Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Perpignan : Attention de ne pas faire place à des zones de non-droits

Revenons tout d’abord sur les faits : Mardi 21 juin, vers 15h30, un collègue surveillant du Greffe se rend en détention au 1er étage du Centre de Détention afin de notifier une décision de justice à un détenu. En entrant dans la cellule, notre collègue aperçoit immédiatement 3 téléphones portables et 2 chargeurs posés sur la table. Il somme le détenu de lui remettre le tout mais devant son refus et surtout son opposition, il arrive à saisir 2 téléphones.

À ce moment, la détention se met en ordre de bataille. Un codétenu se glisse dans le dos de l’agent et récupère les autres effets illicites, et s’enfuit. La porte se referme derrière l’agent bloqué dans la cellule avec le détenu. Ce dernier tente à plusieurs reprises des pickpockets en portant la main à la poche du surveillant. Devant l’effervescence de cette bande organisée, le collègue déclenche l’alarme.

FO Justice de Perpignan félicite le courage, le sang-froid et le professionnalisme de notre camarade. Nous pouvons aisément imaginer la frustration, le malaise que notre collègue a pu vivre lors de cet incident.

FO Justice de Perpignan alerte notre direction locale qu’il ne faudrait pas que de tels agissements de la part des détenus soient la genèse de futures ZONES DE NON-DROITS dans nos détentions.

Il vous faut Mr le Directeur faire le nécessaire afin d’identifier les détenus concernés pour ensuite les sanctionnés. L’Administration ne peut cautionner que des bandes organisées se mettent en action pour contrer le travail sécuritaire des agents, mais aussi pour créer un climat hostile.

FO Justice de Perpignan rappelle que les coursives sont les détentions de la République et non pas les détentions de la voyoucratie !!!

FO Justice de Perpignan exige que la manière adoptée pour notifier une décision de justice soit revue et surtout plus sécuritaire. Une note de service est inévitable.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Villepinte : Récolte fructueuse en deux jours au parloir

Ce jeudi 23 juin 2022, lors du deuxième tour du parloir de la matinée et du dernier tour de l’après-midi, les agents en charge de la fouille ont fait une belle saisie sur deux de nos pensionnaires.

Les deux protagonistes ont voulu faire rentrer pas moins de 35 grammes de résine de cannabis sur le premier détenu ils ont trouvé :

– 22 grammes

Et quand au deuxième détenu

– 13 grammes

Ce vendredi 24 juin 2022, lors du dernier tour des parloirs sur ordre du gradé deux de nos pensionnaires ont subi une fouille.

Pour cette fois-ci, les deux détenus ont voulu faire rentrer 90 grammes de résine de cannabis. Les agents qui ont procédé à cette fouille ont fait la découverte de :

–  70 grammes sur le premier détenu

–  23 grammes sur le deuxième détenu

Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à féliciter les agents qui ont permis cette découverte et qui ont pu empêcher l’introduction de pas moins de 128 grammes dans nos murs !

Le bureau local Force Ouvrière Justice demande que tous les permis de visite liés à ces saisies soient annulés.

Pour le bureau local Force Ouvrière Justice Il devient important que l’on organise une fouille à l’entrée des parloirs avec les forces de l’ordre mensuellement.si possible.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Fleury-Mérogis : Déclaration liminaire CHSCT D. “La santé au travail une priorité au cœur de nos préoccupations”

Monsieur le Président du CHSCTD, mesdames, messieurs,

Ce sera certainement la dernière fois sous cette forme pour l’exercice 2022 que nous réunissons au sein de cette instance représentative importante traitant des conditions de travail des personnels.

En effet, la loi du 06 août 2019 de transformation de la fonction publique consacre son premier volet au dialogue social. Les comités techniques(CT) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont supprimés pour être remplacés par une instance unique : le comité social d’administration (CSA) avec sa formation spécialisée (FS) en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.

Force Ouvrière Justice restera vigilante pour que cette fusion des instances ne soit pas biaisée et appauvrit avec la diminution du nombre des représentants des personnels consacrés aux problèmes en lien avec les conditions de travail, de sécurité et de santé des personnels qui restent un enjeu majeur pour notre administration.

Par conséquent, le 1er au 8 décembre 2022 les agents du ministère de la Justice seront appelés comme l’ensemble des agents publics à élire leur représentant dans cette nouvelle instance.

Notre organisation professionnelle insiste sur les enjeux de ce scrutin et le choix des représentants des personnels pour la défense des intérêts individuels et collectifs.

Depuis le 02 janvier 2022, un plan d’équité devant la charge de travail est mis en œuvre au sein de la DISP de Paris. Si notre organisation professionnelle considère qu’il est important de soutenir les agents présents, un accompagnement des agents en absence injustifiée. En revanche, les arrêts de maladie ne doivent souffrir d’aucune ambiguïté par des mesures contraignantes sous couvert de la « bienveillance » à la reprise de travail.

Il est nécessaire de rappeler que l’absentéisme est l’un des indicateurs du mal être au travail et que les causes sont multifactorielles. Il est aussi important de s’attaquer à la racine des maux de notre administration et non la restreindre à des équations comptables suicidaires et contre- productives.

Certaines structures ne doivent pas être confinées comme de véritables « laboratoires des risque psycho-sociaux ».

L’attractivité, la valorisation, la fidélisation, la reconnaissance, une politique de logement, d’accueil et de ressources humaines à la hauteur des enjeux et objectifs visés, la mise en œuvre d’un plan santé départemental entre autres restent pour Force Ouvrière Justice des priorités pour répondre aux exigences d’un service public de qualité et bienveillant.

Par ce constat, Force Ouvrière Justice pointe les dérives du plan d’équité devant la charge de travail et notamment « l’épilation chirurgicale » des arrêts de travail qui ne saurait remplacer l’expertise et les compétences de la médecine de prévention pour imposer un service aménagé à l’agent sous prétexte de son bien-être.

Pour Force Ouvrière Justice cela s’apparente à « une sanction » à peine déguisée pour toucher le portefeuille de des agents dans un contexte fragile où le pouvoir d’achat reste une priorité et fait grincer les dents avec une inflation galopante.

Nous nous interrogeons sur le bien-fondé et surtout le contour du bien-être au travail mis en avant par notre administration dans sa « politique de lutte contre l’absentéisme ». De surcroit, nous rappelons que les arrêts de travails sont encadrés juridiquement et que l’administration à la possibilité de recourir au contre-visite médicale.

  • Circulaire FP n°2049 du 24 juillet 2003 relative aux modalités de traitement des certificats médicaux d’arrêt de travail pour maladie des fonctionnaires –Préservation du secret médical.

  • Circulaire du 20 avril 2015 relative au délai de transmission des arrêts de maladie des fonctionnaires de la fonction publique.

  • Décret n° 2014-113 du 03 octobre 2014 relatif à la procédure de contrôle des arrêts de maladie des fonctionnaires.

  • Loi 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d’Etat.

Par ailleurs, Force Ouvrière Justice, souhaite une accélération de la mise en œuvre des préconisations des Etats généraux de la justice lancés le 18 octobre 2021, par Monsieur le Président de la République. Ce rapport souligne le manque des moyens humains et matériels au sein de notre ministère et particulièrement dans les différents tribunaux de la République.

Enfin, Force Ouvrière Justice continuera à défendre ses fonctionnaires pour un service public Républicain de qualité et non qu’ils soient catalogués comme une dépense publique.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Béziers : Distribution des cantines problématique

FO Justice CP Béziers souhaite attirer l’attention de Mme la Directrice sur les MA.

En effet pendant dix ans la distribution des cantines (malgré un turn-over fréquent des auxi-cantines) se faisait dans la matinée et nous nous accordons à dire que les éventuelles réclamations pouvaient être réglées en début d’après-midi !

Aujourd’hui nous avons remarqué que la distribution a pris un retard considérable et déborde bien souvent sur le service d’après-midi.

Une problématique évidente de sécurité se pose désormais car cette distribution entrave la quiétude de la détention et vient troubler les mouvements essentiels que sont les promenades, le sport, les parloirs ect…

Nous ne pouvons pas ignorer cette dérive sécuritaire et nous avons donc chercher la ou les causes de ce dysfonctionnement.

En premier lieu si nous parlions statistique ? Une grande semaine il y a de cela deux ans c’était 40 000 euros de moyenne de dividende net pour la cantine avec 8 chariots pleins. Aujourd’hui, nous sommes passés à 55 ou 60 000 euros semaine avec 11 chariots, une équipe d’auxi pas toujours enclin à la fulgurance intellectuelle et aussi et surtout aucun seuil maximal de cantine par détenu.

EUREST a fait remonter à EUREST France des difficultés rencontrées et ils ont réduit le catalogue des produits, force est de constater que ça n’a aucun effet.

FO Justice CP Béziers demande à ce que soit trouvé rapidement une solution pour palier à ces difficultés de livraison.

Pour FO Justice CP Béziers le manque de sécurité et les risques accrus de vol que génère la livraison des cantines en plein milieu d’autres mouvements n’est pas acceptable.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Basse-Terre : Gestion explosive

Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice constate avec inquiétude une tension palpable au sein du QUARTIER C depuis plusieurs semaines, sans sombrer dans la paranoïa mais bien en restant réaliste.

Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice s’interroge sur cette gestion qui a pour but de regrouper des détenus avec des pathologies psychiatriques, des détenus vulnérables ainsi que les soit disant menacés.

Tout ceci crée un cocktail explosif !!!

Les nerfs des personnels exerçant au sein de cette détention sont à vifs.

Le personnel est au bout du rouleau. Ce ne sont pas des conditions adéquates pour travailler.

Le quartier C ne doit pas être la poubelle de la MABT !!!

Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice signale que les détenus ayant un profil compatible avec une détention classique font pression sur les détenus vulnérables et porteurs de pathologies.

Cette pression se fait sous forme de racket et ceci engendre des conflits ainsi que des règlements de compte.

Monsieur le Directeur, le Syndicat Local Force Ouvrière Justice vous demande de revoir la gestion de ce quartier.

Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice propose les solutions suivantes :

  • Création au sein du QA et QB d’un dortoir pour les détenus menacés et vulnérables avec des tours de promenade aménagées.

  • Le transfert des détenus condamnés à des longues peines pour libérer des places.

  • Plus de matelas au sol.

Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice exige que la direction prenne ses responsabilités pour garantir la sécurité du personnel exerçant au sein de tous les quartiers. Si nous ne voulons pas refaire les gros titres des informations locales.

Conformément à notre engagement, nous continuerons à dénoncer avec force et détermination tout ce qui s’avère être néfaste !

Lire le communiqué