Hier, on aurait pu imaginer une fin d’après-midi comme les autres. Les différentes activités touchent à leur fin, les chariots-repas arrivent sur les bâtiments et la distribution des repas débute dans les quartiers « portes fermées ».
C’était sans compter sur l’agitation au B3W !
Le détenu F. s’en prend violemment à l’un de ses codétenus et lui assène 16 coups à l’aide d’une arme artisanale. Dans ce laps de temps particulièrement court, un autre détenu, visiblement en quête d’adrénaline, décide lui aussi de prendre part à l’agression en portant plusieurs coups de poing à la victime.
L’alerte est rapidement donnée. Pendant que les agents sécurisent l’étage, la victime est conduite à l’US. Une équipe en tenue d’intervention prend ensuite en charge les agresseurs et les conduit au quartier disciplinaire, permettant ainsi de mettre fin à l’incident.
FO Justice tient à féliciter la réactivité et le professionnalisme des personnels, qui ont su faire face à une situation aussi grave qu’exceptionnelle.
Mais au-delà de cette intervention, quelques questions demeurent :
Qui aurait pu prévoir ? Qui aurait pu anticiper ?
Peut-être l’agent qui a effectué un signalement dès le début de l’après-midi ?
Peut-être le chef de bâtiment, s’il avait pris connaissance de ce signalement ?
Ce détenu, dont la prise en charge médicale est particulièrement complexe, fait l’objet depuis des mois de promesses de transfert.
Des mois de promesses… mais toujours aucune solution concrète !
Alors, que fait la direction ? À quel moment les alertes des personnels seront-elles enfin prises au sérieux ?
En revanche, une nouvelle série de DE (demandes d’explications) serait-elle, une fois de plus, la réponse privilégiée pour tenter de faire la lumière sur cette situation ?
Car, bien entendu, chaque agent peut se rassurer : une demande d’explications n’est pas une sanction…