UISP – Lille : GT Risques Routiers – Des Avancées Concrètes Obtenues !
Ce jour s’est tenu le CSA consacré à l’amélioration des conditions de travail au CP Béziers.
À l’issue de cette instance, plusieurs demandes portées par FO Justice ont été entendues et validées.
➢ Installation de stores à l’entrée principale, avec une éventuelle prise en charge par Eiffage.
➢ Réfection des chambres de nuit :
➢ Remplacement du lit en 90 et du sommier pris en charge par Eiffage
➢ Changement des matelas prévu dès cet été dans l’ensemble des chambres
➢ Installation de tables de nuit programmée pour le 1er trimestre 2027
➢ Réfection des douches des chambres de nuit avec :
➢ Reprise des joints
➢ Remplacement des portes de douches dégradées
➢ Changement des équipements défectueux.
➢ Sièges et bureaux de la buanderie seront remplacés.
➢ Installation de fontaines à eau :
➢ UVF
➢ Parloirs avocats
➢ Unité sanitaire
➢ Acquisition d’un transpalette à assistance électrique, qui bénéficiera à l’ensemble de l’établissement (vestiaire, cantine, économat, bâtiments, transport de matériel sportif…).
➢ Achat de nouveaux équipements :
➢ Réfrigérateur pour le CD1
➢ Remplacement des fauteuils relax des salles de repos de la Maison d’Arrêt (et du Centre de Détention si le budget le permet)
➢ Achat d’une télévision en salle de repos du 4ème étage du bâtiment K
➢ Installation d’une télévision pour une chambre de nuit actuellement non équipée
Ces avancées sont le résultat direct des revendications portées par FO Justice.
Nous restons pleinement engagés pour continuer à améliorer concrètement les conditions de travail des personnels, qui doivent pouvoir exercer leurs missions dans des conditions dignes et adaptées.
Ces avancées font partie des ACT, pour FO Justice, le combat quotidien continue et reste le même ! FO Justice continuera de porter avec détermination les revendications légitimes des personnels et d’exiger des mesures immédiates, concrètes et efficaces.
À la suite de notre dernier tract en date du 26 juin 2026 consacré aux difficultés rencontrées par les personnels des PREJ d’Île-de-France, FO Justice a été reçu ce mardi 30 juin par la direction de l’ARPEJ afin d’échanger sur la situation des services et de présenter officiellement sa plateforme revendicative PREJ Île-de-France, élaborée à partir des remontées des agents de terrain.
Cette rencontre marque une première étape importante et a permis d’obtenir plusieurs engagements.
DES AVANCÉES CONCRÈTES
FO Justice a obtenu la garantie de la régularisation des frais de repas, dont le remboursement est attendu depuis beaucoup trop longtemps par les personnels.
L’administration a également acté la mise en place d’un groupe de travail spécifique consacré aux PREJ, qui aura pour mission d’examiner les principales difficultés rencontrées par les agents et de proposer des axes d’amélioration concernant notamment :
FO Justice veillera à ce que ce groupe de travail débouche sur des mesures concrètes et rapidement applicables.
UNE NOUVELLE DYNAMIQUE DE DIALOGUE
FO Justice a demandé la mise en place, d’une réunion annuelle réunissant les représentants des PREJ, les autorités judiciaires et les organisations syndicales représentatives.
Cette instance devra permettre de partager les difficultés rencontrées sur le terrain, d’améliorer la coordination entre les différents acteurs et de construire ensemble des solutions durables au bénéfice des personnels comme du service public.
UN CSA DÉDIÉ À LA CHARTE DES TEMPS
FO Justice demandera la convocation d’un CSA spécifique consacré à la Charte des temps des PREJ.
Le respect des amplitudes de service, des temps de repos et de la réglementation sur le temps de travail constitue une priorité.
Les agents doivent pouvoir exercer leurs missions dans des conditions compatibles avec leur sécurité, leur santé et leur vie familiale.
Concilier vie professionnelle et vie familiale ne doit plus être un objectif, mais une réalité.
UNE PLATEFORME REVENDICATIVE CONSTRUITE PAR LE TERRAIN
À l’occasion de cette rencontre, FO Justice a remis à la direction de l’ARPEJ sa plateforme revendicative PREJ Île-de-France, fruit des nombreuses remontées des personnels.
Cette plateforme porte des propositions concrètes visant à améliorer durablement les conditions d’exercice des missions des PREJ et à renforcer la sécurité, les moyens, l’organisation des services et la reconnaissance des agents.
Elle est jointe au présent communiqué.
FO JUSTICE RESTERA MOBILISÉE
Cette réunion constitue une première avancée.
FO Justice poursuivra son engagement avec détermination afin que les engagements pris soient suivis d’effets et que les revendications portées dans notre plateforme trouvent rapidement une traduction concrète au bénéfice de l’ensemble des personnels des PREJ d’Île-de-France.
FO JUSTICE La force du collectif au service des personnels.

Pendant que certains parlaient, FO Justice agissait !!
Après des années de revendications, d’interventions, de courriers, d’alertes et de combats menés sans relâche, FO Justice obtient SEUL une avancée majeure pour la sécurité des personnels pénitentiaires : la dotation individuelle en générateur d’aérosol, incapacitant de petite capacité, de type « gel », pour l’ensemble des agents au contact direct de la population pénale en détention.
La note de la DGAP du 26 juin 2026 vient désormais acter ce déploiement et encadrer son utilisation.
C’est une victoire concrète. C’est une victoire utile. C’est une victoire sécuritaire !
Cette dotation était nécessaire et attendue par les personnels qui, chaque jour, font face à une violence de plus en plus présente dans nos détentions.
Désormais, les agents concernés seront dotés individuellement de ce moyen de protection, dans un cadre réglementaire clair, afin de faire face aux situations les plus graves : légitime défense, tentative d’évasion, rétablissement de l’ordre ou résistance violente d’une ou plusieurs personnes détenues.
Cette décision n’est pas un simple affichage. Elle reconnaît enfin la réalité du terrain, la dangerosité des missions et la nécessité de donner aux personnels pénitentiaires les moyens de se protéger et d’agir.
► FO Justice le répète depuis des années, on ne protège pas les agents avec des discours, mais avec des moyens concrets !
Après le PIE, après les caméras-piétons, dont les déploiements sont aussi attendus, FO Justice continue d’imposer les avancées sécuritaires que les personnels pénitentiaires réclament et méritent.
Cette victoire est celle de la constance, de la détermination et du travail syndical mené jusqu’au bout.
► FO Justice restera vigilant sur la mise en œuvre effective de cette dotation dans tous les établissements, sur les conditions de port, de stockage, de renouvellement et sur l’application uniforme de cette mesure sur l’ensemble du territoire.
Car pour FO Justice, la sécurité des agents n’est pas négociable. La protection des personnels n’est pas une option. La reconnaissance de nos missions ne doit pas rester une promesse.
À FO Justice, nous ne promettons pas : NOUS OBTENONS !
Les personnels valent mieux que des reproches infantilisants !
Dans un récent courriel adressé aux équipes, la direction a cru bon d’exprimer son “insatisfaction” globale concernant la saisie des avis de détention dans le logiciel DOT. Sous couvert d’une exigence de « qualité », ce message cristallise une méthode de management que nous ne pouvons plus tolérer la pression individuelle, le reproche gratuit et l’infantilisation des agents. Alors que la direction affirme que les personnels sont « capables de faire beaucoup mieux », notre organisation syndicale rappelle une réalité de terrain bien différente.
La réalité du terrain vs. les exigences hors-sols.
Le temps “qualitatif” ? Une illusion comptable !
Affirmer qu’au CPTL « nous avons le temps de travailler de façon qualitative » est une provocation pour l’ensemble des personnels qui jonglent quotidiennement avec les urgences, le manque de moyens et les injonctions contradictoires. Si les avis sont parfois synthétiques, ce n’est pas par manque de compétences ou de volonté, mais par nécessité d’efficacité face à l’urgence quotidienne.
FO Troyes-Lavau demande :
Où sont les fiches de poste ou feuilles de route ? Les personnels font face quotidiennement à leurs missions avec professionnalisme. Ils méritent du respect et du soutien, pas des leçons d’écriture.
Ce vendredi 26 juin se tenait un CSA Ministériel, avec à l’ordre du jour un point portant sur la création de la Direction des Victimes et des Usagers (DVU).
Sur la volonté du garde des Sceaux, cette direction, rattachée à l’administration centrale du ministère de la Justice, au même titre que le Secrétariat Général et les autres directions (DGAP, DSJ, DACS, DACG, DPJJ), se dote d’une double mission :
Si FO Justice ne peut que souscrire à cette volonté, en particulier en ce qu’elle donne une place centrale aux victimes, une barrière idéologique nous empêchait jusqu’alors d’apporter notre approbation aux textes présentés dans leur rédaction initiale.
En effet, l’administration a sciemment voulu inclure dans la notion d’usagers, les personnes détenues et les Personnes Placées Sous-Main de Justice (PPSMJ), allant même jusqu’à l’écrire noir sur blanc dans le décret.
Une Ligne Rouge pour FO Justice !
Mélanger au sein d’une même direction les victimes et les auteurs n’est tout simplement pas acceptable !
C’est pourquoi FO Justice a travaillé en amont, et déposé des amendements afin d’exclure les personnes détenues et les PPSMJ du champ de la DVU.
L’UNSA a également présenté des amendements, selon une rédaction et une approche différente. En revanche, la CGT, fidèle à son positionnement idéologique, a affirmé ne voir aucun problème à associer victimes et auteurs au sein d’une même direction.
Pour parvenir à une version acceptable, FO Justice a su peser de tout son poids pour faire entendre raison à l’Administration, laquelle a repris à son compte nos amendements, et cédé à nos exigences pour exclure complètement et définitivement du champ de la DVU les personnes détenues et les PPSMJ.
Dans ces circonstances, bien que ce décret soit imparfait dans son fondement, FO Justice ayant été entendu sur le point de blocage majeur, a pu se positionner en responsabilité en votant l’abstention sur ce texte. La CFDT a fait de même, alors que l’UNSA et la CGT s’y sont opposés.
Cette DVU verra donc bien le jour prochainement, mais dans une version qui, sous l’impulsion de FO Justice, est désormais rendue conforme à l’éthique et la morale.
FO Justice sera toujours du coté des victimes… pas des auteurs !

Au sein du ministère de la Justice, les assistantes et assistants de service social (ASS) accompagnent quotidiennement des agents, des familles et des publics confrontés à des situations parfois complexes :
➡️ DIFFICULTÉS SOCIALES,
➡️ PROBLÈMES DE LOGEMENT,
➡️ ACCIDENTS DE LA VIE,
➡️ SITUATIONS FAMILIALES DÉLICATES,
➡️ PRÉCARITÉ, ENDETTEMENT,
➡️ SOUFFRANCE AU TRAVAIL,
➡️ OU ENCORE PROBLÉMATIQUES DE SANTÉ.
Non, les ASS ne font ni du bénévolat ni des bonnes œuvres, Elles exercent un métier !
Un métier qui repose sur une formation spécifique, des compétences reconnues, une expertise professionnelle et le respect d’une déontologie exigeante. Pourtant, sur l’ensemble du territoire, les remontées des collègues se multiplient :
➡️ Des postes restent vacants pendant de longs mois.
➡️ Des recrutements tardent à aboutir.
➡️ Des secteurs sont redistribués entre professionnels déjà fortement sollicités.
➡️ Des continuités de service deviennent la règle alors qu’elles devraient rester exceptionnelles.
À chaque poste non remplacé, ce sont les ASS qui absorbent la charge supplémentaire afin de garantir la continuité de l’accompagnement social.
Par conscience professionnelle, les ASS répondent présents, mais chacun sait que cette situation a ses limites.
Chaque poste vacant reporte la charge sur les collègues en poste et fragilise l’accompagnement social proposé aux agents et aux publics.
À force de devoir compenser les manques, les professionnels s’épuisent et le temps consacré à l’accompagnement social se réduit. Dans le même temps, les ASS sont parfois sollicités pour intervenir bien au-delà de leur cœur de métier, au sein de la Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) comme de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), au risque de voir leur expertise se diluer et leur identité professionnelle s’effacer progressivement.
► FO Justice – ASS refuse cette évolution, les ASS ne sont pas une variable d’ajustement destinée à combler les insuffisances de moyens. Les ASS sont des professionnels qualifiés dont l’expertise est indispensable au bon fonctionnement des services et à l’accompagnement des personnes qui leur sont confiées.
FO Justice – ASS demande :
Préserver les ASS, ce n’est pas défendre une corporation, c’est préserver un accompagnement social de qualité pour l’ensemble des agents et des publics du ministère de la Justice.
Les ASS ne demandent ni privilèges ni traitement particulier…
Simplement les moyens d’exercer pleinement leur métier et de mettre leur expertise au service de celles et ceux qu’ils accompagnent !
ASS, ensemble demeurons vigilants pour défendre notre corps sans y laisser notre peau professionnelle
Le 26 juin 2026 se sont tenus le CSA et le CSA FS de notre établissement. FO Justice Val de Reuil y a porté la voix des personnels et vous rend compte, sans détour, des points abordés, des positions que nous avons défendues et des décisions actées.
Point sur le budget :
Comme chaque année, l’administration nous a présenté un budget en baisse. FO Justice le dénonce sans ambiguïté : ce sont la structure et, avec elle, les conditions de travail des agents qui en subissent de plein fouet les conséquences. Nous refusons que les personnels soient, une fois encore, la variable d’ajustement des restrictions budgétaires.
Point sur les ACT 2026 :
L’ensemble des projets présentés au titre des ACT 2026 a été accepté, à l’exception des stores et des volets, renvoyés à l’expression des besoins. Les climatisations, jugées trop nombreuses, ont quant à elles été retirées : le budget ayant explosé avec ces dernières, elles feront l’objet d’un plan climatisation dédié. FO Justice exigera que ce plan se traduise par des actes concrets, et non par de simples intentions.
Point sur les élections professionnelle 2026 :
L’administration nous confirme que le vote se déroulera bien par voie électronique du 03 au 10 décembre 2026. L’établissement souhaitait que les agents votent depuis les salles de repos : FO Justice s’y est fermement opposé. Nous avons exigé que l’ensemble des agents puissent voter dans une salle dédiée, garantissant la confidentialité du scrutin. Une salle de repos n’est pas un bureau de vote, et le secret du vote ne se négocie pas.
Origine 2.0 (Chrono time) :
Une nouvelle application, Origine 2.0 (Chrono Time), viendra prochainement remplacer Origine. Nous vous invitons à sauvegarder vos données par capture d’écran avant la mise en route de ce logiciel.
INCIDEO :
Ce nouveau logiciel de remontée d’incident, appelé à remplacer PRINCE, sera prochainement mis en test sur notre établissement. La direction nous a annoncé qu’il serait géré par les agents du BGD. FO Justice a immédiatement émis les plus vives réserves : ce service supporte déjà une surcharge de travail considérable, sans compter l’engorgement des procédures disciplinaires. Nous demandons à la direction de revoir son positionnement et de cesser de faire reposer toujours plus de charge sur des agents déjà sous tension.
Etat des RH de l’établissement :
Dès notre déclaration liminaire, FO Justice a dénoncé l’état catastrophique des RH de l’établissement.
On voudrait nous faire croire que notre établissement entre dans la « norme » avec ses 91% de couverture : comment un tel chiffre pourrait-il être acceptable ? Pour FO Justice, le seul taux decouverture acceptable, c’est 100%. Nous exigeons que l’administration relève ses schémas d’emplois et remplisse enfin les organigrammes de référence. Les agents ne doivent plus payer le prix des postes laissés vacants.
Point sur l’absentéisme :
L’administration nous a communiqué les chiffres de l’absentéisme, et notamment les statistiques liées aux décisions de trentièmes. Du 1er janvier au 31 mai 2026, 149 trentièmes ont été imputés pour absence injustifiée au planning et 78 pour rappel à l’affichage à 6 jours.
L’administration nous informe également qu’un plan de lutte contre l’absentéisme verra bientôt le jour sur la DI de Rennes, à l’image de la DI de Paris où 3 demandes d’explications pour absences injustifiées suffisent à déclencher un passage en commission de discipline interrégionale. FO Justice sera particulièrement vigilant sur les contours de ce dispositif.
Pour FO Justice Val de Reuil, la position est sans ambiguïté : aucune absence sur rappel RH ne peut être considérée comme une absence injustifiée, et aucun retournement de responsabilité ne sera toléré.
L’administration est la seule comptable des carences : dans un établissement correctement dimensionné, une absence reste un événement de gestion, et non un événement de crise comme c’est le cas aujourd’hui.
Nous le redisons clairement : le planning PGS n’est pas la cause de l’absentéisme, n’en déplaise à nos camarades de la CGT. Un retour en arrière n’est pas à l’ordre du jour, et ne le sera jamais.
Réorganisation des officiers :
La direction nous a exposé sa volonté de réorganiser le service des officiers en affectant un personnel du CDC sur chaque bâtiment. Officiellement, l’objectif est d’assurer davantage de présence d’encadrement sur les quartiers. FO Justice y voit pourtant un net recul : nous dénonçons la disparition du poste de Chef de division, qui dégrade la chaîne hiérarchique comme l’attractivité et la fonction de l’officier sur notre établissement. Hors postes profilés, l’officier de VDR se retrouve désormais condamné à stagner au poste de chef de bâtiment, sans aucune perspective d’évolution interne.
Résultat du vote :
⚪ FO Justice : Abstention
✅ UFAP : POUR
✅ CGT : POUR
Création des ELSP :
FO Justice déplore que l’administration n’ait pas entendu nos revendications sur les ELSP. Une ouverture à 12 agents, assortie de créations de postes et permettant de monter des astreintes de nuit et de week-end, aurait constitué une véritable entrée en matière. La direction n’en retient que 7 agents, complétés par des référents ELSP en équipe, pour faire tourner une ELSP 24h/24 et 7j/7. Le compte n’y est pas. FO Justice demande sans délai un entretien avec la direction : cette situation devient chaque jour plus préoccupante pour les conditions de travail comme pour la sécurité des agents ELSP, et nous n’attendrons pas le premier incident pour être entendus.
Questions diverses portée par FO Justice Val de Reuil :
Réorganisation des cantines :
FO Justice s’associe à un agent de la zone cantine-magasin qui a présenté un projet de réorganisation des distributions. Aujourd’hui, les cantines sont distribuées par catégorie de produit, une par jour, sur l’ensemble de la détention. Le projet propose au contraire de distribuer tous les produits, mais sur un seul quartier par jour. Cette inversion permettrait aux agents d’assurer les distributions en binôme et en sécurité. Nous avons obtenu l’ouverture prochaine d’un groupe de travail sur le sujet, et nous veillerons à ce qu’il aboutisse.
Indépendance du socioculturel et de l’US :
FO Justice a porté au vote du CSA la séparation claire de ces deux services.
Résultat du vote :
✅ Administration : POUR
✅ FO Justice : POUR
⚪ UFAP : Abstention
⚪ CGT⚪ : Abstention
Le résultat est sans appel : les agents du socioculturel ne remplaceront plus les agents de l’US sur les périodes d’absence.
Condamnation des bureaux de surveillant en unité et création d’un bureau unique de bâtiment :
À la suite des événements qui ont conduit des détenus du bâtiment H à exploser les kiosques surveillants d’une unité, FO Justice Val de Reuil a présenté un projet concret et ambitieux :
Nous demandons le déplacement des salles de musculation situées entre les unités 1 & 2, au rez-de-chaussée, vers les salles de ping-pong, afin de récupérer ces espaces et d’y créer de véritables bureaux uniques de bâtiment. Le surveillant retrouverait ainsi une place centrale dans la détention.
Les fenêtres donnant directement sur les bâtiments et la cour de promenade, les agents pourraient voir et intervenir bien plus rapidement en cas d’incident ou de projection.
Au-delà de la sécurité, ce sont l’espace, la discrétion et les conditions de travail des agents qui s’en trouveraient nettement améliorés. FO Justice travaille dès à présent à un projet concret et chiffré, que nous présenterons à la direction dans les meilleurs délais. Le principe a d’ores et déjà été validé sur le fond : nous veillerons à sa concrétisation.
Prime des personnels administratif (CIA) :
Les personnels administratifs se démènent chaque jour pour faire tourner l’établissement. Au même titre que les personnels de surveillance, ils sont une véritable pierre angulaire d’un établissement pénitentiaire : sans eux, les mouvements, les dossiers et la gestion quotidienne ne pourraient tout simplement pas fonctionner. Trop souvent invisibilisés, ces agents se voient pourtant privés de la seule reconnaissance qui leur est due. Le CIA n’est pas une faveur accordée au compte-gouttes : c’est la juste contrepartie d’un engagement réel, qui doit être attribuée avec équité et transparence.
Or, l’administration n’a pas été en mesure de nous communiquer les chiffres relatifs à cette prime. FO Justice exigera des précisions lors du prochain CSA Interrégional et ne manquera pas de revenir vers vous très rapidement. Sur ce dossier, notre ligne est claire : aucun personnel administratif ne doit être oublié ni lésé.
Greffe ( CSA FS) :
Depuis plusieurs mois, FO Justice dénonce la situation bâtimentaire du greffe. Nous demandons une extension de ses bureaux, indispensable pour absorber la surabondance des dossiers et offrir des conditions de travail décentes au personnel. La direction propose de déplacer le greffe dans l’actuel bureau des archives : une solution que FO Justice ne soutient pas et continuera de combattre tant qu’une véritable réponse ne sera pas apportée.
Effectif du service technique :
FO Justice dénonce avec force le sous-effectif criant du service technique : 4 agents seulement pour assurer la maintenance d’un établissement de cette taille. La situation est intenable. Cette équipe croule sous les demandes d’intervention d’une structure vieillissante, dont l’entretien exigerait des moyens humains bien supérieurs. Ce sont, jour après jour, l’état même de la structure et les conditions de travail de ces agents qui se dégradent. FO Justice exige un renforcement immédiat des effectifs du service technique, à la hauteur des besoins réels de l’établissement.
Climatisation du mirador 3 + film occultant des miradors :
Face aux fortes chaleurs de ces derniers jours, FO Justice Val de Reuil est intervenu auprès de la direction pour obtenir le remplacement de la climatisation du mirador 3. Le coût des réparations s’élevant à 11 000 €, l’établissement a finalement opté pour l’achat d’une véritable climatisation portative, dans l’attente des travaux. Nous avons par ailleurs exigé la pose rapide des films occultants sur les miradors, pour des raisons évidentes de discrétion et de sécurité. La direction technique s’est saisie du dossier : nous resterons vigilants jusqu’à sa réalisation.
Projet d’un plan d’investissement d’outils ergonomique hors cadre médical
Parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir, FO Justice a proposé un plan de renouvellement du matériel bureautique pour l’ensemble des personnels travaillant en bureau.
L’idée : doter chaque agent d’un équipement ergonomique (souris, clavier, mobilier, etc.) chaque année, afin d’agir en amont contre les troubles musculosquelettiques et les maladies professionnelles.
Notre organisation prendra attache avec la médecine du travail et l’agent de prévention pour donner corps à ce plan d’envergure.
FO Justice Val de Reuil continuera de porter, sans relâche, la défense des personnels et l’amélioration de vos conditions de travail. Sur les effectifs comme sur la sécurité des agents, nous ne lâcherons rien.
Pour toute question, n’hésitez pas à vous rapprocher de vos représentants.
Près d’un an après notre dernier Comité Social d’Administration, une question demeure, toujours sans réponse concrète : combien de temps encore notre établissement pourra-t-il fonctionner avec un déficit d’effectifs aussi important à tous les niveaux ?
Depuis trop longtemps, le Centre de détention de Val-de-Reuil évolue avec un sous-effectif fluctuant d’environ vingt-cinq surveillants. Ce chiffre n’est pas une statistique. Il est devenu le quotidien des agents. Il est la réalité des plannings, des postes découverts, des heures supplémentaires, des rappels sur repos et de l’épuisement progressif des personnels.
Pourtant, trop souvent, le discours institutionnel inverse les responsabilités.
Les rappels sur repos seraient la conséquence de l’absentéisme. Cette présentation des faits est inexacte.
Les rappels sur repos ne sont pas la conséquence de l’absentéisme. Ils sont avant tout la conséquence d’un sous-effectif constant qui ne permet plus d’absorber le moindre aléa. Dans un établissement correctement dimensionné, une absence reste un événement de gestion. Dans un établissement déjà amputé de vingt-cinq agents, elle devient une crise !
La nuance est fondamentale.
Nous refusons que les personnels portent seuls la responsabilité d’une organisation devenue incapable d’encaisser les contraintes normales de fonctionnement.
Cette réalité dépasse aujourd’hui largement le seul corps de surveillance, le service technique en est l’exemple le plus frappant.
Comment avons-nous pu en arriver à laisser un établissement de cette importance reposer sur seulement trois agents techniques ?
Chaque jour, ces collègues assurent, avec un professionnalisme remarquable, la maintenance d’une structure vieillissante qui subit les effets du temps, du manque d’investissements et des restrictions budgétaires successives. Ils sont confrontés à une charge de travail devenue disproportionnée, à des urgences permanentes et à une pression constante.
Au-delà de la dégradation du patrimoine immobilier, c’est désormais leur santé physique et leur santé morale qui sont directement mises à l’épreuve.Nous ne pouvons accepter que la maintenance d’un établissement pénitentiaire repose uniquement sur le sens du devoir de quelques agents.
Nos personnels administratifs ne sont pas davantage épargnés.
Eux aussi accomplissent chaque jour un travail indispensable dans des conditions devenues particulièrement dégradées. Malgré une charge administrative toujours plus
importante, et une évolue des missions continue, ils continuent d’assurer le
fonctionnement de l’établissement avec un grand professionnalisme.
Et malgré cela, ils découvrent cette année une diminution de leur Complément Indemnitaire Annuel.
Quel message leur est envoyé ?
Alors même que chacun reconnaît leur investissement, leur disponibilité et leur engagement, ils voient leur reconnaissance financière diminuer.
Il est difficile d’y voir autre chose qu’un profond découragement adressé à des personnels qui tiennent pourtant l’administration à bout de bras.
Enfin, derrière ces situations particulières, un constat s’impose.
Qu’il s’agisse du corps de surveillance, des personnels techniques ou des personnels administratifs, le problème est toujours le même : les missions augmentent, les exigences augmentent, les contraintes augmentent, mais les moyens humains et financier ne suivent plus.
Les agents ne demandent pas des discours,Ils demandent simplement des effectifs suffisants, des organisations réalistes et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
FO Justice Val de Reuil continuera à porter cette exigence avec constance, parce qu’il n’est plus possible de considérer comme normales des conditions de travail qui, depuis trop longtemps, ne le sont plus.