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Prison de Beauvais : Véhicule Incendié sur le parking personnel

Depuis l’ouverture de l’établissement, notre syndicat FO Justice n’a cessé d’alerter l’administration sur les dangers d’un domaine non sécurisé !

On portail a été réclamé à de nombreuses reprises par notre organisation syndicale lors des précédents GSA et notamment pendant la visite du DAP, le 27 avril dernier.

Hélas, sans portail, deux individus ont pu pénétrer sur le domaine sans difficulté, durant la nuit de vendredi le au samedi 2 mars, et se rendre directement jusqu’au parking du personnel.

Un véhicule est alors aspergé d’essence et s’embrase quelques secondes plus tard avant que les auteurs prennent la fuite.

Cela aurait pu être évité !

Heureusement que cet acte criminel ne s est pas propagé aux autres véhicules, ou pire, qu’il ait incendié le mess où des personnels dorment pratiquement chaque nuit !

Nous avons contacté le directeur, il autorise, dès à présent, le stationnement des véhicules dans l’enceinte de l’établissement pendant la nuit, et ce, jusqu’à l’installation effective du portail. D’ailleurs, il se rapproche de la DISP pour accélérer la signature de la demande de travaux de sécurisation du domaine, qui est actuellement à la DAP. Il recevra également notre camarade dès son prochain cycle de travail pour étudier les possibilités de remboursement, et éventuellement, les faire avancer.

Notre syndicat apporte son soutien à notre ami et sera attentif aux solutions apportées par notre administration pour résoudre ce problème à caractère urgent !

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Prison de Liancourt : Lettre Ouverte à Madame la Directrice – Demande de gratifications pour les personnels Liancourtois

Madame la Directrice du CP Liancourt,

Je me permets de vous adresser cette lettre afin de solliciter votre bienveillance et votre attention concernant une question cruciale pour le bien- être et la motivation des personnels du centre pénitentiaire de Liancourt.

Il est indéniable que notre établissement fait face à des défis constants, notamment en termes d’effectifs. Cette situation chronique de sous-effectif impose à nos collègues de faire preuve d’un dévouement et d’une solidarité exemplaires dans l’exercice de leurs fonctions. Chaque jour, vos personnels se mobilisent avec rigueur et professionnalisme pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement de l’établissement.

Dans ce contexte, je souhaite attirer votre attention sur la nécessité de reconnaître et de valoriser l’engagement exceptionnel des personnels, tout corps et grade confondu. En effet, il est primordial de prendre en considération les efforts fournis par chacun, dans un esprit de solidarité et de cohésion. C’est pourquoi je vous adresse cette demande de gratifications pour les personnels ayant fait preuve d’un investissement remarquable, dans des circonstances où les ressources humaines étaient limitées.

De plus, l’arrivée ce jour de 18 stagiaires surveillants va certainement soulager temporairement l’ensemble des personnels. Cependant, il est essentiel de souligner que cela ne doit en aucun cas effacer tout ce qui a été réalisé précédemment par vos agents dans des conditions parfois très contraignantes.

Nous espérons également que leur arrivée permettra de mettre fin définitivement au fonctionnement en “mode dégradé” qui régit notre établissement depuis trop longtemps.

Au-delà de l’aspect légitime de cette démarche, je tiens également à souligner les potentiels bénéfices qu’elle pourrait engendrer dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme statutaire obtenue par FO Justice et plus particulièrement dans le cadre, des futurs RAEP pour l’obtention du grade de brigadier-chef. En reconnaissant une nouvelle fois, la contribution exceptionnelle de vos équipes, vous renforcerez leur sentiment d’appartenance et de reconnaissance au sein de l’établissement, ce qui contribue à favoriser un climat de travail sain et propice à la réalisation des objectifs communs.

Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à cette demande, et je reste à votre disposition pour toute discussion ou clarification nécessaire.

Dans l’attente de votre retour, veuillez agréer, Madame la Directrice, l’expression de mes salutations distinguées.

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Prison de Liancourt : Prime de fidélisation. On vous dit tout !

Depuis 2022, FO Justice milite pour que CP Liancourt puisse bénéficier de la prime de fidélisation, MAIS DE QUOI PARLE-T-ON EXACTEMENT ?

Il existe deux dispositifs distincts :

  • Une prime de 8000 euros

Versée en trois fractions pour les agents nommés à l’issue de la réussite aux concours nationaux à affectation locale.

L’agent s’engage à exercer ses fonctions de façon effective pendant une durée minimale de six années.

Pour le moment, Liancourt ne sera pas concerné par ce dispositif et qui ne concernera QUE les nouveaux agents, le cas échéant.

  • Une prime de 1000 euros

Versée en une fois au bout de 3 ans de service pour les membres du CEA/CDC.

Dans les cas suivants :

– Affectation en tant que stagiaires ;

– Mutation à l’occasion de leur accès au grade de premier surveillant ;

– Mutation à l’occasion de leur nomination au sein du corps de commandement par la voie de l’inscription sur la liste d’aptitude

– Mutation dans l’intérêt du service ;

– Mutation sur leur demande, sous réserve de ne pas avoir perçu la prime de fidélisation pendant une durée de six ans à compter de son dernier versement.

La période de trois ans débutera à la sortie de l’arrêté fixant la liste des établissements.

Cette question sera à l’ordre du jour du CSA AP du 14 mars prochain. FO JUSTICE, en tant qu’organisation majoritaire, soutiendra L’ÉLARGISSEMENT de la liste des établissements pouvant prétendre à cette prime (21 établissements aujourd’hui).

L’objectif est bien d’intégrer notre établissement dans la liste existante.

À CETTE HEURE, CE N’EST PAS ENCORE LE CAS !

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Prison d’Annoeullin : Un acte lâche

Ce lundi, le détenu « A » qui sortait du Quartier Disciplinaire était reçu en audience par l’Officier du Bâtiment A, afin de connaître sa nouvelle affectation. Fort mécontent de la destination annoncée, cet énergumène s’en est pris verbalement à notre collègue dans des termes pour le moins désobligeants : « tu vas voir ce qu’il va t’arriver, petite pute. »

Invité à regagner sa nouvelle cellule, le détenu a repris ses insultes de plus belle avant de s’avancer de manière menaçante vers elle. Heureusement, le Premier Surveillant présent dans le bureau a pu s’interposer et le détenu a été mis au sol afin d’être neutralisé. LE DÉTENU « A » EN PLUS DE SE DÉBATTRE VIOLEMMENT PENDANT SA MAÎTRISE, A CRACHÉ AU VISAGE DE L’OFFICIER. UN ACTE MINABLE ET D’UNE LÂCHETÉ SANS NOM !

Avec l’aide d’agents arrivés en renfort, l’apprenti lama a été mis en prévention au Quartier Disciplinaire. Par bonheur, il n’y aura pas d’autre victime de crachat ni de blessé.

Si nous tenons à souligner la présence rapide de la Direction et de la Cheffe de Détention sur les lieux de l’incident, avec un accompagnement moral et administratif réel de la collègue touchée, LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE S’INDIGNE DE SA PRISE EN CHARGE MÉDICALE À L’HÔPITAL !

Au-delà des trois heures d’attente habituelle, un discours bienveillant et une proposition de soutien psychologique auraient été grandement appréciés. Au lieu de cela, notre collègue a plutôt eu l’impression de déranger et a eu le droit à une auscultation express, avec un verdict tout aussi expéditif de la part du médecin. On se demande même s’il a eu la présence d’esprit de se faire communiquer le dossier médical du détenu incriminé auprès de l’Unité de Soins de l’établissement, afin de balayer le moindre doute.

LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE APPORTE TOUT SON SOUTIEN À NOTRE COLLÈGUE ET NE MANQUERA PAS DE SUIVRE SES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES.

LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE S’ATTEND À UNE SANCTION DISCIPLINAIRE EXEMPLAIRE À L’ENCONTRE DE CET INDIVIDU ET EXIGE UN TRANSFERT À MINIMA AVANT LA FIN DE SA FUTURE PEINE DE QD.

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Prison de Liancourt : Trois agressions en trois jours au CP

SAMEDI 24 FEVRIER 2024 un détenu du bâtiment B revenant du parloir a voulu se rendre en promenade alors qu’il était confiné. Le détenu a menacé la collègue qui lui a refusé l’accès à la promenade. Arrivé au troisième étage, le détenu s’est retourné et a voulu lui mettre un coup de pied. Les surveillants présents ont du maitriser l’individu et pendant l’intervention, une autre collègue a reçu UN VIOLENT COUP DE COUDE DANS LE NEZ. Le détenu a été amené au quartier disciplinaire pour mettre fin à l’incident.

DIMANCHE 25 FEVRIER 2024 un autre détenu du bâtiment A qui passait sous le portique pour aller en promenade a déposé son paquet de cigarettes sur la tablette prévue a cet effet. Le surveillant a pris le paquet pour le vérifier et a aperçu un morceau de couleur brunâtre, LE DÉTENU A POUSSÉ LE SURVEILLANT PUIS L’A FRAPPÉ AU BRAS POUR RÉCUPÉRER LA SUBSTANCE et la jeter dans le sas de la cour de promenade. Le détenu a du être maitrisé et mis en prévention.

LUNDI 26 FEVRIER 2024 lors de la fouille d’un détenu, un agent a décelé un sachet de couleur blanche. Après plusieurs injonctions pour le récupérer, LE DÉTENU A POUSSÉ LE COLLÈGUE AU NIVEAU DU TORSE. Ce derniers a dû être maitrisé et placé en prévention. Lors de sa fouille au quartier disciplinaire, diverses substances illicites ont été retrouvées sur lui.

FO justice félicite les agents pour leur professionnalisme et leur sang froid lors de ces interventions.

FO justice demande des sanctions exemplaires pour ces individus.

FO justice exige le transfert du détenu agresseur du 24 février à la fin de sa période de quartier disciplinaire.

FO Justice tient à réaffirmer son soutien total envers nos collègues agressés ces derniers jours et s’engage à leur apporter toute l’aide nécessaire dans cette épreuve difficile.

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Prison d’Annoeullin : Tous vulnérables

Dans l’imaginaire pénitentiaire, du moins pour ceux qui ont intégré notre administration depuis quelques années déjà, le secteur QI/QD représentait une sorte de sanctuaire. Une zone préservée dans les « centres pénitentiaires modernes » de par sa conception et son emplacement, qui la rendait pratiquement inaccessible. D’ailleurs, QI ne signifie-t-il pas quartier D’ISOLEMENT ?

NOUS ECRIVONS AU PASSÉ CAR LA RÉALITÉ A DEPUIS QUELQUES TEMPS DÉPASSÉ LA FICTION THÉORIQUE. AUJOURD’HUI, LE FLÉAU DES PROJECTIONS ET DES DRONES A SURPASSÉ UNE RÉFLEXION SÉCURITAIRE TOTALEMENT ANACHRONIQUE.

Les effets d’annonce politiques ne suffisent plus. Les personnels sur le terrain sont en première ligne et ne voient rien (ou trop peu) venir. Ou plutôt si, des pluies de colis qui nous arrosent quotidiennement et QUI METTENT EN PÉRIL NOS MISSIONS ET NOS VIES !

Ce constat ne souffre d’aucune discussion car il est factuel. Ne vient-t-on pas de ramasser 4 colis au pied de la toiture du QD ? Sur le toit et juste en face de certaines cellules, 3 colis n’attendent que d’être récupérés. Ça se passe ici au CP Lille Annœullin, comme ça se passe malheureusement partout ailleurs en France.

DANS LES 4 COLIS SAISIS, IL Y AVAIT DE LA DROGUE, DES CARTES SIM, DES CHARGEURS ET BATTERIES DE TÉLÉPHONE, MAIS AUSSI UN COUTEAU AVEC UNE LAME MÉTALLIQUE D’UNE DIZAINE DE CENTIMÈTRES.

Les seules limites au contenu de ses colis sont celles que les détenus ont eux-mêmes fixées. On peut tout envisager et le pire ne doit pas être occulté, car nous n’avons aucun moyen suffisant de l’empêcher. C’est une réalité !

Si l’administration pénitentiaire a la volonté de rendre imperméable ses enceintes par l’extérieur, elle doit s’en donner véritablement les moyens. Toute position contraire constituerait un aveu de faiblesse. Une faiblesse qui semble consommée, avec l’annonce par le Premier Ministre d’une saignée de 117,5 millions d’euros dans le budget de la DAP. Pour qui ? Pour quoi ? Certainement pas pour nous aider !

Cher(es)s collègues, les lendemains qui chantent ne semblent toujours pas au programme. S’il faut se mobiliser pour se faire entendre, vos représentants FO Justice seront en première ligne comme toujours !

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Prison de Beauvais : Stand by

Comme vous avez pu le constater, notre syndicat n’est certainement pas resté inactif face aux différents problèmes que vous rencontrez au quotidien sur la structure. Suite à notre communiqué annonçant le blocage de l’établissement, nous avons réussi à faire bouger les choses et avons obtenu plusieurs réponses…

Dysfonctionnements des émetteurs-récepteurs, bornes de géolocalisation et les alarmes portatives individuelles.

Nous avons été entendus. Au lieu de se contenter de la réponse toute faite de notre direction qui nous assurait, à ce moment-là, un changement des MOTOROLAS « courant 2024 ». Nous avions décidé de poser un ultimatum à notre directeur. Notre méthode s’est avérée efficace puisqu’elle a permis un remplacement immédiat de plusieurs émetteurs-récepteurs qui présentaient une menace pour votre sécurité ! Les antennes ont également bénéficié d’un changement puisqu’elles sont désormais plus grandes et devraient permettre une meilleure utilisation. De nombreux dysfonctionnements ont été décelés, ces derniers étaient causés par l’un des ordinateurs (celui-ci a donc été remplacé).

Après plusieurs jours sur le terrain, notre organisation syndicale a également constaté que l’ensemble des API avaient été réparées ou remplacées et la totalité des bornes vérifiée. Pour terminer sur ce sujet, nous avons aussi obtenu une date afin qu’un état des lieux complet puisse être fait et cela se déroulera le 11 mars prochain. Une autre date sera alors définie par la suite pour procéder au remplacement complet du parc !

Nous nous assurerons que cela soit fait dans les meilleurs délais.

Projet de fusion « Quartiers hommes/femmes » la nuit

Simple rumeur ou futur projet, on ne le saura jamais. Quoi qu’il en soit, les choses sont maintenant claires : les surveillantes du QFE, dont nous avons rappelé leurs rôles indispensables en service de nuit, resterons au QFE.

Transfert des agresseurs

Le dernier détenu ayant agressé un collègue sera transféré très prochainement. La date et la destination sont déjà planifiées.

Quart d’heure d’habillement

Un mail à destination des gradés de roulements a bien été envoyé par notre superbe cheffe de détention !

Nous rappelons que ce mail ne faisait certainement pas l’objet d’une quelconque mesure de rappel mais bien d’une réclamation de remise systématique de demandes d’explications aux agents arrivant après 50 à l’appel ! Si seulement elle était aussi sévère avec la population pénale…

Le directeur, quant à lui, explique dans son mail qu’il n’est pas l’origine de cette consigne…

Management et demandes d’explications

Nous avions, une nouvelle fois, réclamé de la bienveillance concernant l’utilisation de la demande d’explication. Le directeur reconnait qu’il y a eu de nombreuses D.E et a donc prit la décision de reprendre la main dessus. À présent, seul lui décidera de la remise ou non de celle-ci. Nous ne doutons pas qu’il fera preuve d’indulgence lorsqu’il s’agira de simples futilités…

Réflexion concernant le 12h

Après avoir réclamé en CSA le sondage organisé par l’administration, notre organisation a exigé l’accélération de la réflexion du 12h. Nous avons rendez-vous dans environ un mois avec le DIOS .

Si notre organisation n’est peut-être pas la seule a réclamé un changement de service, elle est la seule à pouvoir l’imposer.

N’en déplaise à certain, le bureau local FO Justice est la seule organisation sur l’établissement à avoir les moyens de ses ambitions ! Seul FO Justice pourra imposer ce changement de service.

Nous ne menaçons jamais en vain et sommes capable de nous mobiliser si nous n’obtenons pas ce que nous voulons !

POUR L’INSTANT, ET CE, AU VUE DES RÉPONSES APPORTÉES, NOTRE BUREAU LOCALE A DÉCIDÉ DE SUSPENDRE LE MOUVEMENT QUI CONSISTAIT À BLOQUER L’ÉTABLISSEMENT CE MARDI 27 FEVRIER.

Certains d’entre vous seront certainement septiques et auraient préfère se mobiliser mais nous vous demandons de nous faire confiance. Comme à notre habitude, nous serons présents quotidiennement à vos cotes et n’hésiterons pas à passer à l’action si les engagements ne sont pas tenus !

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DISP de Lille : Draperie civile pour les ASE

Affectés au sein des différentes antennes d’insertion et de probation pour des missions extérieures, intervenant au gré du vent et des tempêtes, parfois dans des lieux mystérieux …

Pour mémoire, le recours à la surveillance électronique consiste à imposer à une personne mise en examen ou condamnée, une assignation en un lieu dont elle ne peut s’absenter qu’à des horaires déterminés par un magistrat.

Il est important de rappeler que nos missions nous demandent forcément de nous déplacer quotidiennement dans des lieux, ou peuvent régner un certain désordre et une insécurité grandissante !

À ce titre et pour des raisons de sécurité, il est inconcevable d’envoyer du personnel pénitentiaire réaliser ces missions en tenue. Et ce n’est pas le dispositif SAGEO à lui seul, qui pourra effacer cette insécurité !

La discrétion demandée lors de nos placements et de nos interventions à toute heure de jour comme de nuit, nous imposent forcement d’être vêtu de façon correcte. Il n’est pas rare malheureusement, que nos habits soient maculés ou tachés lors de nos missions.

C’EST POURQUOI FO JUSTICE RÉCLAME UNE COMPENSATION FINANCIÈRE DE DRAPERIE CIVILE POUR TOUS LES AGENTS DE LA SURVEILLANCE ÉLECTRONIQUE AINSI QUE POUR TOUS LES PERSONNELS QUI EFFECTUENT LEURS MISSIONS EN TENUE CIVILE.

N’oublions pas que nous représentons l’administration.

Et à l’heure ou l’inflation gagne du terrain, le pouvoir d’achat des agents diminue …

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SPIP du Pas-de-Calais : Compte-rendu de visites 24 et 25 janvier 2024

FO Justice CPIP, s’est rendu au SPIP du Pas-de-Calais (62) les 24 et 25 janvier derniers. Au cours de ces journées, nous avons pu nous entretenir avec les collègues présents (CPIP, PA, ASE) ainsi qu’avec Madame NEEL Cheffe d’antenne sur l’ALIP de Béthune.

Ce présent compte-rendu a donc été rédigé suite aux observations constatées et aux propos que notre délégation a pu recueillir auprès de l’ensemble des personnes que nous avons pu rencontrer au cours de ces journées.

Par manque de temps, notre OS n’a pas pu rencontrer les collègues CPIP de toutes les antennes du SPIP 62. Nous programmerons donc une nouvelle visite ultérieurement afin de pouvoir visiter les autres antennes de ce département.

SPIP 62 – ALIP du CP de Longuenesse (MA, CD, SAS), mercredi 24 janvier 2024

1. Difficulté(s) rencontrées par les collègues:

Les collègues rencontrés au cours de cette journée sur cette antenne, ne nous ont pas exprimé rencontrer de grandes difficultés dans l’exercice de leurs missions. Ils nous ont toutefois alerté sur 2 sujets :

– Le rythme soutenu des CAP à tenir (3 CAP par mois), en sachant que pour la CAP LSC, nos collègues n’obtiendraient le rôle de cette CAP que 10 jours avant la tenue de cette dernière. De surcroît ils doivent renvoyer leurs rapports aux JAP, 8 jours avant cette même CAP. Nos collègues n’ont donc que 2 journées pour préparer leur CAP LSC et effectuer toutes les démarches inhérentes à la préparation de cette commission. Pour rappel l’Article D147-21 (du CPP) indique bien que « Le service pénitentiaire d’insertion et de probation transmet en temps utile au juge de l’application des peines, avant la réunion de la commission de l’application des peines au cours de laquelle la situation de cette personne est examinée, son avis sur la mesure la plus adaptée et sur les obligations et interdictions susceptibles d’être prononcées et communique, le cas échéant, tout élément permettant d’apprécier l’éventuelle impossibilité matérielle faisant obstacle à l’application de la libération sous contrainte de plein droit »

– Le futur déménagement des bureaux de cette antenne à l’extérieur de l’établissement et les contraintes professionnelles engendrées par dernier (cf paragraphe suivant Locaux/sécurité)

2. Locaux/sécurité

L’ALIP du CP de Longuenesse se situe actuellement :

– au sein de l’établissement (grand quartier – MA+CD) : au 2ème étage, à proximité directe des différents services de l’établissement (greffe, comptabilité, etc.) et se compose : d’1 bureau pour les PA de cette antenne, d’1 bureau pour le DPIP, 2 grands bureaux (un bureau de 4 personnes et un bureau de 6 personnes) et que les CPIP se partagent avec ASS et stagiaires. FO Justice CPIP a fait part de son étonnement quant aux conditions de travail des CPIP qui partagent leurs bureaux avec 3 à 5 autres collègues, ce qui peut nuire à ces derniers (bruit, difficulté pour pouvoir se concentrer …). Les collègues nous ont indiqué en retour que ces conditions de travail leur convenaient, leur permettaient d’entretenir une bonne cohésion d’équipe et qu’ils ne se gênaient pas particulièrement entre-eux.

À noter que notre OS n’a pas constaté que le bâtiment, au sein du grand quartier (et qui abrite une partie des bureaux de cette ALIP), ne disposait d’un ascenseur pour permettre un accès à leur bureau à d’éventuel(le)s PMR. FO Justice a conscience des contraintes immobilières des établissements pénitentiaires, mais ne pouvons que rappeler que l’AP n’est pas en règle avec la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

– à la SAS : 3 bureaux situé au 1er étage

À noter qu’un projet de construction d’une nouvelle antenne mixte (ALIP MO Saint- Omer et ALIP du CP de Longuenesse) a été présenté aux agents de cette antenne. Des plans, déjà réalisés, ont pour vocation à aider les agents « à se projeter ». FO Justice CPIP déplore cependant que ces derniers n’aient pas eu leur mot à dire quant à la réalisation de ce projet.

En effet le projet de départ était de construire des nouveaux locaux pour le MO de Saint Omer. Si les collègues du MF n’ont rien contre ce projet initial, ils s’interrogent toutefois sur la pertinence de leur intégration dans ce dernier, dégradant ainsi considérablement leurs conditions de travail.

Pour rappel, le SPIP MF est partie intégrante d’un établissement pénitentiaire de par ses fonctions. Éloigner les agents du cœur de l’établissement, c’est les soumettre à diverses contraintes non négligeables :

– Un passage de portique à chaque entrée dans l’établissement pour se rendre en détention (qui peuvent être nombreux au quotidien) avec retrait des objets métalliques, chaussures, ceintures, bijoux etc…

– Une rupture complète avec les autres services, dans lesquels ils sont amenés à se rendre régulièrement (greffe, comptabilité, secrétariat de direction, agents de la détention), provoquant un isolement du service.

– Une identification comme personnel pénitentiaire remise en cause. Ce serait le seul service à ne pas être partie intégrante de l’établissement, ce qui engendrerait une identification éventuelle comme « partenaires ». Rappelons que les CPIP ont mis quelques années à être reconnus comme personnel pénitentiaire sous l’ancien acronyme CIP.

–  Une gestion des urgences moins rapide

–  Un éloignement géographique qui tend à s’interroger sur les modalités de prise en charge des personnes détenues : dossiers qui sortiraient en extérieur ? allers retours intempestifs au gré des besoins des autres services (documents utiles au greffe dans les diverses demandes des personnes détenues, affectation en UHSA, autorisation de virements, justificatifs des familles à remettre aux personnes détenues) ?

FO Justice CPIP déplore que les agents du MF n’aient aucunement été concertés, ni qu’on leur ait signifié clairement ce que cette organisation mixte engendrerait en termes de réorganisation de service.

FO Justice CPIP souhaite que des solutions puissent être trouvées, en concertation avec les collègues, quant à cette future réorganisation de service, voire que les bureaux existants et dédiés au SPIP au sein de l’établissement soient conservés dans leur intégralité, et que les agents aient le choix ou non de rejoindre ces nouveaux locaux.

3. Point RH

L’équipe de l’ALIP du CP de Longuenesse est composée de :

–  1 DFSPIP adjoint qui fait office de DPIP pour le grand quartier dans l’attente qu’un DPIP soit affecté sur cette antenne

–  1 DPIP pour la SAS (et qui intervient également sur l’ALIP MO de Saint-Omer)

–  13 CPIP (dont 1 contractuelle qui a été renouvelée pour 3 ans cette année) pour le grand quartier

–  3 CPIP pour la SAS

–  1 stagiaire CPIP

–  1 PA + 1 PA en cours de licenciement (et non remplacé pour le moment)

–  2 ASS : 1 pour le grand quartier et 1 pour la SAS. À noter que lors de notre visite les collègues nous ont indiqué que les 2 ASS étaient en partance et qu’elles n’étaient pas remplacées pour le moment.

–  3 services civiques (1 pour l’action culturelle à la SAS, 1 pour l’action culturelle au grand quartier, et 1 en renfort au PA).

1 CPIP ETP affecté sur cette ALIP suit en moyenne 60 PPSMJ. Ce ratio du nombre de personnes suivies / CPIP est satisfaisant.

Toutefois il manque actuellement sur cette antenne : un DPIP, un PA, et très prochainement leurs 2 ASS ; ce qui impacte (malgré ce ratio) les conditions de travail des collègues de ce service.

Ces derniers nous ont indiqué entretenir un bon esprit d’équipe ainsi que de bonnes relations professionnelles avec la hiérarchie du SPIP, et avec l’établissement.

SPIP 62 – ALIP MO de Béthune :

1. Difficulté(s) rencontrées par les collègues :

– Les locaux sont situés dans une zone industrielle, ce qui n’est pas idéal pour les personnes suivies car les transports en commun ne semblent pas très développés, malgré la faculté juste à côté. ;

– Le parking du SPIP n’est pas assez grand pour que toute l’équipe de cette antenne puisse y garer son véhicule ;

– S’agissant du partenariat, une grosse problématique existe sur le secteur de Béthune concernant un manque de personnel dans les CMP, ce qui complique la mise en place des obligations de soins ;

– La configuration du site ne permet pas d’avoir un effet de SAS au niveau de l’accueil.de cet ALIP et donc réduit le niveau de sécurité du SPIP ;

– Au vu des remontées de certains collègues CPIP, ces derniers n’auraient pas connaissance de procédures de service claires et précises quant aux règles à appliquer en cas de procédure sécuritaire enclenchée sur cette antenne (déclenchement d’une alarme dans un box d’entretien, etc.). Notre OS s’interroge donc quant à l’existence de telles procédures qui s’avèrent nécessaires pour la sécurité de nos collègues et de nos publics pris en charge ?!?

– L’ALIP de Béthune est confrontée à un contexte de dégradation de ses conditions de travail, et cela depuis plusieurs années. De ce fait une enquête RPS (Risques Psycho Sociaux) a été effectuée et un retour a été fait en septembre 2023 par la psychologue chargée de cette dernière. Cependant rien de concret n’aurait été mis en place à la suite de cette enquête.

– Des tensions impacteraient le service notamment au sujet des remboursements CHORUS DT, de l’ensemble des démarches administratives (ORIGINE, …) et au niveau de la communication avec le siège du SPIP qui peut être compliquée.

2. Locaux/sécurité:

L’ALIP de Béthune est située un peu à l’extérieur du centre-ville de Béthune, mais proche de la faculté de cette ville.

De récents travaux ont eu lieu sur cette antenne permettant la création de deux nouveaux espaces pour les CPIP. Ainsi ces derniers sont répartis sur 3 open-space pouvant chacun accueillir jusqu’à 9 personnes (actuellement 2 de ces bureaux sont complets et le dernier bureau est composé de 5 CPIP), ainsi que sur 2 autres bureaux pouvant accueillir 3 et 4 personnes chacun. De ce fait, les conditions de travail peuvent se retrouver impactées notamment par le bruit généré par autant de personnes travaillant au sein d’un même espace. À noter que depuis la mise en place du TT sur cette antenne, moins de collègues sont présents physiquement au quotidien. Ainsi les collègues reconnaissent que leurs conditions de travail se sont légèrement améliorées grâce au TT.

Suite aux travaux évoqués ci-dessus, les ASE ont dû quitter leur bureau et ils partagent, depuis, celui du secrétariat de cette ALIP avec 2 PA. Ce bureau n’ayant pas été initialement prévu pour autant de personnes, on remarque un manque d’ergonomie de ce dernier qui ne dispose pas de suffisamment de branchements Internet pour permettre à tous les collègues de se connecter au réseau justice en filaire. Ainsi un des ordinateurs de ce bureau est relié au réseau justice en wifi ce qui implique les problématiques inhérentes à ce genre de connexion, souvent de moins bonne qualité. De plus l’ensemble des documents administratifs du secrétariat a dû être déménagé dans le couloir ainsi que dans une pièce à part, ce qui a dégradé les conditions de travail de nos collègues PA qui doivent systématiquement sortir de leur bureau afin d’aller récupérer des documents ou pour les classer.

Un projet de déménagement pour de nouveaux locaux a été présenté le 13 octobre 2023 lors du CSA SPIP local. Les locaux se situeraient non loin de la MA de Béthune. Dans la perspective où ce projet de déménagement se concrétiserait, FO Justice CPIP espère que l’ensemble des collègues seront associés à ce dernier et il sera nécessaire de prévoir des bureaux individuels ou des « open-space » beaucoup plus réduits afin de permettre à l’ensemble de nos collègues de pouvoir travailler dans de meilleures conditions (que celles dans lesquelles ils exercent actuellement) pour l’exercice de leurs missions.

3. Point RH:

L’équipe de l’ALIP de Béthune est actuellement composée de :

–  1 cheffe d’antenne + 1 DPIP (il manquerait 1 DPIP)

–  29 CPIP dont 1 CPIP est actuellement détaché à temps plein en qualité d’agent

de prévention au siège et dont 1 est en CLD / CLM

–  3PA

–  2 ASE (pour 150 bracelets environ le jour de notre visite)

–  1 ASS qui a pris ses fonctions en février 2024

–  1 psychologue qui intervient sur l’ensemble des antennes du Pas-de-Calais

Un CPIP ETP affecté sur cette antenne suit en moyenne entre 85 et 90 PSSMJ environ. Il manque donc un certain nombre de CPIP pour atteindre les ratios prévus par les OR. FO Justice CPIP espère donc que le manque de personnel sur cette antenne sera pris en compte par la DAP lors de la prochaine campagne de mobilité CPIP.

L’ensemble de l’équipe rencontrée lors de cette visite a toutefois tenu à souligner que malgré un nombre de prise en charge encore importante pour l’exercice de leurs missions, cette antenne a connu par le passé des ratios bien supérieurs. Leurs conditions de travail se sont donc un peu améliorées ces derniers temps.

Pour que cette antenne puisse retrouver de meilleures conditions de travail, il manque également encore au moins :

– 1 DPIP (Madame NEEL, cheffe d’antenne palie à ce manquement actuellement) ;

– Au moins 1 ASE (puisqu’1 ASE est censé suivre 50 PPSMJ d’après les OR)

FO Justice CPIP remercie la direction du SPIP ainsi que l’ensemble des collègues rencontrés au cours de ces 2 journées pour leur accueil. Remerciements également à notre secrétaire locale du CP de Longuenesse qui nous a facilité notre venue.

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Prison de Liancourt : Alerte agression

Le 22 février 2024 vers 9H40, nos collègues ont effectué une fouille de cellule et ont trouvé un téléphone portable. Le détenu mécontent a refusé de se laisser fouiller et a haussé le ton avant de se montrer menaçant, obligeant les gradés à devoir le maîtriser.

L’INTERVENTION A ÉTÉ FORT COMPLIQUÉE CAR L’INDIVIDU S’EST DÉBATTU ET A ASSÈNÉ DES COUPS DE POING ET DES COUPS DE PIED À UN OFFICIER, AINSI QU’À UN PREMIER SURVEILLANT.

Nous souhaitons bon rétablissement aux collègues blessés. Nous sommes à leur disposition pour les éventuelles démarches administratives.

FO JUSTICE félicite les agents pour leur professionnalisme et leur sang-froid lors de cette intervention.

FO JUSTICE demande des sanctions exemplaires à l’encontre de ce détenu.

FO JUSTICE exige son transfert à la fin de sa période de quartier disciplinaire.

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