► FO Justice accueille avec satisfaction l’annonce du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, relative à la création d’une salle dédiée aux grands procès au sein du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
►Cette décision répond à une revendication ancienne et constante de FO Justice :
– Réduire les extractions judiciaires, notamment celles des détenus les plus dangereux, afin de limiter l’exposition des personnels pénitentiaires et des forces de sécurité à des risques majeurs.
Pourtant, sans surprise, certains syndicats de magistrats et représentants de la profession d’avocat se sont déjà positionnés contre cette évolution.
C’est récurent, et c’est à l’image de leur posture affichée pour la visioconférence ou les audiences délocalisées. Ces syndicats de magistrats, les plus hostiles à toute mesure visant à réduire les extractions judiciaires et les risques pour les personnels, feront pourtant, une fois de plus, liste commune avec certaines organisations syndicales pénitentiaires.
► Une alliance contre nature qui confirme une chose :
– Certains ne défendent plus les personnels, mais servent de courroie de transmission aux syndicats de magistrats corporatistes dont ils sont devenus les marionnettes.
Il s’agit hélas d’une opposition devenue systématique dès lors qu’il s’agit de remettre en question un confort égocentré et des habitudes de fonctionnement pourtant aujourd’hui incompatibles avec les impératifs de sécurité auxquels sont confrontés quotidiennement les personnels pénitentiaires.
FO Justice tient à rappeler que ces mêmes organisations se sont opposées, avec la même fermeté, au développement de la visioconférence, y compris au lendemain du drame d’Incarville.
Pour rappel, alors que deux de nos collègues venaient d’être assassinés dans l’exercice de leurs fonctions et que l’ensemble de la profession exigeait des mesures fortes pour réduire les risques liés aux extractions judiciaires, certains syndicats de magistrats préféraient défendre des positions dogmatiques plutôt que de participer pleinement à l’effort collectif de sécurisation des missions. Cette posture, aujourd’hui renouvelée, reste toujours incompréhensible.
Comment peut-on, après un tel drame, continuer à s’opposer à des dispositifs permettant de limiter les déplacements de détenus particulièrement dangereux ?
►FO Justice refuse cette contradiction. La sécurité des personnels ne peut être une variable d’ajustement face à des considérations corporatistes.
La création d’une salle de grand procès à Fleury-Mérogis constitue une avancée. Mais elle ne saurait être suffisante.
►FO Justice rappelle ses revendications premières, qui sont l’utilisation beaucoup plus large de la visioconférence et le déplacement des magistrats au sein même des établissements pénitentiaires.
L’organisation de la justice doit s’adapter aux enjeux sécuritaires du XXIe siècle et non l’inverse.
Les personnels pénitentiaires ont payé un trop lourd tribut. Ils n’ont pas à continuer de subir seuls les conséquences des positions idéologiques de celles et ceux qui refusent de reconnaître ou d’accepter la réalité du terrain.
►FO Justice continuera de dénoncer sans relâche toutes les oppositions de principe qui entravent la mise en œuvre de mesures de sécurité pourtant attendues par l’ensemble des personnels.
FO Justice sera toujours du côté de ceux qui protègent l
Jamais du côté de ceux qui freinent !!!