Épuisement, surcharge de travail, manque d’effectifs…
Nous sommes à bout !
Chaque jour, nous assurons la continuité du service public et le bon fonctionnement de notre structure.
Pourtant, nos conditions de travail ne cessent de se détériorer dans l’indifférence générale.
📢 Le constat est alarmant
Des effectifs au plus bas : Les postes vacants ne sont plus remplacés, les départs ne sont pas compensés. On demande à 2 personnes de faire le travail de 4 !
Une charge mentale insupportable : Accumulation des dossiers, urgences permanentes, dématérialisation à marche forcée et logiciels inadaptés.
Un épuisement professionnel généralisé : Stress chronique, perte de sens, démissions en chaîne et multiplication des arrêts maladie.
Le mépris administratif et salariale : Pas de reconnaissance, des salaires bloqués face à l’inflation, et des primes qui ne compensent plus l’usure au quotidien.
“Nous ne sommes pas des machines ! Le service public ne peut pas reposer uniquement sur notre santé et notre dévouement.”
💥 Ce que nous demandons d’urgence
Des recrutements immédiats : Plan d’urgence de création et de pourvoi de tous les postes administratifs vacants.
La fin de la surcharge : Revalorisation et définition claire des fiches de poste, limitation du cumul des tâches.
Une vraie reconnaissance : Augmentation générale des grilles indiciaires et revalorisation significative des régimes indemnitaires.
Le respect de notre santé au travail : Amélioration réelle de nos conditions de travail et véritable prévention des risques psycho-sociaux (RPS).
🚨 Ne restons plus isolés : Ensemble, faisons-nous entendre !
Seuls dans nos bureaux, nous subissons. Ensemble, nous avons le pouvoir d’imposer le respect et d’exiger des moyens à la hauteur de nos missions.
Ce matin, mercredi 14 octobre 2026 vers 10h30, au quartier arrivant, un incident inacceptable s est une nouvelle fois produit derrière la porte d’une cellule. Une de nos collègues féminines a été violemment prise pour cible, subissant une pléthore d’insultes sexistes, racistes et de menaces verbales abjectes de la part d’un détenu.
Au-delà de la violence des propos, FO VLM s’interroge plus que jamais sur la présence de ce détenu au sein de la cellule 404. Ce détenu n’a strictement rien à faire au quartier Arrivants et vient littéralement « squatter » une cellule précieuse. Dans un contexte de surpopulation ou les places au quartier Arrivant sont extrêmement limitées, encombrer la cellule 404 avec un tel individu est une aberration totale.
Suite à cet incident, le détenu a été transféré au quartier disciplinaire.
FO Justice apporte son soutien total et inconditionnel à notre collègue victime de cette agression verbale d’une extrême violence.
FO exige des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires à l’encontre de l’auteur de ces propos racistes et outrageants. Nous demandons la libération immédiate de la cellule 404 et une remise à plat de la gestion des affectations au quartier Arrivant.
FO Justice CD d’Eysses a toujours joué le jeu du dialogue social. Avec vous, nous avons beaucoup échangé, parfois réussi à nous mettre d’accord, mais pas toujours…
Il faut reconnaître que de nombreux dossiers importants pour Eysses ont avancé grâce à votre volonté et à notre soutien. Mais certains sujets, comme la fermeture des portes à 11 h 30 le midi, restent toujours des points de blocage entre nous !
Aujourd’hui, FO Justice CD d’Eysses a décidé de ne pas participer à ce CSA, pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, cette date a été choisie par vous au dernier moment, sans que nous puissions la modifier, faute de délai. Trois de nos quatre représentants ne peuvent être là et vous n’étiez pas sans le savoir !
Comment défendre les personnels alors que nous ne pouvons même pas tenir nos deux sièges ce jeudi 15 octobre ?
FO Justice CD d’Eysses ne comprend plus où vous voulez en venir avec les plannings 2027. Vous nous avez interrogés lors du précédent CSA et nous avons pris position en votant clairement pour la reconduction des services à l’identique pour la prochaine année.
Il y a sans aucun doute des changements à apporter, mais ce n’est pas à deux mois du nouvel exercice qu’il faut tout chambouler pour un soi-disant équilibre qui est tout à fait discutable.
FO Justice CD d’Eysses ne validera jamais des propositions de réorganisation des pauses méridiennes qui n’ont même pas été présentées aux agents. Bidouiller, sur le dos des personnels c’est facile mais c’est toujours à leur détriment ! Pour nous, les revendications viennent de la base.
Celles-ci sont simples :
Fermeture des portes le midi à 11 h 30, afin de mettre en place une organisation permettant à chacun de prendre ses 45 minutes de pause déjeuner.
Respect des postes prévus pour le 3/2 et les longues journées.
Respect des postes des agents référencés QA, QI/QD et Respecto.
Nous avions également demandé que les services 2027, et notamment les congés, soient communiqués aux agents avant le 15 octobre tout comme le service des fêtes pour respecter le Plan Équité régional. Votre mail du lundi 12 octobre nous confirme que tout est prêt pour cela !
FO Justice CD d’Eysses constate que le service des fêtes qui nous a été adressé par mail est bien plus équitable que celui de l’année dernière.
Fidèle à ses principes et à son positionnement, FO Justice CD d’Eysses prendra ses responsabilités si ses revendications ne sont pas prises en considération.
FO JUSTICE dénonce avec la plus grande fermeté l’agression d’une extrême violence commise ce jeudi 15 octobre 2026 au Centre pénitentiaire d’Osny-Pontoise.
DES FAITS QUI GLACENT !
10H00 AGRESSION LORS D’UN RENDEZ-VOUS MÉDICAL
1 DENTISTE VIOLEMMENT FRAPPÉ
1 BCEN BLESSÉ AU BRAS, À LA MAIN GAUCHE ET À LA MÂCHOIRE
DÉTENU PRÉVENU CRIMINEL
RÉCIDIVISTE : DÉTENU DÉJÀ CONNU POUR DES AGRESSIONS
Aux alentours de 10h00, alors qu’il était reçu par le dentiste dans le cadre d’un rendez-vous médical, notre pensionnaire a asséné un violent coup au niveau de la mâchoire du praticien, provoquant sa chute au sol contre une chaise et le mur. Lors de l’intervention des collègues, un brigadier-chef encadrement a également été blessé au bras, à la main gauche et à la mâchoire.
ÇA SUFFIT !
Cet individu, prévenu dans une affaire criminelle, faisait déjà l’objet de mesures de sécurité renforcées : ouverture en présence d’un gradé et mouvement accompagné, en raison de ses antécédents d’agressions sur le personnel. Malgré cela, il a encore frappé. Pour FO JUSTICE, il est inadmissible que les personnels et les soignants continuent d’être exposés à une telle violence.
FO JUSTICE EXIGE DES ACTES !
Le placement immédiat de ce profil violent dans une structure adaptée à sa dangerosité, notamment une UDV.
Une réponse disciplinaire et judiciaire ferme et exemplaire.
Le renforcement des dispositifs de sécurité lors des extractions et consultations médicales.
Des moyens de protection et d’intervention adaptés pour les personnels.
La prise en charge complète et l’accompagnement des agents victimes d’agression.
FO JUSTICE apporte tout son soutien au dentiste agressé ainsi qu’à notre collègue blessé, et salue le professionnalisme des agents intervenus.
En préambule de l’ouverture de cette instance nous tenons à rappeler que FO Justice PJJ partage les inquiétudes légitimes exprimées par le mouvement lycéen face à la situation actuelle de notre système éducatif. Les demandes des élèves, qu’il s’agisse de l’accès à l’enseignement supérieur, du maintien des postes d’enseignants ou de la qualité des infrastructures scolaires, font écho aux difficultés quotidiennes constatées par les personnels.
Face aux suites judiciaires qui découlent de ces mobilisations, FO Justice PJJ rappelle l’importance de préserver la qualité de la prise en charge éducative. Notre syndicat demande à ce que les mesures judiciaires prononcées soient exécutées au rythme de la PJJ et selon les capacités réelles des services de milieu ouvert.
Madame la Présidente,
Concernant l’analyse des documents soumis à ce dernier CSA-FS de cette mandature 2023/2026 révèle un constat alarmant : la Protection Judiciaire de la Jeunesse traverse une crise majeure, marquée à la fois par des contraintes budgétaires croissantes et par une dégradation continue des conditions de travail des personnels.
Pour FO Justice PJJ, il apparaît incompatible de soutenir une politique ambitieuse de protection et d’accompagnement des jeunes tout en précarisant les professionnels qui assurent, quotidiennement, la mise en œuvre de ces missions fondamentales.
FO Justice PJJ s’oppose à la sobriété immobilière par une rationalisation qui ne peut ignorer les réalités du terrain !
L’application d’une norme de 16 m² par agent, l’extension des espaces ouverts et la mutualisation des bureaux suscitent de vives inquiétudes. De telles orientations doivent impérativement être adaptées aux particularités des missions dévolues à la PJJ.
Ces orientations doivent impérativement tenir compte des spécificités des missions exercées à la PJJ. Comment garantir, dans des espaces ouverts, la confidentialité des échanges et le respect du secret professionnel, indispensables à l’accompagnement éducatif des mineurs et de leurs familles ?
Pour FO Justice PJJ, il est crucial de préserver un cadre de travail permettant aux professionnels de s’extraire et de prendre le recul nécessaire face à des situations souvent éprouvantes, complexes ou violentes.
La nécessaire maîtrise des dépenses immobilières ne peut se traduire par une dégradation des conditions d’exercice des personnels, ni compromettre la qualité de l’accueil et de l’accompagnement des jeunes.
► Santé et risques professionnels :
l’heure n’est plus au constat, mais à l’action immédiate !
Les indicateurs relatifs à la santé des personnels et aux risques professionnels appellent une vigilance accrue, d’autant plus que le rapport de la médecine de prévention foisonne d’éléments inquiétants. Dès lors, des réponses concrètes s’imposent pour remédier à l’épuisement professionnel, à la progression des risques psychosociaux, à la fatigue générée par les contraintes opérationnelles ainsi qu’aux dangers inhérents aux déplacements, tout particulièrement lors des trajets nocturnes.
Pour FO Justice PJJ, les protocoles et dispositifs de prévention ne peuvent rester uniquement théoriques : ils doivent être adaptés aux réalités du terrain et permettre une véritable protection des agents.
Dans le même temps, la multiplication des procédures de contrôle et le renforcement de la pression ressentie par les professionnels peuvent contribuer à détériorer le climat de travail. Or, l’exercice des missions éducatives nécessite de la confiance, du soutien institutionnel et une reconnaissance réelle du travail accompli.
L’accord QVCT signé en septembre 2025 : il faut passer des intentions aux actes
La Qualité de vie et des conditions de travail ne peut se limiter à des fiches méthodologiques, à des recommandations générales ou à des déclarations d’intention.
Si la santé et les conditions de travail des agents constituent réellement une priorité, cette ambition doit se traduire par des mesures concrètes, évaluables et accompagnées des moyens humains et financiers nécessaires.
► Par conséquent FO Justice PJJ, demande :
La suspension des projets de densification immobilière lorsqu’ils sont incompatibles avec les exigences de confidentialité, de sécurité et les spécificités du travail éducatif.
La mise en œuvre d’un véritable plan d’urgence en faveur de la santé au travail, intégrant notamment la prévention des risques psychosociaux, la révision des conditions de transport et de déplacement ainsi que la réduction de la surcharge administrative.
L’efficacité de la PJJ ne peut se mesurer uniquement à travers des objectifs budgétaires, des ratios d’occupation ou des mètres carrés économisés.
Préservons nos collègues pour préserver la qualité du service public rendu aux jeunes suivis dans le cadre pénal. Il est donc impératif de replacer les conditions de travail, la santé et la sécurité des agents au cœur des décisions.
Monsieur le président, mesdames et messieurs présents ce jour lors de cette instance
La situation RH tend à s’améliorer dans les chiffres du taux de couverture des établissements du ressort de notre DI, des établissements restent en difficulté et nous sommes intervenus afin que des postes en nombre suffisant soient attribués lors de la prochaine CAP de mobilité dans les structures les plus en difficultés.
A cela s’ajoute le remplacement immédiat des postes libres, suite aux départs en retraite dans les CSL, les pôles PSE et la création de postes femmes sur les PREJ.
Nous sommes plus inquiets concernant la situation des officiers qui se délitent au fur et à mesure avec un déficit d’environ 38 postes non couverts, ce qui engendre des heures à gogo qui ne peuvent être récupérées.
Nous sommes également attentifs à la situation des gradés de Nancy et de Metz qui sont à l’os et dont la priorité sera de les abonder lors de la prochaine campagne de mobilité.
L’été, avec la surpopulation pénale et les conditions climatiques extrêmes auraient pu se passer de manière plus rude pour les personnels assurant le service public mais le professionnalisme de tous a permis de garder la situation sous contrôle.
Les personnels techniques sont en grandes difficultés et n’arrivent plus à assurer la manutention quotidienne.
Les PA et les CPIP sont noyés sous les dossiers et tiennent tant bien que mal, en attendant des jours meilleurs qui tardent à arriver.
L’ajout de PA dans les pôles DDSE et le renforcement lié au pilotage des Enquêtes sociales rapides répondent à des besoins réels et à une demande du ministère. Toutefois, les Organigrammes de référence n’ayant pas été révisés, les effectifs affichés à 100 % ne reflètent pas la réalité des moyens disponibles. Une révision est indispensable pour adapter les effectifs aux missions et stabiliser durablement les SPIP.
Il en est de même pour les psychologues, les ASS et le personnel de direction qui peinent à intégrer notre administration faute de postes ouverts en nombre suffisant.
Nous pensions qu’avec le temps nous arriverions à pouvoir travailler sereinement avec les équipes de direction en place localement mais, force est de constater que c’est de plus en plus difficile de communiquer afin de trouver des terrains d’ententes… Des difficultés connues perdurent et d’autres se manifestent et rien n’est fait pour les entraver au niveau de la DI.
Au niveau des prej, Madame Behloul a assuré une très bonne continuité du service en communicant de manière efficace lors de nos demandes, la préoccupation des doubles missions étant revenue à 2-3 reprises lors des dernières semaines et la problématique équipementaire étant quasi finie nous espérons une suite aussi fluide.
Nous continuerons à œuvrer pour TOUS les personnels, de nous déplacer sur TOUTES les structures et d’échanger pour le bien être des professionnels de cette administration sans attendre des échéances électorales quadriennales où par miracle beaucoup sortent du bois et promettent monts et merveilles sans préjuger de la situation économique du pays actuelle et à venir.
Heureusement que la feuille de route voulue et élaborée par les résolutions de FO Justice depuis 2022 a été acquise à 90%, les 10% restant ont été validés par le Garde des Sceaux avec la confirmation de la prime encadrement en 2027.
Pas de populisme que du bon sens voilà ce qui guide notre action au quotidien.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Formation Spécialisée,
Nous siégeons aujourd’hui au sein d’une instance dont la vocation première est la santé, la sécurité et l’amélioration des conditions de travail des personnels pénitentiaires. Pourtant, le constat que nous dressons aujourd’hui est alarmant : nous sommes face à une administration qui s’obstine à faire la politique de l’autruche face à des crises humaines et professionnelles sans précédent.
Comment ouvrir cette séance sans évoquer la situation intenable et dramatique que traverse la Maison d’Arrêt d’Angoulême ?
Depuis le placement en garde à vue de six collègues, ce ne sont pas moins de 53 arrêts maladie qui ont été enregistrés ! 53 arrêts : ce n’est pas une statistique, ce n’est pas un détail, c’est un « hurlement » d’alarme ! C’est le reflet d’un épuisement généralisé, d’une détresse psychologique profonde et d’un sentiment d’abandon total des agents.
Face à ce naufrage, quelle a été la réponse de l’administration ? Solliciter en urgence des renforts venus d’autres structures de l’interrégion. Si nous saluons le dévouement et la solidarité de ces collègues venus prêter main-forte, nous le disons avec gravité : appeler du renfort sans s’attaquer aux causes profondes, c’est poser un pansement sur une jambe de bois ! On déplace le problème d’un établissement à un autre, sans jamais remettre en cause les pratiques professionnelles et les méthodes de management toxiques qui ont conduit à une telle rupture.
L’administration a été informée depuis l’installation du nouveau chef d’établissement. Les alertes syndicales se succèdent depuis des mois. Alors, nous posons la question solennellement dans cette instance dédiée à la sécurité et à la santé.
Faudra-t-il attendre un drame ?
Faudra-t-il qu’un collègue s’effondre de manière irréversible pour que notre direction interrégionale réagisse enfin ?
Les personnels pénitentiaires ne sont pas de simples numéros de matricule sur un tableau d’effectifs. La santé physique et mentale des agents doit impérativement primer sur toute autre logique !
Dans le cadre des prérogatives de cette Formation Spécialisée, FO JUSTICE exige fermement :
Une intervention immédiate de la Direction Interrégionale ;
Un audit mené par une autorité indépendante des risques psychosociaux (RPS) et des pratiques de management à la Maison d’Arrêt d’Angoulême ;
Une remise en question effective et sans complaisance du mode de gestion de l’établissement ;
Des mesures concrètes et immédiates pour garantir la protection de nos collègues et rétablir un véritable dialogue social.
Nous rappelons enfin que notre présence et notre engagement n’ont qu’un seul but : la défense intransigeante de tous les personnels, de leur intégrité et de leur dignité. Plus personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.
Mais cette défaillance institutionnelle ne se cantonne pas aux murs d’Angoulême : elle se vérifie également au quotidien dans l’incapacité flagrante de notre administration à anticiper les crises environnementales et climatiques les plus élémentaires.
L’application rigoureuse des plans de prévention des risques majeurs : anticipation réelle des vagues de chaleur (déploiement effectif du télétravail, approvisionnement systématique en eau, contrôle et maintenance des dispositifs de refroidissement) et respect scrupuleux des consignes préfectorales en cas de crise environnementale (incendies, alertes météo).
Incendies dans la région bordelaise : La gestion de cet épisode a frôlé l’inconcevable. Alors que des arrêtés et des consignes strictes d’évacuation étaient diffusés par la préfecture, l’administration pénitentiaire s’est illustrée par son inaction refusant de prendre pleinement en compte ces directives pour les collègues directement impactés ou menacés par les flammes et les fumées. Doit-on rappeler que la sécurité et la vie des personnels ne s’arrêtent pas aux portes des établissements pénitentiaires ?
Le dialogue social nous apparaît de plus en plus comme une simple façade. Lorsque la Direction interrégionale a besoin de nous, nous sommes des partenaires ; le reste du temps, nos alertes sont purement et simplement ignorées. Dans le meilleur des cas, les informations sont insuffisantes ; dans le pire, nous constatons une véritable rétention d’information. Et que dire des droits et des moyens syndicaux, alors qu’un nombre croissant de demandes d’autorisation d’absence sont tout simplement refusées ou ignorées.
La DISP de Bordeaux continue d’empiler les « cellules de veille » et les « plans équité » : autant de dispositifs hors sol, imposés par la DGAP, qui ne répondent en rien à l’urgence du terrain. Pour FO JUSTICE, nul besoin de nouveaux plans pour constater l’évidence : la surpopulation carcérale explose et les conditions de travail se dégradent chaque jour davantage. Dans tous les services, pour tous les personnels de l’administration pénitentiaire, la charge de travail ne cesse d’augmenter. Pourtant, le facteur humain reste le grand sacrifié de vos arbitrages. Des postes vacants, des postes non publiés, des effectifs épuisés… mais un travail qui, lui, doit toujours être accompli. Jusqu’à quand ?
Il est grand temps de traiter les causes, et pas seulement les conséquences.
Mouvement d’une intersyndicale d’un côté, bilatérale de vérité de l’autre :
où va l’ALIP de FLEURY-MÉROGIS ?
Ces derniers jours, le malaise récurrent du SPIP 91 – ALIP de Fleury-Mérogis s’est une nouvelle fois étalé sur le parvis de la maison d’arrêt. Si FO JUSTICE CPIP n’a pas été conviée à l’action intersyndicale organisée récemment — et à laquelle nous n’aurions de toute façon pas pris part sachant qu’elle n’avait qu’une vocation clientéliste en cette période électorale, nous partageons depuis toujours le constat amer de nos collègues : l’épuisement est général et la carence en effectifs CPIP devient critique.
Il est bon de rappeler que notre organisation est la seule à avoir proposée un projet de loi en vue d’une régulation carcérale pendant que les autres syndicats mettaient plus d’énergie à nous barrer la route plutôt que de proposer des solutions concrètes.
Lundi 12 octobre, une réunion bilatérale avec le Directeur Interrégional (DISP) de Paris et notre OS a eu lieu afin d’exiger des actes concrets et mesurer la réalité des arbitrages.
1. Des miettes budgétaires face au crash annoncé de l’ouverture du QMA/CD
L’ouverture annoncée au 15 décembre 2026 du nouveau quartier Maison d’arrêt / Centre de détention (QMA/CD) vient percuter de plein fouet une structure déjà exsangue. Face à cette urgence, le Directeur Interrégional nous a annoncé avoir péniblement arraché quelques ajustements :
Redéploiement interne : le basculement d’un agent non titulaire (contractuel CPIP) du milieu ouvert vers le milieu fermé dès le 1er novembre 2026.
Le recrutement de deux contractuels CPIP supplémentaires à compter du 1er décembre 2026.
Mise à disposition (MAD) depuis le milieu ouvert : l’appel au volontariat pour 2 personnels du milieu ouvert vers le SPIP de Fleury-Mérogis du 1er décembre 2026 au 1er septembre 2027 (dans l’attente d’une compensation par les sortants d’école).
Le constat de notre OS est sans appel : ces mesures ne sont que des pansements sur une jambe de bois. Déshabiller le milieu ouvert pour habiller le milieu fermé ne crée aucun poste net : cela déplace simplement la souffrance au travail.
2. Sécheresse budgétaire
Pourquoi la direction interrégionale ne va-t-elle pas plus loin ? Parce que les caisses sont vides. À l’image des finances publiques nationales, l’administration pénitentiaire évolue à budget fermé. Le DISP a épuisé ses marges de manœuvre sur le schéma d’emploi interrégional.
Nous refusons de mentir ou de vous faire de fausses promesses démagogiques aux agents concernés puisqu’ à court terme, il n’y aura pas de rallonge budgétaire miraculeuse.
3. Pas devant les portes pour cette fois, mais au plus près de vos droits
Ne pas participer au mouvement sur le parvis ne signifie pas rester les bras croisés. Notre organisation syndicale refuse la résignation tout autant que la surenchère stérile. Nous continuons d’agir là où les décisions se prennent pour :
Exiger un cadrage strict des MAD : le volontariat doit rester strict, sans pression managériale, et les conditions de charge de travail à Courcouronnes doivent être réévaluées en conséquence.
Prioriser les missions : puisque les effectifs ne sont pas là, l’administration doit acter un fonctionnement en mode « dégradé » et réduire la charge de travail réglementaire des CPIP. On ne peut pas demander à 70 % d’effectifs de faire 100 % du travail.
Protéger votre santé : nous saisirons systématiquement la formation spécialisée (FSSCT) pour chaque situation individuelle ou collective afin de prévenir les RPS (Risques Psycho Sociaux)
Veiller à ce que le nombre de postes soit à la hauteur des enjeux lors de la prochaine mobilité 2027 et surtout en vue de la fin de scolarité de la prochaine promotion de CPIP en septembre.
On ne peut pas demander aux CPIP de souffrir en silence indéfiniment, tout en maintenant la même exigence professionnelle. Nos collègues n’ont pas à payer le prix de la faillite budgétaire de l’État.
FO JUSTICE CPIP restera mobilisé aux côtés des agents au quotidien pour les écouter, les accompagner dans leurs démarches et veiller fermement à ce que leurs conditions de travail et leur santé soient préservées.
Dans un tract en date du 13 octobre un Syndicat s’octroie la victoire de la possibilité de “AAE” pour les Agents méritants du C.P de Toulon en prétendant avoir été entendu suite à une “lettre ouverte envoyée en septembre à la Direction locale” ! BRAVO A EUX !!?
Sauf que cela était déjà prévu “noir sur blanc” depuis la première réunion tenue à Toulon le 27 avril 2026 dans le “Plan interrégional de lutte contre l’absentéisme” qui préconise l’utilisation des “AAE” pour valoriser le travail des Agents notamment en période de forte tension des effectifs ! RIEN A VOIR AVEC DES “REVENDICATIONS LOCALES OBTENUES PAR CE SYNDICAT !!!
Bref, pour vous le confirmer voici quelques extraits dont le référencement du nombre de “AAE” octroyées ! (voir tableau dans le communiqué)
Pour le dire simplement, ces “AAE” ne sont pas “une victoire d’une revendication” d’un quelconque syndicat mais bien la stricte application des mesures demandées par la DAP comme prévu par le “Plan de lutte contre l’absentéisme”, où les “AAE” (et autres récompenses et distinctions tels que les “T.A”) sont fortement conseillées pour mieux “valoriser les Agents qui assurent la continuité du service public pénitentiaire”.
D’ailleurs, elles seront désormais tracées et comptabilisées afin d’être étudiées lors des prochaines réunions prévues que ce soit au niveau local et Régional !
FO JUSTICE dénonce cette manœuvre Syndicale qui tend à faire croire que cela serait une avancée obtenue grâce à eux en voulant s’accaparer à leur compte cette mesure !!
C’est pas beau de mentir aux Personnels !!
D’ailleurs, ce jour du 27 avril (alors que votre mouvement était fini depuis 10 h ?) vous étiez “Détachés mais ABSENTS” pour 14h !?
Ce lundi après-midi, malgré la journée de mobilisation nationale des personnels pénitentiaires, la direction du CP Toulon-La Farlède a maintenu la réunion sur la lutte contre l’absentéisme, à laquelle ont participé FO et le SPS. Une belle preuve de solidarité… encore une fois.
Vous comprendrez donc, tout aussi logiquement, que l’UFAP UNSa Justice a refusé d’y participer.
L’UFAP UNSa Justice : le syndicalisme combatif, utile et proche des personnels.
“Aller se vanter du travail des autres” (sans y avoir participé !) est un comble que nous ne pouvions laisser passer sans devoir réagir par honnêteté intellectuelle vis-à-vis des Agents !
Voilà pourquoi nous avons joint ces quelques extraits du “Plan interrégional de lutte contre l’absentéisme” concernant les “AAE” et les critères précis pour leurs octroiements.
Ce communiqué aura l’avantage de rectifier quelques mensonges, fausses revendications et autres appropriations infondées
à des fins purement électorales
bien loin de la réalité !
Pour finir, “promettre de donner des repos supplémentaires aux Agents en l’état actuel des ressources” (jusqu’à 3 AAE par Agent et par an) semblent difficiles à mettre en place sans devoir rappeler d’autres Agents déjà accablés par de nombreux rappels et éreintés par les heures supps !! (?)
FO JUSTICE veillera à la bonne application de ce “Plan de lutte Interrégional de lutte contre l’absentéisme” et des décisions qui auront été prises lors de la prochaine réunion où toutes les statistiques locales nous seront communiquées et étudiées !
Manque d’effectifs, organisation défaillante, inégalités dans la répartition de la charge de travail et mal-être persistant : les agents du milieu fermé du centre de détention du Port sont en souffrance. Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour que leur situation soit enfin prise au sérieux ?
Depuis plusieurs années, les difficultés s’accumulent au sein du milieu fermé du SPIP du centre de détention du Port. Les personnels tirent la sonnette d’alarme face à un manque d’effectifs chronique, à des difficultés d’organisation et à des problématiques de management qui pèsent lourdement sur leurs conditions de travail.
Face à cette situation, FO Justice a demandé une audience au DFSPIP de La Réunion, avec un objectif clair : mettre sur la table les difficultés rencontrées par les agents et obtenir des réponses concrètes, à la hauteur de la souffrance exprimée sur le terrain.
Pour faire face au prochain départ en congé maternité d’une collègue CPIP, FO Justice a demandé l’affectation du CPIP placé au milieu fermé du Port.
La réponse du DFSPIP est négative.
Plus préoccupant encore, il nous a été indiqué que le CPIP placé resterait affecté à l’ALIP Nord pour une troisième fois, au détriment de l’ALIP Ouest, pourtant confrontée à des difficultés persistantes.
Comment justifier de telles décisions alors que les personnels du milieu fermé du Port sont déjà en grande difficulté ?
Les besoins des services doivent être évalués de manière équitable. Les agents de l’Ouest ne peuvent pas être systématiquement relégués au second plan alors que leurs conditions de travail se dégradent.
FO Justice a également alerté sur l’absence d’un secrétariat stable et suffisamment dimensionné pour répondre aux besoins du milieu fermé.
La réponse envisagée consisterait à permettre la reprise à temps plein d’une adjointe administrative, tout en maintenant la seconde à mi-temps.
Cette solution est loin de répondre à l’ampleur des besoins, compte tenu de la charge de travail du MF et du MO. Et surtout, de nombreuses questions restent sans réponse :
Quand cette organisation sera-t-elle réellement mise en place ?
Où les personnels administratifs seront-ils affectés ?
Comment les missions seront-elles réparties pour répondre efficacement aux besoins des deux milieux ?
À ce jour, aucune information suffisamment précise n’a été communiquée. Les personnels ont besoin de visibilité, de moyens et d’engagements concrets, pas de simples perspectives sans calendrier clairement défini.
Malgré l’intervention d’un cabinet de psychologues, le mal-être au sein du milieu fermé du Port perdure.
Pour les personnels, le constat est sans appel : les difficultés de fond demeurent. Les réponses apportées se sont essentiellement traduites par une modification de l’organisation du travail et une répartition inégalitaire des dossiers.
FO Justice s’interroge également sur les moyens financiers mobilisés pour cet accompagnement, alors que le budget 2026 du SPIP est annoncé comme particulièrement contraint.
Pendant que les agents font face à une charge de travail toujours plus lourde, plusieurs questions restent en suspens :
Qu’en est-il des formations en métropole pour les CPIP ?
Où en sont les projets de rénovation des bureaux du SPIP ?
Quand les véhicules de service seront-ils renouvelés ?
Qu’en est-il de l’organisation d’une journée départementale de cohésion réunissant les CPIP des différentes antennes ?
Ces sujets ne sont ni accessoires ni secondaires. Ils participent aux conditions de travail, à la qualité du service public et à la reconnaissance des professionnels.
Le manque de personnel entraîne une charge de travail disproportionnée pour les CPIP. Au milieu fermé du Port, les agents sont à bout de souffle.
Le mal-être persistant, la dégradation des conditions de travail et la multiplication des arrêts maladie constituent des signaux d’alerte qui ne peuvent plus être ignorés.
A la Réunion les promesses d’une nouvelle affectation ne doivent pas se transformer en désillusion !
FO Justice restera mobilisée aux côtés des agents et continuera de porter leurs revendications auprès de la direction.