ALERTE, ÉPINAL S’EMBRASE ?
Les jours passent et malheureusement rien n’est fait pour s’arranger :
Le 30 juillet un mineur comparaissait suite à de nombreux incidents disciplinaires : la sanction maximum de 7 jours tombe….Sauf qu’au moment de la signature, le directeur adjoint, président de la commission et aux commandes de l’établissement durant les congés du directeur, lui fait alors une proposition pour le coup stupéfiante : S’il se tient à carreaux, il promet de le sortir de la cellule disciplinaire le lendemain matin….sans concerter ni la PJJ, ni l’officier en charge du quartier mineurs…Sidération, colère, incompréhension du personnel…
Dans l’après-midi, le directeur adjoint est avisé d’un risque psycho- social avéré au QF ; en effet, depuis le 16 juillet les surveillantes sont confrontées à un déferlement de violences et d’injures suite au transfèrement de la détenue MOS D, placée au QD depuis son arrivée ; elle met à bout les nerfs de tout le monde.
Depuis, pas moins de 2 mises en CPROU, une tentative de suicide d’une mineure, un refus de réintégrer, une grève de la faim…. Voilà à quoi ressemble le quotidien de la MAF cette semaine : Dépôts de plainte, comptes-rendus professionnels et d’incidents s’amoncellent mais rien ne bouge.
Aussi, lorsqu’il se déplace pour voir la surveillante qui lui expose le climat anxiogène dans lequel elle évolue, qu’elle sollicite un peu de bienveillance et de compréhension il lui annonce qu’il va la changer de secteur et faire venir une surveillante du quartier homme à sa place jusqu’à ses congés…Pour son bien !!!S’ensuit une longue discussion avec la détenue, qui elle apparemment capte toute son attention.
Que dire de cette gestion ? maladresse, incompétence, déni ???
Stop, le personnel n’est pas de la chair à canon qu’on envoie au front avec un sifflet et des notes de gestion à tout va…La grogne monte autant du côté des détenu(e)s que du personnel, les braises sont attisées et la situation n’est pas du tout maîtrisée ni sous contrôle.
En créant une unité de vie filles mineures au sein d’un quartier majeures, avec la configuration des lieux actuelle, il y a des choix à faire ; on ne peut pas placer n’importe qui à côté de profils fragiles qu’il faut surveiller heure par heure.
FO Justice invite les personnes décisionnaires des affectations de MOS à venir visiter le QF de la MA d’ÉPINAL.
FO Justice exige le transfert immédiat de la détenue D vers une structure adaptée à son profil.
FO Justice apporte tout son soutien aux personnels de la détention et à ceux des quartiers spécifiques dont le professionnalisme n’est plus à démontrer.