preuve d’une lâcheté. Apres avoir prétexté des intentions suicidaires, les agents équipés en conséquence, sont alors intervenus pour procéder a son placement en cellule CPROU .lors de la phase technique du retrait des menottes le détenu a profité de l’instant pour laisser libre cours à ses pulsions de violence, frappant violemment les personnels de l’équipe d’intervention.

BILAN :

  • olivier gravement blessé à la jambe
  • Jean Philippe victime d’une entorse à la main et d’un coup au visage.

Les autres collègues présents sont marqués par de multiples hématomes.

L’insécurité s’est confirmée lors de la distribution des repas. Le détenu B*, du RDC c a jeté son plateau sur le gradé avant de tenter de lui porter des coups. A la suite de cet incident, La direction a décidé d’équiper les personnels pour désormais gérer trois détenus de ce quartier. Si cette mesure se veut être sécuritaire, elle est un gouffre logistique intenable en l’état, car elle va se faire exclusivement sur le dos des agents d’étages !

– Nous demandons le transfèrement immédiat du détenu R*

– tout détenu revenant de l’hôpital la Colombière doit impérativement exécuter l’intégralité de sa sanction disciplinaire.

– moyens humain supplémentaire pour gérer les ouvertures de la brigade du c.

Le bureau local FO apporte tout son soutien aux collègues blesses. Nous demandons à tous les agents d’être présents ce mardi 21 avril 2026 à 12 h 30 en salle d’appel pour un retard de prise de service.

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DI PACA-Corse : Colère légitime … Mais pas d’illusions !!!

Sur le terrain, tout le monde le vit : manque d’effectifs, surpopulation, fatigue, tensions… ça ne tient plus.

LA COLÈRE EST RÉELLE ! PERSONNE NE LA CONTESTE !!

MAIS NOTRE RESPONSABILITÉ, C’EST DE DIRE LA VÉRITÉ !!!

Bloquer aujourd’hui ne fera pas arriver des agents demain, car former un personnel de surveillance c’est du temps :

⇒ CONCOURS, ÉCOLE, AFFECTATION… PRÈS DE DEUX ANS AVANT DE VOIR UN AGENT EN DÉTENTION !!!

Alors se pose une question simple : si le recrutement ne fonctionnait pas, pourquoi envisager d’ouvrir une seconde école ?!!

La réalité, c’est que le recrutement est reparti, les promotions sont pleines et les postes sont à nouveau pourvus.

LE PROBLÈME, C’EST LE RETARD !!!

En 2018, FO Justice demandait déjà une réforme statutaire, indiciaire et indemnitaire pour rendre le métier attractif, malheureusement le syndicat UFAP, qui était majoritaire à ce moment-là, a fait un choix, celui de ne pas poursuivre le mouvement des surveillants afin d’obtenir du statutaire, de l’indiciaire et de l’indemnitaire… pour se contenter d’obtenir un gilet pare-lame et des rangers.

RÉSULTAT, PENDANT DES ANNÉES, LE MÉTIER N’ATTIRAIT PLUS ET AUJOURD’HUI, ON EN PAIE LE PRIX !

EN 2024, CETTE RÉFORME A ENFIN ÉTÉ OBTENUE, PAR FO JUSTICE ET

C’EST CE QUI PERMET AUJOURD’HUI DE RECRUTER À NOUVEAU !!

SUR LA SURPOPULATION PÉNALE, IL FAUT ÊTRE CLAIR, CE N’EST PAS UN BLOCAGE QUI CHANGERA LES CHOSES… LES ENTRÉES ET SORTIES DES DÉTENUS NE DÉPENDENT PAS DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE (DGAP).

FO Justice a proposé une règle simple en travaillant sur le projet de loi dit « SURE » porté par le garde des Sceaux :

Ne pas dépasser la capacité des établissements.

Mettre fin aux matelas au sol.

Instaurer une régulation carcérale en cas de seuil critique

Concrètement, cela donne des leviers pour éviter l’entassement et adapter les flux. Et pourtant il est à noter que les organisations syndicales (OS) appelant au blocage des établissements ont opposé leur vote à la mesure de régulation proposée en Comité Social d’Administration Ministériel (CSAM) sous l’appellation « numerus clausus ».

Mais encore, certaines OS de magistrats, comme l’Union Syndicale des Magistrats (USM) et le Syndicat de la Magistrature (SM), ont exprimé leur opposition à ces mécanismes de régulation et chacun connaît les alliances syndicales au niveau du ministère de la Justice :

⇒ L’UFAP est alliée avec l’USM.

⇒ La CGT est alliée avec le SM.

Ces postures amènent une question simple : comment désengorger réellement les détentions sans outil de régulation ? Car sans régulation, la surpopulation continue, et ce sont toujours les mêmes qui subissent : LES PERSONNELS.

Aujourd’hui, ce projet de loi est en discussion et fait débat à l’Assemblée nationale !

En revanche, si cette loi n’aboutit pas, alors oui, il faudra un véritable rapport de force avec des objectifs clairs !!

MAIS AUJOURD’HUI, APPELER A BLOQUER SANS STRATÉGIE NI SOLUTION NE RÉGLERA RIEN !!!

FO Justice refuse la démagogie et un mouvement sans cap… Par contre, FO Justice sera au rendez-vous quand il faudra obtenir, pas pour faire semblant. Ce mouvement apparaît surtout comme une réponse populiste à l’approche des élections professionnelles, sans solution concrète derrière, et pendant ce temps, les seules mesures réelles pour désengorger les détentions sont en débat à l’Assemblée nationale, portées seulement par FO Justice.

LES AGENTS MÉRITENT LA VÉRITÉ, PAS DES ILLUSIONS !!!

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Prison de Ducos : Ras-le-bol total

Trop, c’est trop.

Les conditions de travail au CP de Ducos sont aujourd’hui inacceptables.

Le manque d’effectifs est critique et ne cesse de s’aggraver : départs à la retraite, décès, interpellations, procédures judiciaires…. Et aucune anticipation pour palier à ces carences.

Sans compter que l’établissement n’est pourvu ni de stagiaires, ni d’élèves.

Les agents sont laissés seuls, sous pression constante, dans des conditions qui ne cessent de se dégrader.

Les agents sont à bout.

Et comme si cela ne suffisait pas, la direction a fait le choix d’appliquer des retenues sur salaire (1/30ème) à ceux qui refusent d’enchaîner les matins/soirs, avec des journées jusqu’à 12 heures de travail dans ces conditions dégradées.

Une décision inacceptable. Refuser l’épuisement n’est pas une faute.

Force Ouvrière Justice exige immédiatement :

– La tenue d’une réunion d’urgence en visioconférence avec la direction interrégionale,

-Des réponses claires sur le remplacement des départs à la retraite et autres,

– Des engagements sur l’arrivée rapide de nouveaux effectifs,

-Le retrait immédiat des sanctions de ceux qui ne sont pas volontaires pour les matins/soirs.

– Des mesures fortes pour réduire la surpopulation carcérale,

– La mise en place d’un planning respectueux des agents, incluant des sauts de nuit, un VSD (vendredi, samedi, dimanche) de repos.

Force Ouvrière Justice du CP de Ducos, interpelle les parlementaires qui sans être responsables de la situation actuelle doivent se mobiliser avant que l’établissement pénitentiaire n’explose.

Force Ouvrière Justice sera aux côtés des personnels tous corps et grades confondus, sans réponse de la direction et sans mobilisation de nos élus.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice-Toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

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L’urgence mérite de vraies solutions : Pas un enfumage électoral…

Dans un communiqué daté du 20 avril, le secrétaire général de l’UFAP-Unsa Justice appelle au blocage de l’ensemble des structures pénitentiaires. Il conclut son communiqué en invitant les organisations syndicales à se joindre à ce mouvement.

En tant qu’organisation syndicale responsable et majoritaire, FO Justice ne peut rester silencieux, et se doit d’y apporter une réponse et, surtout, des explications.

FO Justice partage, évidemment, le triste constat de la double problématique actuelle que sont la densité carcérale et les vacances de postes. Il faut toutefois, d’une part, rappeler comment nous en sommes arrivés là, et, d’autre part, discerner ce qui relève de véritables revendications de ce qui s’apparente davantage à du populisme racoleur.

Les vacances de postes : Nous partageons, évidemment, le constat.

4000 vacances de postes, c’est abyssal et ce sont les Collègues sur les coursives qui subissent en première ligne.

► Cependant, il faut se souvenir comment nous en sommes arrivés là.

Rappelons-nous qu’en 2018, lors d’un soulèvement historique des Personnels, ce syndicat, alors majoritaire, a fait le choix de mettre fin au mouvement sans aller chercher des revalorisations indemnitaires et statutaires. Résultat : sans agir sur l’attractivité du métier, l’administration n’est pas parvenue à recruter et a continué de perdre 400 postes chaque année, même après 2018.

Depuis 3 ans, depuis le déploiement de la réforme statutaire obtenue par FO Justice, nous parvenons enfin à recruter et à remplir les schémas d’emploi ; nous ne perdons plus un seul des emplois financés par Bercy. Hélas, cela ne va pas assez vite pour combler les postes perdus. En effet, entre le recrutement et la formation, il faut deux ans pour voir les agents arriver en établissement.

Alors, bloquer aujourd’hui en exigeant la « résorption immédiate » des 4000 postes de personnels de surveillance, c’est soit complètement naïf, soit totalement démago. Bloquer les établissements ne réduira pas ces délais incompressibles.

Le seul levier qui puisse être actionné immédiatement, c’est le recrutement des surveillants-adjoints. En effet, la réforme prévoit que, si et seulement si les schémas d’emploi ne sont pas remplis, il peut y être fait recours. C’est la limite imposée par FO Justice lors de nos négociations pour éviter les dérives.

C’est la seule option pour obtenir des effectifs rapidement : ouvrir de nouveaux postes et les pourvoir par des contractuels. C’est précisément ce qu’ont fait nos homologues de la Police Nationale. Mais, c’est une possibilité à laquelle les autres organisations syndicales se sont toujours fermement opposées.

Sont-elles prêtes aujourd’hui à assumer ce choix ?

La densité carcérale : Là encore, nous partageons, évidemment, le constat.

La surpopulation ne cesse d’augmenter à une vitesse exponentielle. Les Personnels la subissent au quotidien, avec des conditions de travail intenables, des tensions, des agressions… de l’épuisement professionnel dans tous les corps et tous les grades. Et rien ne semble pouvoir l’endiguer.

Seule une évolution législative peut nous permettre de réduire la surpopulation carcérale.

L’article 7 du projet de Loi SURE prévoit d’interdire les matelas au sol et d’imposer une régulation carcérale quand les seuils de criticité sont atteints.

Mais l’UFAP-Unsa Justice a refusé de valider ce projet de loi en CSA Ministériel. Difficile en effet pour eux d’avoir une telle position, sachant qu’ils sont colistiers et sous le joug de l’USM, syndicat corporatiste de magistrats, dont ils ont besoin pour leur stratégie électorale.

Ce sont pourtant bien les magistrats qui sont les seuls décisionnaires des entrées et sorties en détention, des aménagements de peines, des incarcérations… Ils refusent de voir le chaos dans nos détentions, et ils ont le soutien de l’UFAP-Unsa Justice face à toute mesure visant à les y contraindre.

Et, quand on constate qu’ils sont capables d’écrire aujourd’hui, par voie de tract : « Le sujet n’est pas de vider les prisons. Ce discours est dangereux et incompréhensible pour les citoyens… », on ne s’interroge même plus sur le côté purement populiste de leurs intentions…

Les Personnels apprécieront !

Alors non, FO Justice ne s’associera pas à ce mouvement. Non pas par idéologie, mais tout simplement parce que, en l’état, cet appel aux blocages est purement démagogique, populiste et électoraliste, comme le rappelle également la CGT Pénitentiaire dans son communiqué de réponse.

Comme ils l’ont fait à maintes reprises lors de la mise en œuvre de notre réforme, l’UFAP-Unsa Justice vous ment, pire : ils exigent « Toute autre mesure permettant de sortir de cette situation », mais sans proposer de vraies solutions !

Pour autant, FO Justice ne laissera pas « crever » les agents, ni devant les portes ni ailleurs.

S’il faut se mobiliser, nous nous mobiliserons, mais selon le tempo et les modalités que nous fixerons, et surtout avec une plateforme revendicative solide, et une crédibilité que n’ont pas ceux qui s’offusquent d’une situation dont ils sont totalement responsables !

En novembre 2025, nous avions appelé à une intersyndicale en écrivant à l’ensemble des secrétaires généraux des syndicats pénitentiaires, y compris l’UFAP-UNSa justice. Ils ont refusé toute association, alors même que les sujets étaient totalement identiques.

Depuis, FO Justice a avancé et travaillé afin de proposer des solutions concrètes, à l’image du déploiement de la bombe incapacitante et du projet de loi SURE visant à interdire les matelas au sol et à imposer un numerus clausus, afin de permettre à la DGAP de reprendre la maîtrise de ses décisions, en lieu et place des magistrats.

Aujourd’hui, le travail parlementaire sur nos textes est en cours. Et si, et seulement si, nous n’étions pas entendus, FO Justice agira en conséquence, avec responsabilité en dehors de tout enjeu électoraliste !

Pour l’heure, FO Justice ne baisse pas les bras, FO Justice ne se résigne pas, FO Justice travaille sur de vraies solutions avec le ministre, le DGAP et les parlementaires. Sans avoir attendu que ces syndicats opportunistes ouvrent enfin les yeux à l’approche des élections professionnelles.

Alors oui, il y a urgence, mais ça n’est pas en agitant le chiffon rouge que la situation va se débloquer, comme par enchantement.

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SDGF Comité de Suivi Mayotte / Guyane du 14 avril 2026 : Compte-rendu

Le 14 avril 2026 nous avons assisté au COSUI MAYOTTE GUYANE du Secrétariat Général.

Pour Mayotte

L’administration va récupérer un étage et demi dans le bâtiment 1. La signature du bail devrait arrivée normalement à la fin du mois. Un technicien immobilier est désormais sur Mayotte. Des travaux vont être réalisé afin de pouvoir mettre en conformité les bâtiments au niveau électrique et accès intranet.

Les travaux ont bien avancé sur le bâtiment 2 et l’inauguration est envisagée pour juillet 2026.

Pour la chambre d’appel les travaux vont commencer début juillet 2026 avec une échéance à 18 mois.

L’administration nous a informé de la création, en interne au ministère, d’une boîte structurelle (via la plateforme TCHAP pour des raisons de sécurité) faisant office de bourse aux logements afin d’établir et formaliser des échanges entre agents dont la location se termine en raison de leur départ et agents prochainement mutés à Mayotte.

Un projet de nouveaux logements établis par la préfecture est suivi par le ministère de la Justice.

Pour le recrutement, un concours CNAL (concours national à affection locale) a été lancé cette année avec des résultats d’admissibilité au 31 mars 2026. Des effectifs des brigades outre-mer viendront en renfort de ces créations de poste.

L’ENG se déplacera en avril sur les sites de Mayotte.

Pour le centre pénitentiaire de MAJICAVO les travaux avancent, mais le portail d’entrée n’est toujours pas opérationnel, et les caméras ne fonctionnent toujours pas.

Nous ne pouvons que souligner l’engagement de nos collègues de la pénitentiaire qui travaillent dans des conditions encore chaotiques.

⇒ FO Justice veillera à la réalisation complète de tous ces projets, et rappelle que nous avons toujours alerté, bien avant l’arrivée du Chido, que l’état de l’immobilier et des effectifs sur Mayotte étaient alarmants.

Pour la Guyane

L’administration nous a présenté son plan pour St Laurent du Maroni.

Ce chantier de St laurent avance, la première pierre posée au mois de juin 2026. L’administration nous a assuré que ce terrain était bien constructible, que le tribunal ne sera pas enclavé et qu’une route en état permettra de s’y rendre.

Le Ministère espère créée une dynamique autour de ce chantier et que poussent les bailleurs locaux à investir dans des logements puisqu’il faudra loger plus de 500 personnes sur ce site.

Un travail sera mené pour mettre en place un recrutement local et rentre attractif le site.

FO Justice a alerté le secrétaire général sur les craintes et questionnements des collègues notamment sur la question du logement, de l’accessibilité et de la sécurité de cette nouvelle citée judiciaire.

Pour le recrutement et la formation des collègues nous avons précisé qu’il était plus que nécessaire d’accompagner les personnels dans la formation aussi bien initiale que continu sur la Guyane et indiqué qu’il était très compliqué pour nos collègues guyanais, comme dans tous les territoires ultramarins, d’avoir accès à des formations aussi bien en distanciel (problème de connexion sur les formations en distanciel) qu’en présentiel car nous ne pouvons accepté qu’il y ait une différence de traitement avec les collègues de la Métropole.

Les collèges ultra marins ne doivent pas être laissé de côté, FO Justice sera présente sur le prochain COSUI Mayotte Guyane afin de rappeler que la France n’est pas que métropolitaine.

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Prison de Paris La Santé : Communiqué de soutien

La nuit du lundi 20 avril 2026 a été particulière éprouvante pour les collègues de notre établissement pénitentiaire lors de la gestion d’un incident en service de nuit.

En effet, vers 22h00, un détenu informe par l’intermédiaire de l’interphonie la description d’une situation étrange concernant son codétenu…

Le gradé de service accompagnés de plusieurs agents se rendent sur les lieux. A l’ouverture de la cellule, ils ont fait une découverte macabre : un détenu inanimé au sol, un drap autour du cou et la présence de sang au sol.

Face à cette scène dramatique, les agents ont fait preuve d’un sang-froid et d’un professionnalisme exemplaire et remarquable pour figer la situation et pratiquer les gestes de premiers secours dans l’attente de l’arrivée des pompiers et du SAMU.

Le codétenu a été isolé d’un premier temps et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête diligentée par le parquet afin de faire la lumière sur ce grave incident.

Pour information, la personne détenue a été acheminée à l’hôpital dans un situation particulièrement préoccupante.

Notre organisation professionnelle souligne la réactivé des agents tous grades et corps confondus dans gestion de cet incident.

La section locale FO Justice demande la mise en œuvre d’une cellule psychologique pour les agents qui éprouveront le besoin.

La section locale FO Justice demande également la mise en œuvre d’un RETEX au regard de la gravité des faits.

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