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Formation spécialisée du CSA SPIP : Séance du 31-03-2026

La Formation Spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail (FS) du CSA des SPIP s’est réunie le mardi 31 mars 2026. L’ordre du jour portait sur des enjeux majeurs : PAPRIPACT risque d’agression, plan national de lutte contre les violences, rapports du médecin du travail et de l’ISST, ainsi que les données des DUERP 2025.

Une victoire syndicale sur la méthode

Dès l’ouverture, FO Justice a porté un propos liminaire ferme pour dénoncer une approche déconnectée de la réalité de terrain :

« En préambule […] FO Justice souhaite exprimer une réserve concernant le point 3 […] relatif au PAPRIPACT : le risque d’agression. Si nous partageons l’importance de traiter la question des violences professionnelles, la méthode employée nous interpelle. […] Nous sollicitons le retrait de ce point afin qu’il soit soumis, au préalable, à un groupe de travail (GT) en multilatérale. Le focus du document présenté aujourd’hui est mis quasi exclusivement sur les agressions, omettant des pans entiers de notre réalité (les sujets des risques routiers et des RPS ne devant pas être traités avant les mois de juillet et septembre 2026 par la FS) :

L’oubli du risque routier : Nos missions nous imposent des déplacements permanents (VAD, permanences, enquêtes). Ce risque est totalement absent alors qu’il est un danger quotidien.

Le besoin d’une approche globale : Un PAPRIPACT doit couvrir la mobilité et l’isolement lors des interventions extérieures. »

Cette analyse a été partagée par l’ensemble des organisations syndicales présentes, qui se sont montrées unanimes sur un point précis : la complexité du sujet “risques d’agressions” ne permettait pas de trancher le dossier sans un travail de fond préalable en groupe de travail.

Recul de l’administration et ouverture de Groupes de Travail (GT)

Face à la pertinence de nos arguments et au soutien des autres organisations sur la nécessité d’un travail préparatoire, la DGAP a reconnu la légitimité de notre demande. En conséquence, des GT seront prochainement organisés en multilatérale sur les thématiques suivantes :

– Le risque agression.

– Le risque routier.

– Les Risques Psychosociaux (RPS).

Vigilance de FO Justice : Un PAPRIPACT est un tout !

Si nous saluons l’ouverture de ces concertations, FO Justice ne comprend pas la volonté de la DGAP de vouloir faire voter ce PAPRIPACT en trois points distincts. Nous rappelons qu’un Programme Annuel de

Prévention (PAPRIPACT) doit réglementairement être voté dans sa globalité pour garantir la cohérence des actions de prévention.

Autres points traités lors de l’instance

– Rapports d’activité : Présentation du rapport 2024 de l’ISST et du rapport du médecin du travail.

– Données Santé : Analyse des DUERP 2025.

– Informations diverses : Suivi des points bâtimentaires et du plan canicule.

FO Justice reste mobilisée pour que vos conditions de travail et votre sécurité en déplacement soient enfin prises en compte par l’administration !

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Tableau d’Avancement : Brigadier-chef Encadrement – Session 2026

FO Justice vous informe du lancement de la campagne d’avancement pour l’accès au grade de Brigadier-Chef Pénitentiaire filière Encadrement au titre de l’année 2026.

Le nombre de promotions à prononcer est de 24.

Peuvent être promus au grade de Brigadier-Chef filière Encadrement, les surveillants et surveillants brigadiers qui comptent, au 1er janvier de l’année au titre de laquelle le tableau d’avancement est arrêté, 15 ans de services effectifs dans le corps d’encadrement et d’application du personnel de surveillance à compter de la titularisation.

Les résultats seront publiés à compter du 1er juin 2026.

Cette promotion est soumise à mobilité obligatoire.

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PREJ de Mont-de-Marsan : Sous-effectif = danger ! Non respect du temps de repos, une situation inacceptable !

Que se passe-t-il au PREJ de Mont de Marsan sur la planification des agents ??

On constate à nouveau une gestion à l’économie au PREJ 40, avec toujours plus de missions exigeantes, avec le moins d’agents possible ! Ce qui engendre des journées à rallonges de plus de 13h10 sur des missions prévues à l’avance, des temps de repos inférieurs aux 11 heures prévues dans la doctrine qui a pourtant été signée par l’administration !

C’est pourtant devenu une habitude !

La majorité des missions dites « Découchées » pourtant programmées de longue date, ne respectent pas les 11 heures de repos !!! Pour exemple, ce lundi 30 mars 2026, pour les assises de Cahors, un équipage prend son service à 9h00, pour une fin de service prévue à 20H30 et une reprise le lendemain à 6h00 !!

Donc en plus de faire une journée de service de 11H30, comprenant 3H00 de trajet en voiture à l’aller, 6H00 d’audience (minimum) et 1H30 de route au retour, les agents n’auront le droit qu’à 9H30 de repos ???

Ces pratiques sont contraires aux principes européens garantissant un repos minimum de 11 heures entre deux services.

Les agents sont mis clairement en danger !!

N’oublions pas que les agents sont avant tout des êtres humains !! Ils sont impactés par la fatigue, le stress, les sujets difficiles qu’ils entendent aux audiences ! Ils sont en grande partie sur les routes de France au volant ce qui n’est pas compatible avec des agents à bout de souffle et épuisés par l’amplitude horaire et le manque de repos qu’on leur impose ! Faut-il qu’il y ait un drame sur la route pour que l’administration revoit sa façon de faire ? Faut-il des agents morts pour secouer les consciences ? Vous arriverez à soutenir le regard des familles lorsque ça arrivera ? Car oui à ce rythme ça arrivera un jour et vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant !

FO Justice PREJ 40 ne cesse de dénoncer cette organisation faite pour pallier le manque criant d’effectif, au risque et péril des agents ! Et la hiérarchie persiste bien que certains agents demandent de respecter leurs droits fondamentaux, faisant part de leurs inquiétudes pour leur santé et leur vie ! Les missions sont programmées de longue date et par conséquent, les agents ne sont pas là pour palier le problème organisationnel lié au manque d’effectif. Le statut spécial relève de l’imprévisibilité et nous n’y sommes clairement pas !

FO Justice PREJ 40 refuse que les agents paient de leur vie les carences organisationnelles de l’administration.

FO Justice PREJ 40 rappelle qu’il est plus qu’urgent de monter en effectif au PREJ 40 !

FO Justice PREJ 40 demande de respecter le planning sur 8 jours, conformément à la doctrine d’emploi !

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Prison de Muret : En week-end ce n’est pas la bonne méthode !

Pour FO JUSTICE CD MURET, il n’est pas question de rester inerte et silencieux lorsque les manques en personnel de la structure sont palliés de manière inadmissible.

Sur notre établissement, la direction passe trop souvent par la formulation:

DÉSHABILLONS PAUL POUR HABILLER JEAN …

Syndicat Majoritaire de l’Administration Pénitentiaire

La proposition de gestion des parloirs le week-end pour remédier aux lacunes en personnel ouvre inévitablement des FAILLES SÉCURITAIRES sur les autres secteurs que l’on dégarnit.

S’arrêter sur le fait que l’on fait appel à un agent portier UVF du Bâtiment A serait un manque de compréhension sur l’impact et sa déclinaison que ça a sur le reste.

FO JUSTICE CD MURET vous rappelle et vous alerte qu’à ce moment, les conditions de travail et de sécurité sont dégradées.

  • Le 2ème agent QI s’occupe des ouvertures du A et du PARLOIR. Être multitâches, être multi-secteurs, ce n’est pas la bonne méthode.
  • Si l’agent en question est de sexe féminin alors, l’équipe dite « fouilleurs » se trouve démunie d’un personnel.

FO JUSTICE CD MURET demande expressément un groupe de travail afin de définir les besoins et de mettre en place une gestion sécuritaire plus adaptée à la réalité du terrain.

FO JUSTICE CD MURET demande qu’une réflexion soit apportée afin qu’une BRIGADE dite PARLOIR voit le jour. Elle aurait pour mission la prise en charge du secteur BAS et le week-end la gestion du secteur du PARLOIR

FO JUSTICE CD MURET alerte l’administration : Les déficits en effectifs ont des effets néfastes sur les conditions de travail et sur la sécurité des agents.

FO JUSTICE CD MURET à vos cotés, dans l’intérêt de toutes et tous, afin de défendre vos droits et vos conditions de travail.

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Prison de Muret : L’Alerte est Lancée ! Découverte de Stupéfiants en Détention !

Ce jour, lors dune fouille de cellule ordonnée par le chef du bâtiment F/G, les agents du Centre de Détention de MURET ont procédé à une découverte préoccupante.

En effet, du produit stupéfiant à hauteur de 24 grammes a été retrouvé au sein de la cellule fouillée, confirmant une nouvelle fois la présence de substances illicites en détention. Les contenants répartis dans deux sachets plastiques étaient dissimulés dans une boite de sel.

FO JUSTICE MURET tient à féliciter lensemble des agents pour leur professionnalisme, leur vigilance et leur sens du devoir, qui ont permis cette découverte. Leur engagement quotidien contribue pleinement à la sécurité de l’établissement.

FO JUSTICE MURET ne peut cautionner le fait que le détenu se soit vu simplement être déplacé du secteur. La logique aurait été qu’il soit placé au Quartier Disciplinaire.

FO JUSTICE MURET alerte avec la plus grande fermeté sur une réalité inquiétante : notre établissement nest pas épargné par les livraisons par drone !

Aujourdhui, il sagit de la substance blanche appelée tout simplement « de la cocaïne »

CETTE DÉCOUVERTE COMME MALHEUREUSEMENT TOUTES CELLES PRÉCÉDENTES NE REPRÉSENTENT QU’UN POURCENTAGE INFIME DES SUBSTANCES ET OBJETS ILLICITES QUI PULLULENT DANS NOS DÉTENTIONS. C’EST POURQUOI :

FO JUSTICE MURET demande une fouille XXL en urgence.

La situation impose des réponses immédiates.

Il est urgent de renforcer la sécurisation du Centre de détention de MURET afin de garantir la sécurité des personnels tout comme celle des personnes détenues.

La vie des personnels de MURET na pas de prix !

Notre Administration en est le garant !

FO JUSTICE MURET ne cessera jamais de défendre les intérêts de tous les personnels, tous corps et grades confondus.

VOS ATTENTES, NOS PRIORITÉS !

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Prison de Nice : Passage à tabac à l’Unité Sanitaire – Les Agents en Insécurité Totale !

Ce matin du Mercredi 1 Avril 2026, notre collègue surveillant USN2/SMPR à été victime d’un déferlement de violence de la part d’un détenu qui s’est littéralement déchâiné sur lui !

UN DÉTENU (OQTF) DÉJÀ CONNU DE L’ÉTABLISSEMENT POUR DE PRÉCÉDENTES CONDAMNATIONS (ARRIVÉ LA VEILLE) S’EN EST PRIS À NOTRE COLLÈGUE A. EN LE ROUANT DE COUPS À LA TÊTE !

UN VÉRITABLE TABASSAGE !

C’EST CHOQUANT, RÉVOLTANT ET INACCEPTABLE !

En effet, dans le cadre de son parcours arrivant, l’énergumène mécontent de sa prise en charge par le personnel médical, n’a pas trouvé mieux que de refuser de regagner sa cellule en devenant très virulent.

Durant la gestion de cet incident, le collègue SMPR se retrouve seul sur le secteur de l’USN1/UCSA face à l’individu pour tenter de le faire partir, pendant que le surveillant de l’UCSA donne l’alerte. Après plusieurs essais et tentatives infructueuses, il sécurise la zone et va lui prêter main forte ! Durant ce laps de temps où il se retrouve isolé, le collègue A. se fait plaquer au sol et subit un enchaînement coups de poings/pieds à la tête et dans la mâchoire !

Les renforts cumulés des agents et du personnel médical ont été décisifs pour maîtriser l’individu et éviter le pire.

Notre collègue a immédiatement été pris en charge et évacué d’urgence à l’hôpital ! Le détenu est placé en prévention au Quartier disciplinaire.

CET ÉVÈNEMENT DÉPLORABLE VIENT METTRE EN LUMIÈRE LES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉPLORABLES ET LE MANQUE CRIANT DE SÉCURITÉ À LA MAISON D’ARRÊT DE NICE !

  • Plusieurs alarmes (ICOM, coups de poings, API) sont déclenchées sans résultats !
  • Le système d’ouverture des portes, archaïque et obsolète, a ralenti l’arrivée des renforts ainsi que la sectorisation des zones complètement inadaptée à l’établissement !
  • Les moyens humains et matériels trop insuffisants pour répondre à une violence sans limite.
  • Le sous-effectif criant et le mode dégradé constant qui met les personnels en danger.

FO Justice exige que la sécurité du personnel devienne la priorité : bombes incapacitantes, PIE, classification des établissements.

FO Justice réitère sa demande au gouvernement et à l’administration de débloquer des moyens financiers conséquents pour la réhabilitation de MA NICE laissée à l’abandon.

Le bureau local FO Justice demande une refonte totale de la sécurité de l’établissement : Sectorisation MCI à revoir, mouvements en détention, système d’alarmes, de communication et d’ouverture des portes à minima !

Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé et exige le transfert du détenu à l’issu de sa sanction disciplinaire et un traitement judiciaire exemplaire !

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Prison de Lille-Sequedin : QSL en DANGER !

La situation actuelle du Quartier de Semi-Liberté d’Haubourdin est plus qu’inquiétante : elle deviendra certainement intenable dans quelques semaines.

La surpopulation pénale de nos maisons d’arrêt déborde et dans peu de temps le QSL d’Haubourdin en fera également les frais. Ce quartier est désormais utilisé comme variable d’ajustement, avec une montée en charge de détenus qui s’annonce… sans aucun renfort d’effectifs de surveillants.

Dans le même temps, la population pénale évolue. Elle est de plus en plus difficile, de plus en plus violente. Nous constatons la présence régulière de détenus issus d’unités pour détenus violents, alors même que notre structure n’est absolument pas adaptée à ce type de profils.

Et pour cause : le QSL repose sur des locaux vieillissants, inadaptés à cette évolution. Ce vieillissement engendre aujourd’hui un manque cruel de sécurité, ressenti quotidiennement par les personnels. Les infrastructures ne permettent plus d’assurer sereinement leurs missions.

À cela s’ajoute une réalité aberrante : un nombre important de détenus ne travaille pas, ce qui est pourtant contraire à l’esprit même de la semi-liberté, et ne fait qu’accroître les tensions au sein de la structure.

Les incidents récents ont également mis en évidence les limites de l’organisation actuelle : la cellule d’attente disciplinaire est inadaptée. Nous demandons la mise en place d’une véritable cellule, avec des moyens à la hauteur des situations rencontrées.

Enfin, la présence de punaises de lit dans une chambre, avec un risque réel de propagation, vient encore dégrader des conditions de travail déjà fortement impactées.

Trop, c’est trop.

Nous refusons cette dégradation continue des conditions de travail et les risques grandissants pour les personnels.

Nous exigeons :

  • Une véritable cellule d’attente disciplinaire, adaptée et équipée
  • Une prise en compte réelle des problématiques de sécurité
  • Une réponse urgente aux problèmes sanitaires constatés

Remplir davantage le QSL dans ces conditions, c’est mettre en danger les agents.

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Prison de Fleury-Mérogis : Plate-Forme Revendicative !

Les agents pénitentiaires du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis exercent leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles.

Face à l’usure professionnelle, au manque de reconnaissance et à la dégradation continue des conditions de travail, il devient urgent de rappeler nos droits, nos attentes et nos revendications légitimes.

Cette plateforme revendicative locale en 17 points a pour vocation de donner une voix collective aux personnels de toutes catégories, et de promouvoir un dialogue social équitable et constructif.

1. Effectifs et surcharge de travail

  • Comblement des postes vacants non pourvus il manque près de 240 agents (197 surveillants/20 BCE/21 CDC).
  • Augmentation du ratio détenus/agents, mettant en péril la sécurité et la qualité du travail.
  • Exigence d’un plan de renforcement des effectifs permanents et d’un suivi annuel des besoins par pôle et par structure.

2. Conditions et cycles de travail

  • Planning instable et rotations excessives.
  • Prévisionnel du planning sur 3 mois minimum
  • Non-respect des cycles de travail équilibrés.
  • Fin du matin-nuit.
  • Revendication d’un cadre horaire plus humain, respectueux du repos, de la vie familiale et de la santé physique et mentale.

3. Respect et reconnaissance des personnels

  • Climat hiérarchique souvent dégradé.
  • Manque de reconnaissance du travail accompli.
  • Nécessité d’un plan interne de respect mutuel et de prévention des tensions entre agents /encadrants/ cadres.

4. Sécurité et agressions

  • Hausse inquiétante des agressions verbales et physiques.
  • Renforcement des effectifs des psychologues pour un meilleur suivi des agents.
  • Renforcement d’un protocole clair de prise en charge post-agression et d’un accompagnement systématique.
  • Déploiement des bombes incapacitantes/ PIE/ caméras-piétons.

5. Formation et accompagnement professionnel

  • Formations inadaptées ou inexistantes pour certaines fonctions.
  • Besoin d’une formation continue obligatoire et qualifiante.
  • Valorisation de la polyvalence et des parcours internes.
  • Création d’un statut des tuteurs de stage.

6. politique de Logement et qualité de vie

  • Exigence d’un plan logement spécifique pour les personnels pénitentiaires de Fleury-Mérogis.
  • Création d’un quatrième foyer hôtel.
  • Extension et rénovation de l’unité de vie.
  • Rénovation et équipement de la salle de musculation du gymnase.
  • Réhabilitation du terrain de football et de la piste d’athlétisme du domaine.
  • Installation de bornes électriques sur les différents parkings.
  • Revoir la politique de la petite enfance avec la mairie de Fleury-Merogis pour un augmentation des places en crèches en prenant en compte les horaires atypiques.
  • Gratuité des transports en Île-de-France.

7. Absentéisme et santé au travail

  • Taux d’absentéisme élevé lié aux conditions de travail.
  • Besoin d’un audit indépendant sur les causes de l’usure professionnelle et des arrêts maladie en lien avec la médecine de prévention.
  • Plan local santé au travail.
  • Renforcement de la médecine de prévention pour répondre aux attentes des personnels et les exigences de la taille du CP de Fleury-Mérogis.

8. Justice sociale et équité

  • Inégalités dans la répartition des primes, mutations et avantages.
  • Demande d’un plan d’équité et de transparence dans la gestion des carrières, mutations et bonifications.
  • Récompenser davantage les agents sur leur manière de servir.

9. Gestion et cogestion

  • Dysfonctionnements dans la gestion des équipes.
  • Nécessité d’une cogestion concertée entre personnels, encadrement et administration.
  • Mise en place d’un comité de concertation interne à Fleury-Mérogis.

10. Congés bonifiés et égalité de traitement

  • Difficultés récurrentes dans la gestion et la validation des congés bonifiés.
  • Injustices dans les délais d’attribution et les remplacements d’agents.
  • Non-imposition des dates de congés bonifiés.
  • Exigence d’un cadre clair, équitable et transparent pour le traitement des congés bonifiés, garantissant le respect des droits de chacun.
  • Mise en œuvre d’un TCCBS (taux de calcul de compensation de besoins de services) évalué à 24 % pour prendre en compte la spécificité de notre établissement pénitentiaire.

11. Maison d’Arrêt des Femmes (MAF) : un secteur en souffrance

  • Conditions de travail particulièrement dégradées à la MAF.
  • Infrastructures vétustes, espaces de travail inadaptés, surcharge des effectifs féminins.
  • Absence d’un véritable plan de rénovation ambitieux et planifié.
  • Nécessité d’une modernisation urgente des locaux et d’une revalorisation du travail des agents affectés à la MAF, souvent invisibilisés mais essentiels au bon fonctionnement de l’établissement.

12. Le Greffe : surcharge, manque d’effectifs et insécurité juridique

  • Manque chronique d’effectifs face à une charge administrative en constante augmentation.
  • Multiplication des tâches : gestion des écrous, mouvements, procédures judiciaires, extractions, contentieux, etc.
  • Risques accrus d’erreurs en raison du volume de travail disproportionné et de l’absence de moyens humains adaptés.
  • Insécurité juridique croissante pour les agents, exposés à des responsabilités lourdes sans accompagnement suffisant.
  • Exigence d’un renforcement urgent des effectifs au greffe, d’une formation spécifique sur les procédures juridiques, et d’une clarification des responsabilités pour protéger les agents.
  • Prise en compte des risques psychosociaux.
  • Audit spécifique au greffe.
  • Valorisation des agents de ce secteur.

13. Sécurisation périmétrique et lutte contre les trafics

  • Nécessité d’un renforcement immédiat de la sécurisation périmétrique du centre pénitentiaire.
  • Multiplication des jets de colis par drones, intrusions et trafics aux abords du site.
  • Création d’une brigade locale spécifique anti-drone.
  • Demande de la création d’un poste de police avancé en lien direct avec le CP de Fleury-Mérogis pour intervenir rapidement en cas d’incident.
  • Mise en place d’une coopération renforcée avec la préfecture, la gendarmerie et nos partenaires institutionnels afin de lutter efficacement contre les trafics, les projections et les complicités externes.
  • Élaboration d’un plan global de renforcement de la sécurisation du périmètre incluant vidéosurveillance, éclairage, patrouilles et coordination interservices.

14. Anticipation de la réouverture du Centre de Détention (CD)

  • Réouverture prochaine du Centre de Détention nécessitant une anticipation rigoureuse des besoins humains et matériels.
  • Risque d’aggravation de la surcharge actuelle si les effectifs ne sont pas renforcés en amont.
  • Exigence d’un plan de recrutement spécifique avant la réouverture, afin de combler les postes vacants et d’assurer une montée en charge progressive.
  • Nécessité d’une concertation préalable avec les personnels pour adapter les organisations de service, les affectations et la logistique interne.
  • Demande d’un engagement ferme de l’administration sur les effectifs, les moyens techniques et la planification opérationnelle du redémarrage du CD.

15. Les personnels administratifs « un personnel oublié » par les différentes réformes.

  • Revalorisation indemnitaire IFSE (Indemnités de Fonction, de Sujétions et d’Expertise) pour tous les personnels administratifs.
  • Suppression de l’abattement IFSE appliqué aux personnels des services déconcentrés de la DAP.
  • Plan de requalification / promotion de corps : Passage massif des personnels de catégorie C (adjoints administratifs) vers B (secrétaires administratifs), puis B en A (attachés).
  • Transparence et égalité de traitement et des primes (CIA) (Complément Indemnitaires Annuelle)
  • Reconnaissance des missions réellement exercées.
  • FO Justice demande un suivi concret et transparent du protocole signé.

Pour information FO Justice a signé un protocole, validant une revalorisation de l’IFSE à compter du 1er janvier 2025 : + 600€ brut/an pour les adjoints administratifs (catégorie C), + 700€ brut pour les secrétaires administratifs (B), + 800€ pour les attachés administratifs.

Le protocole prévoit un plan de requalification à terme (2026-2029), 1000 adjoints administratifs devront pouvoir accéder au corps de secrétaires administratifs.

16. Les personnels d’insertion et de probation « un personnel pas assez entendu ».

L’une des conséquences de la surpopulation carcérale est l’augmentation du nombre de suivi de dossiers rendant difficile et anxiogène le travail des personnel affectés au SPIP de notre établissement.

Par ailleurs, les récentes affaires médiatiques ont montré l’énorme responsabilité qui pèse sur ce corps qui est souvent pointé du doigt.

Ainsi, les risques psychosociaux sont omniprésents dans l’environnement professionnel de ce service et doivent être prise en compte dans le management de la hiérarchie à tous les niveaux.

17. les personnels techniques.

Les personnels du CP de Fleury-Mérogis demandent un changement profond, fondé sur le respect, l’équité, la sécurité et la reconnaissance.

Et notamment une réforme à la hauteur de la spécificité de cette filière et une revalorisation de ce corps.

En conclusion, Cette plateforme est un appel à la mobilisation collective, à la solidarité professionnelle, et à un dialogue social rénové.

Restons lucides, unis et attachés à la vérité des faits.

L’avenir de notre profession mérite mieux que des illusions.

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