Lire les déclarations récentes de Salah Abdeslam dans lesquelles il revient sur ses conditions de détention ne peut laisser indifférent. Elles interviennent alors que demeurent, dans la mémoire collective, les conséquences des attentats du 13 novembre 2015 et les souffrances qu’ils ont engendrées.
Tout détenu bénéficie des droits que lui reconnaît la loi et des garanties attachées à l’État de droit. Ces principes sont appliqués par l’administration pénitentiaire avec professionnalisme et impartialité, quelles que soient les infractions commises.
Pour autant, il est essentiel que le débat public n’occulte jamais la réalité des faits.
Le 13 novembre 2015, 130 personnes ont perdu la vie et des centaines d’autres ont été blessées. Derrière ces chiffres se trouvent des familles, des proches et des survivants qui continuent de vivre avec les conséquences de ces attaques.
Dans ce contexte, toute prise de parole publique de l’un des auteurs de ces actes appelle à la retenue et au respect dû aux victimes. Leur mémoire et leur souffrance ne doivent jamais être reléguées au second plan.
FO Justice réaffirme son soutien :
* aux 130 victimes décédées ;
* aux personnes blessées, qui portent encore les séquelles des attentats ;
* à leurs familles et à leurs proches, durablement marqués par ces événements.
FO Justice tient également à saluer l’engagement quotidien des personnels pénitentiaires, qui appliquent les décisions de justice avec rigueur, dignité et impartialité, dans le respect des principes de notre République.
FO Justice réaffirme :
* son attachement aux valeurs de la République et de l’État de droit ;
* son soutien indéfectible aux victimes, aux blessés et à leurs familles ;
* sa reconnaissance envers les personnels pénitentiaires qui assurent leurs missions avec professionnalisme ;
* son engagement en faveur d’une justice ferme, équitable et respectueuse des droits de chacun.
POUR LES VICTIMES. POUR LES PERSONNELS. POUR LA JUSTICE.