Les découvertes réalisées sont édifiantes :
– 1 dispositif Chromecast / transmetteur-adaptateur Soundwave
– environ 700 grammes de produits stupéfiants
À cela s’ajoute sans surprise la découverte des **caillebotis détériorés** dans la cellule.
Ces découvertes démontrent une nouvelle fois les limites des dispositifs actuellement mis en place pour lutter contre les projections et les livraisons par drones.
Force est de constater que les moyens actuels ne permettent pas de répondre efficacement au phénomène.
Et pendant ce temps, les personnels sont en première ligne, confrontés quotidiennement aux conséquences de ces trafics et de ces failles de sécurité.
Quand disposerons-nous enfin de volières et de véritables systèmes anti-grappinage partout ou cela est nécessaire, d’un dispositif anti-drônes performant et de brouilleurs de téléphone efficaces, permettant de lutter efficacement contre le fléau des drones et des projections ?
Les alertes sont connues. Les solutions sont identifiées. Pourtant, l’urgence demeure.
Il est désormais de la responsabilité de l’administration pénitentiaire et des responsables politiques d’apporter des réponses concrètes, en cessant de brandir un « budget historique » pour la Justice comme un trophée, et en consacrant réellement les moyens humains, techniques et matériels nécessaires à la sécurité des établissements.
Car derrière les annonces et les chiffres, il y a une réalité : des personnels qui doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions dignes et sécurisées.
L’incarcération a-t-elle encore un sens lorsqu’il devient possible de se réveiller à midi, d’allumer son iPhone et de consommer un joint ?
Si tel est le nouveau modèle carcéral, qu’on nous le dise clairement.
En attendant, la mascarade continue.
Et elle continue aux frais du contribuable, tandis que les personnels pénitentiaires doivent continuer à faire leur travail avec des moyens manifestement insuffisants face à l’ampleur du phénomène.
