Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Uzerche : Merci

Le syndicat local FO Justice du CD d’Uzerche tient à remercier l’ensemble des personnels qui se sont mobilisés aujourd’hui suite à l’appel des organisations syndicales.

Nous avons tous été profondément choqués par la lâche agression subie hier par notre collègue. En signe de solidarité, vous avez répondu présents dès 6h00 ce matin devant les portes du CD.

Nos revendications locales étaient claires à la suite de cette agression :

Le transfert de l’agresseur à l’issue de sa peine de QD

Le transfert de quatre autres détenus perturbateurs n’ayant plus leur place au sein de notre structure

Le Directeur interrégional s’est engagé sur ces transferts auprès de notre Secrétaire Régional.

Pour FO Justice CD d’Uzerche, ces transferts ne constituent pas une fin en soi.

Nous demandons à la direction locale une révision de ses positions concernant la réorganisation des effectifs, indispensable pour garantir la sécurité et les conditions de travail des personnels.

FO Justice revendique depuis de nombreuses années des moyens plus importants en détention pour gérer la relation parfois conflictuelle avec la population pénale.

Nos revendications n’ont pas changé et la sécurité des personnels n’est pas négociable.

FO Justice exige immédiatement :

Le déploiement et la dotation généralisée de bombes incapacitantes pour l’ensemble des personnels de surveillance.

Le déploiement des caméras-piétons et du pistolet à impulsion électrique (PIE).

Une accélération urgente de la mise en place des dispositifs anti-drones.

Ces mesures sont concrètes et peuvent être déployés rapidement.

Ce n’est qu’une question de moyens financiers et de volonté !!!

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

CAP des Greffiers du 29 janvier 2026 : Compte rendu

Chères, Chers Collègues,

La première CAP des greffiers s’est déroulée cette année le 29 janvier 2026.

L’ordre du jour a été très chargé et pour pouvoir étudier correctement tous les dossiers nous avons siégé toute la journée.

La direction nous a rappelé en amont le nombre de recrutement dans le corps de cadre greffier, en précisant que 39 places n’avaient pas été attribuées à l’examen professionnel de septembre 2025 (en lien avec une notation trop basse lors des épreuves).

Elle a rappelé que pour le recrutement au choix de l’année 2026 il y avait eu 1200 dossiers pour 700 places, en précisant que le choix avait été fait en regardant les fonctions d’encadrement, l’équilibre géographique, et les avis hiérarchiques sans qu’il n’y ait de blocages.

► 300 places seront ouvertes à l’examen professionnel de 2026.

Pour le greffier principal au choix, devant la déception des collègues non promus, la direction nous a précisé qu’elle demanderait une augmentation du nombre de poste à pouvoir pour reconstituer le vivier de greffiers principaux.

Sur ces deux promotions, nous ne pouvons que vous encourager à passer les examens professionnels (Un groupe WhatsApp existe pour nos adhérents permettant de vous aider dans les révisions et d’échanger avec les collègues) et à nous saisir pour les recrutements au choix afin que nous puissions soutenir vos dossiers.

Si un syndicat a fait remonter son opposition aux groupes de travail DPMO (direction de projet modélisation des organisations) à FO Justice nous avons assisté à toutes les réunions et souhaitons que ce groupe de travail continue à fonctionner.

Il nous semble impératif de continuer à travailler sur des fiches métiers comme celles des attachés de justice afin que chacune de leur mission soit définie et encadrée. Nous veillons à ce que les compétences des uns n’empiètent pas sur celles des autres.

FO Justice ne voit pas d’un mauvais œil la présence de nos collègues attachés de justice qui sont présents pour assister dans leur tâche les magistrats au quotidien.

Cette CAP nous a encore démontré, ce que nous dénonçons sans relâche, qu’il est primordial d’accorder le temps nécessaire à la formation en juridiction de nos collègues stagiaires. Et pour cela, il faut que nos collègues ne soient plus en souffrance avec une énorme surcharge de travail.

Nos collègues stagiaires en situation de handicap se retrouvent parfois en difficulté par manque d’adaptabilité de leur poste de travail et le manque de formation des encadrants.

À FO Justice nous ne cesserons de travailler pour une meilleure inclusion de nos collègues en situation de handicap. Nous devons leur tendre la main pour que nous soyons tous sur un même pied d’égalité.

Sur les recours en notation nous ne pouvons que constater leur nombre grandissant. Ils révèlent souvent une situation de souffrance de nos collègues en juridiction et doivent nous alerter.

La direction nous a précisé qu’un rappel serait fait sur la formation des directeurs de greffe à l’ENG afin que chacun comprenne l’importance de la notation et son annualité (et oui il y a encore des juridictions où nos collègues ne sont pas évalués chaque année, c’est pourtant un droit !).

Sur les recours concernant le CPF la direction nous a précisé que conformément à l’arrêté ministériel du 17 décembre 2028, les plafonds sont fixés à 3 000 euros mais dans la limite des crédits disponibles.

Nous avons soutenu 5 des dossiers de nos collègues stagiaires et ne pouvons que vous encourager dès les débuts de la scolarité à l’ENG a nous contacter afin que nous puissions vous soutenir en cas de difficulté.

Nous sommes évidemment aussi présents dans les juridictions grâce à nos délégués qui sont là aussi pour vous venir en aide sur vos recours en notation et autres demandes.

FO Justice sera toujours là pour vous représenter dans les différentes instances et faire entendre votre voix !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Condé-sur-Sarthe : Agression inacceptable sur un agent et un officier

Le bureau local Force Ouvrière Justice dénonce avec la plus grande fermeté la grave agression survenue aujourd’hui au sein de l’établissement.

L’agent du PIC MC2 a alerté l’officier de bâtiment concernant le comportement du détenu K…. particulièrement agité, proférant des menaces via l’interphonie de cellule et causant un tapage important sur la coursive.

L’officier s’est immédiatement rendu sur place afin de procéder au recadrage de l’individu.

Lors de l’ouverture de la cellule, le détenu, dans une posture manifestement agressive, s’est immédiatement jeté sur l’officier.

Il lui a porté un coup de poing, atteignant son épaule, coup initialement destiné à son visage.

Grâce à la réactivité et au professionnalisme des deux agents présents, l’individu a été rapidement maîtrisé. Toutefois, lors de l’intervention, celui-ci a réussi à mordre violemment l’un des agents au bras, provoquant une blessure saignante.

Le verdict est sans équivoque : nos collègues ont été victime d’une agression caractérisée dans l’exercice de leurs fonctions.

Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à les féliciter pour le professionnalisme démontré et se tient à leur disposition pour les accompagner dans les démarches administratives et judiciaires s’ils le souhaitent.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Osny : Revendications portées auprès de la DI et de la DAP

À la suite du mouvement de blocage du lundi 2 janvier 2026, une délégation FO Justice a été reçue ce jour par la Direction Interrégionale (DI) et la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) au Centre pénitentiaire d’Osny-Pontoise.

Cette réunion a permis de porter des constats précis de terrain ainsi que des revendications opérationnelles visant à garantir la sécurité des personnels, la continuité des missions et l’attractivité de l’établissement.

1. Sécurisation du poste de contrôle

Les agents ont alerté sur des intrusions récurrentes d’individus non identifiés au sein du domaine pénitentiaire.

Revendications portées :

Renforcement immédiat des dispositifs de filtrage.

Fluidification des flux entrants et sortants.

Contrôle strict et systématique des accès.

Objectif : rétablir un niveau de sécurité conforme aux exigences d’un établissement de cette capacité.

2. Sous-effectif structurel et surcharge opérationnelle

Les équipes fonctionnent actuellement avec 9 à 10 agents par service, pour un établissement affichant :

80 % de taux d’occupation théorique, mais

198 % de surpopulation pénale réelle.

Cette distorsion génère :

Une charge de travail critique.

Une dégradation des conditions d’exercice.

Une exposition accrue aux risques professionnels.

Le manque d’effectifs concerne l’ensemble des corps :

Officiers

Gradés

Surveillants

Personnels SPIP

3. Impact sur les missions du SPIP

La pénurie d’agents en détention désorganise le fonctionnement global :

Difficulté à extraire les personnes détenues.

Audiences SPIP non assurées dans des délais normaux.

Accumulation des suivis en attente.

FO Justice a alerté sur les conséquences directes en matière de prise en charge et de prévention de la récidive.

4. Formation professionnelle insuffisante

Les agents dénoncent :

L’absence de formations adaptées.

Le manque de recyclages opérationnels.

Une préparation insuffisante face à la réalité carcérale actuelle.

FO Justice demande un plan de formation renforcé, aligné sur les contraintes réelles de l’établissement.

5. Hémorragie des effectifs non compensée

Plusieurs départs restent sans remplacement :

Radiations

Démissions

Mises à disposition

Disponibilités

Cette perte nette d’effectifs accentue mécaniquement la pression sur les équipes en place.

6. Moyens matériels — Tenues ELSP

FO Justice a exigé :

L’attribution de tenues adaptées pour les ELSP.

Un alignement sur les dotations existantes dans les autres établissements.

L’objectif est d’assurer cohérence opérationnelle, sécurité et reconnaissance des missions spécifiques exercées.

7. Fidélisation et attractivité des personnels

Plusieurs leviers ont été portés :

Solutions de logement pour les agents affectés.

Accélération des mises en paiement à la prise de poste.

Développement des NAS pour les officiers.

FO Justice rappelle que l’attractivité conditionne directement la stabilité des effectifs.

8. Retards administratifs et indemnitaires

Les personnels subissent :

Des lenteurs dans les démarches administratives.

Des retards de primes récurrents.

Une régularisation rapide a été demandée afin de rétablir la confiance institutionnelle.

Synthèse stratégique portée par FO Justice

FO Justice a réaffirmé que la situation actuelle n’est plus soutenable sans mesures fortes :

Renforts d’effectifs immédiats.

Sécurisation des accès.

Moyens matériels adaptés.

Reconnaissance indemnitaire.

Politique active de fidélisation.

L’organisation restera pleinement mobilisée pour obtenir des réponses concrètes et mesurables à court terme.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Baie-Mahault : Deux poids deux mesures !!!!

Chers collègues,

Le rôle de la direction, et plus largement celui de l’administration, est de garantir la sécurité de ses personnels face aux nombreuses agressions verbales et/ou physiques qu’ils subissent lors de leur service et de mettre à leur disposition tout élément pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions possibles. Et pourtant, un bon nombre de collègues se retrouvent nez à nez avec leur agresseur ; cela n’est pas normal. FO Justice Bémao dénonce avec fermeté cet état de fait car c’est un manque de respect total envers les personnels.

Pour rappel, une Capitaine avait reçu des coups de poing dans la « rue » de la part d’une détenue revenant de l’Unité de soins. L’autre incident, un Capitaine s’était fait agresser sur la cour de promenade CD ; le collègue qui s’était interposé a reçu aussi des coups. Ces deux agresseurs sont des détenus au profil psy, dont l’un était en rupture de soins.

Que font toujours ces deux personnes détenues dans nos murs. Pourtant, sous la colère des personnels, FO Justice Bémao avait demandé de suite leur départ de l’établissement. Comme nous l’avons toujours martelé : une personne détenue qui agresse les personnels n’a plus sa place dans nos murs. Notre demande de transfère est restée sans réponse, ni la direction, ni la DSPOM ne semble prendre l’ampleur du désastre, du mécontentement des personnels.

Pire, nous apprenons qu’un détenu (MOS) de Ducos est arrivé sur l’établissement hier après-midi. Ce personnage serait un perturbateur et aurait proféré des menaces verbales et écrites à l’encontre d’un Officier.

Ce n’est rien d’autre qu’une insulte supplémentaire pour agents du CP Bémao. Cette personne détenue, purgeant une peine de plus de 20 ans, et que Ducos ne veut pas, n’a pas sa place non plus sur le CP. D’autant plus que nos demandes de transferts de nos détenus sont souvent refusées par Ducos.

SA KI PA BON POU ZWA… PA BON POU KANNA !!!

En d’autres termes, si le CP de Ducos n’en veut pas, nous non plus, nous n’en voulons pas !

Par ailleurs, ce détenu a été positionné à la MA (il est en délais d’appel). Comment se passera la gestion de cet individu ? Aura -t-il un régime particulier ? Ne serait-ce pas un souci de plus pour les Agents ?

FO Justice Bémao refuse cette politique partiale, tant en matière de transferts des détenus, en matière de ressources humaines et structurelles.

Pour FO Justice Bémao, c’est purement et simplement une injustice inacceptable.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Châteauroux : Agression à la Maison d’Arrêt, la pression monte !

Ce jeudi 5 février 2026, à la maison d’arrêt, un collègue a été violemment agressé par le détenu M.T.M., qui lui a violemment claqué une porte au visage avant de lui cracher dessus. Le collègue s’est vu prescrire 3 jours d’ITT.

La veille, M.T.M. avait menacé deux collègues de leur « mettre une balle dans la tête », propos qu’il avait déjà tenus à l’encontre de deux autres agents le 27 janvier.

Que compte faire la Direction interrégionale concernant cet individu ?

Cela fait également des mois que nous demandons le transfert du détenu C., auteur de six agressions sur agents, et rien ne bouge.

Faut-il attendre que le détenu M.T.M. mette ses menaces à exécution pour que les choses évoluent ?

Faut-il attendre que les journaux titrent : « LE DRAME DU CP CHÂTEAUROUX » pour que les choses bougent ?

La surpopulation de la maison d’arrêt ne cesse d’augmenter.

Les collègues cumulent jusqu’à 150 heures supplémentaires trimestrielles. Ils sont épuisés.

FO JUSTICE CP CHÂTEAUROUX exige le départ imminent de ces deux individus.

FO JUSTICE CP CHÂTEAUROUX souhaite un prompt rétablissement au collègue agressé.

FO JUSTICE CP CHÂTEAUROUX félicite l’ensemble des collègues intervenus pour leur professionnalisme lors de cette agression.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Lorient-Ploemeur : Cadeau empoisonné, le CP n’est pas une poubelle sécuritaire !

Le bureau local Force Ouvrière Justice a appris avec une profonde indignation l’arrivée au Quartier d’Isolement d’un détenu au profil particulièrement inquiétant (Escorte 4).

Pour ceux qui auraient la mémoire courte, ce détenu est loin d’être un inconnu pour nos services. Le 16 mai 2018, il défrayait la chronique en s’évadant lors d’une extraction médicale, avec l’aide d’un complice bien connu de nos murs. À l’époque, son profil affichait clairement un fichage S pour radicalisation.

Face à cette arrivée aberrante, Force Ouvrière Justice pose la question :

Qui a pris la responsabilité d’offrir ce « cadeau empoisonné » aux personnels de Lorient ?

Le CP Lorient a-t-il vocation à devenir, en catimini, un Q.L.C.O sans en avoir ni les moyens, ni la structure, ni les effectifs ?

Introduire un tel profil dans notre établissement est une menace directe pour la sécurité de l’établissement et des personnels.

Force Ouvrière Justice exige le transfert immédiat de ce détenu vers une structure réellement adaptée à sa dangerosité.

Force Ouvrière Justice ne laissera pas les agents supporter les conséquences d’une gestion de la carte carcérale déconnectée de la réalité.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Orléans-Saran : Déclaration liminaire CSA FS du 06/02/2026

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les membres du Comité Social d’Administration Formation Spécialisée,

Cette instance revêt une importance capitale dans le suivi des actions et de processus d’accompagnement de l’administration pénitentiaire en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail.

En effet, notre structure ne fait pas exception à la dégradation des conditions de travail des personnels tous corps et grades confondus.

Le manque d’effectif et le nombre de contre-indications pour raisons médicales ne cessent de s’accroitre. Le sentiment d’abandon se développe (manque d’écoute, de soutien, inégalité de traitement, etc…) épuisement professionnel, risques psycho-sociaux…

Après une longue absence non remarquée de votre part Monsieur le Chef d’établissement, vos actions et inactions suite à votre retour en ce début d’année ne font que détruire encore un peu plus le personnel.

Comment pouvez-vous ajouter un agent de plus au sein d’un secteur déjà complet ? De ce fait, vous pénalisez le secteur d’affectation d’origine du dit agent. Peut-être que cette idée vous a été soufflée à l’oreille par une petite fée ou un mauvais charlatan !!!

A contrario, depuis le mois de juin 2025, vous laissez le service vestiaire à deux agents au lieu de trois.

Comment pouvez-vous laisser fonctionner un service RH sans responsable ? A certains moments, il n’y avait qu’un agent pour faire fonctionner le service. Sachez que le CPOS est le plus grand établissement de la DISP de Dijon et le nombre de dossiers a traité ne se compte pas sur les doigts d’une main.

Comment pouvez-vous laisser un secteur d’hébergement comme la MAF à l’ABANDON ? En effet, cela ne choque personne qu’un agent fasse la distribution du repas toute seule et sans encadrant pour toute la détention.

Que dire des différences de traitements face à des manquements professionnels ?

Plus c’est gros, plus ça passe !

Rien ne restera sous le tapis et chacun devra prendre ses responsabilités.

Que dire quand on constate que certains agents travaillent quatre longues journées consécutives puis un repos et enchaînent à nouveau quatre longues journées. Alors que d’autres, ont quasi une semaine de repos.

Pourtant monsieur le Chef d’établissement, vous savez bien où se trouve le problème et vous ne faîtes rien. Donc, nous ne pouvons qu’en déduire que vous êtes complice de ce genre de pratique qui détruit le personnel placé sous votre responsabilité.

Il n’est ni concevable, ni entendable qu’à la prise de service, un secteur d’hébergement puisse avoir qu’un agent ou un encadrant et deux voire trois agents alors que vous abondez où il n’y en a pas besoin.

Force Ouvrière Justice, ainsi que l’ensemble du personnel se demandent de façon légitime « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? ».

Force est de constater que les Risques Psycho-Sociaux sont réels.

Quand on croit avoir touché le fond, on continue à creuser et on creuse, on creuse.

Force Ouvrière Justice vous rappelle par contre que vous êtes garants de la sécurité du personnel placé sous votre autorité ainsi que de leur bien-être.

Les agents ainsi que leur travail méritent du RESPECT.

Force Ouvrière Justice continuera à se battre pour le bien-être, la sécurité et les conditions de travail du personnel du CPOS.

Les membres FO Justice du CSA FS

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Perpignan : Incendie de cellule au QI, un détenu décédé

Un incendie de cellule s’est déclaré cette nuit au quartier d’isolement aux alentours de 03h10.

L’alerte a été donnée par l’agent en poste au mirador, qui a immédiatement avisé le PCI après avoir constaté un dégagement de fumée au QI. Le PCI a aussitôt contacté le gradé de nuit, déclenchant l’intervention du piquet en cellule ainsi qu’une demande de renfort des sapeurs-pompiers.

Les secours sont intervenus rapidement :

03h30 : arrivée des premiers sapeurs-pompiers

03h40 : arrivée des renforts pompiers et du SMUR

Le détenu, grièvement brûlé, a été pris en charge par les équipes de secours. Malgré les tentatives de réanimation, celui-ci est décédé des suites de ses blessures.

Pour rappel, ce détenu avait été transféré en MOS (Mesure d’Ordre et de Sécurité) en provenance de Béziers le 02/02/2026, puis placé en CPROU sur décision de la cheffe de détention dès son arrivée. Il avait été affecté au quartier d’isolement à l’issue de cette mesure, le 03/02.

Les autorités se sont rendues sur place :

04h30 : arrivée de Monsieur le Procureur

04h40 : arrivée de la Police Scientifique

05h30 : arrivée du médecin légiste

06h00 : arrivée des pompes funèbres

FO JUSTICE CP PERPIGNAN tient à rappeler que par le passé, un incident de même nature s’était déjà produit. Notre organisation syndicale avait alors clairement dénoncé l’absence de détecteurs de fumée au quartier d’isolement.

Aujourd’hui encore, nous constatons de graves carences sécuritaires :

Absence de détecteurs de fumée

Une seule caméra en fonctionnement (la seconde étant hors service)

Absence d’interphone

FO JUSTICE CP PERPIGNAN a déjà interpellé l’administration par écrit sur la sécurité de ce secteur. Force est de constater qu’à ce jour, la sécurité, tant des personnels que des détenus, n’est toujours pas assurée.

Nous exigeons que des mesures immédiates soient prises afin de garantir des conditions de sécurité conformes et d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN tient néanmoins à féliciter l’agent en poste au mirador pour sa vigilance et sa réactivité, ainsi que l’ensemble de l’équipe de nuit qui, malgré un sous- effectif chronique, a fait preuve d’un professionnalisme exemplaire lors de cette intervention

Lire le communiqué