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PJJ : Déclaration Liminaire lors de la CAP des Corps Socio-Éducatifs des 29 et 30 Juin 2026

Madame la Présidente,

► FO Justice PJJ continue d’exiger la possibilité de nous prononcer en cette instance pour la titularisation des stagiaires. Il nous paraît inaudible qu’en dépit de l’apport d’éléments contradictoires et de contextualisation, l’administration refuse de revoir sa position lorsque la prolongation n’est pas fondée.

► FO Justice PJJ exige solennellement que cette commission retrouve sa noble fonction : celle d’offrir une chance réelle et les moyens d’une titularisation réussie à tous les stagiaires de la PJJ à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres CAP de ce ministère.

Madame la Présidente,

► FO Justice PJJ rappelle que le cadre de la formation est très souvent piétiné et les stagiaires sont parfois accueillis comme un renfort RH. Notre organisation syndicale constate que les objectifs fixés sont parfois disproportionnés. Après les deux stages pratiques, on ne peut pas prétendre connaître tous les rouages du métier et cette dimension semble souvent éludée.

Parmi les autres difficultés, on relève le non-respect du temps d’apprentissage, d’observation et de montée en charge progressive, l’absence de tuteurs de stage dès le début de la formation, ainsi que le positionnement et le maintien des stagiaires dans des services qui dysfonctionnent. S’agissant des troisièmes voies ou des recrutements sur titres, FO Justice PJJ dénonce le non-respect du temps de formation et l’impossibilité d’adopter une position d’apprenant au motif que certains d’entre eux étaient contractuels.

Nous l’avons déjà martelé à plusieurs reprises, le choix des lieux de stage et l’accompagnement des stagiaires ne doivent pas être pris à la légère. Ce temps d’apprentissage mérite d’être respecté et davantage encadré.

L’appareil de formation doit approfondir sa réflexion autour des modalités des formations des stagiaires et repenser le contenu.

Madame la Présidente,

► FO Justice PJJ réclame un discours de vérité, de transparence et de franchise à l’égard de tous les stagiaires tous corps confondus. Chaque année, la position de l’administration est ambivalente. Il est important de rassurer les futurs titulaires à travers un discours réaliste et une projection en termes de postes et ce, avant même le début de la formation. Nous sommes favorables à l’ouverture de tous les postes vacants pour les stagiaires mais si l’administration s’y refuse alors il convient de communiquer en amont pour éviter les drames, les démissions et les désillusions.

Enfin, notre organisation syndicale continue de réclamer une formation basée exclusivement sur une adaptation aux postes avec des modules concrets permettant d’exercer au contact des mineurs délinquants. Les écrits demeurent trop nombreux et la formation présente un aspect trop universitaire.

La question du maintien du mémoire doit être posée afin de mobiliser toutes les forces vives dans une formation professionnalisante.

Madame la Présidente,

La question de l’accompagnement des stagiaires parmi les professeurs techniques va se poser très rapidement.

En effet, ces derniers devront s’intégrer dans des UJPE qui sont pour beaucoup dans un état embryonnaire. Nous souhaiterions connaître les dispositions mises en place pour permettre une formation adaptée et efficiente de ces nouvelles promotions. La place du professeur technique « culture et savoirs de base » n’est à ce stade pas encore suffisamment pensée au sein des UJPE, il en va de même de son rôle auprès des mineurs et de son action dans le cadre pluridisciplinaire. Certains ne disposeront pas de bureaux eu égard aux travaux en cours ou envisagés, de ce fait, nous sommes très inquiets des futures conditions de stagiairisation des collègues professeurs techniques.

Madame la Présidente,

► FO Justice PJJ profite de cette instance pour vous faire part de son inquiétude au sujet de la campagne d’évaluations professionnelles. Nous ne cessons de vous alerter sur la conduite des entretiens. En effet, le bilan est alarmant et ce, quel que soit le corps. Le CREP, qui doit être un temps de dialogue, de reconnaissance professionnelle et de projection de carrière, est devenu pour certains un instrument de relégation voire le cas échéant de stigmatisation.

Nous sommes régulièrement sollicités par des agents pour des recours. A cette occasion, nous constatons des manquements graves tels que des évaluations qui ne reflètent pas les échanges, des rétrogradations sans justifications, ni étayage, des objectifs flous et parfois hors-sols, des attentes professionnelles non prévues par les missions, l’absence de fiche de poste, ou encore des stigmatisons liées aux arrêts maladie, au handicap, à l’activité syndicale et au temps partiel. La liste n’est pas exhaustive mais certains profitent de la méconnaissance des agents en matière de procédure pour les empêcher d’ouvrir droit au recours à la CAP.

► FO Justice PJJ le rappelle avec force, la question de la conduite des CREP est centrale et comme chacun sait ce n’est pas sans conséquence sur les mutations, le déroulé de carrière, l’avancement et l’attribution du Complément Indemnitaire Annuel (CIA).

Madame la Présidente,

► FO Justice PJJ dénonce une dérive inquiétante et inédite en matière disciplinaire. En effet, nous assistons à une augmentation importante de procédures disciplinaires. Ce qui devrait être l’exception absolue, rigoureusement encadrée, est désormais érigé en outil de management ordinaire. L’administration suspend alors même qu’aucune mise en danger réelle n’est étayée que ce soit pour les mineurs ou pour les professionnels.

Des agents se retrouvent brutalement écartés des services. Ils subissent à la fois une forme de stigmatisation notamment au sein de leurs équipes mais également un préjudice financier non négligeable en raison du retrait des primes.

Rien ne justifie le déploiement d’un tel arsenal répressif à l’endroit des agents surtout quand les faits sont de nature à être traités au niveau local.

► FO Justice PJJ conteste la pratique de l’administration qui préfère conserver des griefs et les compiler sur plusieurs années afin de prononcer une sanction forte dans le cadre d’un conseil disciplinaire. Il manque cruellement une dimension pédagogique et préventive à l’endroit des agents. En effet, il serait préférable de procéder à un rappel du cadre réglementaire immédiatement après la commission ou la connaissance d’un fait répréhensible.

Notre organisation syndicale exige un bilan approfondi afin d’évaluer la pertinence de ces procédures qui embolisent les conseils de discipline.

Madame la Présidente,

Nous souhaiterions évoquer certaines problématiques liées à la mobilité. En effet, nous ne pouvons passer sous silence les nombreux dysfonctionnements constatés lors de la récente campagne de mobilité. Il est inadmissible qu’à l’ère du numérique, l’application Harmonie demeure incapable d’offrir un processus d’insertion et d’envoi des pièces justificatives. Nous tenons à saluer néanmoins le dévouement des personnels du bureau RH4 qui, par leur réactivité, ont tenté de remédier à ces nombreuses difficultés.

Enfin, au niveau ministériel, il était envisagé une évolution de l’applicatif Harmonie notamment au sujet des mobilités. Eu égard à la lourdeur du système actuel, nous nous étonnons que l’outil visant à simplifier ces démarches administratives en matière de mutation ne soit pas encore déployé.

► FO Justice Assistant de Service Social salue la reprise des concours après de nombreuses années de disette.

Pour autant, notre organisation syndicale s’interroge sur la capacité à accompagner efficacement les futurs stagiaires en l’absence de tuteurs confirmés.

Pour rappel, les ASS nouvellement affectés en structure improvisent au gré du peu de moyens dont ils disposent et l’ouverture du concours ne comblera pas les besoins sur le terrain. A ce titre, nous réclamons une cartographie des postes vacants actualisée sur l’ensemble du territoire national.

Madame la Présidente,

La DPJJ s’était engagée à communiquer un recensement complet des psychologues contractuels et titulaires par fonction. Cet engagement n’a pas été honoré. FO Justice Psychologue le rappelle avec fermeté : le dialogue social ne peut reposer sur des données tronquées ou absentes. Nous attendons toujours ces éléments et en demandons la communication sans délai.

Madame la Présidente,

► FO Justice Psychologue exige que les règles de mobilité s’appliquent pleinement et sans exception : les postes vacants doivent être publiés avant tout recrutement de contractuels. C’est une obligation réglementaire, non une option. Son respect conditionne directement le droit à la mobilité des agents titulaires.

Par ailleurs, clarifier les politiques de recrutement bénéficierait à tous ! Des règles lisibles et appliquées permettraient également de proposer aux agents contractuels des conditions d’emploi bien meilleures, des contrats de durée suffisante leur offrant une véritable stabilité et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.

Madame la Présidente,

Les psychologues stagiaires ne font pas exception au tableau que FO Justice PJJ vient de dresser. Certains d’entre eux se trouvent confrontés dès leur stage à des situations institutionnelles intenables, dans des services insuffisamment dotés. FO Justice Psychologue s’associe pleinement à l’exigence portée par FO Justice PJJ.

Madame la Présidente,

► FO Justice Psychologue rappelle enfin que l’opacité dénoncée dans les évaluations professionnelles a des conséquences directes sur l’avancement des psychologues. Malgré nos alertes répétées, aucune démarche n’a été annoncée pour clarifier les critères de proposition au tableau d’avancement. Les agents ne savent pas s’ils sont proposables, ni s’ils ont été proposés. Cette situation n’est pas acceptable.

Nous souhaiterions conclure notre déclaration liminaire en réaffirmant avec force notre revendication pour la création d’un examen professionnel permettant à chaque psychologue de défendre son parcours pour accéder au grade hors classe. Nous ne cesserons pas de le porter.

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Prison de Bayonne : Lache Agression !

Ce dimanche 28 juin, alors que la mise en place des promenades était quasiment terminée, un de nos usagers, mécontent du service, s’est mis à taper violemment contre la porte de sa cellule.

Deux collègues se rendent donc sur place afin de voir quel est le problème. A l’ouverture de la porte, le détenu force le passage, se jette sur un agent, le met au sol et commence à vouloir le frapper.

L’alarme est déclenchée très rapidement par l’agent du SAS et le peu de renfort présent ce dimanche arrive immédiatement.

Mais, en attendant, les coups pleuvent……

Un agent, venu en renfort, reçoit du sang sur le bras (le détenu est connu pour ses addictions…).

Après un long moment, le belligérant est enfin menotté, après avoir porté des coups violents aux trois agents qui tentaient de le maîtriser ainsi qu’à l’officier présent ce jour.

La mise en prévention est évidemment décidée, mais le QD étant plein et les deux détenus qui l’occupent, refusant de sortir, la décision est prise de remettre l’agresseur dans sa cellule.

Peu de temps après, lors du contrôle œilleton, on s’aperçoit que le détenu agresseur est pendu et ne bouge plus ! Sans aucune hésitation, il est décroché par l’agent qu’il avait agressé quelques minutes avant, qui le sort de sa cellule et procède aux gestes de premiers secours.

Il s’avère que le détenu est en arrêt cardio-respiratoire ! Les secours arrivent rapidement, la personne détenue est transférée à l’hôpital escortée par les forces de l’ordre et de par deux agents ELSP, rappelés sur leur repos……

FO justice MA Bayonne, tient à féliciter chaleureusement le professionnalisme de l’ensemble des agents présents ce jour.

FO justice MA Bayonne rappelle au DSD que sept demandes de transferts sont en cours sur l’établissement depuis un long moment et que rien ne se passe !

FO justice MA Bayonne exige le transfert, sans délai de l’agresseur de ce jour.

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ERIS de Toulouse – Rétablir la vérité est une priorité !

Pour donner suite à un communiqué d’une organisation syndicale diffusée récemment, concernant l’incident survenu au CP de Béziers,

ERIS FO JUSTICE TOULOUSE tient à apporter plusieurs précisions importantes.

Contrairement à ce qui pourrait être laissé entendre, il ne s’agissait absolument pas d’une tentative d’évasion. Le détenu, particulièrement mécontent après la notification d’un document par l’administration, a adopté un comportement d’opposition en grimpant sur les grillages, sans qu’il n’y ait de volonté de quitter l’établissement.

Par ailleurs, ERIS FO JUSTICE TOULOUSE précise que l’ERIS ne s’est pas déplacée. Ils ont été mis en alerte en raison de la situation, mais l’intervention a été intégralement gérée par les personnels locaux(ELSP), qui ont fait preuve d’un grand professionnalisme et d’une réactivité exemplaire.

Grâce à leur sang-froid et à leur engagement, le détenu a été rapidement maîtrisé et l’incident s’est terminé sans blessé.

ERIS FO JUSTICE TOULOUSE adresse ses plus sincères félicitations à l’ensemble des personnels du CP de Béziers qui sont intervenus avec efficacité pour mettre un terme à cet incident et assurer la sécurité de l’établissement.

Une fois de plus, les personnels démontrent leur professionnalisme et leur capacité à faire face à des situations complexes avec efficacité et sang-froid.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point : Une communication rapide ne doit jamais se faire au détriment de la vérité des faits.  A MEDITER POUR CERTAINS !

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Prison d’Aix-Luynes : Un accompagnement vers la sortie… Qui aurait pu tourner au drame !

Vendredi soir, un drame a peut-être été évité de justesse. Lors d’un retour de permission, la vigilance exemplaire de nos collègues a permis de découvrir et de saisir un pistolet de type Colt, soigneusement dissimulé dans le sac d’un détenu

Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain matin, lors de la fouille de sa cellule, un couteau muni d’une lame d’environ 10 cm était également découvert.

Combien de temps encore allons-nous jouer avec la sécurité des personnels ?

À quoi devaient servir ces armes ? Contre qui ?

À quel moment ce détenu comptait-il passer à l’acte ?

Le professionnalisme, le sang-froid et la vigilance de nos collègues ont très certainement empêché l’irréparable.

Et pourtant cet individu a intégré la SAS depuis près d’un an !!.Il est pourtant l’auteur de nombreux comptes rendus d’incident pour retours tardifs de permission, parfois en état d’ébriété.

Combien de signaux d’alerte fallait-il encore avant de remettre en question son maintien dans ce dispositif ?

À force de vouloir donner toujours plus de chances à certains profils, allons-nous finir par sacrifier la sécurité des personnels !!

FO JUSTICE EXIGE :

une réponse pénale ferme, immédiate et exemplaire à l’encontre de ce détenu qui a délibérément mis en danger la vie des personnels ;

le réexamen immédiat des critères de maintien en SAS pour les détenus multipliant les incidents disciplinaires ;

l’attribution sans délai d’une lettre de félicitations à l’ensemble des agents ayant participé à cette saisie exceptionnelle.

LA RÉINSERTION OUI… MAIS PAS À N’IMPORTE QUEL PRIX !

FO JUSTICE n’est pas opposée à la réinsertion. Mais la réinsertion ne peut exister que si elle s’accompagne d’une exigence absolue en matière de sécurité. Lorsqu’un détenu accumule les incidents, ne respecte plus les règles et introduit des armes en détention, il n’a plus sa place dans un dispositif censé préparer son retour dans la société.

La sécurité des personnels n’est ni une variable d’ajustement, ni un pari.

Sans sécurité, il n’y a pas de réinsertion

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Prison de Tarascon : Quand l’exception devient la norme !

Alors que notre département connaît depuis plusieurs jours des épisodes de fortes chaleurs, les personnels du Centre de Détention (CD) de Tarascon continuent d’assurer leurs missions dans des conditions particulièrement éprouvantes.

En quelques jours seulement, les agents ont dû faire face à une succession d’incidents :

Menaces envers les personnels, insultes, refus d’obtempérer, troubles en détention, comportements agressifs, découvertes d’objets interdits lors de fouilles et interventions répétées.

Pris isolément, ces faits pourraient sembler ordinaires dans la vie d’un établissement pénitentiaire, mais leur multiplication en si peu de temps démontre une réalité que les personnels connaissent parfaitement :

LES JOURNÉES PARTICULIÈREMENT CHARGÉES NE SONT PLUS L’EXCEPTION, ELLES DEVIENNENT LA RÈGLE !!!

Cette réalité est d’autant plus difficile à supporter qu’elle intervient dans un contexte de sous-effectif, de fatigue accumulée et de charge de travail toujours plus importante.

POURTANT

Chaque jour, les personnels répondent présents.

Chaque jour, ils assurent la sécurité de l’établissement.

Chaque jour, ils maintiennent l’ordre en détention.

Chaque jour, ils garantissent la continuité du service public pénitentiaire.

FO Justice CD de Tarascon salue l’engagement exceptionnel des personnels de surveillance, des agents de l’Équipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ELSP), des personnels d’encadrement, des personnels administratifs, des personnels techniques et des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP).

Tous participent pleinement au bon fonctionnement de l’établissement et exercent leurs missions avec professionnalisme malgré le manque d’effectifs et des conditions de travail de plus en plus exigeantes.

Les événements récents démontrent également toute l’utilité de disposer d’une ELSP reconnue, soutenue et dotée des moyens nécessaires à l’exercice de ses missions.

FO Justice CD de Tarascon le rappelle, la sécurité, la stabilité et le bon fonctionnement de notre établissement

REPOSENT sur l’engagement de l’ensemble des personnels.

Aujourd’hui, il ne suffit plus de remercier les agents pour leur professionnalisme… L’administration doit leur donner les moyens d’exercer leurs missions dans des conditions dignes, avec des effectifs adaptés aux besoins réels de l’établissement.

FO Justice CD de Tarascon demande à la direction locale de reconnaître l’engagement exemplaire de l’ensemble des personnels ayant contribué au maintien de la sécurité et du bon fonctionnement de l’établissement.

Leur engagement quotidien au service de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire mérite une reconnaissance concrète et à la hauteur de leurs efforts !!!

Le véritable visage de notre établissement, ce ne sont pas les incidents… Ce sont les femmes et les hommes qui, malgré la chaleur, les tensions, le manque d’effectifs et une charge de travail toujours plus importante, continuent chaque jour à tenir la détention et à accomplir les missions qui leur sont confiées.

FO Justice CD de Tarascon leur apporte son soutien total et continuera à défendre leurs conditions de travail, leurs effectifs et la reconnaissance qu’ils méritent… RESPECT À L’ENSEMBLE DES PERSONNELS !!!

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Prison de Lyon-Corbas : Violente Agression – Détenu Ingérable !

Hier, la MAF une fois de plus, a été le théâtre de graves violences orchestrée par une folle furieuse envers nos collègues féminines. Pas moins de 5 surveillantes blessées

En milieu d’après-midi, la détenue Y est emmenée en CPROU, cellule censée la protéger d’elle-même et, moyen bienveillant de la pénitentiaire afin de prévenir tout risque auto-agressif. Si cette démarche était de venir en aide à cette détenue, celle-ci ne l’a pas entendu de cette oreille et, a remercié les surveillantes présentes par des coups, menaces et insultes. Cette jeune majeure malgré sa frêle silhouette a fait preuve d’un déchaînement de violences hors normes : multiples coups, cheveux arrachés, complètement hystérique, criant qu’elle voulait en tuer une !!! Même les renforts arrivés en nombre ont eu toutes les peines du monde à la maîtriser.

Une fois enfermée en CPROU, face à cette détenue agressive et imprévisible, un trinôme s’est équipé de tenues pare coups afin de permettre son évaluation par un personnel soignant. Là encore dès l’ouverture de la porte, la détenue Y a remis le couvert et sa maîtrise s’est de nouveau révélée très compliquée.

Profil de cette charmante demoiselle : agressions sur le personnel pénitentiaire et médical, feu de cellule, troubles du comportement, plusieurs séjours à l’UHSA et en HO. Ouverture à deux agents + un gradé et placée seul en cellule… Un vrai petit ange !!!

Bilan pour nos vaillantes surveillantes : Contusions divers, hématomes, entorses et toutes psychologiquement très atteintes. Plusieurs jours d’ITT pour chacune.

Le professionnalisme des agents lors de cette intervention et leur solidarité sans faille aura heureusement permis d’éviter le pire.

Le bureau local FO JUSTICE félicite l’ensemble des personnels pour leur gestion lors de cet incident et souligne la qualité de leur engagement.

Le bureau local FO JUSTICE apporte son soutien aux collègues blessées, leur souhaite un prompt rétablissement et reste à leur disposition pour toutes demandes.

Le bureau local FO JUSTICE attends le départ rapide de cette détenue ingérable vers une structure en mesure d’assurer sa prise en charge et si elle doit en sortir, son transfert vers un autre établissement.

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Capitaine classe normale : Liste d’aptitude 2026

FO Justice vous informe du lancement de la campagne pour l’élaboration de la Liste d’Aptitude pour l’accès au grade de Capitaine pénitentiaire de classe normale au titre de l’année 2026.

Le nombre de promotions au grade de Capitaine de classe normale est fixé à : 8

La date prévisionnelle des résultats est fixée au 10 août 2026.

La date de nomination est fixée au 19 octobre 2026 (date d’entrée en formation à l’ENAP.

La durée d’affectation minimale des agents nouvellement promus, est fixée à deux ans.

Les agents promus devront choisir une affectation parmi la liste des postes restés vacants à l’issue de la campagne de mobilité de l’année 2026 .

Peuvent être promus, par voie d’inscription sur Liste d’Aptitude, les Brigadiers-Chefs et les Majors pénitentiaires qui, au 1er janvier de l’année d’établissement de la Liste d’Aptitude, ont accompli au moins quinze ans de services effectifs dans le Corps d’Encadrement et d’Application, dont six ans en qualité de Brigadiers-Chefs ou de Majors pénitentiaires.

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Prison de Caen-Ifs : Agression en MAH2

Si les températures extérieures commencent enfin à diminuer, la tension, elle, reste toujours aussi forte en détention.

Ce 26 juin, en fin de journée, lors de l’ouverture de la cellule du détenu D afin de permettre l’intervention de techniciens pour résoudre un problème de télévision, un nouvel incident est venu rappeler la réalité quotidienne des personnels.

Visiblement agité depuis plusieurs jours, le détenu s’est immédiatement emporté en déclarant au surveillant : « Je m’en fous, je vais au QD, vous avez gagné, vous m’avez fait vriller. »

Avant même que l’agent ne puisse terminer ses explications, le détenu a forcé le passage en bousculant violemment le collègue.

Face à cette agression, la mise en prévention s’est imposée afin de mettre un terme à l’incident et de préserver la sécurité des personnels.

Pour FO Justice, ce nouvel épisode illustre une fois de plus la banalisation des violences envers les agents. Insultes, menaces, intimidations, passages en force…

Les personnels sont confrontés quotidiennement à des comportements toujours plus agressifs, tout en devant assurer leurs missions avec des effectifs souvent insuffisants.

À force de gérer l’urgence, la violence devient presque une routine.

Pour FO Justice, cette situation est inacceptable.

Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS apporte tout son soutien au collègue victime de cette agression, lui souhaite un prompt rétablissement et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans l’ensemble de ses démarches.

Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS salue le professionnalisme des agents qui, malgré un contexte particulièrement tendu, continuent d’assurer leurs missions avec sang-froid et détermination.

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DI de Strasbourg : Présents pour vous, pas seulement sur le papier !

Une fois de plus aujourd’hui, vos représentants UISP FO Justice étaient fidèles au poste à Strasbourg pour siéger à la Commission Administrative Paritaire Locale (CAPL).

Pour notre organisation, défendre vos dossiers, porter votre voix et garantir l’équité de vos carrières n’est pas une option, c’est un devoir.

Le constat de cette année est sans appel : 100 % de présence pour FO Justice !

Pendant que certains désertent, FO Justice agit.

Il est facile de faire de grands discours le reste de l’année, mais la réalité du terrain se mesure à l’engagement réel. Force est de constater que la régularité n’est pas la même pour tout le monde : contrairement à d’autres qui choisissent de rester chez eux la plupart du temps, les élus FO Justice assument leurs mandats jusqu’au bout.

Nous ne laissons jamais nos collègues sans voix face à l’Administration. Chaque dossier compte, chaque situation est défendue avec la même rigueur et la même détermination.

L’engagement et la constance face au dilettantisme

Le syndicalisme de salon, très peu pour nous. FO Justice fait le choix de l’action, de la présence physique et de la confrontation constructive pour arracher des victoires pour les personnels.

Présence systématique à toutes les instances.

Défense acharnée de chaque situation individuelle et collective.

Transparence totale sur le travail effectué.

Vous pouvez compter sur nous, car nous sommes LÀ !

Merci pour la confiance que vous nous accordez au quotidien. Nous continuons le combat, sur le terrain comme dans les instances, pour que vos droits soient respectés.

Restons unis, restons forts !

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PREJ 21 bloqué : Quand le terrain dit stop

UISP FO Justice Dijon tient d’abord à saluer et remercier l’ensemble des agents du PREJ 21 mobilisés ce matin.

Une mobilisation digne, responsable, collective, et surtout parfaitement compréhensible au regard de ce que les agents subissent depuis trop longtemps.

Ce matin, à l’unanimité des agents présents, un mouvement de blocage a été décidé au PREJ 21. Pourquoi ? Parce qu’à force de tirer sur la corde, il ne faut pas s’étonner qu’elle finisse par claquer.

Une nouvelle prise de service, un nouveau planning changé, des agents qui découvrent qu’ils ne sont plus positionnés sur les missions prévues, des réorganisations permanentes, des rotations à foison, des journées qui s’empilent, une vie personnelle broyée par l’improvisation permanente : STOP !

Et au milieu de ce grand numéro de prestidigitation administrative, la fameuse consigne imposant qu’un gradé reste sur base devait absolument être appliquée, quitte à pulvériser l’organisation de tout le service. Peu importe les conséquences sur les agents, peu importe la cohérence opérationnelle, peu importe le terrain : l’essentiel, visiblement, était que la consigne tombe, même si elle tombait sur la tête de tout le monde.

UISP FO Justice Dijon le dit clairement : les agents du PREJ ne sont pas une variable d’ajustement, encore moins une réserve corvéable à merci du lundi au vendredi.

L’activité judiciaire explose. Les établissements débordent. Les extractions s’enchaînent. La demande augmente. Mais les effectifs, eux, ne suivent pas. Au 1er mai 2026, la France comptait 88 654 personnes détenues pour 63 322 places, avec une densité carcérale nationale de 140 %. Les maisons d’arrêt explosent à 172,6 %, et la MA Dijon atteint 179,5 %. Dans ce contexte, croire qu’un effectif PREJ inchangé depuis 2024 pourra absorber toujours plus de missions, toujours plus de contraintes, toujours plus de modifications, relève soit du déni, soit du mépris.

Il est mathématiquement impossible de faire toujours plus avec les mêmes moyens, sauf à casser les agents.

Les agents ont dénoncé ce matin l’instabilité permanente des plannings, les changements de service à répétition, les rotations en cascade, le flux tendu devenu mode de gestion, et cette logique absurde qui consiste à remplir la moindre disponibilité comme si un agent libre sur un planning était une anomalie administrative à corriger d’urgence.

Il n’est pas concevable que les agents PREJ ne puissent plus organiser leur vie privée.

Il n’est pas concevable que chaque trou dans un planning devienne automatiquement une mission supplémentaire.

Il n’est pas concevable d’enchaîner des rotations sous 41 degrés en plein épisode caniculaire pendant que tout le pays parle de prévention, de santé et de protection des personnels.

Il n’est pas concevable de programmer certaines missions avec plus de dix heures de route pour des audiences JLD, comme si la fatigue, la sécurité routière et la santé des agents étaient des détails.

Ce matin, les agents du PREJ 21 ont donc dit STOP ! Et c’est LEGITIME !

Le DESP s’est déplacé sur le PREJ et a entendu la colère des agents. À l’issue des échanges, plusieurs engagements ont été obtenus : la mise en place d’un groupe de travail sur la stabilité des plannings, la révision des plannings des semaines à venir afin de les optimiser et de les alléger, ainsi que l’ouverture d’un groupe de travail sur les bonnes pratiques entre ARPEJ, PREJ et ELSP.

UISP FO Justice Dijon rappelle également qu’il est hors de question que les établissements soient fragilisés par la découverte de postes ELSP au dernier moment pour absorber des missions EJ. Les ELSP ne doivent pas devenir la rustine permanente d’une organisation qui refuse de regarder ses propres limites. C’est la sécurité de nos collègues, de nos structures et des missions qui est en jeu.

Malgré ces annonces, les agents ont maintenu leur vigilance. La DIA s’est ensuite déplacée afin de garantir aux agents du PREJ 21 que les engagements pris seraient suivis d’effets. C’est à une large majorité qu’il a été décidé de suspendre le mouvement.

Mais que les choses soient parfaitement claires : il s’agit d’une suspension. Pas d’un renoncement. Pas d’un blanc-seing. Pas d’un retour à la normale comme si rien ne s’était passé.

Les agents du PREJ 21 jugeront sur pièces. Dès les prochains jours. Dès les prochains plannings. Dès les prochaines modifications.

Si les engagements ne sont pas respectés, si les plannings ne sont pas stabilisés, si l’allégement annoncé reste une promesse de couloir, UISP FO Justice Dijon prendra ses responsabilités.

La coupe était pleine.

Elle l’est toujours.

Nous avons simplement posé le verre !

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