Aujourd’hui, les cuisines du CP de Ducos fonctionnent dans des conditions de plus en plus dégradées.
Aucun technicien de cuisine n’est actuellement présent, laissant les équipes dans une situation critique.
Un personnel de surveillance est contraint d’organiser la préparation des repas avec les personnes détenues, alors que cette mission relève de professionnels qualifiés.
Une partie du matériel est défectueuse, compliquant le travail des agents et accentuant les difficultés au quotidien.
Cette situation n’est plus acceptable.
Elle met en péril le bon fonctionnement du service et dégrade gravement les conditions de travail des personnels.
FO JUSTICE DEMANDE :
La création d’un poste de directeur technique des cuisines pour assurer un pilotage efficace du service et une meilleure organisation.
Le recrutement de techniciens intérimaires pour pallier immédiatement les absences et garantir la continuité du service.
La remise en état ou le remplacement des équipements défectueux.
LA SAS : UN ATOUT À VALORISER !
La SAS dispose d’une cuisine spacieuse et équipée de matériels professionnels.
Alors pourquoi ne pas utiliser pleinement cet outil ?
FO Justice propose d’étudier une nouvelle organisation permettant à la SAS de :
stocker ses propres denrées alimentaires ;
produire elle-même les repas destinés aux personnes détenues de la SAS.
LES AVANTAGES D’UNE TELLE ORGANISATION :
Désengorger le magasin du CP dont la capacité n’a pas été dimensionnée pour accueillir un effectif aussi important.
Soulager les cuisines du CP aujourd’hui confrontées à un manque de personnel et à des difficultés de fonctionnement.
Valoriser la mission de réinsertion en développant une véritable activité de production culinaire au sein de la SAS.
Former les personnes détenues aux métiers de la restauration, en leur donnant des compétences concrètes et valorisables à leur sortie.
Améliorer le fonctionnement du CP et renforcer la qualité du service rendu.
POUR QUE CE PROJET DEVIENNE UNE RÉALITÉ, FO JUSTICE DEMANDE :
La création d’un poste de technicien de cuisine dédié à la SAS.
La mise à disposition de formateurs afin d’assurer un véritable parcours professionnalisant pour les personnes détenues.
Donner à la SAS les moyens de produire ses repas, c’est améliorer le fonctionnement du CP, alléger la charge des cuisines centrales et offrir aux personnes détenues une formation concrète, qualifiante et porteuse d’avenir.
FO JUSTICE DUCOS
Toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits !
FO Justice Val-de-Reuil apporte son soutien total à notre collègue, brigadier- chef encadrant, victime d’une agression d’une violence inouïe.
Hier soir, lors de la distribution du repas au Quartier Disciplinaire, notre collègue a été délibérément attaqué par un détenu armé d’une lame. Le coup, porté volontairement au niveau du poignet, aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Selon les premiers éléments, c’est son bracelet qui a limité les dégâts.
Une fois de plus, les personnels pénitentiaires paient le prix de leur engagement au service de l’État. Derrière chaque porte ouverte, chaque mouvement effectué et chaque mission accomplie, il existe un risque bien réel. Ce risque, nos collègues l’assument chaque jour avec professionnalisme, mais il ne peut pas devenir une fatalité.
FO Justice condamne avec la plus grande fermeté cette agression d’une extrême gravité. Rien ne peut justifier qu’un agent soit la cible d’une attaque à l’arme blanche dans l’exercice de ses fonctions.
Nous adressons tout notre soutien à notre collègue, ainsi qu’à l’ensemble des personnels qui ont dû faire face à cette situation particulièrement éprouvante. Nous saluons également le sang-froid et le professionnalisme des agents intervenus pour maîtriser la situation.
FO Justice Val de Reuilsera particulièrement vigilant quant aux suites judiciaires et administratives données à cette affaire. Une réponse exemplaire est indispensable.
Les personnels pénitentiaires ne peuvent continuer à exercer leur métier avec, au-dessus de la tête, la menace permanente d’être pris pour cible.
Les agents méritent des actes, des moyens et une protection à la hauteur des risques qu’ils affrontent quotidiennement.
Une première à la DISP de Paris: deux fourgons cellulaires électriques dès le début du mois de septembre !
Force Ouvrière Justice se félicite de la mise à disposition, dès le début du mois de septembre, de deux fourgons cellulaires électriques au profit du service du dispatching du Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
Il s’agit d’une première sur le ressort de la DISP de Paris, illustrant une volonté de moderniser les moyens mis à disposition des personnels.
Cette avancée n’aurait toutefois pas été possible sans le travail remarquable des personnels du garage, queForce Ouvrière Justice souhaite aujourd’hui mettre à l’honneur. Grâce à leur expertise technique, leur investissement et leur accompagnement dans ce projet, cette évolution devient une réalité. Leur professionnalisme démontre, une fois encore, que les compétences des agents sont un maillon essentiel du bon fonctionnement de notre administration.
Ces deux nouveaux fourgons viendront renforcer un parc automobile vieillissant, offrant au service du dispatching des moyens plus modernes, plus fiables et mieux adaptés à ses missions quotidiennes.
Pour Force Ouvrière Justice, cette acquisition constitue une première étape encourageante. Elle doit désormais s’inscrire dans une politique plus ambitieuse de renouvellement des véhicules afin de répondre durablement aux besoins des personnels.
Force Ouvrière Justice adresse ses félicitations aux collègues du garage pour leur engagement et leur savoir- faire, ainsi qu’aux agents du dispatching qui bénéficieront prochainement de ces nouveaux moyens de travail.
Force Ouvrière Justice : des agents reconnus, des moyens modernisés, un service public renforcé !
Face à des trafiquants toujours plus organisés et à des modes opératoires en constante évolution, la réponse ne peut être que collective.
L’opération de lutte anti-drone menée dans la nuit du 6 au 7 août démontre que la coordination entre l’administration pénitentiaire, l’ERIS, la Police nationale et la Gendarmerie nationale permet d’obtenir des résultats concrets dans la lutte contre les trafics.
L’interpellation d’un télépilote, les saisies réalisées et les fouilles menées à l’issue de cette opération illustrent l’efficacité de cette coopération.
Force Ouvrière Justicesalue l’engagement et le professionnalisme de l’ensemble des personnels mobilisés, dont l’action a permis de porter un coup significatif aux réseaux criminels qui alimentent les trafics en détention.
Cette opération démontre une réalité : lorsque les moyens sont réunis, que les services travaillent de concert et que la volonté d’agir est présente, les résultats sont au rendez-vous.
Pour autant, cette réussite ne doit pas rester une action ponctuelle.
Les trafiquants adaptent en permanence leurs méthodes ; la réponse de l’État doit être durable, coordonnée et à la hauteur des enjeux.
Force Ouvrière Justice demande que cette dynamique soit amplifiée, avec :
– Des opérations conjointes régulières ;
– Des moyens technologiques performants pour détecter et neutraliser les drones ;
– Des effectifs adaptés aux réalités du terrain ;
– Une stratégie nationale ambitieuse de lutte contre les trafics en détention.
La sécurité des personnels ne peut souffrir d’aucun relâchement.
Force Ouvrière Justice continuera à défendre une coopération opérationnelle forte entre tous les acteurs de la sécurité, convaincue que c’est par l’action, la coordination et des moyens adaptés que nous ferons durablement reculer les trafics.
Agir ensemble pour protéger les personnels et garantir la sécurité de nos établissements.
FO Justice prend acte de la réponse apportée par la direction à notre communiqué.
À la lecture de ce courrier, un constat s’impose : plusieurs pages ont été consacrées à répondre à FO Justice.
Nous aurions souhaité que cette même énergie soit consacrée à apporter des réponses concrètesaux difficultés soulevées par les personnels.
Notre communiqué poursuivait un objectif simple : relayer fidèlement les préoccupations exprimées par les agents, mettre en lumière les difficultés rencontrées au quotidien et proposer des solutions concrètes.
À aucun moment il n’avait vocation à alimenter une polémique personnelle.
Pourtant, la réponse qui nous est adressée consacre davantage de temps à qualifier notre organisation syndicale qu’à répondre au fond des problématiques soulevées.
Les expressions telles que « attiser les tensions », « diviser pour mieux régner » ou encore « imagination paranoïaque » ne relèvent pas du débat contradictoire que les personnels sont en droit d’attendre entre une direction et une organisation syndicale représentative.
Le débat d’idées est légitime. Les attaques personnelles ne le sont jamais.
Une organisation syndicale mérite d’être contredite sur ses arguments, jamais caricaturée.
1. VOTRE RÉPONSE CONFIRME L’ESSENTIEL DE NOS CONSTATS
Au-delà des attaques personnelles, votre courrier comporte un enseignement majeur.
Vous reconnaissez vous-mêmes :
✔ que les gilets pare-balles sont dans un état d’hygiène inacceptable ;
✔ que leur système de stockage est inadapté ;
✔ que l’établissement connaît une tension permanente ;
✔ que la surpopulation dépasse les 200 % ;
✔ que le taux de couverture des personnels de surveillance n’est que de 83 à 85 %.
Ces constats ne sont donc pas des affirmations de FO Justice.
Ils figurent désormais dans votre propre réponse.
Nous ne nous réjouissons évidemment pas d’avoir raison.
Nous aurions préféré que ces constats conduisent immédiatement à des mesures concrètes au bénéfice des personnels.
Le véritable débat n’est donc plus de savoir si ces difficultés existent. Votre propre courrier en reconnaît une grande partie. Le véritable enjeu est désormais de savoir quand elles seront résolues.
2. PORTER LA PAROLE DES PERSONNELS : C’EST NOTRE MISSION
Vous nous reprochez d’exprimer le ressenti des personnels.
C’est pourtant précisément la mission d’une organisation syndicale.
Les représentants du personnel ne parlent pas en leur nom propre.
Ils portent la parole des agents qui les sollicitent quotidiennement.
Lorsque plusieurs collègues évoquent une fatigue grandissante, un manque de reconnaissance, des difficultés organisationnelles ou le sentiment de ne pas toujours être entendus, notre responsabilité n’est pas de minimiser ces alertes afin de préserver une communication institutionnelle. Notre légitimité sort des urnes.
Notre responsabilité est de les porter loyalement à la connaissance de l’administration et de proposer des solutions.
C’est ce que nous continuerons à faire.
3. LA CONFIDENTIALITÉ DES AGENTS EST UN PRINCIPE
Vous nous invitez à citer publiquement des situations individuelles.
Nous ne le ferons pas.
Beaucoup de sujets ont été évoqués directement lors de notre déplacement.
D’autres relèvent de témoignages individuels que nous protégerons systématiquement.
Les agents doivent pouvoir s’exprimer librement auprès de leurs représentants sans craindre d’être identifiés.
Cette confidentialité est une garantie essentielle de la liberté syndicale.
4. DÉFENDRE LES AGENTS, C’EST DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC
Vous nous interrogez sur l’intérêt du service public que nous défendrions.
La réponse est simple.
Il n’existe pas de service public pénitentiaire performant sans personnels respectés, suffisamment nombreux, correctement équipés, reconnus et pleinement associés au fonctionnement de leur établissement.
Défendre les conditions de travail des agents, demander des effectifs adaptés, des équipements conformes, une organisation cohérente et une réelle prise en compte des alertes n’est pas s’opposer à l’administration.
C’est défendre le service public lui-même.
5. NOTRE LIGNE DE CONDUITE RESTE LA MÊME
FO Justicene s’oppose pas par principe.
Lorsque des avancées sont obtenues, nous savons les reconnaître.
Lorsque le dialogue social produit des résultats, nous les soutenons.
Mais lorsque les personnels nous alertent et que les difficultés persistent, nous refusons de détourner le regard.
Notre indépendance de parole n’est pas un problème.
Elle est précisément ce qui fonde la confiance que les personnels nous accordent.
Notre engagement est dirigé vers les agents. Et notre légitimité sort des urnes et de la confiance accordée par les personnels.
Il ne sera jamais guidé par la préservation d’une communication institutionnelle
6. LES PERSONNELS ATTENDENT DES ACTES
Nous retenons malgré tout un point positif de votre réponse.
Elle démontre que notre communiqué a été lu avec attention.
Nous espérons désormais que les difficultés soulevées susciteront la même mobilisation.
Car les personnels n’attendent ni une succession de communiqués, ni une polémique entre une direction et une organisation syndicale.
Ils attendent :
✔ Des effectifs.
✔ Des moyens.
✔ Des équipements adaptés.
✔ Des décisions.
✔ De la reconnaissance.
C’est sur ces résultats que chacun sera légitimement jugé.
FO Justice continuera à exercer son mandat avec responsabilité, indépendance et détermination, au seul service des personnels.
LES PERSONNELS JUGERONT SUR LES ACTES
Notre communiqué a suscité une réponse de plusieurs pages.
Nous espérons désormais que les difficultés vécues par les agents susciteront la même mobilisation.
Car au final, ce ne sont ni les communiqués de la direction ni ceux d’une organisation syndicale qui amélioreront les conditions de travail. Ce sont les décisions prises et les actes posés.
Lundi 3 août, la représentante régionale FO Justice CPIP s’est rendue au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis afin d’aller à la rencontre des collègues du SPIP.
Ces échanges directs ont permis de faire un point précis sur leurs conditions de travail, leurs besoins et les difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent, avant un entretien constructif mené avec le chef d’antenne.
Le constat dressé est alarmant : nous sommes loin du compte, et la situation s’annonce purement ingérable dès la rentrée.
Une pénurie structurelle d’effectifs
►Des chiffres éloquents :L’effectif de référence fixe le besoin à 71 CPIP, mais seuls 56 titulaires seront en poste en septembre.
►Le gel des recrutements :L’embauche de contractuels CPIP est actuellement à l’arrêt complet, révélant les limites de volumes de recrutement institutionnels insuffisants.
►Un manque d’attractivité persistant :La faiblesse des grilles salariales proposées bloque l’attractivité des postes et paralyse l’embauche d’un DSPIP contractuel.
Une anticipation défaillante face aux échéances à venir
L’administration a-t-elle seulement anticipé l’ouverture prochaine du CD/MA (prévue en décembre, avec 400 places en Maison d’Arrêt et 200 en Centre de Détention) pour le SPIP ? Les motifs d’inquiétude sont majeurs.
Pour garantir un fonctionnement minimal et correct de cette nouvelle structure, le besoin est pourtant connu :
➢1 DPIP
➢10 CPIP
➢1 Assistant Social (AS)
➢1 Adjoint Administratif
La Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire compte-t-elle faire surgir ces agents par un tour de magie ?
Les risques psychosociaux engendrés par un tel dysfonctionnement ont atteint leur paroxysme.
Plus que jamais, FO Justice reste pleinement mobilisé et prendra ses responsabilités pour défendre sans compromis les agents et exiger l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail.
Ce mercredi 6 aout 2026 matin, à l’issue de leur service de nuit, trois de nos collègues ont fait preuve d’un engagement remarquable en se portant volontaires pour assurer l’appel, face au manque de personnel pour accomplir cette mission .
Ce geste, empreint d’un profond professionnalisme et de solidarité, mérite le respect de tous. Grâce à leur disponibilité et à leur esprit de responsabilité, la continuité du service a pu être assurée !!
FO JUSTICEADRESSE notre plus sincère soutien et exprime notre entière reconnaissance pour cet investissement exceptionnel.
Toutefois, si cette initiative est exemplaire, elle ne doit en aucun cas devenir une réponse ordinaire aux insuffisances de l’administration. Il n’est pas acceptable que le fonctionnement repose sur le seul dévouement des agents.
L’administration ne peut continuer à compter sur le sens du devoir des personnels pour compenser un manque chronique d’effectifs. Les agents répondent présents, au prix de leur temps de repos et de leur vie personnelle, mais cet engagement ne doit jamais servir à masquer les difficultés structurelles auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.
FO JUSTICE demande que ces trois collègues fassent l’objet d’une reconnaissance officielle pour leur comportement exemplaire. Leur disponibilité, leur professionnalisme et leur dévouement méritent d’être salués à leur juste valeur par une récompense ou une distinction adaptée.
FO JUSTICEréaffirme également la nécessité pour l’administration de mettre en œuvre les moyens humains indispensables afin que la continuité du service soit assurée dans des conditions normales, sans avoir à dépendre systématiquement de la bonne volonté et du sacrifice des personnels.
Le dévouement des agents est une richesse. Il ne doit jamais devenir un palliatif aux carences de l’administration.
Les agents de tous corps sont confrontés à une réalité brutale : des charges de travail qui explosent, des effectifs qui s’effondrent, des postes laissés vacants depuis des semaines, et des feuilles d’appel qui ressemblent à du gruyère.
Cette spirale infernale n’est plus seulement un problème d’organisation : elle met en danger la santé mentale et psychologique des personnels.
FO Justice le dit clairement : les risques psycho-sociaux sont désormais omniprésents au centre pénitentiaire du Havre.
POSTES NON COUVERTS = RPS EN HAUSSE
Le manque de personnel n’est pas une abstraction. Il se traduit chaque jour par :
• Des agents isolés sur des postes normalement tenus à deux, et un jeu de chaises musicales pour organiser des relèves ;
• Des surveillants, gradés, officiers contraints d’absorber des missions impossibles.
• Des journées à pause réduite ;
• Une pression constante, un sentiment d’urgence permanent, une fatigue qui devient chronique.
Ces conditions créent un terrain propice aux burn-out, aux dépressions, aux arrêts maladie répétés, à une perte de sens du métier, et une démotivation dans la sphère privée tellement les corps et les esprits sont fatigués et n’arrivent pas à récupérer.
RELATIONS SOCIALES DÉGRADÉES : UN CLIMAT QUI FRAGILISE TOUT LE MONDE
La surcharge de travail et l’absence de moyens humains ont un impact direct sur les relations professionnelles. FO Justice constate une dégradation inquiétante du climat social entre dans tous les corps : de la direction aux surveillant en passant par les officiers et les gradés.
FO justice Le Havres’interroge :
– Comment un directeur adjoint peut-il déléguer une notification aux officiers alors qu’il est le responsable du secteur ?
– Comment est-il possible de déléguer la construction de dossiers de transferts de personnes dangereuses placées au quartier d’isolement vers le QLCO en même pas 24h ?
– Comment une Direction responsable d’un quartier peut-elle contester la décision de mise en prévention par la Direction responsable du quartier lui-même ? Où est la légitimité.
– Comment peut-on expliquer que l’ambiance de travail semble plus détendue lorsque certains responsables sont absents ?
– Comment des officiers osent critiquer le travail de leurs gradés, ou se court- circuiter eux-mêmes en les insultant alors qu’ils font preuve de cohésion et de loyauté ?
Quand chacun est à bout, les tensions montent plus facilement, les incompréhensions s’installent, les conflits se multiplient.
Ce climat délétère est un facteur aggravant de RPS, qui fragilise la cohésion, la communication et la sécurité.
FO Justicedénonce l’absence de prise en compte sérieuse de ces indicateurs.
Les personnels ne sont pas des variables d’ajustement. Ils sont des femmes et des hommes qui s’effondrent sous la charge, qui perdent le sommeil, qui viennent travailler avec la boule au ventre, qui ne se sentent plus en sécurité.
FO JUSTICE EXIGE :
• Le comblement de tous les postes vacants
• Une prise en compte de la situation du CP Le Havre dans l’arbitrage de la distribution des ressources
• Une évaluation sérieuse des RPS dans l’établissement
• Un rétablissement d’un dialogue social respectueux et constructif
• La fin des pressions hiérarchiques inutiles et des injonctions contradictoires
L’ADMINISTRATION DOIT AGIR : LA SANTÉ DES AGENTS N’EST PAS NÉGOCIABLE
FO Justice rappelle que la santé mentale est une obligation légale de l’employeur.
Ignorer les RPS, c’est mettre en danger les personnels, les établissements et le service public pénitentiaire.
FO Justice encourage les personnels à dénoncer leurs conditions de travail et informer de leur état de santé (mental et physique) par voie de comptes-rendus professionnels ainsi que le registre SST en salle d’appel.
Sans moyens, pas de sécurité. Sans respect, pas de cohésion.
Décidément, à la MAH1, un officier « adjoint » semblent avoir décidé que désorganiser un bâtiment était devenu une nouvelle méthode de management.
Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS est une nouvelle fois alerté sur les pratiques d’un officier, déjà connu pour des comportements inadaptés envers les personnels de surveillance, et dont la gestion laisse aujourd’hui les agents particulièrement perplexes.
Mutations de cellule à tire-larigot, changements incessants, profils parfois incompatibles, agents inutilement surchargés… La MAH1 semble être devenue un véritable jeu de chaises musicales !
On en arrive même à déplacer des détenus pour finalement… les remettre dans leurs cellules d’origine !
À ce niveau-là, ce n’est plus de l’organisation, c’est de l’incompétence, dont les surveillants doivent ensuite gérer les conséquences sur le terrain.
ET CE N’EST PAS TOUT !
FO justice a également été alerté sur la présence, dans le bureau de cet officier et à la vue de tous, d’un document issu d’une enquête censée rester confidentielle, avec certains passages concernant des surveillants volontairement surlignés.
Si ces faits sont confirmés, la Direction devra nous expliquer sa conception de la confidentialité et de l’exemplarité attendue d’un encadrant.
Car il est toujours très facile de faire des remarques aux surveillants sur leurs pratiques professionnelles. Encore faudrait-il être irréprochable lorsqu’on prétend donner des leçons aux autres !
À force de déplacer les problèmes plutôt que de les régler, ils finissent toujours par revenir par la même porte.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS demande donc à la Direction d’avoir enfin un véritable élan de courage managérial. Qu’elle prenne ses responsabilités et gère convenablement les situations qu’elle traîne comme des BOULETS.
A croire qu’en plus des rillettes, le CP Le Mans s’est découvert une nouvelle spécialité : le management à coup de bâton !!
Une nouvelle fois, la feuille d’appel ressemblait davantage à une spécialité fromagère Suisse qu’à un effectif digne de ce nom : du gruyère, des trous partout !!
Conséquence directe, des promenades non couvertes, des agents seuls à l’étage et une unique gradée pour gérer l’ensemble de la M.A du CP.
Face à cette pénurie, la gradée en charge de l’appel a pris la décision empreinte de bon sens d’assurer uniquement les mouvements prioritaires (parloirs, promenades, US et avocats) et suspendre les activités telles que la bibliothèque, la musculation ou le coiffeur afin de garantir la sécurité de l’établissement.
Une consigne claire, logique et responsable…
Mais deux heures plus tard, lors du briefing du matin, changement de CAP.
Au nom du « bien être de nos usagers du service public », un officier ordonne finalement d’assurer les activités.
Un agent fait simplement remarquer que cette directive est en contradiction avec celle donnée quelques heures auparavant.
Et c’est à partir de là que l’on bascule dans l’absurde…
Cet agent, qui n’avait pourtant aucune activité sur son aile, est convoqué afin de se voir remettre une demande d’explication pour avoir prétendument refusé un ordre.
Le bureau local Force Ouvrière s’interroge, cherche t’on désormais à sanctionner les agents qui osent signaler une incohérence ?
A faire taire celles et ceux qui prennent la parole ?
Qu’on se le dise, le bureau local Force Ouvrière ne laissera museler aucun agent !!
Les personnels doivent ils exécuter des ordres contradictoires mettant en périls la sécurité de l’établissement, au seul prétexte de maintenir coûte que coûte les activités ?
Le bureau local Force Ouvrière rappelle une réalité que certain semblent oublier, dans de nombreux établissements lorsqu’il n’y a pas de surveillant activités, il n’y a tout simplement pas d’activité, la sécurité prime, toujours.
Au lieu de distribuer des demandes d’explication, la Direction ferait mieux de remercier les personnels qui compensent chaque jour un manque d’effectifs devenu chronique dans notre établissement.
Le bureau local Force Ouvrière exige l’annulation immédiate de cette demande d’explication, la fin du management par la menace et de l’intimidation, le respect des agents qui assurent la sécurité malgré des effectifs insuffisants et un renforcement urgent des effectifs, tous corps confondus.
Le bureau local Force Ouvrièresera aux côtés de chaque agent victime d’un abus de la hiérarchie.
Des effectifs en gruyère ne peuvent pas servir de prétexte à transformer les agents en boucs émissaires.