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CSA – DGAP du 22 octobre 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Directeur Général,

À l’ouverture de ce dernier CSA de l’Administration pénitentiaire avant les élections professionnelles, FO Justice entend dresser un bilan sans complaisance de cette mandature et, surtout, lancer un avertissement solennel.

L’Administration pénitentiaire est au bord de la rupture.
Et cette fois, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas !

À l’heure où notre pays traverse de profondes tensions sociales, où les mouvements contestataires se multiplient et où le risque de nouvelles vagues d’interpellations et d’incarcérations ne peut être ignoré, une question s’impose :

Comment l’État entend-il incarcérer davantage de personnes dans des prisons qui n’ont déjà plus la capacité de les accueillir ?

Et surtout, qui assumera les conséquences lorsque cette situation mettra directement en péril la vie de nos collègues ?

Au 1er octobre 2026, notre pays comptait 90 900 personnes détenues pour seulement 63 348 places opérationnelles, plus de 8 300 matelas au sol et un taux d’occupation des maisons d’arrêt atteignant 176,1 %.

Ces chiffres traduisent une réalité dramatique : des détentions saturées, des tensions permanentes, des interventions toujours plus dangereuses et des personnels exposés quotidiennement à des risques grandissants.

Ils mettent également en évidence des SPIP sous pression, des services administratifs saturés, des personnels techniques confrontés à des bâtiments surexploités et des équipes de direction contraintes de gérer des situations devenues intenables.

Nous avons franchi les 90 000 détenus. Demain, serons-nous à 95 000 ? À 100 000 ?

  • Où les placera-t-on ?
  • Avec quels personnels ?
  • Avec quels moyens ?
  • Et à quel prix pour la sécurité de nos collègues ?

Cette situation est d’autant plus inquiétante que le contexte social et politique actuel pourrait entraîner de nouvelles interpellations et, selon les décisions judiciaires, des incarcérations supplémentaires.

Sans confondre l’exercice légitime du droit de manifester avec la commission d’infractions, FO Justice refuse que l’Administration pénitentiaire soit une nouvelle fois placée devant le fait accompli.

On ne peut pas durcir la réponse pénale sans anticiper les conséquences carcérales !

On ne peut pas multiplier les annonces de fermeté, réclamer toujours plus de sécurité dans notre société et laisser ceux qui assurent l’exécution des décisions de justice travailler dans l’insécurité.

Monsieur le Directeur Général,

Depuis des années, FO Justice dénonce également le dévoiement des quartiers de semi-liberté et des structures d’accompagnement vers la sortie, trop souvent utilisés pour désengorger les maisons d’arrêt au détriment de leur vocation première.

Nous serons donc particulièrement exigeants sur la doctrine InSERRE inscrite à l’ordre du jour de ce CSA. Nous refuserons tout dispositif qui dégraderait les conditions de travail, détournerait ces structures de leurs missions ou créerait de nouveaux risques sécuritaires.

Déplacer la surpopulation ne fait pas disparaître le problème. Cela revient simplement à en déplacer les conséquences !

Face à cette situation, FO Justice a formulé des propositions concrètes, notamment en défendant l’article 7 du projet de loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective), visant à instaurer un véritable mécanisme de régulation carcérale tenant compte des capacités réelles des établissements.

Malgré l’opposition d’autres organisations syndicales, nous avons défendu cette mesure indispensable. Il ne s’agit ni de remettre en cause les décisions de justice ni de renoncer à l’exécution des peines, mais de garantir qu’elles s’exercent dans des conditions compatibles avec la sécurité des personnels.

FO Justice exige l’inscription en urgence de cette proposition au calendrier parlementaire !

L’interdiction des matelas au sol, le respect des capacités d’accueil, la définition de seuils critiques et la mise en place d’une régulation effective doivent enfin devenir des réalités.

Nous n’avons plus le temps d’attendre une nouvelle catastrophe pour prendre les décisions qui s’imposent aujourd’hui !

Parallèlement, nous exigeons un plan d’urgence pour la sécurité, des renforts humains adaptés à la population pénale, la sécurisation des SPIP et un calendrier précis de mise en œuvre des engagements pris.

Car la sécurité et la vie des personnels doivent redevenir
la priorité absolue de notre administration.

FO Justice a notamment obtenu des engagements majeurs concernant le déploiement des pistolets à impulsion électrique, des caméras piétons et des aérosols incapacitants.

Nous avons également porté le renforcement de la sécurité des escortes, des équipements de protection, des moyens de communication, des véhicules adaptés et de la sécurisation des établissements.

Mais annoncer des équipements ne suffit pas. Encore faut-il qu’ils soient effectivement déployés, accessibles et opérationnels !

Combien d’agressions supplémentaires faudra-t-il subir ? Combien de collègues faudra-t-il encore voir blessés ou traumatisés avant que les engagements pris soient pleinement respectés ?

FO Justice n’acceptera pas que les mesures obtenues après le drame d’Incarville se perdent dans les lenteurs administratives et les contraintes budgétaires.

Nos collègues Arnaud et Fabrice ont payé de leur vie les défaillances d’un système. Leur mémoire nous oblige à exiger des actes, pas de nouvelles promesses !

Cette exigence de sécurité concerne tous les personnels, en établissement comme dans les SPIP.

Monsieur le Directeur Général,

Au-delà de cette urgence sécuritaire, ce dernier CSA doit également être l’occasion de dresser le bilan d’un dialogue social qui, après une décennie de transformations, n’a cessé de perdre en efficacité.

Pour autant, FO Justice n’a jamais renoncé !

Par la négociation lorsqu’elle était possible et par le rapport de force lorsqu’il était nécessaire, notre organisation a obtenu des avancées majeures.

▶ Pour le Corps d’encadrement et d’application et le Corps de commandement, nous avons arraché une réforme statutaire et indemnitaire historique, fruit d’années de combats permettant des augmentations salariales de plusieurs centaines d’euros mensuels et des promotions massives.

▶ Pour les Personnels Administratifs, nous avons défendu un protocole triennal de promotions, de revalorisation et obtenu le déblocage des 10 millions d’euros consacrés à l’IFSE en 2026, après une intervention au plus haut niveau de l’État pour obtenir les 5 millions d’euros manquants.

▶ Les revalorisations prévues atteignent 600 euros pour la catégorie C, 700 euros pour la catégorie B et 800 euros pour la catégorie A.

Mais des crédits débloqués ne sont pas des crédits versés ! Nous exigeons leur traduction effective sur la paie des agents.

▶ Pour les Personnels Techniques, FO Justice a obtenu une réforme statutaire d’ampleur, avec la création d’une filière technique ministérielle unique, des revalorisations et de nouvelles perspectives de carrière, notamment la promotion des adjoints techniques vers la catégorie B et l’accès au corps des ingénieurs.

Ces avancées ne sauraient toutefois masquer les difficultés persistantes. Nous continuerons de combattre les injustices indemnitaires, les abattements pénalisants et les obstacles aux déroulements de carrière.

Quant aux organisations syndicales qui préfèrent faire obstruction aux avancées obtenues par FO Justice plutôt que de construire des solutions, nous leur laissons la responsabilité de leurs votes. Les personnels jugeront sur les actes !

▶ S’agissant des Personnels Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, les organisations qui revendiquent leur prépondérance syndicale dans les SPIP doivent également assumer leur bilan.

La reconnaissance des CPIP en catégorie A, obtenue dans des conditions que nous avons dénoncées, n’a pas répondu aux attentes. Surcharge de travail, manque de moyens, difficultés de recrutement et problématiques de sécurité continuent de dégrader les conditions d’exercice de tous les personnels.

La réinsertion ne peut pas être une ambition politique sans moyens humains ni une mission reposant sur l’épuisement des agents !

Monsieur le Directeur Général,

FO Justice ne veut plus de réunions sans lendemain, de doctrines sans effectifs, de réformes sans moyens, de protocoles sans application et de promesses sans échéances.

Ce que nous exigeons aujourd’hui, ce sont des décisions,
des moyens et des délais précis !

Derrière chaque statistique, chaque incident et chaque mouvement de détention, il y a des femmes et des hommes qui assurent quotidiennement une mission essentielle au fonctionnement de notre République.

Des personnels qui tiennent malgré l’épuisement, les risques et la dégradation de leurs conditions de travail. Des collègues dont les familles attendent chaque soir qu’ils rentrent chez eux sains et saufs.

Ce n’est pas aux personnels pénitentiaires de payer le prix
de l’imprévoyance de l’État !

À l’ouverture de ce dernier CSA avant les élections professionnelles, FO Justice adresse donc un message clair à l’administration et, à travers elle, au Gouvernement : il faut agir. Maintenant !

Nos propositions existent. Les solutions sont identifiées. Les engagements ont été pris. Le temps n’est plus aux constats.

L’urgence n’est plus de savoir si le système pénitentiaire risque de craquer, mais de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour éviter que nos collègues en subissent les conséquences les plus graves.

FO Justice restera déterminé, combatif et intransigeant pour défendre l’ensemble des personnels de l’Administration pénitentiaire.

Notre exigence est simple : que chaque agent puisse exercer sa mission en sécurité, dans la dignité, et rentrer vivant auprès des siens.

Il en va de la vie de nos collègues !

Et sur ce sujet, FO Justice ne cédera rien !

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Prison de Villenauxe-la-Grande : Double agression !!!

Ce mercredi 21 octobre 2026, deux agressions ont visé deux collègues, l’un affecté au QHA et la directrice adjointe, en pleine mission de service public.

1- Dans la matinée, au Bâtiment A

Un détenu a porté une gifle à un collègue. Grâce à son sang-froid, à sa réactivité exemplaire et à l’arrivée rapide des renforts, le pire a été évité. Cet acte ne doit pas être considéré comme un incident isolé.

2- En plein CDD AU QD

La directrice adjointe a reçu des crachats en plein visage de la part d’un individu mécontent de sa notification de placement au quartier d’isolement.

LA VIOLENCE NE DOIT JAMAIS DEVENIR UNE COMPOSANTE ORDINAIRE DU QUOTIDIEN DES PERSONNELS !

FO Justice VLG exige :

  • Une réponse disciplinaire ferme et immédiate à l’encontre des deux détenus, ainsi que des suites pénales adaptées à la gravité des faits ;
  • Une prise en charge complète et un accompagnement de nos collègues dans l’ensemble de leurs démarches.

FO Justice VLG rappelle en guise d’exigences fondamentales que face à l’évolution de la physionomie des personnes détenues, notre vigilance ne doit jamais faiblir. Nous devons nous interroger collectivement et adapter nos pratiques pour prévenir l’escalade des risques

FO Justice VLG suggère : le binômage et îlotage, deux leviers opérationnelles immédiats capables de renforcer concrètement notre sécurité sur le terrain

FO Justice VLG apporte son plein soutien :

  • À nos collègues, pour leur professionnalisme et sang-froid face au danger
  • À tous les collègues agressés depuis des années qui continuent malgré tout à tenir la lignes de front ;

RESTONS UNIS, VIGILANTS ET ACTEURS DE NOTRE SECURITE AU QUOTIDIEN.

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Prison de Bordeaux-Gradignan : L’UHSI mérite du respect, pas des attaques personnelles et stériles !

Le bureau local FO Justice a pris connaissance du dernier tract de la CGT Pénitentiaire ciblant de manière personnelle et diffamatoire un agent de l’UHSI.

Alors que la quotidien des personnels pénitentiaires exige de la solidarité, du soutien et de la cohésion, nous déplorons le choix de la CGT de s’adonner à des attaques personnelles gratuites et à des règlements de comptes qui n’honorent ni le dialogue social, ni l’image des agents sur le terrain.

Une méthode inacceptable :

s’en prendre aux personnes plutôt que défendre les agents

Désigner nommément (ou par des surnoms) un collègue, jeter le discrédit sur ses compétences et chercher à le pointer du doigt publiquement ne constitue en rien une action syndicale constructive.

Sur la prise de poste et l’avancement : Chaque agent nommé ou promu l’a été selon les règles statutaires de notre administration. Remettre en cause la légitimité des collègues nuit directement à l’ensemble du personnel.

Sur le travail au quotidien : Les difficultés relationnelles ou d’organisation du service se traitent dans le cadre du dialogue social avec la direction, et non sur le panneau d’affichage à coup de tracts moqueurs.

L’urgence :

Défendre le collectif et les conditions de travail

Pendant que certains distribuent des « trophées ironiques » et alimentent les tensions internes, FO Justice reste focalisé sur les véritables enjeux de l’UHSI et du CP Bordeaux-Gradignan :

  • 🔴 La reconnaissance de la charge de travail de l’ensemble des agents, gradés et officiers qui tiennent la structure au quotidien.
  • 🔴 Le respect mutuel entre collègues, quel que soit leur grade, leur ancienneté ou leur parcours.
  • 🔴 Le soutien effectif de la hiérarchie pour clarifier les organisations de service et garantir des conditions de travail sereines pour tous.
FO Justice appelle à la responsabilité et à la cohésion

FO Justice ne laissera aucun agent être le bouc émissaire d’une campagne syndicale d’affichage. Nous rappelons que le rôle d’une organisation syndicale est de protéger les personnels, de porter leurs revendications et de défendre l’Institution, jamais de diviser les collègues entre eux.

Nous demandons à la direction de prendre ses responsabilités pour garantir la sérénité des services et l’apaisement du climat de travail à l’UHSI, de ne plus jamais diviser les collègues entre eux.

FO Justice sera toujours aux côtés des agents
pour les défendre avec dignité, fermeté et responsabilité.
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DI de Strasbourg : Résumé du CSAI – 15/10/2026

Sur les formations et les équipements ESP

  • FO a demandé à ce que les formations soient réalisées au plus près des bases afin d’éviter les trajets et la fatigue déjà accumulés au fil des années.
  • FO a demandé à ce que les ESR puissent disposer de fumigènes, comme prévu dans la doctrine.
  • FO a demandé que le PREJ de Troyes soit classé comme site ESR : c’est une aberration géographique.
  • Certains agents n’ont pas bénéficié de la totalité des formations, notamment celles validantes pour le holster.

Escortes et astreintes

  • Les escortes 3 de nuit sont problématiques, car elles nécessitent un gradé pour accompagner l’équipage. Or, souvent, les établissements ne disposent pas de gradés formés, ce qui met tout le monde en danger.
  • Certains établissements ont dévoyé les astreintes ELSP et, de ce fait, mis les agents en danger. Pour les structures concernées, il est encore possible de faire appel au FSI.

Formation et frais professionnels

  • Pour les agents se positionnant comme jurés de concours, une meilleure communication sera mise en place par le service formation, sous la houlette de M. STELLA.
  • FO a demandé que les agents puissent utiliser des ordinateurs connectés afin de réaliser leurs frais sur Chorus. À cet égard, des flyers ont été confectionnés.

Effectifs

  • Les chiffres concernant les manques de personnels en interrégion ont été communiqués : il manque à ce jour 219 surveillants, 13 gradés et 39 officiers.
  • Les chiffres concernant les personnels administratifs ne peuvent être communiqués puisqu’aucun organigramme n’existe, à l’exception du greffe.

Charte des temps et compteurs

  • La charte des temps du CSL de Nancy-Maxéville a été adoptée après que FO Justice ait obtenu la modification de trois points.
  • Concernant les heures en surnombre sur le compteur des officiers, aucune solution réellement viable n’a été proposée, si ce n’est d’essayer de les récupérer lorsque cela est possible. Au regard de la situation du CDC, cela risque toutefois d’être compliqué.

Mobilité et effectifs

  • Les postes de la CAP du CEA ont été communiqués. Certains semblaient surpris et ne savaient même pas qu’il y avait une CAP de mobilité !
  • La raison a prévalu : les établissements vieillissants ont été abondés, ainsi que certains postes rendus incontournables par leurs faibles effectifs, notamment dans les CSL et les SPIP.
  • Avec ce déploiement et les sorties des 225e et 226e promotions en cours d’année, tous les établissements devraient atteindre au minimum 92 % de couverture.

Travaux

Les travaux suivants ont été évoqués :

  • Porte d’Oermingen ;
  • Extension de Chaumont ;
  • Porte de Reims ;
  • Raccordement au chauffage urbain de Toul ;
  • Construction du bâtiment des personnels à Écrouves ;
  • Parloirs de Metz.

ASS et PA

Les points concernant les ASS et les PA ont fait l’objet de tracts distincts.

Au vu du contexte et du sursaut de certains qui s’approprient le travail et les avancées des autres, c’en est presque comique.

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DI de Strasbourg : Comme promis, les postes sont là !

ET CE N’EST PAS UN HASARD.

31 postes au départ. 46 postes à l’arrivée.

15 postes supplémentaires obtenus.

Pourquoi ?

Parce que FO Justice a revendiqué, négocié et insisté jusqu’à obtenir des résultats.

Pendant que certains parlent, nous agissons.
Pendant que certains promettent, nous négocions.
Et lorsque FO s’engage, les personnels obtiennent des avancées.

CES POSTES, NOUS LES AVONS DÉFENDUS.

NOUS LES AVONS NÉGOCIÉS.

NOUS LES AVONS OBTENUS.

6 postes supplémentaires pour les ERIS.

Ce résultat, c’est la preuve qu’un syndicat qui se bat réellement peut faire bouger les lignes.

FO JUSTICE : DES REVENDICATIONS,
DES NÉGOCIATIONS, DES RÉSULTATS !

FO SE BAT POUR LES PERSONNELS.

ET QUAND FO DIT QU’IL NE LÂCHERA RIEN… IL NE LÂCHE RIEN !

FO JUSTICE – UISP GRAND EST

Informer • Revendiquer • Négocier • Obtenir

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Prison de Salon-de-Provence : Intempéries et inondations, la solidarité des personnels

À la suite des intempéries et des pluies diluviennes qui ont frappé notre région ce mardi 20 octobre 2026, le centre de détention de Salon-de-Provence fait face à une situation exceptionnelle et particulièrement préoccupante. Les sous-sols de l’établissement sont entièrement inondés. Les routes permettant d’y accéder sont fortement perturbées, voire impraticables. Ces conditions météorologiques extrêmes ont profondément bouleversé le quotidien des personnels : certains agents n’ont pas pu regagner leur domicile, tandis que d’autres, affectés au service de nuit, se sont retrouvés dans l’impossibilité de rejoindre leur poste.

UNE SOLIDARITÉ EXEMPLAIRE, AU-DELÀ DES FONCTIONS ET DES GRADES

Au milieu de ces difficultés, une valeur essentielle a pris tout son sens : la solidarité des personnels.
Tous corps et grades confondus, les agents se sont mobilisés pour assurer la continuité du fonctionnement de l’établissement, malgré des conditions particulièrement difficiles.

Certains ont même enchaîné un service de jour avec un service de nuit, faisant preuve d’un engagement remarquable et plaçant le collectif au cœur de leurs préoccupations.

Cette mobilisation démontre, une nouvelle fois, que dans les moments les plus difficiles, les personnels du centre de détention de Salon-de-Provence savent répondre présents et compter les uns sur les autres.

FO Justice tient à adresser ses plus sincères remerciements à l’ensemble des personnels pour leur engagement, leur courage et leur esprit de solidarité. Leur mobilisation mérite d’être reconnue et saluée à sa juste valeur.
Nous remercions également les équipes de la Sécurité civile, mobilisées sur le terrain pour tenter d’évacuer les eaux et limiter les conséquences de ces inondations.

UNE SITUATION TOUJOURS PRÉOCCUPANTE

Malgré cette mobilisation exemplaire, la situation reste particulièrement difficile.
L’eau est toujours présente dans la zone industrielle où se situe l’établissement. Les opérations d’évacuation rencontrent des difficultés et les voies d’accès demeurent fortement perturbées. À cela s’ajoutent des moyens de communication très limités, qui compliquent davantage la coordination et la gestion de cette crise.

FO Justice restera pleinement attentif à l’évolution des événements,

FO Justice salue votre engagement, votre courage et votre solidarité.

FO JUSTICE RESTE AUX CÔTÉS DES PERSONNELS

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Prison de Basse-Terre : Agression d’un personnel, ça suffit !

Chers collègues,

Le bureau local FO Justice Bastè condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime notre collègue Yannick, ce matin, aux alentours de 7 h 50, lors du départ en promenade. Les faits sont graves et inacceptables !

Un détenu particulièrement signalé, de retour de l’unité pour détenus violents du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault, a tenté de dissimuler des produits stupéfiants ainsi qu’une paire de ciseaux. Grâce à la vigilance et au professionnalisme des agents ELSP, ces objets interdits ont été découverts. Face à la résistance du détenu, les collègues ont dû procéder à sa maîtrise. C’est alors que notre collègue Yannick a été violemment agressé par un coup de tête à l’arcade sourcilière ! Le bilan est lourd : 3 jours d’ITT à ce stade, dans l’attente d’examens complémentaires concernant son œil droit. Et comme si cela ne suffisait pas, le détenu a proféré des menaces de mort à l’encontre de notre collègue, avant de poursuivre ses violences verbales au quartier disciplinaire et de cracher au visage des agents présents.

FO JUSTICE BASTE EXIGE LE TRANSFERT IMMÉDIAT DU DÉTENU ! NOUS REFUSONS QUE LA VIOLENCE DEVIENNE UNE HABITUDE ET QUE LES PERSONNELS EN SOIENT LES VICTIMES QUOTIDIENNES !

Un agent agressé, des menaces de mort, des violences répétées : ces faits ne peuvent être ni banalisés ni rester sans réponse. Le bureau local FO Justice Bastè demande à la direction de prendre toutes ses responsabilités et d’engager sans délai les démarches nécessaires au transfert immédiat de ce détenu. Il est hors de question d’attendre une nouvelle agression, un blessé supplémentaire ou un drame irréversible pour agir !

LA PROTECTION DES PERSONNELS DOIT LA PRIORITÉ ! FO JUSTICE BASTÈ AUX CÔTÉS DES PERSONNELS !

Nous apportons notre soutien total à notre collègue Yannick, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.
Nous l’accompagnerons dans toutes ses démarches administratives et judiciaires.
Nous saluons également le professionnalisme et la vigilance des agents présents lors de cette intervention.

Notre message à l’administration est clair : les personnels pénitentiaires ne sont pas là pour servir de défouloir ! Nous exigeons des actes, pas des paroles. La sécurité des agents ne peut pas se limiter à de simples déclarations d’intention.

UN COLLÈGUE AGRESSÉ, C’EST TOUTE UNE PROFESSION QUI EST ATTAQUÉE !

FO JUSTICE BASTÈ NE LÂCHERA RIEN.

➢ TRANSFERT IMMÉDIAT DU DÉTENU !
➢ SOUTIEN TOTAL À YANNICK ET AUX COLLÈGUES INTERVENUS !
➢ LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS EST NON NÉGOCIABLE !

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : VLM au jour le jour

Hier encore, nous tirions la sonnette d’alarme face à un quotidien qui s’enfonce inexorablement dans les sables mouvants de l’urgence, du surpeuplement et de la tension.

C’est comme ça, VLM !

Pourtant, au cœur de cet engrenage et au milieu d’un établissement qui accueille 1100 détenus pour 600 places et plus de 200 matelas au sol, la rigueur, le sang-froid et la conscience professionnelle des agents restent l’ultime rempart.

Aujourd’hui mercredi 21 octobre 2026, à l’issue de plusieurs opérations de fouilles sur le bâtiment, le constat est inquiétant. Si la saisie de téléphones portables, clés USB chargeurs et autres produits illicites est devenue quasi quotidienne, la découverte de matériels dangereux interpelle une fois de plus :

Outre la crainte permanente de voir entrer des couteaux en détention, les découvertes du jour sont particulièrement graves. Des outils de démontage, une fourchette aiguisée transformée en arme artisanale. Ces objets ne sont pas de simples infractions, ce sont des armes et des outils qui peuvent servir à tout moment à une tentative d’évasion ou à une prise d’otage ! Alors que la gestion du mouvement de remontée de promenade allait s’engager, deux de nos collègues se rendent sans attendre dans une cellule de trois occupants pour une fouille. Profitant de l’absence de ses deux codétenus partis en promenade, le troisième occupant de la cellule 748 a tenté de mettre fin à ses jours. A leur arrivée, les agents découvrent le détenu pendu à la porte des toilettes à l’aide d’un drap. Grace à une intervention d’une rapidité et d’un professionnalisme exemplaires, L’alarme est immédiatement déclenchée, Le drap est sectionné en un temps record, Le détenu est décroché et pris en charge par le service médical de l’infirmerie. Si ce détenu a aujourd’hui une chance de survivre, il la devra uniquement au sang-froid, au courage et à la réactivité sans faille des agents. FO Justice réclame des félicitations officielles pour nos collègues et salue chaleureusement l’ensemble des agents du CP.

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