Ce jeudi 12 février, c’est sans surprise, qu’un de nos « clients », défavorablement connu de la patrouille, a agressé deux collègues lors de sa mise en prévention au QD. Ainsi, cet énergumène, dès le matin, a fait des siennes et s’est embrouillé avec un de ses codétenus au 1er étage du bâtiment A. Pour signifier sa colère, il lui a lancé au visage un verre.
Pour mettre fin à l’incident, les deux détenus ont été confinés.
Dans la foulée, le fautif a été placé en prévention au QD
Et c’est là que tout a dégénéré une nouvelle fois !!!
En effet, l’Agent du QD et le gradé de roulement, lors de la mise en prévention, ont voulu supprimer au récalcitrant une boite d’allumettes, ce dernier criant : « Je vais mettre le feu !!! ».
C’est alors que l’agent du QD a évité un coup de tête et un coup de poing mais s’est blessé au tibia en heurtant le lit de la cellule.
Le gradé de roulement n’a pas pu éviter les coups dirigés à son encontre. Ainsi, Il a été atteint par un coup de poing à la pommette gauche et a été mordu à la main gauche par le détenu endiablé. Les lunettes ont fait les frais de cette agression !!!
Quand on consulte le dossier disciplinaire, il n’y a pas de surprise !!! La liste des sanctions le concernant est bien trop longue !!! Il aurait dû quitter notre établissement depuis bien longtemps où il n’a rien à faire ! FO Justicel’avait d’ailleurs déjà identifié et signalé à la Direction vpour transfèrement !
Fo Justice CD d’Eysses félicite l’ensemble des personnels présents sur cette intervention et demande qu’ils soient récompensés à la hauteur de leurs actes.
FO Justice CD d’Eysses soutient les agents victimes de cette agression et leur apportera toute l’aide nécessaire dans leurs démarches.
FO Justice CD d’Eysses réclame le transfert de ce détenu à l’issue de sa sanction au QD qui se doit d’être exemplaire !
FO Justice CD d’Eysses exige une nouvelle fois, un meilleur profilage des personnes détenues affectées sur notre établissement !
Il EST URGENT DE REMETTRE DE L’ORDRE AU QD OÙ LES AGENTS ONT PLUS QUE JAMAIS BESOIN DE MOYENS HUMAINS ET MATÉRIELS
Le 17 décembre 2025, le garde des Sceaux a enjoint l’administration pénitentiaire à mettre en place des groupes de travail dans le cadre du dialogue social afin d’intégrer les DPIP dans la Haute fonction publique, au regard de la nature de leurs missions actuelles et de leur niveau de responsabilité croissant.
L’article 7 du projet de loi SURE atteste de cette dynamique mise en place par la Chancellerie et place le directeur de SPIP au centre d’un dispositif permettant une régulation de la population carcérale.
Lors du dernier groupe de travail relatif à la situation des DPIP, FO Justice Cadre a maintenu sa position : ériger les DPIP à la place qui est la leur, en revendiquant une superposition avec les grilles indiciaires des DSP ainsi qu’un travail de réflexion plus poussé sur le volet indemnitaire.
La DAP nous propose un alignement sur les grilles des directeurs des services de greffe judiciaires.
L’ensemble des autres Organisations Syndicales prône une simple surindiciarisation de ces grilles et accompagne donc cette proposition.
Pour FO Justice Cadre, il en est hors de question !
FO Justice Cadre rappelle qu’aujourd’hui, il incombe aux DPIP d’exercer des missions de préservation de la sécurité publique, notamment au regard de leur champ d’intervention en matière de lutte contre la radicalisation violente.
Cette réalité inscrit pleinement leurs fonctions dans le cadre des missions régaliennes.
FO Justice Cadrecontinuera à œuvrer pour que les DPIP soient enfin reconnus à leur juste valeur professionnelle.
Un chantier douche dans sa généralité que l’ UISP FO JUSTICE de Toulouse qualifie de FIASCO, tant par son enchaînement de malfaçons que par les sommes qui lui ont été déjà allouées. Ce n’est pas fini…
Revenons sur la genèse des douches ou plutôt du bloc douche inox qui a été installé dans une cellule. Un appareillage et une pose qui ont coûté une « blinde ». Pas moins de 50 000€ ont été financés pour la réalisation de cet ouvrage. Lors de l’installation du bloc douche inox, pas moins de 15cm manqués pour atteindre le mur de soutien. Rallonge financière oblige et livraison du chantier reportée. La cellule a été hors service plus longtemps que prévue dans un contexte de surpopulation pour la MA CARCASSONNE de plus de 220 % de Taux d’occupation.
Aujourd’hui, cette même cellule fait à nouveau parler d’elle par son appareillage sanitaire et son mobilier inadaptés au nombre de détenus hébergés dans ce lieu.
En parallèle de ce chantier exorbitant, l’établissement a décidé en lien avec l’éducation nationale de continuer la formation chantier bâtiment.
Pour rappel, à ce jour pas moins d’une trentaine de cellules ont été équipées de douches que l’ UISP FO JUSTICE de Toulouse qualifie de « douches au rabais !!! ».
Malgré les alertes faites par les surveillants ainsi que par notre responsable syndical local, ces douches au rabais accumulent les malfaçons, les fuites, de la salpêtre et certains dégâts bien plus importants.
Comble de ce scénario, la DISP nous indique qu’elle est dans l’incapacité de se retourner contre l’entrepreneur ou l’artisan en faisant jouer une assurance dommages-ouvrage car le chantier a été entrepris par la formation avec des détenus encadrés par un formateur.
La Secrétaire Générale de la DISP s’insurge et nous indique que le gros œuvre ne doit absolument pas être réalisé par des détenus afin de pouvoir obtenir une décennale. La SG nous fait savoir qu’à compter de ce jour, il est formellement interdit de faire exécuter ce type de travaux par des détenus.
Dans un contexte budgétaire compliqué, permettez, ça fait tâche !
Dernier trimestre 2025, sous l’impulsion locale, l’UISP FO JUSTICE de Toulouse apprend que le chantier serait sur le point d’être relancé malgré les injonctions de la DISP !!!
L’UISP FO JUSTICE évoque à plusieurs reprises en CSA et en entretien que ce nouvel engagement de l’administration n’est pas une bonne idée et qu’il faut un cadre légal afin de pouvoir bénéficier d’une garantie d’ouvrage. La Secrétaire Générale de la DISP présente, nous assure qu’il n’est pas question de refaire les mêmes erreurs. Les détenus ne s’occuperont que du second œuvre.
L’UISP FO JUSTICE alerte sur des éventuelles malfaçons et des financements qui pourraient devenir extrêmement coûteux en cas de défauts.Le CHEF d’établissement par intérim décide de relancer cette formation. Une nouvelle équipe de détenus encadrée par un nouveau formateur commence alors la démolition de la cellule 32.
Quelques jours ont suffi pour que le chantier douche fasse parler de lui. Un trou dans la dalle du planché d’environ 10cm de diamètre fait apparaître la cellule immédiatement située en dessous.
La DISP de Toulouse en apprenant cette dégradation, cette négligence … Appelez bien cette erreur comme vous voulez, dépêche un personnel sur place afin de constater les dégâts mais également pour donner des directives de réparations !!!
Le trou rebouché, le chantier continue jusqu’à la livraison de l’œuvre.
Malheureusement ce que l’UISP FO JUSTICEavait prédit, arriva, les matériaux utilisés sont inadaptés au milieu carcéral type « siporex » et la paroi de douche est facilement ébranlable rendant l’édifice instable, donc dangereux et inadapté en milieu carcéral.
Le résultat escompté n’est pas là, il faut casser et refaire. Une enveloppe de 3000€ serait envisagée pour reconstruire une partie du chantier.. !
En conclusion la continuité d’un véritable FIASCO organisé par la DISP et du quoi qu’il en coûte de certains !!!
L’UISP FO JUSTICE de Toulouse rappelle que la MA CARCASSONNE est un établissement surencombré avec un taux d’occupation dépassant l’entendement. À cause de ce FIASCO, la structure doit se passer d’une cellule pour une durée bien plus importante que prévue.
Votre chantier « DOUCHES AU RABAIS » effectué par la formation et les détenus est un échec, un désastre, un flop…
HALTE À LA DÉPENSE EXCESSIVE POUR UN FIASCO À L’ARRIVÉE !!!
UISP FO JUSTICE de Toulouseest POUR que les cellules en détention soient équipées de
DOUCHE. Mais pas de n’importe quelle manière et surtout pas en validant des DOUCHES AU RABAIS.
Les douches en cellules doivent améliorer les conditions de travail et de sécurité des personnels.
Elles doivent optimiser les moyens d’hébergements des détenus et mettre un point d’honneur sur l’hygiène corporelle.
PourUISP FO JUSTICE, aucun intérêt si les malfaçons, les défauts amènent plus de travail et de gestion d’incidents aux agents.
Au vu des financements, de la cadence d’utilisation du matériel, du milieu dans lequel on implante les douches, UISP FO JUSTICEest POUR des projets bien ficelés et durables.
Depuis 2018, FO Justice n’a cessé d’exiger la dotation individuelle d’une bombe incapacitante pour chaque agent exerçant en détention.
Face à la multiplication des agressions, toujours plus violentes, il était devenu impératif de permettre aux surveillants de disposer d’un moyen de défense adapté, proportionné et non létal.
► FO Justice a porté cette revendication avec constance, détermination…et trop souvent seul !
8 années de combat.
8 années pour faire entendre la réalité du terrain.
8 années pour convaincre une administration longtemps réticente à toute évolution en matière d’armement en détention.
Une première avancée avait été obtenue avec le décret n°2021-1313 du 8 octobre 2021, autorisant la dotation des officiers et gradés.
► Mais pour FO Justice, il était hors de question d’accepter une protection à deux vitesses.
Nous avons poursuivi le combat pour garantir l’égalité de protection pour tous les personnels de surveillance, et en particulier les surveillants.
Présenté lors du CSA de l’Administration Pénitentiaire du 12 Février 2026, un nouveau décret autorise enfin la dotation d’une bombe incapacitante à l’ensemble des surveillants exerçant en détention.
► Pour FO Justice, c’est :
Une victoire majeure pour la sécurité des personnels
La reconnaissance officielle de la réalité des violences subies
L’aboutissement d’un combat syndical de longue haleine
Mais cette avancée, obtenue par FO Justice, en appelle une autre :
LA RÉVISION DE LA CIRCULAIRE SUR LE PORT DU GILET PARE-LAMES !
En effet, FO Justice a également obtenu l’engagement de la DGAP de revoir la circulaire imposant le port obligatoire du gilet pare-lames, afin d’en exclure les situations qui ne le justifient pas.
Pour mémoire, depuis le mouvement social de 2018, le port du gilet pare-lames a été généralisé et rendu obligatoire pour l’ensemble des personnels de surveillance, en tout temps et en tout lieu, accompagné de la dotation d’une paire de Magnum.
Cette décision faisait suite à un accord signé seul par l’UFAP UNSa Justice… Triste bilan de leur trahison à l’issue de ce mouvement historique.
Un accord qui, rappelons-le, a lourdement pesé sur les personnels mobilisés, entraînant de nombreuses sanctions, et qui a ignoré les revendications fondamentales portées par FO Justice en matière de réformes statutaires et sécuritaires.
Aujourd’hui, voir ce même syndicat rejoindre la position que FO Justice défend depuis l’origine constitue un aveu clair : Ils reconnaissent implicitement s’être trompés. Les personnels apprécieront, car ils n’ont pas la mémoire courte.
FO Justice assume ses positions.
FO Justice ne signe pas d’accords au détriment des personnels.
FO Justice ne change pas sa ligne de conduite au gré du vent.
En tout état de cause, FO Justice continuera d’avancer, fidèle à ses engagements et déterminé à défendre sans concession la sécurité et les droits des personnel !
Depuis la prise de marché du 1er avril 2025, les personnels constatent jour après jour une accumulation de dysfonctionnements qui ne peuvent plus être tolérés. Trop, c’est trop.
ATELIERS : LE GRAND ABANDON
20 détenus employés par jour pour 620 présents. Ce chiffre parle de lui-même.
Pendant que l’on nous parle d’insertion et d’activité, la réalité est celle d’un secteur atelier laissé à l’abandon. Pas de responsable atelier, ni de conseillé d’insertion et d’emploi à temps plein.
Faut-il comprendre que faire travailler les détenus n’est pas une priorité pour SODEXO ?
DISTRIBUTION DU LINGE : DES ABSENCES INEXPLICABLES
Dans plusieurs bâtiments, l’absence de personnel SODEXO lors des distributions a été constatée par l’encadrement.
Encore une fois, les agents doivent pallier les carences du prestataire.
KITS HYGIÈNE ET CORRESPONDANCE : DES RETARDS QUI DURENT
Des retards répétés qui dégradent les conditions de détention, génèrent des tensions et alourdissent inutilement la charge des équipes.
Un service censé être basique devient un problème quotidien.
TÉLÉVISIONS ET FRIGOS : UNE GESTION À LA DÉRIVE
Dès que l’agent dédié est absent :
Plus de suivi. Plus de distribution. Plus de solution.
Une organisation fragile, dépendante d’une seule présence, indigne d’un prestataire censé assurer une continuité de service.
SÉCURITÉ : DES RÈGLES RAPPELÉES… ET IGNORÉES
Cuisine, blanchisserie, maintenance :
Contrôles de caisses non systématiques
Absence de personnel SODEXO alors que des détenus sont présents
Grille d’accès au quai compactage laissée ouverte
Ces manquements répétés ne sont pas de simples oublis : ce sont des prises de risques inacceptables.
RELATIONS DE TRAVAIL : LE MÉPRIS EN PRIME
Aucune ligne claire du responsable de site, une collaboration devenue extrêmement dégradée, une administration sommée de s’adapter en permanence.
Des propos rapportés de la responsable Service à la personne « De toute façon vous êtes loin d’être exemplaires les surveillants, je vais faire en sorte de vous piégez désormais » interrogent profondément sur la considération portée aux personnels pénitentiaires.
UNE QUESTION RESTE POSÉE : QUI EST LE CLIENT ?
NOUS REFUSONS DE CONTINUER À SUBIR.
Les personnels pénitentiaires n’ont pas vocation à compenser les manquements d’un prestataire privé.
LE BUREAU FO JUSTICE ARGENTAN EXIGE SANS DÉLAI :
Le respect strict des obligations contractuelles
Une présence effective et constante des équipes SODEXO
L’application immédiate et totale des règles de sécurité
A maintes reprises le bureau local FO Justice Borgo a alerté la direction du CP Borgo et la DISP Marseille sur la situation catastrophique de notre établissement.
Ce début d’année nous démontre que l’on peut encore tomber plus bas !
Lorsque nous demandons à l’équipe de direction comment serait composée l’escorte ELSP lors d’une extraction médicale d’urgence d’une personne détenue de niveau escorte 3 ou 4, on nous répond que le panachage est possible et que l’on peut se passer de la présence d’un brigadier-chef encadrement.
C’est faux !
Il faut au minimum 3 agents habilités ESP et la présence d’un brigadier-chef encadrement. Ce n’est pas FO Justice Borgo qui le dit mais la note du DAP du 20 février 2025 !
Quand on alerte le directeur sur le manque de personnels de surveillance, de personnels techniques, de personnels administratifs, de brigadiers-chefs encadrement et d’officier et qu’on lui demande ce qu’en pense nôtre Direction Interrégionale, la réponse fait froid dans le dos : « je rend compte par des notes d’ambiance et je n’ai pas de réponses ».
Cela explique le fait que notre taux de couverture de postes de notre établissement baisse de plus en plus dans le classement de la DISP de Marseille.Cela explique également que l’on ne sait plus maintenant qui fait quoi, avec des agents multitâches.
Cela explique que l’on découvre des services pour en couvrir d’autres et mettant en difficulté les agents.
Cela explique que des surveillants fassent le travail de brigadiers-chefs encadrement ou même d’officier alors qu’il y en a de disponible à un poste qui n’existe pas.
Cela explique que des brigadiers-chefs expertise fassent le travail d’officiers, ou qu’on leur donne d’autres fonctions en plus de ce qu’ils doivent faire.
Cela explique que les brigadiers-chefs de roulement « tournent » comme des avions depuis de trop nombreux mois.
Cela explique que les agents postés explosent le nombre d’heures supplémentaires, et le pire est à venir.
Ajoutons à cela des décisions de la direction qui sont pour nous peu compréhensibles (et le mot est faible), cela explique enfin que de trop nombreux personnels ont le moral au plus bas, que l’ambiance est tendue et que certains agents craquent car ils ne sont pas protégés.
Bref, si l’on résume tout ce qui est écrit précédemment, on constate que le protocole d’Incarville ne sert à rien au CP Borgo. La doctrine ESP n’est pas respectée, l’article 33 relatif à la charge de travail des agents est balayée d’un revers de manche (on attend toujours les réunions avec les différents services).
Sans engagements concrets de la DISP de Marseille, FO Justice Borgo prendra ses responsabilités et s’engagera dans des actions fortes !
L’ouverture de négociations sur l’évolution statutaire des directeurs de la PJJ par la Direction Nationale s’inscrit dans un contexte de mutation profonde de la justice des mineurs et notamment des réformes à la PJJ (CJPM, UJPE notamment). Notre organisation syndicale considère que cette réforme doit impérativement aboutir à l’intégration du corps dans le périmètre de l’encadrement supérieur de l’État (Catégorie A+). Cette mutation repose sur une convergence nécessaire entre la réalité des responsabilités exercées et le cadre juridique et budgétaire qui les régit.
Seule organisation syndicale à revendiquer le passage en A+, nous avons obtenu une bilatérale avec le Directeur de la PJJ le 26 février 2026 en attente d’une rencontre avec Le Garde des Sceaux.
I.La section DS FO Justice PJJrappelle la réalité des responsabilités de direction
Le directeur de service ou d’établissement PJJ assume aujourd’hui des fonctions qui dépassent largement le cadre historique de l’encadrement éducatif.
– Une complexité décisionnelle accrue : La mise en œuvre du Code de la Justice Pénale des Mineurs (CJPM) a renforcé la dimension juridique du pilotage. Le directeur est le garant de la légalité des parcours, sous le contrôle étroit de l’autorité judiciaire, dans un environnement où la réactivité est devenue la norme.
– La gestion des risques et la responsabilité pénale : À l’instar des chefs d’établissements pénitentiaires, le directeur PJJ porte une responsabilité civile et pénale directe, notamment dans la gestion des incidents, de la protection des mineurs et de la sécurité des agents. Cette exposition permanente aux risques juridiques est le marqueur d’un emploi de catégorie supérieure.
– Le pilotage d’organismes médico-sociaux (ESSMS) : La gestion des structures PJJ impose la maîtrise des cadres budgétaires et réglementaires de l’action sociale (loi 2002-2). Les directeurs pilotent des Budgets Prévisionnels et conduisent des démarches d’évaluation de la qualité exigeantes, identiques à celles pratiquées dans les secteurs sanitaires et médico-sociaux de l’État qui sont récemment passés en catégorie A+. Les directeurs PJJ appliquent aussi les obligations relatives aux ERP et gèrent la maitrise des risques.
II.La section DS FO Justice PJJexige la convergence indiciaire et indemnitaire
La reconnaissance du caractère A+ du corps doit se traduire par une refonte des grilles de rémunération, afin de mettre fin à une asymétrie de traitement persistante au sein de la fonction publique.
– Harmonisation de la grille indiciaire : La comparaison avec les directeurs des services pénitentiaires (DSP) révèle un décrochage significatif. Nous préconisons un alignement des indices de début de carrière et des indices sur les standards de l’encadrement supérieur du ministère de la Justice.
– Refonte du régime indemnitaire (RIFSEEP) : Le régime indemnitaire actuel ne valorise pas suffisamment les sujétions spécifiques à la PJJ. Il est nécessaire de rehausser les plafonds de l’Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise (IFSE) pour qu’ils soient cohérents avec ceux des corps comparables de la haute fonction publique, prenant en compte la permanence du service et la technicité du management pluridisciplinaire.
III.La section DS FO Justice PJJexige la fluidité du déroulé de carrière et l’attractivité
La réforme doit briser le “plafond de verre” qui limite l’évolution des directeurs PJJ au sein du ministère et de l’interministériel.
– Refonte des règles d’accès au hors classe (qui ne sont pas si claires en dépit de la grille de notation) et augmentation du nombre de places dédiées (par la LA et l’examen) : À l’instar des autres corps de direction, l’accès aux échelons les plus élevés doit être facilité pour permettre de pourvoir les postes fonctionnels au lieu de faire appel à des contractuels ou des détachements entrants pour des postes stratégiques nécessitant une connaissance métier et des enjeux techniques et managériaux.
– Interopérabilité statutaire : L’alignement sur le statut A+ doit permettre une mobilité réelle vers les emplois de direction de l’État (sous-préfectures, directions départementales interministérielles, administration centrale). Actuellement, la différence de statut constitue un frein à la reconnaissance de l’expertise des directeurs PJJ hors de leur direction d’origine. Or, les pouvoirs publics par la loi de transformation de la fonction publique, appellent de leurs vœux une plus grande fluidité des parcours et une agilité des cadres.
IV.La section DS FO Justice PJJexige l’équité
Les directeurs PJJ gèrent des politiques publiques multiples et complexes (prévention de la délinquance, prévention de la radicalisation, santé, insertion …) pourtant, ils ne bénéficient pas d’un statut A+.
Au sein du ministère de la Justice, la récente réforme du corps des directeurs des services pénitentiaires a acté leur passage en catégorie A+. Le maintien des directeurs PJJ en retrait de cette évolution crée un risque d’attrition des compétences et une perte d’attractivité pour les concours externes et une perte d’attractivité plus largement pour le métier (détachements, mise à disposition, réorientations professionnelles et départs massifs), au détriment de la qualité de la prise en charge des mineurs. Nous rappelons que les directeurs sont de surcroit des managers de managers (cadres intermédiaires) et que les équipes pluridisciplinaires sont composées en grande partie d’agents de catégorie A (éducateurs, psychologues etc…et les CADEC) donc cet alignement catégoriel est un non sens en regard des responsabilités qui incombent aux directeurs PJJ (volume horaire exponentiel fondé sur l’article 10, gestion des risques et incidents, management multi-sites, partenariats multiples, gestion SST, gestion de budgets importants, etc…)
PourLa section DS FO Justice PJJ, la transformation du corps des directeurs de la PJJ en corps de catégorie A+ n’est pas une simple revendication pécuniaire, mais une mesure de justice administrative. Elle vise à doter la Protection Judiciaire de la Jeunesse de cadres supérieurs reconnus, mobiles et rémunérés à la hauteur des enjeux régaliens qu’ils servent.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’une dégradation progressive.
Il s’agit d’un établissement qui tient uniquement par le sacrifice de ses personnels.
Manque d’effectifs structurel, Postes vacants laissés sans réponse. Surpopulation installée.
Matelas au sol banalisés. Incidents en hausse constante. Agents épuisés, usés, exposés.
Cette situation est dangereuse. Et elle l’est en pleine connaissance de cause.
LES RESPONSABILITÉS SONT ÉTABLIES.
Ce n’est ni la fatalité ni le hasard. C’est le résultat :
D’un organigramme inadapté et jamais corrigé sérieusement.
D’alertes répétées et ignorées.
D’une gestion déconnectée des réalités du terrain.
D’un choix assumé de faire tenir le système sur le dos des agents.
FO Justice le dit clairement : L’INACTION DEVIENT UNE FAUTE.
FO JUSTICE REFUSE D’ÊTRE LE TAMPON DU SYSTÈME.
Nous refusons que la surcharge devienne la norme, que la souffrance au travail soit banalisée
Nous refusons que l’on attende l’accident grave pour réagir et que les agents paient l’addition d’une gestion défaillante.
Le temps des explications est terminé. Le temps des responsabilités doit commencer.
FO JUSTICE EXIGE
Une révision immédiate de l’organigramme, avec un effectif adapté, avec un plan d’action écrit, daté et contrôlable, des décisions concrètes pour améliorer et sécuriser les conditions de travail.
PAS DANS SIX MOIS. PAS APRÈS MOULTES RÉUNIONS. MAINTENANT.
CSA extraordinaire : L’HEURE DE VÉRITÉ.
La tenue en urgence d’un CSA extraordinaire, entièrement consacré à la situation de la Maison d’arrêt d’Epinal, a été validé par la direction.
FO justicey portera une seule exigence : Des actes.
Les agents ne sont pas une variable d’ajustement, ils sont la colonne vertébrale de cet établissement…Et aujourd’hui cette colonne est en train de rompre…