Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Fleury-Mérogis : Visite du Garde des Sceaux, Force ouvrière Justice porte les revendications des personnels

Jeudi 22 octobre 2026

UN SOUTIEN RÉPUBLICAIN QUI DOIT SE TRADUIRE PAR DES ACTES !

Dans un contexte de surpopulation carcérale persistante, de dégradation des conditions de travail et de violences urbaines, le Garde des Sceaux s’est rendu ce jeudi 22 octobre 2026 au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis pour témoigner de son soutien aux personnels.

Le ministre a annoncé avoir donné des instructions aux DGAP en lien avec les préfets afin de renforcer la protection des agents et de leurs biens, face aux risques de menaces visant les établissements pénitentiaires, symboles de la République. Une communication à destination des personnels est prévue.

Pour Force Ouvrière Justice, la sécurité des agents, de leurs familles et de leurs biens exige des mesures immédiates, concrètes et adaptées.

Cette visite comprenait également un passage au QMA/CD, dont l’ouverture est programmée à compter du 15 décembre.

À cette occasion, notre organisation syndicale a été reçue par le directeur adjoint du cabinet du ministre afin de porter les revendications des personnels et d’alerter sur les difficultés rencontrées au sein de notre établissement.

❖ Force Ouvrière Justice a dénoncé les conséquences de la surpopulation carcérale sur la sécurité, l’organisation des services et la charge de travail.

Tous les personnels sont concernés, sans distinction de corps ni de grade : CEA, CDC, personnels de direction, SPIP, personnels administratifs, PJJ et personnels médicaux.

Cette situation fragilise quotidiennement l’exercice des missions et dégrade les conditions de travail.

Force Ouvrière Justice exige des réponses structurelles et des moyens à la hauteur des besoins !

Concernant l’ouverture du QMA/CD, Force Ouvrière Justice a rappelé que les moyens humains doivent impérativement précéder toute mise en service.

Nous avons exigé :

– Des garanties sur les effectifs nécessaires au fonctionnement du QMA/CD.
– Une montée en charge progressive et maîtrisée de la population détenue.
– Le renforcement des ELSP pour accompagner les ouvertures du QMA/CD et du QSL.

Il est hors de question que les personnels compensent, une nouvelle fois, le manque d’anticipation de l’administration !

❖ Force Ouvrière Justice a demandé la poursuite du renforcement de la sécurité du domaine pénitentiaire, notamment à travers :

– Une lutte accrue contre les drones et les introductions illicites.
– L’extension des dispositifs expérimentaux à d’autres structures, sous réserve de résultats concluants.
– Des moyens humains, matériels et techniques adaptés aux menaces.

La sécurité des établissements et des personnels doit rester une priorité absolue !

❖ Force Ouvrière Justice a dénoncé les retards récurrents de la DGAP dans le traitement des arrêtés, qui compliquent le travail des services RH et des personnels administratifs, tout en pénalisant les agents dans leurs démarches et leurs droits.

Nous avons également alerté sur les difficultés d’accès au logement, qui freinent le recrutement et la fidélisation des personnels à Fleury-Mérogis.

Ces dysfonctionnements appellent des réponses rapides et durables.

❖ Force Ouvrière Justice a attiré l’attention du cabinet sur les difficultés rencontrées par les personnels des SPIP :

– L’insuffisance des effectifs et la surcharge de travail.
– La nécessité de renforcer la sécurisation des sites.
– Les tensions liées à l’exercice des missions et à l’organisation des services.

Nous avons particulièrement insisté sur la prévention des risques psychosociaux, qui doit être intégrée aux pratiques managériales et anticipée dans l’organisation du travail.

La santé et la sécurité des agents ne doivent pas devenir des variables d’ajustement !

❖ Force Ouvrière Justice a une nouvelle fois dénoncé les obstacles administratifs rencontrés par les agents éligibles aux congés bonifiés. L’exercice d’un droit ne doit pas devenir un parcours du combattant !

Les personnels ultramarins constituent une richesse pour l’administration pénitentiaire et jouent un rôle essentiel dans le recrutement et la fidélisation des agents.

Force Ouvrière Justice a réaffirmé ses revendications :

– TCCBS : révision du taux de compensation des calculs des besoins de service, porté à 24 %.
– PSI : extension du dispositif aux collègues issus des collectivités territoriales.
– Ayants droit : révision de l’indice 340 servant de référence à leur prise en charge.
– Vie chère : versement effectif de l’indemnité pendant le séjour sur le territoire concerné.
– Délais de route : prise en compte en dehors des 31 jours de congés bonifiés.

Force Ouvrière Justice exige une application juste et effective des droits des personnels ultramarins, sans obstacles administratifs injustifiés !

FO JUSTICE RESTE MOBILISÉ !

Cette rencontre a permis de porter directement auprès du cabinet du ministre les revendications de l’ensemble des personnels du CP de Fleury-Mérogis.

Les déclarations de soutien ne suffisent plus : elles doivent désormais se traduire par des décisions concrètes, des effectifs suffisants et des moyens adaptés.

Force Ouvrière Justice restera vigilant quant aux suites données à ces échanges et poursuivra son engagement pour défendre les droits, la sécurité et les conditions de travail de tous les personnels.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Fresnes : Agression en D3, la violence ne doit jamais payer !

Ce jeudi 22 octobre 2026, vers 13 heures, un brigadier-chef intervient en troisième division après le refus d’un détenu de réintégrer sa cellule. Sorti avec ses affaires lors de la distribution du repas, celui-ci réclame un changement de cellule.

Selon le compte rendu du gradé, malgré le dialogue engagé et les explications apportées, le détenu refuse d’obtempérer et s’oppose à sa réintégration. Il tire ensuite la porte vers lui, coinçant la main de notre collègue, puis tente de ressortir en forçant le passage.

Son placement en prévention au quartier disciplinaire intervient pour mettre fin à l’incident. Son agitation rend également difficile son acheminement vers le QD.

FO JUSTICE condamne avec la plus grande fermeté les faits rapportés et apporte son soutien total à notre collègue.

Aucune demande de changement de cellule, aucune insatisfaction et aucune revendication ne peuvent justifier de s’en prendre à un personnel !

À la population pénale, le message doit être clair : le respect des personnels et des consignes de sécurité s’impose à tous. Le refus d’obtempérer et la violence ne doivent procurer aucun avantage.

Les agents exercent une mission d’autorité. Ils doivent pouvoir la remplir en sécurité et être pleinement soutenus lorsqu’ils subissent une agression.

FO JUSTICE EXIGE UNE RÉPONSE FERME ET CONCRÈTE :

  • Une saisine rapide de la commission de discipline, afin que les faits soient examinés et donnent lieu, s’ils sont retenus, à une sanction ferme et proportionnée à leur gravité.
  • Un signalement sans délai au procureur de la République. FO JUSTICE demande une réponse pénale ferme aux violences commises contre les personnels.
  • Des mesures de sécurité adaptées au comportement du détenu concerné, avec l’examen sans délai d’un transfert pour des motifs de sécurité.
  • La protection fonctionnelle et un accompagnement effectif de notre collègue, notamment dans ses démarches de plainte et sa défense juridique.

Le placement en prévention constitue une mesure immédiate de sécurité. FO JUSTICE attend désormais les suites disciplinaires et judiciaires de cette agression.

SOUTIEN TOTAL À NOTRE COLLÈGUE.
FERMETÉ FACE AUX VIOLENCES.
RESPECT DE L’AUTORITÉ DES PERSONNELS !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Fleury-Mérogis : La visite du Garde des Sceaux a été émaillée par une bagarre générale au D3

Ce 22 octobre 2026 vers 15h 30, alors que le garde des Sceaux était en visite à Fleury-Mérogis, environ 150 personnes détenues ont provoqué un incident sur la cour de promenade du bâtiment D3. Une ironie amère pour les personnels, confrontés une nouvelle fois à la réalité du terrain.

Face à cette situation, les équipes du bâtiment D3, renforcées par les Équipes locales de sécurité pénitentiaire (ELSP), sont intervenues pour mettre fin à l’incident, assurer la fouille et organiser la remontée des personnes détenues.

– Une personne détenue a été placée au quartier disciplinaire après la découverte d’une arme artisanale en sa possession.

Force Ouvrière Justice demande l’extraction et l’exploitation des images de vidéosurveillance afin d’identifier les meneurs. Nous exigeons que les responsables soient transférés à l’issue de leur sanction, afin de préserver la sécurité de l’établissement et des personnels.

Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des agents du bâtiment D3 et des ELSP pour leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement. Grâce à leur mobilisation, le calme a pu être rétabli.

Cette situation démontre une nouvelle fois l’urgence de renforcer les effectifs, les moyens et la sécurité des établissements pénitentiaires. Les personnels ne peuvent plus être exposés quotidiennement à de tels incidents sans réponses concrètes.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

ENAP Personnels : DDSP, un modèle de management… à ne surtout pas suivre !

Au cours des derniers mois, FO Justice a signalé les difficultés au sein du département et alerté la direction sur les méthodes managériales qui se pratiquent au sein du DDSP. La direction avait pris l’engagement d’intervenir afin que les choses rentrent dans l’ordre.
Malgré ces alertes, les résultats concrets ne sont pas visibles :

Décisions prises en solo, concertation en option, réunions de service boudées : saluons l’audace d’un fonctionnement qui a su réinventer le dialogue… en s’en passant tout simplement.

Le département a enfin trouvé son cap : le pilotage automatique.

Fédérer, écouter, donner une direction ?

Des compétences visiblement jugées superflues. Après tout, pourquoi rassembler une équipe quand on sait si bien la diviser ?
Le résultat force l’admiration : jamais les tensions n’avaient atteint un tel niveau d’excellence.

L’ambiance ? Délétère, mais au moins elle est constante.
Les divisions ? En pleine croissance. Enfin un indicateur à la hausse !

Faut-il vraiment attendre que le service parte en fumée pour s’apercevoir qu’il y avait le feu ?

FO Justice ose une proposition audacieuse, presque révolutionnaire :

le dialogue, la concertation et le respect.

Des méthodes un peu anciennes, certes, mais qui ont fait leurs preuves.
Il serait dommage de ne pas les essayer avant qu’il ne soit trop tard !

FO Justice reste mobilisé quant au bien-être des personnels de cette école qui ont vu leur charge de travail augmenter drastiquement depuis ces derniers mois.
Les RPS ne sont pas uniquement un sigle à arborer fièrement sur des affiches

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison d’Avignon-le-Pontet : Quartier mineurs, 8 cellules saccagées, des transferts s’imposent

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026, huit détenus mineurs ont saccagé leurs cellules !!!

À 7 heures, lors du contrôle de l’effectif, les agents découvrent l’ampleur des dégâts : WC, lavabos, armoires, portes de salle de bain, téléviseurs et réfrigérateurs détruits.

8 CELLULES
INUTILISABLES EN
UNE SEULE NUIT !

LE PRÉTEXTE…
UNE COUPURE DE
COURANT !!!

Détruire ses sanitaires, casser son mobilier et rendre sa propre cellule inhabitable… un comportement aussi STUPIDE qu’INACCEPTABLE !

Il y a peu, un détenu mineur était déjà monté sur le grillage pour réclamer la télévision la nuit et aujourd’hui, huit cellules sont hors d’usage !!

ÊTRE MINEUR NE PEUT PAS SERVIR D’EXCUSE À DE TELS ACTES !
UNE RÉPONSE FERME DOIT SUIVRE !!

FO Justice SALUE le professionnalisme des collègues qui ont géré ce mouvement pendant des heures et de tous ceux mobilisés dès l’ouverture :

>   ÉQUIPE DU MATIN,
>   AGENTS DU QUARTIER MINEURS,
>   AGENTS DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE (PJJ)
>   EQUIPE LOCALE DE SÉCURITE PÉNITENTIAIRE (ELSP),
>   GRADÉS ET ENCADREMENT.

Prendre en charge les détenus, réorganiser le quartier, assurer la continuité du service malgré les cellules inutilisables… voilà ce qui retombe sur les agents. Sans oublier les personnels chargés de réparer et de remettre les cellules en état, auxquels nous apportons tout notre soutien.

FO Justice EXIGE le transfert de ces énergumènes et des sanctions à la hauteur des dégradations commises.

La direction locale et la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille doivent apporter une réponse concrète à ce mouvement collectif et soutenir les agents qui en subissent les conséquences.

LES PERSONNELS ONT FAIT LEUR TRAVAIL. NOUS ATTENDONS MAINTENANT DES ACTES !

FO Justice EXIGE que ces agents soient officiellement reconnus par des félicitations et des récompenses à la hauteur de leur engagement.

LES AGENTS MERITENT DAVANTAGE QUE DES REMERCIEMENTS !!!

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Comité Social d’Administration – PJJ du 22 octobre 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Président,

L’actualité sociale de notre pays est marquée par une période particulièrement inflammable. Ce qui était au début une mobilisation lycéenne et étudiante prend une tournure protéiforme, portée par une conjonction de mécontentements qui conduit à une situation extrêmement complexe. Les violences et les dégradations envers les personnes et les biens explosent et font passer au second plan les revendications légitimes de la jeunesse.

Cette escalade a des répercussions significatives dans la mesure où la multiplication des interpellations continue d’emboliser les services de la PJJ et de fragiliser grandement les organisations de travail déjà sous tension.

Nous sommes extrêmement inquiets quant à l’évolution de ces mouvements sociaux, et de l’impact à terme pour les personnels de la PJJ.

A titre d’illustration, le SEAT de Bobigny a fait face à une surcharge d’activité critique avec 21 mineurs déférés pris en charge par seulement 3 éducateurs. Si la solidarité de l’équipe a permis de tenir la permanence, notre organisation syndicale dénonce le fonctionnement en mode dégradé et les conditions de détention des mineurs. L’administration doit prendre conscience du manque de moyens humains, matériels, de l’absence d’espaces d’entretien garantissant la confidentialité, des problèmes de communication au sein des tribunaux s’ajoutant au niveau élevé d’insalubrité des cellules.

Toujours au Seat de Bobigny, les agents ont été contraints de travailler avec un parquet qui a refusé de les recevoir et d’entendre la parole de la PJJ sur les situations éducatives. L’expertise pourtant indispensable a été méprisée. De plus, face au non-respect de nombreux délais de déferrement, les agents du SEAT s’est vu réduit à un rôle d’exécutant pour raccompagner les mineurs vers la sortie. Tout ceci est inadmissible et met en exergue l’incapacité pour la direction de la PJJ à défendre nos missions notamment auprès des juridictions. Cette illustration rappelle l’absolue nécessité de réaffirmer avec fermeté la place des professionnels de la PJJ dans le circuit judiciaire. L’évaluation et l’expertise éducatives sont indispensables à la prise en charge des mineurs déférés, et ne peuvent constituer une simple formalité administrative.

Notre organisation syndicale réclame donc des mesures d’urgence à la hauteur des enjeux et attend de connaître les dispositions envisagées par l’administration pour soutenir les agents notamment face aux juridictions.

Monsieur le Président,

Nous souhaiterions profiter de cette instance pour obtenir des éléments de clarification au sujet de l’attribution de la NBI. Alors qu’une mise en paiement était prévue pour le mois de novembre, nous avons appris que les échanges étaient au point mort.

Pour notre organisation syndicale, il est totalement hors de question de laisser passer et de perdre une enveloppe budgétaire de 2,5 millions d’euros destinée à la mise en paiement de la NBI pour plus de 1 500 agents supplémentaires. Notre organisation syndicale a alerté directement le Premier ministre le vendredi 12 octobre 2026 afin de demander le déblocage immédiat des fonds. Qu’en est-il du traitement du dossier, car l’attente des agents sur le terrain est immense ?

De la même manière, la cartographie des services éligibles à la NBI Ville est vivement attendue. Dans l’hypothèse où les fonds seraient débloqués, nous réclamons la mise à disposition dans les meilleurs délais de la nouvelle cartographie des services éligibles à la NBI Ville.

Monsieur le Président,

Nous tenons également à vous alerter au sujet de la déclinaison des UJPE.

Sur le plan RH, de nombreux services ne disposent pas des ETP requis pour fonctionner de manière optimale.

Les renforts RH sont très compliqués à obtenir, nous constatons dans certains territoires, le retour aux contrats courts de deux mois avec des contractuels en grande difficulté. Sur le plan bâtimentaire, les dispositions prises pour faciliter le déploiement des travaux produisent l’effet inverse.

Le passage en revue des hébergements a conduit à la fermeture de nombreux services notamment en Île-de-France. De plus, au-delà des retards en matière de réalisation des PPU, les structures anciennement UEHC ou CEF perpétuent des pratiques anciennes et peinent à opérer leur mutation culturelle et professionnelle.

En attestent les questions épineuses du doublement des nuits ou de l’utilisation des téléphones portables. Il faudra donc beaucoup de temps et de moyens RH pour rendre ce nouveau dispositif opérationnel.

En tout état de cause, la transformation en UJPE a le mérite incontestable de mettre en lumière la grande fragilité du dispositif de placement à la PJJ et la nécessité de le renforcer.

Monsieur le Président,

Parmi les points prévus à l’ordre du jour figure le projet de cahier des charges en milieu ouvert.

Notre organisation syndicale a relevé un certain nombre de points qui, le cas échéant, devront faire l’objet d’amendements. En effet, le document formalise un ensemble d’obligations particulièrement denses et rigides. Cependant aucune norme de moyens ni aucun ratio d’encadrement n’sont associés à ces exigences. De plus, le périmètre civil est déconnecté du terrain. L’activité réelle et la complexité des situations rencontrées au quotidien ne sont pas prises en compte.

En définitive, le cahier des charges fixe une obligation de résultat sans garantie de moyens.

S’agissant du projet de décret relatif à PARCOURS, FO Justice PJJ tient à faire part de ses réserves.

Cet applicatif loin d’être satisfaisant ni même consolidé va s’ouvrir à un grand nombre d’agents. Nous l’avions déjà évoqué à plusieurs reprises, de lourdes problématiques subsistent, qu’il s’agisse de difficultés de saisine ou du manque criant de formation. De plus, l’outil de suivi ne mesure ni ne valorise les dimensions qui pèsent sur la charge de travail et la sécurité des professionnels.

Enfin, le projet de décret qui nous est soumis pose question au regard du droit. Nous ne manquerons pas de revenir en détail sur ce point.

Pour conclure, nous tenons à rappeler notre position sur le point relatif à l’introduction de l’IA.

Nous ne sommes nullement opposés à l’évolution technologique ou à l’utilisation d’outils de retranscription modernes. Cependant notre soutien à ces applicatifs repose sur des conditions strictes de vigilance, de transparence et de maîtrise humaine. Cela doit rester une aide facultative et ne doit pas être imposé de manière unilatérale. Pour rappel également, tout enregistrement a un impact sur la parole, la spontanéité et la posture des interlocuteurs lors d’un entretien. Cet élément doit être pris en compte avant d’envisager l’utilisation de l’outil. Enfin la protection absolue des données doit être garantie et l’administration doit veiller à l’interdiction des usages secondaires.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Guadeloupe : Liste mobilité des surveillants, brigadiers-chefs expertises et majors expertises

Monsieur le Directeur Interrégional,

Encore une fois, les personnels de surveillance du CP de Baie-Mahault, se rendent compte que les priorités en matière de mobilités des personnels ne concernent pas notre établissement.

Cette liste de postes à pourvoir parue aujourd’hui prouve aussi que nos nombreux écrits en la matière, tous les syndicats confondus, n’ont jamais été entendus ni pris en compte. Cela est purement et simplement un acharnement volontaire sur les pauvres agents de Baie-Mahault qui tiennent le coup mais en mettant à mal leur santé, en s’éloignant de plus en plus de leur famille, etc… Les agents de Baie-Mahault n’ont plus de vie familiale ni sociale, ils sont tellement usés de retour chez eux. Comme on dit dans l’Hexagone « boulot, métro, dodo » et rien d’autre à part s’user au travail pour une administration qui n’en a cure de leurs difficultés professionnelles.

  • Combien de temps allons-nous dénoncer que l’Organigramme de référence du CP n’est plus en adéquation avec les réalités du terrain et qu’il doit être remanié ?
  • Combien de temps allons-nous réclamer les 16 postes vacants sur l’établissement ? Et à cela s’ajoutent les départs à la retraite en cours et à venir !
  • Combien de temps allons-nous crier que, à l’instar de l’Hexagone, nous n’avons ni élèves ni stagiaires pour renforcer l’effectif ?
  • Combien de fois faudra-t-il dire que l’effectif du CP est un personnel vieillissant, avec une moyenne d’âge bien supérieure à 50 ans ?
  • Combien de temps devrons-nous dire que les conditions de vie et de travail sont déplorables sur le CP ?
  • Pratiquement quatre longues années que les personnels de surveillance de Baie-Mahault tirent la langue pour assurer la continuité du service publique sans aucune reconnaissance.

Monsieur le Directeur Interrégional, FO Justice Guadeloupe vous fait part de sa très grande déception, voire sa colère, une colère partagée par les personnels. À ce stade, nous ne voulons plus entendre de discours politiciens, ni de discours de compassion. Nous constatons simplement une volonté de ne rien faire pour les personnels de Baie-Mahault ; un constat rempli de déceptions et de démotivations à la lecture de cette publication des postes offerts.

Monsieur le Directeur Interrégional, croyez-vous sincèrement que la prison de Baie-Mahault fonctionne normalement ? Ce que notre Organisation Syndicale dénonce depuis longtemps et que la direction locale vous cache probablement, c’est que les rappels sur repos sont systématiques, les services Matin/Soir sont devenus la norme, que certains agents doublent (voire triplent) les nuits au boulot, que les repos n’existent pratiquement plus… Voilà les raisons pour laquelle cet établissement continue d’avoir un semblant de bon fonctionnement ! Parce que les agents sont sacrifiés et sont usés au travail !

  • Qui s’intéresse à la surcharge de travail des agents du CP de Baie-Mahault ?
  • Qui s’intéresse à l’usure professionnelle chez les agents du CP de Baie-Mahault ?
  • Qui s’intéresse aux risques psychosociaux chez les agents du CP de Baie-Mahault ?

PERSONNE Á PART NOUS-MÊMES !

LES PERSONNELS SONT LIVRÉS Á EUX-MÊMES, ET SONT OFFERTS SUR L’AUTEL DES SACRIFICES DE L’ADMINISTRATION PAR LEURS PROPRES DIRIGEANTS !

POURQUOI ? JUSTE PARCE QU’ILS SAVENT BOSSER ! MAIS C’EST TERMINÉ !

Alors oui, Monsieur le Directeur Interrégional, pour FO Justice Guadeloupe, et nous le martelons haut et fort, c’est une grande injustice de plus pour les personnels du CP de Baie-Mahault. Nous refusons catégoriquement ce sacrifice imposé aux personnels, ils en ont assez fait, assez donné, parfois au péril de leur santé.

ZOT PARÉ POU TCHOUYÉ ON CHOUVAL Á LANTRENMAN !

Cette situation ubuesque donnera à coup sûr un coup de froid au dialogue social. D’ores et déjà, FO Justice Guadeloupe demande aux agents de ne pas être « plus royaliste que le roi », car la coupe est déjà pleine, et si elle déborde le CP sera sans dessus dessous.

FO justice Guadeloupe exige :

  • La révision rapide de l’organigramme de référence du CP de Baie-Mahault
  • La révision de la liste des postes offerts à la CAP de mobilité du 2nd semestre 2026
  • Le comblement rapide des postes vacants
  • Des effectifs adaptés pour une couverture réelle des postes
  • L’anticipation des prochains départs à la retraite
  • Une écoute réelle et des engagements concrets de la part de l’administration.

Les personnels ne peuvent plus assurer leur mission régalienne faute d’un effectif CONVENABLE et SÉRIEUX. On leur demande TOUJOURS PLUS avec PEU de moyens.

NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES ET PLUS QUE LÉGITIMES !

LA SITUATION RH N’EST PLUS TENABLE !

POUR LE BIEN DES PERSONNELS, NOUS NE LÂCHERONS RIEN !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

CPIP Paris : Parole donnée, parole bafouée. La prime QLCO passe à la trappe pour les agents du CPSF !

Le Ministère du Budget et la Direction Générale de l’Administration pénitentiaire s’assoient-ils sur les engagements écrits du garde des Sceaux ?

Alors que l’ouverture du Quartier de Lutte Contre la Criminalité Organisée (QLCO) au Centre Pénitentiaire Sud Francilien (CPSF) impose des contraintes de sécurité, de charge mentale et d’organisation inédites, alors que l’IGAP n’a pas tari d’éloges à l’égard du SPIP 77 concernant l’organisation mise en place, l’Administration Pénitentiaire choisit une nouvelle fois le mépris pour récompenser ses personnels.

UNE ARITHMÉTIQUE DE LA HONTE : 7 AGENTS SUR LE TERRAIN, 2 PRIMES ET DEMIE DISTRIBUÉES !

L’arbitrage qui vient de tomber, s’appuyant sur une note de la DGAP (SDRHRS) est à la fois inique, absurde et insultant pour le travail des personnels du SPIP :

« Les agents affectés ou exerçant au sein d’un autre établissement comprenant un QLCO, ne sont éligibles au versement de la prime que sous réserve de leur intervention auprès des personnes détenues… ».

Ainsi, notre administration estime que seuls les 2 Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) affectés à temps plein au QLCO percevront la prime alors qu’à Vendin et Condé-sur-Sarthe tous les personnels du SPIP affectés au QLCO bénéficient de ladite prime.

Le comble étant que le 3e CPIP appelé en renfort indispensable pour pallier l’absence des référents, verra sa prime calculée « au prorata de son temps d’intervention sur le bâtiment » ! Même régime pour les personnels de direction ainsi que les personnels administratifs. Doit-on déclencher un chronomètre à chaque passage de grille ? Quid des 7 agents au total qui interviendront régulièrement pour faire tourner la structure ?

L’adjointe au DSPIP de Seine-et-Marne, la cheffe d’antenne en charge du QLCO, les 2 adjoints administratifs, qui, rappelons-le, sont affectés à Réau, interviennent en première ligne vis-à-vis des familles et des avocats en gérant les moyens de communication, adresse structurelle anonymisée et ligne téléphonique spécifiquement dédiées aux détenus du QLCO.

UN RENIEMENT PUR ET SIMPLE DES ENGAGEMENTS MINISTÉRIELS !

Est-il nécessaire de rafraîchir la mémoire de nos décideurs ?

Par courrier en date du 25 août 2025 adressé à notre Secrétaire Général, le Ministre de la Justice avait pris un engagement écrit et explicite garantissant la reconnaissance financière du travail spécifique lié à ces structures ultra-sécurisées.

Aujourd’hui et après l’ouverture des 2 premiers QLCO, le terrain découvre la réalité de ces promesses : de beaux discours dans les ministères et une mesquinerie budgétaire intolérable dans les SPIP concernés !

NOS EXIGENCES SONT CLAIRES ET NON NÉGOCIABLES :

  • L’octroi IMMÉDIAT et INTÉGRAL de la prime QLCO (166 € bruts mensuels) à TOUS les agents (CPIP, DPIP et personnels administratifs) sur le QLCO du CPSF !
  • L’arrêt des calculs d’épicier au « prorata » pour les agents venant en renfort.
  • La garantie formelle que cette prime sera attribuée à l’ensemble des personnels impactés lors de TOUTES les prochaines ouvertures de structures similaires.

Notre organisation syndicale ne laissera pas la DGAP créer des divisions entre les agents ni brader la sécurité et le pouvoir d’achat des personnels des SPIP.

SI L’ADMINISTRATION N’HONORE PAS SES ENGAGEMENTS,
ELLE TROUVERA FO JUSTICE SUR SON CHEMIN !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

DI de Lyon : Info sur la prime de surpopulation

FO JUSTICE LYON vous informe concernant la prime de surencombrement.

Un montant de 300€ sera attribué sur la paye de décembre aux agents (CEA, AA, SA et AT) présents en décembre 2025 sur un des établissements en vert dans le tableau ci-dessous :

Etablissement Moyenne DGAP 2025
MA LE PUY EN VELAY 249,20%
MA CHAMBERY 187,30%
CP ST QUENTIN FALLAVIER 183,80%
MA LYON CORBAS 180,30%
MA MONTLUCON 178,80%
CP MOULINS YZEURE 177,70%
CP GRENOBLE-VARCES 174,30%
CP ST ETIENNE LA TALAUDIERE 161,80%
MA BONNEVILLE 158,50%
CP AITON 157,40%

Les établissements en jaune dans le tableau ci-dessous sont en dessous des 150% sur 9 mois de l’année 2025 et ne bénéficieront pas de la prime :

Établissement *Estimation moyenne FO
CP RIOM (QMA) 147.17 %
CP VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE (QMA) 142.83 %
CP BOURG-EN-BRESSE (QMA) 141.08 %
CP VALENCE (QMA) 137.0 %
MA PRIVAS 131.5 %
MA AURILLAC 129.92 %

*Estimation moyenne annuelle faite sur les chiffres de suivi du service DSD de la DISP Lyon

FO JUSTICE LYON constate une disparité entre les chiffres suivis par DSD, les moyennes indiquées par la DGAP et va demander des explications.

FO JUSTICE LYON regrette que ces établissements ne bénéficient pas de la prime alors que les conditions de travail sont fortement dégradées à cause de la surpopulation !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Charleville-Mézières : Fouille XXL

15 PORTABLES ET 35 GRAMMES DE STUPÉFIANTS SAISIS
FO Justice tient à saluer le professionnalisme et l’engagement des personnels mobilisés lors de cette opération de fouille XXL.
Grâce à une préparation rigoureuse, une bonne coordination et une organisation efficace, cette opération a permis d’obtenir des résultats significatifs.

LE TRAVAIL DES AGENTS MIS EN AVANT

Une fouille de cette ampleur ne s’improvise pas. Elle nécessite l’implication de nombreux personnels, une organisation précise et une parfaite coordination des équipes.

Cette opération démontre une nouvelle fois que lorsque les agents disposent des moyens et du soutien nécessaires, leur savoir-faire permet d’obtenir des résultats concrets.

LA LUTTE CONTRE LES TRAFICS DOIT SE POURSUIVRE

Les trafics et la circulation d’objets interdits constituent une menace permanente pour la sécurité de l’établissement et des personnels.

Pour FO Justice, les opérations de fouille doivent pouvoir être menées régulièrement, avec des effectifs suffisants, des moyens adaptés et dans des conditions permettant aux agents d’accomplir pleinement leurs missions.

FO JUSTICE FÉLICITE LES PERSONNELS

FO Justice félicite l’ensemble des agents de la maison d’arrêt ainsi que les collègues de ( Montmedy, Saint Mihiel, Villenauxe la grande) ayant participé à cette opération pour leur engagement, leur professionnalisme et leur efficacité.

La sécurité des personnels reste notre priorité !

Lire le communiqué