Ce mercredi, 14 détenusont refusé de réintégrer la cour de promenade à l’issue de celle-ci, invoquant principalement les fortes chaleurs.
➡️ Une situation inacceptable qui vient perturber gravement le bon fonctionnement de l’établissement et mobiliser des effectifs déjà largement insuffisants.
➡️ Encore une fois, les personnels ont dû faire preuve de sang-froid, de fermeté et de professionnalisme pour gérer cette situation potentiellement explosive.
SURPOPULATION, CHALEUR, TENSION PERMANENTE :
LES PERSONNELS NE SONT PLUS LA VARIABLE D’AJUSTEMENT !
Force Ouvrière Justice alerte depuis des mois sur la dégradation continue des conditions de travail et de détention à la Maison d’arrêt d’Angoulême.
SURPOPULATION, MANQUE DE MOYENS, ABSENCE DE RÉPONSES CONCRÈTES :
la situation devient explosive et les incidents se multiplient.
➡️ SUITE À CETTE INTERVENTION :
2 TRANSFERTS IMMÉDIATS
Une réponse ferme et nécessaire face à des comportements inacceptables.
FO JUSTICE MA ANGOULÊME REMERCIE
L’ENSEMBLE DES AGENTS, GRADÉS ET PERSONNELS PRÉSENTS qui, par leur engagement, leur maîtrise et leur sens du service public, ont permis d’éviter que la situation ne dégénère davantage.
LES PERSONNELS NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !
La personne détenue H. est sortie du parloir dans un état second.
Après avoir déclenché le portique de détection, il a été conduit en salle de fouille.
Au cours de sa prise en charge, le détenu s’est montré particulièrement agressif en crachant à plusieurs reprises sur les personnels présents.
Plusieurs agents ont dû intervenir afin de procéder à sa maîtrise. Lors de cette intervention, les agents ont été exposés à des projections de salive et de sang.
Bilan :
• Aucun blessé parmi les personnels
• Mise en œuvre immédiate des mesures de décontamination (douche et lavage oculaire au sérum physiologique)
• Orientation vers la clinique pour prélèvements sanguins et mise en œuvre du protocole d’exposition au sang
Une fois encore, les personnels pénitentiaires sont confrontés à des agressions d’une violence inadmissible dans l’exercice de leurs missions.
Derrière chaque crachat, derrière chaque projection de sang, ce sont des agents contraints de subir un suivi médical lourd et anxiogène pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Le bureau local FO Justice tient à apporter tout son soutien aux collègues concernés et rappelle que la sécurité et le respect dus aux personnels doivent demeurer une priorité absolue.
FO JUSTICE PORTE LA VOIX DES PERSONNELS ET EXIGE DES ACTES !
1. DES PERSONNELS À BOUT DE SOUFFLE
À l’occasion du CSA interrégional du 22 juin 2026, FO Justice Parisa une nouvelle fois alerté l’administration sur la situation particulièrement dégradée des établissements pénitentiaires franciliens.
Notre déclaration liminaire a mis en lumière :
• Le manque chronique d’effectifs ;
• La surpopulation carcérale ;
• Les problématiques de sécurité ;
• L’épuisement des personnels ;
• Les conséquences directes sur les conditions de travail.
FO Justice Parisa rappelé que les agents ne peuvent plus continuer à compenser indéfiniment les insuffisances de l’administration au détriment de leur santé, de leur vie familiale et de leur sécurité.
L’administration a reconnu la fragilité actuelle des organisations de service et les tensions liées aux sous-effectifs persistants.
FO Justice Parisexige :
• Le pourvoi de l’ensemble des postes vacants
• Fin de la gestion permanente à moyens constants.
2. SÉCURISATION DES ÉTABLISSEMENTS : FO JUSTICE OBTIENT DES ENGAGEMENTS
À la suite des récents événements survenus à Nanterre, FO Justice Paris a demandé un état des lieux complet des vulnérabilités des établissements franciliens ainsi qu’un renforcement immédiat des dispositifs de protection.
L’administration a annoncé :
• Renforcement du contrôle des accès
• Étude et déploiement de bornes de protection
• Rappel des procédures de sécurisation
• Analyse globale des vulnérabilités des sites franciliens.
FO Justice Paris restera particulièrement vigilante quant à la mise en œuvre effective de ces engagements.
3. ELSP : DES MOYENS À LA HAUTEUR DES MISSIONS
FO Justice Paris a rappelé le rôle essentiel des ELSP dans la sécurisation des établissements et la protection des personnels.
Notre organisation a exigé :
• Des effectifs supplémentaires
• Des moyens matériels adaptés
• Un renforcement de la formation
FO Justice Parisprend acte des instructions à l’endroit des différents d’établissements mais rappelle que la sécurité ne pourra être renforcée durablement sans recrutements supplémentaires.
4. CANICULE ET TÉLÉTRAVAIL : FO JUSTICE OBTIENT DE LA SOUPLESSE
Face à l’épisode caniculaire, FO Justice Paris a demandé des mesures concrètes pour protéger les personnels.
L’administration confirme :
• Développement du télétravail lorsque les missions le permettent
• Souplesse horaire
• Régularisation des situations administratives liées à ces aménagements.
FO Justice Parisa réaffirmé la nécessité de climatiser l’ensemble des bureaux au sein des différents établissements et services. Le dogme de la sobriété énergétique ne doit plus être un frein pour garantir et préserver la santé des personnels et donc meilleures conditions de travail.
FO Justice Paris veillera à une application équitable de ces mesures pour l’ensemble des agents concernés.
5. PREJ : UNE SITUATION D’EMBOLIE CONFIRMÉE
FO Justice Paris a dénoncé la situation critique des PREJ d’Île-de-France, confrontées à une augmentation constante des extractions judiciaires et à d’importantes difficultés de recrutement.
L’administration reconnaît cette situation et confirme la nécessité de développer davantage la visioconférence afin de limiter les déplacements lorsque cela est possible.
Pour FO Justice Paris, cette évolution ne sera efficace qu’avec des moyens humains supplémentaires.
6. QLCO DE RÉAU ET OUVERTURES DE STRUCTURES : PAS À MOYENS CONSTANTS
FO Justice Parisa rappelé avec fermeté que les ouvertures et réouvertures de structures ne pourront pas se faire au détriment des établissements déjà en difficulté.
Les échanges ont mis en évidence :
• Les difficultés de couverture des postes
• La pénurie de brigadiers-chefs
• Les difficultés persistantes concernant les officiers en Île-de-France
• La nécessité de créer des effectifs dédiés aux nouvelles structures.
FO Justice Paris refuse tout redéploiement d’effectifs au détriment des établissements existants.
Par ailleurs l’administration annonce un passage du dimensionnement des ELSP CP Réau de 13,10 à 19,65 ETP, soit un renfort de plus de 6 équivalents temps plein.
Cela conforte et va dans le sens de nos revendications.
7. PRIME QLCO : FO JUSTICE EXIGE L’ÉQUITÉ
FO Justice Parisa réaffirmé sa revendication d’une prime pour l’ensemble des personnels concernés par le dispositif QLCO, à l’image de ce qui existe déjà sur d’autres structures spécialisées.
Dans l’attente des arbitrages nationaux, FO Justice Parisrestera pleinement mobilisée afin qu’aucune catégorie de personnel ne soit oubliée.
FO JUSTICE Paris RESTE MOBILISÉE et constant dans ses revendications.
Tout au long de cette instance,FO Justice Parisa porté une ligne claire :
• Plus d’effectifs ;
• Plus de sécurité ;
• Plus de reconnaissance ;
• Des moyens supplémentaires pour les ELSP et les PREJ ;
• Aucun redéploiement au détriment des établissements existants ;
• Une véritable prise en compte de la réalité du terrain.
LES PERSONNELS ATTENDENT DÉSORMAIS DES ACTES
FO Justice Pariscontinuera à défendre avec détermination les intérêts des personnels et à exiger des réponses concrètes face aux difficultés quotidiennes rencontrées dans l’ensemble des établissements franciliens.
Avant d’aborder notre déclaration liminaire, nous vous proposons d’observer une minute de silence. Un temps de mémoire pour Lyhanna et les siens, mais aussi pour toutes les familles et tous les enfants que nos gouvernements successifs et notre ministère n’ont pas été en mesure de protéger.
► FO Justicedénonce avec la plus grande fermeté le cynisme de certaines organisations syndicales qui tentent d’instrumentaliser ce drame. Utiliser le manque de moyens pour atténuer la gravité de la mort d’un enfant est une dérive idéologique intolérable et indécente.
Face à l’horreur, on ne peut cautionner d’édifier comme unique rempart et explication les lignes budgétaires, cela représente une abdication morale.
Devant l’immense émotion de nos concitoyens, le seul choix digne aurait été celui de la responsabilité en admettant les fautes, en assumant les manquements et en acceptant enfin l’introspection. Préférer le déni de responsabilité au courage de la remise en question est une imposture que nous condamnons fermement.
À ce sujet, les premières conclusions du pré-rapport d’inspection de l’IGJ et l’IGNN, rendu le 22 juin, confirment ce que certains refusent toujours d’admettre ou de voir : des dysfonctionnements humains flagrants sont, en partie, à l’origine de ce drame, et pas seulement le manque de moyens allégué.
Pour rappel, certaines organisations syndicales de magistrats n’en sont pas à leur premier coup d’éclat. Le jour même de l’hommage national rendu à Arnaud et Fabrice, elles ont choisi de publier un communiqué pour dénoncer le protocole d’Incarville, pourtant signé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la DGAP, et avec pour unique objectif d’éviter que de tels drames ne se reproduisent à l’avenir pour nos collègues et camarades.
► FO Justice souhaite réaffirmer que ces organisations syndicales ne servent pas les intérêts des personnels du ministère de la Justice, et plus particulièrement ceux des services judiciaires. Magistrats, attachés de justice, greffiers, personnels administratifs et techniques se trouvent aujourd’hui exposés au dénigrement de nos concitoyens en raison de positions perçues comme indécentes, choquantes et immorales.
Eu égard au contexte de défiance envers notre institution judiciaire, FO Justice tient à réaffirmer son soutien indéfectible à l’endroit des magistrats, des attachés de justice, des greffiers, des personnels administratifs et techniques, dont le dévouement demeure exemplaire malgré des conditions de travail extrêmement difficiles, une pression constante et un manque criant de moyens.
Cette situation dégradée relève d’une double responsabilité : celle des gouvernements successifs qui n’ont pas su prendre les mesures à la hauteur des besoins, mais également celle de l’organisation syndicale majoritaire au sein de la direction des services judiciaires qui, depuis plusieurs décennies, a conforté l’administration dans sa léthargie.
Par conséquent, FO justice exhorte l’ensemble des professionnels à dépasser tout corporatisme et à s’engager dans une véritable démarche de réforme, afin de prévenir la répétition de tels drames et d’éviter que les personnels ne soient injustement désignés comme responsables.
►Force Ouvrière sollicite l’engagement d’une collaboration approfondie avec les organisations syndicales représentatives. L’objectif doit être clair : déployer tous les efforts nécessaires afin d’empêcher qu’un événement aussi tragique ne se reproduise.
Cette tragédie ne doit pas nous conduire à refermer la page sans bousculer nos certitudes !
Monsieur le Ministre,
Madame la Secrétaire générale,
Au sein de l’Administration Pénitentiaire, une priorité absolue doit mobiliser l’ensemble du ministère, il s’agit en l’espèce du sempiternel problème de la surpopulation carcérale. Les personnels ne peuvent plus se contenter de subir cette saturation chronique en attendant le prochain signal d’alarme.
En effet, une maîtrise effective de la surpopulation carcérale ne pourra être atteinte que par la voie législative. Nous vous demandons donc instamment de diligenter la présentation d’un projet de loi à l’Assemblée nationale dans les plus brefs délais.
Il est désormais manifeste que les personnels de l’administration pénitentiaire seront confrontés, dans les mois à venir, à une situation explosive au sein des établissements. Il est donc impératif de renforcer urgemment et de redéployer utilement les effectifs, notamment en réduisant de manière significative les extractions judiciaires.
Par ailleurs, il est essentiel d’adresser un message fort de soutien et de reconnaissance à ces personnels. À ce jour, ce message ne peut se traduire concrètement que par des mesures indemnitaires à la hauteur de leur engagement.
Il convient ainsi d’augmenter et de réviser le mode de calcul de la prime de surencombrement, mais également d’étendre son attribution aux personnels d’insertion et de probation, aux officiers ainsi qu’aux psychologues, qui, bien que significativement impactés, en sont actuellement exclus.
Il est également nécessaire d’augmenter le montant des primes de nuit et de travail dominical, dont la fréquence s’accroît en raison du manque d’effectifs, souvent dans des conditions fortement dégradées.
Enfin, il est impératif de mettre en place la prime d’encadrement sur laquelle vous vous étiez engagé à plusieurs reprises, afin de valoriser les missions spécifiques des gradés de cette filière, et de finaliser le déploiement de notre réforme historique.
Il est également indispensable de mettre en œuvre les réformes et respecter les engagements concernant les personnels administratifs, les personnels techniques, les greffiers, les psychologues et les personnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
Monsieur le Ministre,
Madame la Secrétaire générale,
S’agissant de l’ordre du jour du CSA Ministériel et notamment la proposition de création d’une Direction des victimes et des Usagers.
Nous tenons à vous faire part de notre vive opposition à ce projet dans l’état actuel de sa rédaction. Nous le considérons comme inapproprié, choquant, contraire à l’éthique et inacceptable.
L’idée d’intégrer au sein d’une même direction les victimes et les auteurs des faits est, pour notre organisation, inenvisageable. Nous vous demandons donc de revoir cette proposition et de prendre en considération les amendements que nous avons formulés.
Monsieur le Ministre,
Madame la Secrétaire générale,
Les personnels de ce ministère font actuellement face à une pression rarement égalée, mais continuent, avec dévouement, de faire vivre la justice de notre pays.
Un épisode caniculaire touche actuellement la quasi-totalité du territoire national, rendant les conditions de travail des personnels difficilement supportables dans certaines structures.
Les conditions de détentions de la population pénale sont également impactées, générant des tensions et une recrudescence d’actes violents. Les mesures rappelées par les récentes notes du secrétariat général, si elles permettent de soulager certains services, ne suffisent pas à minimiser l’impact de la chaleur dans nos détentions.
► FO Justice vous demande donc d’insister, une nouvelle fois, auprès des chefs de service pour maintenir un dialogue social de proximité, en vue d’actionner tous les leviers et, le cas échéant, prendre des mesures d’exception, afin de préserver la santé de nos agents et le fonctionnement de nos détentions.
Les semaines et les mois à venir s’annoncent critiques, difficiles et empreints d’une forte tension. Il est donc impératif de choisir avec discernement les combats qui méritent véritablement d’être menés, afin d’éviter, le cas échéant, un embrasement social sans précédent.
Fidèle à ses principes et à son positionnement :
► FO Justice, organisation non démagogique, non populiste et non corporatiste, prendra pleinement ses responsabilités et se mobilisera si ses préoccupations ne sont pas prises en considération !
La direction ARPEJ de Paris a inventé un concept révolutionnaire : la régulation qui ne régule qu’une seule chose, sa propre tranquillité.
Pour le reste, c’est l’auto-tamponneuse. Un ordre, un contre-ordre, un rappel la veille pour le lendemain, un planning qui bouge plus qu’un détenu en débat contradictoire et des équipages qu’on balade comme si leur vie personnelle était fournie avec le véhicule de service.
À ce niveau, ce n’est plus de la régulation : c’est du lancer de mission depuis un fauteuil
On nous parle de visioconférence, d’intelligence des moyens, d’usage malin de l’IDF. Très bien. Mais à la direction ARPEJ, la visioconférence, c’est exactement comme le vélo d’appartement : tout le monde en a un, personne ne s’en sert.
Pour économiser deux clics, on envoie un agent se taper neuf heures de route. La direction ARPEJ a trouvé le seul moyen de réinventer la visioconférence : l’A6, le péage et la fatigue en option. C’est beau, la modernité quand ça ne paye pas le gazole.
Le plus fort, c’est qu’ils savent tout calculer : kilomètres, rotations, départs, retours, agents disponibles ou non. Leur logiciel encaisse tout.
Le seul bug, c’est quand on tape le mot fatigue : écran bleu. (erreur 404 case non trouvée).
Dans un tableau, il n’y a pas de case « a une famille », pas de case « a déjà roulé toute la journée », pas de case « commence à en avoir plein le dos ».
Alors on arrondit l’humain à zéro et on appelle ça du pilotage.
Le repos de 11 heures, à la direction ARPEJ, ressemble à une bonne résolution du jour de l’an : ça fait sérieux dans les notes, ça sonne bien en réunion, mais sur le terrain, ceux qui rentrent tard repartent parfois trop tôt. Le repos devient une décoration réglementaire. Un concept. Un souvenir.
Quant au planning prévisionnel hebdomadaire, parlons-en. Déjà, appeler ça « prévisionnel », c’est presque une vanne. Il arrive parfois quand les agents ont déjà compris que leur semaine allait être charcutée, retournée et servie tiède comme un reste de cantine. À ce niveau-là, ce n’est plus de l’anticipation : c’est un faire-part.
On officialise le désordre quand le terrain est déjà dedans jusqu’au cou.
Et qu’on ne vienne pas nous vendre ça comme de la régulation. La régulation, normalement, ça organise. Là, ça épuise. Ça déplace les trous, maquille les manques, use toujours les mêmes bonnes volontés et appelle « solution » ce qui n’est qu’un report de galère sur le dos des agents.
Le terrain s’adapte aux rappels tardifs, aux repos rabotés, aux amplitudes qui débordent et aux changements de dernière minute. Mais l’adaptation n’est pas une ressource illimitée. C’est le cache-misère d’une organisation qui ne tient plus.
Les agents ne sont ni des rustines, ni des variables, ni des pions qu’on pousse depuis un bureau en appelant ça du pilotage. À force de tirer toujours sur les mêmes, il va falloir comprendre que la conscience professionnelle n’est pas une garantie constructrice.
Et là, on quitte la blague pour le sérieux. Une extraction, un mandat d’amener ou une mission sensible ne se prépare pasau doigt mouillé. La sécurité ne peut pas dépendre de l’humeur du jour ni du dernier contre-ordre tombé.
La vigilance ne se décrète pas dans une note de service. Un agent à plus de seize heures d’amplitude, avec un repos raboté, ce n’est pas un agent « opérationnel » : c’est un collègue qu’on pousse en mission avec la réserve entamée.
Parce qu’en extraction, quand ça décroche, ce n’est pas une prévision météo qui se trompe :
c’est toute la sécurité de la mission qui peut basculer.
À force de programmer au doigt mouillé, la direction ARPEJ transforme la vigilance en pari du jour. Elle est où la boussole ? Là, visiblement, on cherche encore le nord.
Les conséquences, la direction ARPEJ ne les voit pas depuis son tableau. Nous, on les héberge : la fatigue qui s’installe, les arrêts maladie qui s’empilent et un climat social qui se tend un peu plus à chaque planning sorti en roue libre.
À force de traiter le terrain comme du mobilier, on ne fabrique pas de l’engagement. On fabrique du dégoût.
FO Justice Parisle dit clairement : nous exigeons le respect réel de la charte des temps et du repos quotidien, un prévisionnel diffusé suffisamment tôt, un vrai recours à la visioconférence et aux moyens locaux lorsqu’ils sont possibles, ainsi qu’une préparation des missions sensibles à la hauteur de ce qu’elles engagent.
Que la direction ARPEJ Paris commence par réguler ses propres méthodes : pour une fois, elle aurait une mission qu’elle maîtrise du début à la fin.
Les agents PREJ ne sont ni des pions, ni des rustines, ni le service après-vente de l’improvisation parisienne.
À force de tirer sur la corde, la direction ARPEJ va finir par découvrir une chose : le terrain aussi sait tirer…sur la sonnette d’alarme.
Lors de la réunion bilatérale du 25 juin 2026 avec une partie des membres de la Direction, le bureau local FO Justice a, une nouvelle fois, porté le dossier de la sécurisation des éléments donnant sur l’extérieur, communément appelé le « dossier fenêtres ».
Le constat est sans appel. La Direction nous a indiqué qu’aucun déploiement généralisé du nouveau dispositif ne pouvait être engagé à ce jour, principalement en raison de contraintes budgétaires et techniques.
Pour FO Justice du CP CAEN IFS, cette réponse est loin d’être satisfaisante. Les découvertes répétées de fenêtres démontées, les survols de drones et les nombreuses saisies démontrent pourtant que cette faille de sécurité ne peut plus être traitée comme un simple dossier parmi d’autres.
La Direction nous a précisé qu’elle ne disposait actuellement d’aucun budget permettant d’engager ces travaux de sécurisation. Elle nous a également indiqué que le recours à des auxiliaires n’était pas envisageable pour réaliser ce chantier.
Pour FO Justice, cette situation ne doit pas conduire à l’immobilisme. Nous avons donc demandé qu’une autre solution soit étudiée, notamment la mise à disposition, pendant quelques jours, de personnels techniques issus du CP Caen ou de la MA de Rouen afin d’accélérer le déploiement de ce dispositif indispensable à la sécurité de l’établissement.
Au cours de cet échange, la Direction a également reconnu que ce dossier était porté par FO Justice depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs pour cette raison que deux représentants de notre bureau local étaient présents aux côtés de la Direction lors de l’installation du premier prototype.
Cette précision a le mérite de rétablir les faits. Certains dossiers ne naissent pas au gré de l’actualité ou des échéances électorales. Ils sont le fruit d’un travail de fond, d’une présence constante sur le terrain et d’un dialogue régulier avec l’administration.
FO Justice du CP CAEN IFS n’a jamais attendu que ce sujet devienne visible pour le défendre.
Nous continuerons à porter cette revendication jusqu’au déploiement effectif d’un dispositif garantissant pleinement la sécurité des personnels et de l’établissement.
► FO Justice vous informe de la publication des taux de promotion, qui détermineront pour 2026 et 2027 le nombre d’avancements de grade dans les corps des ingénieurs et techniciens du ministère de la Justice.
Pour rappel, chaque année, un ratio promus/promouvables est calculé afin de fixer le nombre maximal d’agents pouvant accéder à un grade supérieur.
► Notre syndicat, FO Justice en présente les principales lignes :
► Techniciens du ministère de la Justice
•Pour les techniciens de 1ère classe, les taux de promotion sont de 16% en 2026 et 18% en 2027.
– Conditions d’examen : justifier de 3 ans de services dans un corps de catégorie B et avoir atteint au moins le 6ème échelon de leur grade.
•Pour les techniciens de classe exceptionnelle, les taux de promotion sont de 13% en 2026 et 14% en 2027.
– Conditions d’examen :justifier d’au moins 1 an dans le 6ème échelon de son grade et d’au moins 3 ans de services effectifs dans un corps, un cadre d’emplois ou un emploi de catégorie B, ou de niveau équivalent.
► Ingénieurs du ministère de la Justice
•Concernant les ingénieurs de 1ère classe, le taux de promotion est de 12% en 2026 et 12% en 2027.
– Conditions de passage d’ingénieur de 2ème classe au grade d’ingénieur 1ère classe :
promotion au choix pour les cadres justifiant d’au moins 3 ans de services dans un corps de catégorie A et d’au moins 1 an d’ancienneté dans le 4ème échelon de leur grade.
•S’agissant de la classe exceptionnelle, le taux de promotion sera de 10% en 2026.
•Enfin, le taux de promotion à l’échelon spécial s’élèvera à 20% pour l’année 2026.
► Les fonctions relevant de la classe exceptionnelle sont les suivantes :
1-En Administration centrale
– Adjoint à un emploi de direction ; Chef de bureau ou chef de département ; Adjoint au chef de bureau ou de département exerçant des fonctions d’encadrement importantes.
2-A la grande chancellerie de la Légion d’honneur :
– Chef de bureau exerçant des fonctions d’encadrement importantes ou requérant un haut niveau d’expertise.
3-En services déconcentrés DISP :
– Chef de département des affaires immobilières ;Chef de département du système d’information ; Adjoint au chef de département lorsque cette fonction comporte des responsabilités d’encadrement importantes ou des missions d’analyse requérant un haut niveau d’expertise.
4-En services déconcentrés DIRPJJ :
– Directeur de l’évaluation, de la programmation, des affaires financières et de l’immobilier.
5-En établissement pénitentiaire :
– Responsables des services techniques dans les établissements pénitentiaires appartenant à la 1ère et 2ème catégorie.
6-À l’école nationale des greffes :
– Chef de service informatique.
7-En service administratif régional des cours d’appel :
– Chef de département et responsable de gestion exerçant des fonctions d’encadrement importantes ou requérant un haut niveau d’expertise en matière de gestion du patrimoine immobilier et de la gestion informatique.
8-À l’agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle des personnes placées sous-main de justice (ATIGIP) :
– Adjoint au chef du service de l’emploi pénitentiaire, en charge de l’organisation de la production
9-À l’école nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) :
FO Justice tient à apporter tout son soutien à notre collègue victime d’une violente agression ce mercredi 24 juin 2026, au CP de Saint-Quentin-Fallavier.
Alors qu’il procédait à la prise en charge du détenu pour une activité sportive au quartier d’isolement, notre collègue a été attrapé dès l’ouverture de la porte, par son gilet et entrainé par ce dernier dans la cellule.
Au cours de l’intervention, le Motorola est tombé au sol, déclenchant l’alarme. Le détenu lui a porté plusieurs coups de stylotentant d’atteindre la région de la carotide et de la tempe.
Malgré la violence de l’agression, notre collègue a fait preuve d’un sang-froid remarquable et a réussi à s’extraire de la cellule avant l’arrivée des renforts.
Par ailleurs, un grave incident est également survenu au centre de détention, où un détenu a eu le lobe d’oreille arraché lors d’une altercation.
Dans un contexte de tensions croissantes en détention, où les personnels sont quotidiennement exposés à des comportements imprévisibles et violents, ces faits interrogent une nouvelle fois sur les conditions d’exercice de nos missions.
Le port du gilet pare-lame, indispensable mais contraignant, réduit de fait les zones exposées du corps, laissant malheureusement le visage et le cou comme principales zones vulnérables.
COMBIEN DE TEMPS ENCORE FAUDRA-T-IL ATTENDRE AVANT QU’UN DRAME IRRÉPARABLE NE SURVIENNE ?
Chaque jour, les personnels exercent leurs missions dans des conditions toujours plus difficiles, face à des détenus de plus en plus violents.
FO Justice exige que les mesures les plus fermes soient prises à l’encontre de son auteur et salut la prise en charge rapide de l’agent.
NOTRE COLLÈGUE AURAIT PU Y LAISSER SA VIE !
Nous lui adressons tout notre soutien ainsi qu’à ses proches. Nous resterons à ses côtés pour toutes les démarches administratives et appelons l’ensemble des personnels à rester particulièrement vigilants.
FAISONS FRONT CONTRE CETTE VIOLENCE ET RESTONS SOUDES !
C’est dans un contexte suffoquant que le drame a été évité de justesse ce Mercredi 24 Juin 2026 à la Maison d’Arrêt de Dijon.
Alors que la canicule pousse la structure et les organismes dans leurs retranchements, une personne détenue a été victime d’un arrêt cardio-respiratoire au Quartier Arrivant. Ce qui s’est passé ensuite démontre, n’en déplaise à certains détracteurs, la valeur inestimable et l’efficacité absolue de nos personnels de surveillance.
Vers 16h45 : L’alerte est donnée par notre collègue X. Un malaise grave est signalé au QA.
Le brigadier-chef Encadrement et G. arrivent instantanément sur les lieux en renfort.
Le constat est sans appel : la personne détenue perd connaissance, ne respire plus, le pouls est absent. Chaque seconde compte.
Pendant que l’Unité Sanitaire est immédiatement prévenue et que le Brigadier-Chef encadrement contacte le SAMU, nos collègues entament les gestes de premiers secours.
Grâce à sa réactivité, G. réussit à faire repartir le cœur une première fois avant même l’arrivée des soignants.
À deux reprises, le cœur s’arrête de nouveau. À deux reprises, nos collègues refusent de lâcher et reprennent les compressions thoraciques sans faiblir, l’US prend alors en charge les perfusions, tandis qu’un relais s’organise pour le massage cardiaque entre X, G et le Chef De Détention se relayant jusqu’à l’arrivée du SAMU.
Stabilisée par les secours, la victime a pu être évacuée vers le CHU avec un rythme cardiaque rétabli.
Le professionnalisme, le sang-froid et la rigueur de nos pratiques professionnelles ont été irréprochables. Ils ont tout simplement sauvé une vie humaine !
FO JUSTICE EXIGE LA RECONNAISSANCE DE CET ACTE DE BRAVOURE !
Le SLP FOJustice MA Dijon félicite chaleureusement les collègues X., G. le Chef de Détention et le Brigadier-Chef encadrement, ainsi que l’’unité sanitaire pour leur parfaite synergie lors de cette intervention critique.
Face à des conditions d’exercice de plus en plus dégradées par la chaleur et la surpopulation, nos personnels prouvent chaque jour qu’ils sont des acteurs de sécurité et d’humanité indispensables.
Le SLP FOJustice MA Dijon demande officiellement à la Direction :
• L’attribution immédiate d’une Lettre de Félicitation pour l’ensemble des agents impliqués.
• La transmission sans délai du dossier à la DGAP pour l’obtention de la Médaille d’Honneur de l’Administration Pénitentiaire.
VOUS ETES NOTRE FIERTE ET VOS ACTES HEROIQUES DOIVENT ETRE RECOMPENSE
FO Justice, organisation majoritaire au Centre pénitentiaire de Paris La Santé, attire l’attention de l’administration centrale lors de la visite du DGAP à PARIS LA SANTE le 25 juin 2026 sur les difficultés majeures auxquelles est confronté notre établissement.
Les personnels continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme, mais les conditions d’exercice se dégradent chaque jour davantage. Des réponses concrètes sont désormais indispensables.
UN DÉFICIT D’EFFECTIFS DEVENU CRITIQUE
Le Centre pénitentiaire de Paris La Santé accuse aujourd’hui un déficit de 53 agents, tous corps et grades confondus.
Cette pénurie impacte directement :
• la sécurité de l’établissement
• l’organisation des services
• les conditions de travail des personnels
• la continuité du service public pénitentiaire.
FO Justice s’interroge également sur le manque d’attractivité accordé à Paris La Santé lors des campagnes de mobilité, alors même que les besoins sont connus.
FO Justicedemande :
✓ Un plan exceptionnel de renforcement des effectifs.
✓ Des postes supplémentaires lors des prochaines campagnes de mobilité.
✓ La sanctuarisation d’un volume minimal de postes à chaque sortie d’école.
✓ Un calendrier précis de résorption du déficit.
ELSP : DES MOYENS À LA HAUTEUR DES MISSIONS
FO Justice soutient pleinement le développement des ELSP et reconnaît leur rôle essentiel dans la sécurité des établissements.
En revanche, ce renforcement ne doit en aucun cas se faire au détriment des autres secteurs déjà fragilisés.
Il est hors de question de déshabiller un service pour en alimenter un autre.
FO Justice demande :
✓ Des effectifs dédiés et pérennes.
✓ Des recrutements complémentaires adaptés.
✓ La garantie qu’aucun autre secteur ne sera fragilisé.
✓ La mise en place de paniers repas pour les missions effectuées sur les créneaux méridiens ainsi qu’après 21 h 00.
UNE SURPOPULATION CARCÉRALE ALARMANTE
Le taux d’occupation du Centre pénitentiaire de Paris La Santé atteint désormais près de 190 %.
Cette situation entraîne quotidiennement :
• une surcharge de travail
• une hausse des tensions
• une multiplication des incidents
• une dégradation des conditions de travail et de la sécurité.
FO Justicedemande :
✓ Une stratégie nationale claire de gestion de la surpopulation carcérale.
✓ Une réflexion sur les capacités réelles de l’établissement.
✓ Des mesures concrètes permettant d’alléger durablement la pression sur les personnels.
QSL : RETROUVER SA VOCATION INITIALE
FO Justiceconstate que le Quartier de Semi-Liberté ne répond plus pleinement à sa mission d’origine.
Il sert aujourd’hui principalement à absorber une partie de la surpopulation carcérale, au détriment de sa vocation première.
FO Justicedemande :
✓ Le retour du QSL à sa mission initiale.
✓ Une clarification de la stratégie retenue.
✓ Des solutions pérennes pour lutter contre la surpopulation sans détourner les dispositifs existants.
RÉORGANISATION DU TRAVAIL : PASSER DES ÉTUDES AUX DÉCISIONS
Le cycle matin/nuit demeure une source importante de fatigue, d’usure professionnelle et de risques pour les personnels.
À la suite du drame d’Incarville, un important travail a été conduit localement. Les études et projections sont désormais réalisées.
Les personnels attendent maintenant des décisions et des moyens.
FO Justicedemande :
✓ Un positionnement clair sur l’avenir du cycle matin/nuit.
✓ Les effectifs nécessaires à la mise en œuvre du projet.
✓ Un calendrier précis de déploiement.
✓ Une communication transparente sur l’avancement du dossier.
L’amélioration des cycles de travail constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la sécurité, l’attractivité, la fidélisation des personnels et la qualité de vie au travail.
NOS PRIORITÉS EN UN COUP D’ŒIL
53 agents manquants
Près de 190 % de taux d’occupation
Des services sous tension permanente
Une réorganisation du travail attendue
FO JUSTICEEXIGE DES ACTES
Les personnels du Centre pénitentiaire de Paris La Santé accomplissent leurs missions avec engagement malgré des conditions toujours plus difficiles.
Il est désormais temps que les constats soient suivis de décisions.
FO Justiceattend des engagements fermes, des moyens adaptés et un calendrier précis afin de garantir durablement la sécurité des personnels, le bon fonctionnement de l’établissement et l’amélioration des conditions de travail.