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Prison de Rochefort : La Mafia rochefortaise

Pressions, menaces, mensonges, tractations, 49-3 déguisés… tout est bon pour contrer certains et satisfaire d’autres. On se croirait dans le milieu de la politique.

Beaucoup d’exemples sont à déplorer mais ils sont surtout à dénoncer, tellement l’ambiance devient délétère.

Des agents, des personnels administratives et des personnels techniques sont les proies de plusieurs personnes qui pensent détenir le collier d’immunité.

Donnons la parole au n°1 :

« Celui qui n’est pas content ‘Dégage !’et demande sa mutation »

« Tous les charentais et maritimes sont des consanguins »

« Il devrait y avoir des CAP spéciales handicapés » propos tenus à un personnel TH qui subit également des pressions parce que dixit n°1 « Elle est mauvaise » Systématiquement « Tout est de la faute des surveillants »

Le poste de MDS n’est jamais proposé aux CAP des spécialistes « Aucun intérêt. Personne ne veut venir. » Comment peut-il le savoir ?

« Ça ne sert à rien de voter autre chose que ça (pas de changement), de toute façon, c’est moi qui décide à la fin » propos tenus à plusieurs surveillants.

La fameuse démocratie rochefortaise : vote « ouvert » autrement dit à main levée afin de savoir qui vote quoi. Cela permet de pouvoir mettre la pression sur certains. Puis faire voter 2 gradés sur 3 (le 3ᵉ étant FO) et un officier (!), histoire que l’issue du vote permette d’aller dans le ‘bon sens’ décidé par n°1 et ceux qui gravitent autour.

« C’est moi le patron. C’est moi qui décide » concernant des tas de mouvements alors que les détenus sont en promenade : la porte ne devrait plus être ouverte.

Faire voter les chefs est l’idée d’un gradé de détention qui se trouve plus légitime que les postes-fixes pour passer des douches ; et il croit dur comme fer à ce qu’il dit.

Un personnel technique, qui a eu l’outrecuidance de refuser un ordre illégal, a vu le n°1 foncer sur lui pour en venir quasi aux mains. Heureusement que le moniteur de sport était présent sinon que ce serait-il passé ? Certains personnels administratifs ne sont pas épargnés par les excès d’autorité de n°1.

On peut parler aussi des menaces de retrait de jours de congés, si l’agent ne reprenait pas une journée après son arrêt, alors qu’il était en CA. Il faudrait peut-être commencer à connaître les textes.

Il y a aussi l’impossibilité qu’un surveillant change avec une surveillante, si 2 d’entre elles se retrouvent sur le même service (de jour ou de nuit). Vision rétrograde qu’une femme ne peut pas faire des interventions aussi bien qu’un homme. Pourtant, en cas de besoin, cela ne les dérange pas.

Existe-t-il un règlement intérieur dans cette Maison d’Arrêt ?

Nous pouvons passer au CDD adjoint (ancien 1er svt sur place), qui a sans doute oublié d’où il venait, comme d’autres d’ailleurs. C’est un peu le clone de n°1.

Après qu’une Brigadière-Cheffe se soit fait agresser (repas chaud balancé au visage), ni lui, ni le CDD de l’époque ne sont venus auprès d’elle pour la soutenir ou savoir ce qu’il s’était passé. La seule chose qu’il lui a dit, tout en rigolant, alors qu’il s’empressait de partir en repos : « Tu ne sais pas manger ».

Bel exemple de solidarité entre collègues, mais surtout du ‘je m’en foutisme’. Espérera-t-il du soutien si lui se fait agresser ?!

Le plus drôle c’est que n°1 s’est vanté d’avoir tout géré… alors qu’il était absent. Un vrai magicien. Partout et nulle part à la fois.

Que dire aussi du fait qu’un agent a dû remettre un portable et son chargeur là où il l’avait trouvé, pendant une fouille de cellule programmée par ce même gradé, par peur de représailles du détenu.

Que dire du « Il commence vraiment à m’emmerder. Je vais m’occuper de lui », très loin de l’agent concerné, parce qu’il osa plusieurs fois demander quelqu’un pour se mettre au portique, à la fin des promenades, comme il se doit.

Que dire du fait qu’en tant que gradé Origine, il est incapable de gérer des VSD sur une année pour… 19 agents. Heureusement qu’il est à Rochefort.

Que dire de son refus de se déplacer, alors qu’il est d’astreinte, lors d’un service de nuit, le 31 décembre, alors qu’une porte de cellule était bien endommagée, suite à de nombreux coups de pieds d’un détenu… et de dire, quelques jours plus tard, à un autre collègue « Évites de me réveiller pour pas grand-chose ».

Il y en a tellement à dire… Malheureusement.

La Maison d’Arrêt est devenue un lieu de villégiature pour les PPSMJ, tous heureux d’apprendre, à leur sortie du tribunal, qu’ils sont affectés à Rochefort.

Douches quand ils veulent, du lundi au vendredi (et même les jours fériés !!!), du matin au soir.

Elle n’est pas belle la vie ?!

Par contre, les vilains petits canards de Force Ouvrière (et proches) ne rentrent pas dans les cases de la mafia, trop demandeurs d’améliorations de travail tout à fait logiques. Mais ces changements dérangeraient sans doute les détenus et les obligeraient à se lever le matin, mais également certains collègues de l’UFAP qui ne sont pas adeptes du changement. Ils préfèrent se ranger du côté de la direction et continuer d’être soumis aux désidératas de la population pénale et du même coup de la direction.

Force Ouvrière n’a aucune leçon à recevoir de qui que ce soit, surtout quand on voit ce qui se passe et se dit, sans vergogne aucune.

Ceux qui veulent changer les choses doivent subir l’infantilisation systématique et la médiocrité qui gangrène la Maison d’Arrêt de Rochefort. Paix sociale oblige !

Et surtout :

« Celui qui n’est pas content ‘Dégage’ et demande sa mutation »

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PJJ : Droit de réponse

Cher(e)s collègues,

La Directrice de la PJJ est sortie de son légendaire silence pour s’adresser par écrit à la plèbe du social et porter assistance à la DIR Grand Nord. Nous aurions pu imaginer, dans un contexte de qualité de vie au travail, que la Directrice de la PJJ use de sa plume pour apporter un soutien inconditionnel aux agents lassés d’une surcharge de travail, exposés à une violence quotidienne et confrontés à des conditions de travail dégradées.

EH BIEN NON !

Les prolétaires du social ne sont pas au cœur des préoccupations de notre direction. La priorité absolue est de préserver le bien-être de la caste.

De manière inédite dans l’histoire du syndicalisme à la PJJ, la directrice a dénoncé l’attitude de notre organisation syndicale qui a osé dénoncer des inepties. On nous reprocherait d’avoir eu l’outrecuidance de pointer la désignation du DIR adjoint après une très longue expérience de quelques mois en qualité de directeur des missions éducatives.

On nous reprocherait également le terme « profiteurs » qui visait ceux qui tirent profit de la situation pour ne pas faire leur travail.

Compte tenu des circonstances exceptionnelles et de l’honneur que nous fait la Directrice de la PJJ, FO Justice PJJ souhaiterait profiter de cette tribune pour faire son introspection et adresser ses plus sincères excuses.

NOUS SOMMES VRAIMENT NAVRES D’AVOIR FAIT DU SYNDICALISME. MESDAMES ET MESSIEURS, L’ÉLITE DE LA NATION PJJ, PARDON !!!

En effet, au nom de quel principe une organisation syndicale s’érigerait-elle contre l’oligarchie PJJ pour dénoncer des nominations surprenantes, pour ne pas dire fulgurantes ?

Au nom de quelle idéologie, une organisation syndicale refuserait-elle l’entre-soi, le copinage, la cooptation et les listes d’aptitudes à géométrie variable ?

Au nom de quelle philosophie, une organisation syndicale servirait-elle de tribune à des directeurs ou CADEC frustrés, bloqués dans leur déroulé de carrière et contraints à l’immobilisme en raison de critères autres que la compétence ?

Au nom de quelle valeur une organisation syndicale s’insurgerait-elle contre l’obligation de mobilité imposée à certains cadres et pas à d’autres ?

FO Justice PJJ exprime ses regrets auprès des collègues, car, a priori, nous ne sommes pas allés suffisamment loin dans la dénonciation.

Par conséquent, au-delà du fait que nous contestons les modalités de recrutement des hauts cadres de la PJJ, notre organisation syndicale va saisir la chancellerie pour une demande d’inspection sur les modalités de choix des cadres d’en haut. Nous devons comprendre, dans un souci de transparence, pourquoi certains sont invités à quitter leur région et d’autres à traverser la rue.

Cher(e)s collègues,

Sachez que nous continuerons de militer pour garantir l’équité de traitement et l’égalité entre les agents. Nous ne céderons rien. Nous ne serons jamais un syndicat de complaisance qui assiste sans mot dire à un ballet de dupes.

Toutes les tentatives visant à nous museler renforceront notre détermination à dénoncer l’injustice par tous les moyens à notre disposition. Nous sommes honorés de représenter et défendre les prolétaires du social même si l’élite de la nation PJJ tente de nous réduire au silence.

Pour FO Justice PJJ, le combat ne fait que commencer.

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Prison de Villepinte : Fouille de cellule. Une succursale des opérateurs téléphoniques

Ce dimanche 23 juin 2024, les agents en poste dans le bâtiment A, ont une nouvelle fois portés un sacré coup de frein, lors de la fouille programmée d’une cellule de nos pensionnaires.

Les découvertes sur le bâtiment A ont été fructueuses :

– 7 téléphones

– 12 câbles de chargeurs

– 9 blocs de chargeurs

– 6 grammes de résine de cannabis

– 1 chrome cast

– 1 télécommande Google home

– 5 puces

– 1 amazone stick

Le bâtiment A est vraiment gangréné par le trafic et les nombreuses saisies témoignent du travail remarquable opéré par les agents dans le croisement de leur information.

Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les agents qui ont effectué les différentes fouilles.

Le bureau local Force Ouvrière Justice demande des lettres de félicitation aux agents qui on participe à cette découverte.

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Bureau Interrégional FO Justice des Hauts-de-France

Réuni le 19 juin 2024 au Centre Pénitentiaire d’Annœullin, le bureau interrégional FO Justice des Hauts-de-France constate, dénonce et propose les éléments suivants :

En préambule

Nous réaffirmons notre principe fondateur : l’UISP FO Justice des Hauts de France est un syndicat apolitique. En conséquence, chacun est libre d’avoir ses opinions et ses convictions personnelles et politiques. Le seul intérêt qui prévaut en son sein est celui des personnels tous corps et grades confondus.

CONSTATATIONS

1. Surpopulation Carcérale

– Le bureau interrégional constate que nous battons chaque semaine des records de surpopulation carcérale. Il y a urgence à agir. Nous souhaitons que des mesures d’urgence soient prises afin que nous puissions effectuer nos missions dans des conditions satisfaisantes.

2. Sous-effectifs en Personnels

– Les sous-effectifs restent élevés au sein de nos structures, engendrant fatigue et usure chez les agents. En attendant les effets de la réforme statutaire, nous exigeons que les réorganisations de service ainsi que les plannings de détention soient révisés.

la création d’un centre régional de formation est une nécessité absolue. Les besoins en formation vont bondir face aux enjeux de la formation continue. La dotation de nouveaux équipements, de Prologiciel et de nouvelles réformes, telles que le surveillant acteur d’une détention sécurisée.

3. Dialogue Social

– À l’aube d’un renouvellement profond de nos interlocuteurs, à commencer par la directrice interrégionale, le dialogue social bien qu’existant doit être amplifié et nourri.

DÉNONCIATIONS

1. Absence de Réponses Concrètes

– Le bureau interrégional dénonce l’absence de réponses concrètes pour la plupart de ses saisies RH. Nous exigeons qu’à minima, une réorganisation ait lieu afin que nos interlocuteurs soient clairement identifiés et que des réponses puissent nous être apportées dans des délais acceptables.

2. Annulation de Formation Spécialisée

– Nous regrettons et dénonçons l’annulation de la formation spécialisée initialement prévue fin juin, puis reportée début juillet, avant d’être tout simplement annulée, à cause des congés de certains représentants des personnels d’autres organisations syndicales. Le contexte ainsi que la dégradation constante des conditions de travail des personnels auraient mérité une attention toute particulière.

3. Gestion des Accidents de Service

– La gestion des accidents de service est inacceptable, avec trop de dossiers en attente de décisions administratives. Nous réclamons que la journée de carence ne s’applique pas avant la décision.

4. L’obsolescence des moyens de communication

De plus en plus de sites ont du matériel vieillissant qui mériterait d’être totalement remplacé, il en va de la sécurité des personnels. Nous exigeons qu’un état des lieux soit réalisé.

PROPOSITIONS

1. Mise en Œuvre de la Réforme

– Nous réaffirmons notre volonté de voir la mise en œuvre de la réforme historique obtenue par nos instances nationales, le plus rapidement possible. La non mise en paiement de la régularisation de l’ICP le mois dernier est intolérable et reflète toute la considération que l’administration a de ses personnels.

2. Application du Protocole d’Accord

– Nous demandons que les avancées déclinées dans le protocole d’accord, signé par nos instances nationales, soient appliquées rapidement sur le terrain, à commencer par le déflocage et l’achat urgent de véhicules et de matériel, ainsi que l’organisation de formations dédiées.

3. Niveaux d’Escorte et Refus de Prêt de Main Forte

– En attendant la réactualisation des niveaux d’escortes et la réécriture de la doctrine ESP, nous regrettons que les refus de prêt de main forte des FSI n’aboutissent pas à l’annulation ou au report systématique de la mission. Le recours aux ERIS ou à l’auto-renfort, comme mentionné dans la note DISP d’octobre 2022, n’est pas une solution tenable à long terme.

4. Le Sécuritaire

– Il doit être rétabli sur l’ensemble des domaines exposés et pollués par les projections ou les drones. Il faut également revoir et retravailler intégralement les dispositifs suivants : glacis, caillebotis, grillages au-dessus des cours de promenade afin de lutter contre ces fléaux. Nous demandons la reprise du groupe de travail Interrégional sur la sécurité !

Enfin, nous ne saurions oublier le meurtre de nos collègues au péage d’Incarville le mois dernier. Cet événement tragique doit rester gravé dans nos mémoires et renforcer notre détermination à améliorer nos conditions de travail et de sécurité

CONCLUSION

Le bureau interrégional FO Justice appelle à des actions concrètes et immédiates pour répondre aux nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. Nous réaffirmons notre soutien à nos instances nationales. La mise en œuvre rapide des réformes est essentielle pour garantir des conditions de travail dignes et efficaces pour TOUS les personnels.

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Prison de Moulins-Yzeure : Blocage et dégradations

Comme une éternelle rengaine, voilà qu’une fois de plus nos demandes étaient bel et bien justifiées

Alors que nous réclamons (en vain) depuis bien trop longtemps que des transferts soient effectués et que nous alertons sur la situation de plus en plus critique du centre pénitentiaire, la preuve en a été hier (une fois de plus)

Lors du retour promenade en Maison d’arrêt côté droit vers 17h20, 37 détenus ont fait part de leur refus de réintégrer et de leur intention de bloquer celle-ci.

Préau incendié, grillage permettant l’accès en zone interdite détérioré, vitre brisée

La présence des agents armés ainsi que des ELSP a permis de contenir l’incident durant l’attente des ERIS de LYON et PARIS. A leur arrivée la réintégration a pu être effectuée. 3 mises en prévention + 1 placement au QI

Mais probablement mécontent de son placement au QD suite à cet événement, c’est par un incendie de sa cellule ce matin même que l’un d’entre eux a décidé de se manifester.

Monsieur le Directeur Interrégional qu’attendez-vous pour prendre enfin en compte l’ampleur du problème que rencontre le centre pénitentiaire de MOULINS-YZEURE ?

Des arrivées en MOS de plus en plus régulières, des demandes de transfert restant sans réponse, c’est un éternel scénario à sens unique que nous ne pouvons plus accepter. Engendrant une surpopulation carcérale de plus en plus importante mettant en danger les agents et le bon fonctionnement de l’établissement.

Le Bureau Local FO Justice exige des sanctions EXEMPLAIRES pour tous ainsi que des transferts rapides des meneurs de cet incident.

Le Bureau Local FO Justice souhaite que les réparations soient effectuées le plus rapidement possible et que des travaux de sécurisation soient entrepris afin de retrouver un semblant de sécurité dans cet établissement dit «sécuritaire»

Le Bureau Local FO Justice félicite l’ensemble des agents présents ainsi que les ELSP pour leur professionnalisme durant cet incident et remercie les ERIS pour leur intervention.

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Qui oublie son passé, n’a pas d’avenir !!!

L’Union FO Justice a pris connaissance des deux communiqués de l’Unsa Justice/USM concernant le protocole égalité femme/homme et la PSC.

Nous ne pouvons que nous réjouir d’apprendre qu’ils signeront ces deux projets essentiels pour tous les personnels du ministère de la Justice.

L’Union FO Justice a, elle aussi, fait savoir au secrétariat général que nous signerons ces deux protocoles, pour lesquels nous avons été force de proposition.

Cependant, nous nous devons tout de même de rappeler que, concernant l’égalité femme/homme, si les magistrats ont été associés, c’est à l’Union FO Justice qu’ils le doivent !

En effet, quand la question s’est posée, les magistrats ne participaient pas au vote à l’instance Ministérielle. Et l’Unsa justice, par la voix de Jean-François FORGET, son secrétaire général, s’était opposé à leur participation. Ce n’est que grâce à l’intervention de l’Union FO Justice auprès du cabinet du ministre de l’époque que l’on obtiendra un arbitrage favorable permettant aux magistrats de participer.

Concernant la PSC, là aussi l’Union FO Justice se doit de dénoncer l’attitude de l’USM, syndicat corporatiste, qui a tenté de prendre en otage les 90 000 fonctionnaires, menaçant de ne pas signer si nous ne cédions pas à leurs caprices.

Il aura fallu que l’Union FO Justice claque la porte d’une instance, et que l’administration et l’actuaire, chiffres à l’appui, leur rappellent que l’USM n’était pas l’alfa et l’oméga, et qu’avec ou sans eux, nous serions en capacité de négocier… ce qui, à l’inverse, n’était pas forcément vrai pour eux.

Vous l’aurez compris : le mariage de la carpe et du lapin, né d’une pure stratégie électoraliste, est aujourd’hui dans l’impasse !!!

Le drame du 14 mai où deux de nos collègues ont été exécutés et trois autres grièvement blessés en est le plus criant et terrible exemple : Alors que l’intersyndicale signe un relevé de décisions, l’USM n’attendra pas 24 heures, ni même l’hommage national et les obsèques de nos collègues, pour rejeter en bloc le relevé de décisions pourtant signé par l’UFAP UNSA justice.

Vous l’aurez compris, les revendications de l’UNSA justice s’effacent et disparaissent devant la seule et unique stratégie qui consiste à nouer des alliances de circonstance et d’opportunisme pour s’assurer d’être et de rester majoritaires aux élections professionnelles… quoi qu’il en coûte aux fonctionnaires du ministère de la Justice.

Quand l’USM désire, l’UNSA justice abdique !!!

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DISP PACA-Corse : STOP aux ordres abusifs !

L’Administration Pénitentiaire (AP) est un pilier essentiel de notre société, assurant sécurité, respect des droits et bon fonctionnement. Cependant, une pratique dangereuse persiste :

DES ORDRES SONT DONNÉS  SANS RESPECTER LES DIRECTIVES OFFICIELLES  ! !

Pour rappel, en 2008, Christian Chambrin, ancien directeur de la maison d’arrêt (MA) de Nice, a été poursuivi pour atteinte à la liberté individuelle et a témoigné devant le tribunal de Lyon avoir reçu un ordre téléphonique du procureur Éric de Montgolfier pour maintenir un détenu en détention malgré une ordonnance de libération.

➔ LE PROCUREUR A NIÉ CET ORDRE, AFFIRMANT QU’IL NE DONNAIT JAMAIS D’INSTRUCTIONS VERBALES

Cet incident révèle les dangers des ordres oraux et l’absence de traçabilité des décisions administratives.

Tout agent se doit de respecter les ordres légaux qui lui sont donnés. Cependant, toute consigne contraire à une directive claire de nos supérieurs ou d’un magistrat doit être remontée formellement et par écrit.

La transparence, l’intégrité et le respect des procédures sont cruciaux pour. garantir la légalité, l’efficacité de nos missions et la sécurité des agents !

RAPPELONS QUE TOUT ORDRE ORAL CONTREDISANT UNE DIRECTIVE OFFICIELLE PEUT AVOIR DES CONSÉQUENCES GRAVES !!! !!!……………..

Certains directeurs des services pénitentiaires (DSP) en établissement, défient ouvertement les directives de la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) de Marseille et des magistrats en donnant des ordres contraires. Cette pratique met en péril les agents opérationnels et peut entraîner des conséquences qui peuvent leur être préjudiciables !!!

Il est impératif que chaque supérieur assume la responsabilité de ses ordres et de leurs conséquences. Tout ordre contredisant une consigne officielle doit être formulé par écrit !!!

Pour FO Justice PACA-Corse, il est de notre devoir de veiller à la sécurité, la santé et le bien-être de tous les agents. Il est temps de dire stop aux supérieurs qui donnent des consignes orales contraires aux décisions officielles pour éviter d’être impliqués en cas de problème.

FO Justice PACA-Corse EXIGE des ordres écrits, clairs et conformes aux directives établies !

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Prison de Fleury-Mérogis : Formation spécialisée du Comité Social d’Administration 25 juin 2024

« On ne combat bien, que ce que l’on connait ».

Mr le Président, Mesdames, Messieurs les membres de la Formation Spécialisée du CSA.

En avant -propos, Force Ouvrière Justice souhaite évoquer au sein de cette instance l’immense douleur qui a frappé la communauté pénitentiaire et endeuillée des familles.

Le 14 mai 2024 restera à jamais une date noire dans l’histoire de la pénitentiaire. Pour rappel, un commando lourdement armé exécuta froidement 2 de nos collègues et blessa grièvement 3 autres dont certains garderont des stigmates à vie.

Plus d’un mois et 11 jours passés, les auteurs de cette barbarie sont toujours en cavale. La traque contre ceux pour qui « la vie n’a plus aucune valeur » doit être sans relâche et implacable pour qu’ils puissent être jugée et répondre de leurs actes odieux devant la justice des Hommes.

Difficile de faire une transition, tant que le traumatisme de la pénitentiaire prendra du temps pour cicatriser…

La Formation Spécialisée du CSA se réuni aujourd’hui dans un contexte local particulièrement alarmant où les conditions de travail des personnels sont fortement dégradées.

En effet, la surpopulation carcérale dopée à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques a dépassé la barre des 136% sur notre établissement pénitentiaire.

Parallèlement, le CP de Fleury-Mérogis n’a jamais connu une érosion de son effectif aussi abyssale. Il ne manquera pas moins de 180 personnels du CEA dont 23 brigadiers chefs et 21 personnels du CDC pour faire fonctionner ce vaisseau amiral.

Avec ses deux courbes inversées qui se disputent, la sécurité et la continuité des activités sont clairement impactées et menacées au sein de ce navire qui tangue dangereusement. Plus que jamais, la préoccupation des conditions de travail des personnels doit être au cœur de cette instance dans le respect de ses différents champs de compétences et des actions menées pour prévenir et prémunir des risques professionnels.

L’absentéisme ambiant, les agressions sous toutes ses formes, l’épuisement professionnel, la surcharge de travail , les contraintes dans l’organisation de service, le burn-out, les suicides des agents, les maladies longues durées, le stress chronique, les relations difficiles avec la hiérarchie ou les collègues, le manque d’écoute, le sentiment d’abandon, la perte d’autorité, la remise en cause de la parole de l’agent, la fuite des personnels vers d’autres administration sont des indicateurs et des ressorts qui caractérisent la dégradation de l’environnement socio-professionnels.

Ce constat du terrain doit faire réagir l’ensemble des acteurs de notre établissement pénitentiaire (la médecine du travail, le pôle STT, les organisations syndicales etc.…) pour formaliser des actions coercitives, proactives et efficaces.

Force Ouvrière Justice insiste sur l’élaboration d’un plan d’action locale de prévention et d’évaluation sur les risques psychosociaux (RPS).

C’est une priorité pour Force Ouvrière Justice pour répondre aux exigences d’un service public de qualité et bienveillant.

Se mettre des bandeaux sur les yeux c’est refusé de regarder la réalité, les causes de ce mal être au travail et d’anticiper les problèmes.

Certaines structures ne doivent pas être confinées comme de « véritable laboratoire des RPS ». La gestion managériale dubâtiment D4 est bien entendue pointée du doigt par notre organisation professionnelle.

Par ailleurs, la confirmation de cas de tuberculose au sein de notre établissement nous rappelle la nécessité d’une vigilance accrue et une sensibilisation des personnels pénitentiaires et de santé sur les maladies contagieuses en milieu carcérale fermé.

Comité médical

Une problématique majeure a été identifiée concernant les médecins statuant lors de cette instance. Ces professionnels de santé ne connaissent pas les spécificités propres à notre profession. De surcroit une réflexion doit être menée pour une meilleure gestion des dossiers étudiés et notamment sur le renforcement du protocole statutaire des fonctionnaires.

Actuellement, de nombreux dossiers d’ATI (Accidents du Travail et d’Incapacité) et d’AT (Arrêts de Travail) sont en souffrances au regard du non-respect du délai de 18 mois de prise en charge par un médecin expert diligenté par l’administration.

Les conséquences administratives et financières pour les agents en CITIS (Congé pour invalidité temporaire imputable au service) sont non négligeables. Ceux-ci après passage en commission médical retrouvent leur CITIS non imputable au service et de se fait transformer en (CMO) avec toutes les conséquences qui en découlent.

– Frais médicaux à régulariser.

– Trop-perçus à rembourser.

– Proratisation des congés annuels avec ricochet sur les congés bonifiés.

Réglementation liée aux produits d’entretien

Le mardi 18 juin 2024 une intoxication aux gaz toxiques consécutivement à une mauvaise utilisation d’agent chimique a nécessité l’évacuation et la mobilisation d’un dispositif spécifique conséquent pour circonscrire l’incident. De plus quatre personnels ont été évacués en urgence relative vers les hôpitaux par les pompiers.

Par conséquent, il est important de respecter et de faire respecter la réglementation en vigueur dans le cadre de l’utilisation de produits d’entretien pour garantir la sécurité des agents et des usagers.

Les dangers d’exposition aux produits chimiques utilisés durant les activités de maintenance ou d’entretien doivent être maitrisés.

Une formation adéquate doit être dispensée aux personnels concernés.

Un plan doit être établi pour chaque secteur avec des consignes claires pour le personnel ainsi que pour les prestataires extérieurs.

Conclusion

Miser sur la santé au travail reste un enjeu majeur pour Force Ouvrière Justice. On ne gagnera pas à faire des économies de bout de chandelles sur cette thématique.

Les acteurs de la santé ont un rôle majeur et essentiel dans leur expertise sur la qualité de vie et la santé mentale au travail. Dans ce contexte actuel dégradé, il apparait important de réarmer psychologique les personnels tous corps et grades confondus en s’appuyant sur toutes les forces vives notamment le tissu associatif.

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