MUTINERIE AU CP DE LONGUENESSE : CE QUI DEVAIT ARRIVER… EST ARRIVÉ !

Des failles connues, des alertes ignorées…
La majorité des failles ayant conduit à cet incident étaient déjà connues de l’administration. Elles avaient été signalées à plusieurs reprises par les personnels il y a maintenant plusieurs semaines. Malheureusement, aucune réponse concrète n’a été apportée.
Le résultat est désormais connu de tous.
Ce dimanche 28 juin, vers 10 heures, la surveillante du PCI alerte immédiatement le gradé de brigade après avoir constaté, sur les écrans de vidéosurveillance, deux détenus du quartier disciplinaire circulant librement dans le cheminement des cours de promenade.
Après vérification, le gradé confirme l’impensable : un détenu placé au quartier disciplinaire la veille se promène librement avec un autre détenu.
Non, vous n’êtes pas dans un film !
Le détenu meneur est parvenu à forcer la porte de sa cour de promenade à coups de pied, alors même que ces équipements sont censés être de haute sécurité. Un constat particulièrement inquiétant lorsque l’on sait que le CP de Longuenesse est un établissement fléché CrimOrg.
Dans le même temps, un second détenu a arraché le passe-menottes afin de s’extraire de sa cour avant de libérer les deux autres détenus.
Les quatre protagonistes ont ensuite arraché des câbles et détruit plusieurs caméras de vidéosurveillance, privant ainsi les personnels de toute visibilité sur la situation.
Face à ce contexte particulièrement dangereux, les agents ont dû s’équiper et sécuriser le secteur pendant près de trois heures, dans l’attente de l’intervention de nos collègues de l’ERIS.
À leur arrivée, grâce à leur professionnalisme, les personnels de l’ERIS ont procédé à la maîtrise des quatre détenus, qui ont été réintégrés en cellule sans qu’aucun agent ne soit blessé.
Une question demeure aujourd’hui dans tous les esprits : Comment une telle situation a-t-elle pu être rendue possible ?
FO Justice Longuenesse félicite :
* Le gradé de brigade, pour son sang-froid et la qualité de sa gestion face à une situation exceptionnelle.
* Les personnels de l’ERIS, pour leur intervention rapide, efficace et parfaitement maîtrisée.
* L’ensemble des personnels, tous corps confondus, qui ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire dans un contexte particulièrement dangereux.
FO Justice exige désormais :
* Le remplacement immédiat des portes des cours de promenade du quartier disciplinaire, ainsi que des portes des douches, dont la vétusté et les défaillances constituent un risque majeur pour la sécurité des personnels.
* La rénovation des installations vétustes, notamment des douches, qui participent également à la dégradation des conditions de sécurité.
* Le transfert sans délai du détenu meneur vers un établissement adapté à son profil.
* Le renforcement des effectifs, avec la présence permanente d’un deuxième agent sur ce quartier particulièrement sensible. Il est inacceptable qu’un secteur aussi stratégique d’un établissement fléché CrimOrg continue à fonctionner avec des moyens aussi insuffisants.
Les personnels ont, une nouvelle fois, démontré leur engagement, leur sang-froid et leur professionnalisme.
Une fois encore, c’est grâce à eux que le pire a été évité.
Mais cette fois, il faudra tirer toutes les conséquences de cet événement.
Lorsque des agents signalent des défaillances de sécurité, ils doivent être entendus. Les alertes répétées des personnels ne peuvent plus rester sans réponse.
Il est désormais temps que l’administration assume pleinement ses responsabilités et mette enfin en œuvre les mesures attendues pour garantir la sécurité des agents.
FO Justice sera, comme toujours, aux côtés des personnels pour défendre leur sécurité, leurs conditions de travail et obtenir les moyens qu’ils méritent.

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