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DI de Lyon : Lettre ouverte au Directeur des Équipes de Sécurité Pénitentiaire

Monsieur le Directeur

Equipes de sécurité pénitentiaire

Objet : organisation de service

Monsieur le Directeur,

L’UISP FO Justice Lyon se réjouit de votre initiative d’une réunion de travail avec votre équipe du PREJ 42 en date du 28 août 2026. L’ensemble des participants a apprécié cet échange.

Il a été prévu, la mise en place de groupes de travail concernant la charte de temps des personnels et l’organisation de service.

Nous pensons que de par votre position, vous avez mandaté votre chef de service afin d’organiser ces différents groupes ?

A ce jour, rien n’a été fait.

Nous ne remettons pas en cause la charge de travail des différents acteurs de la base, mais nous constatons que les adjoints participent grandement aux tâches administratives en plus des missions sur lesquels ils sont affectés. Et pourtant ils restent force de proposition, tout comme l’ensemble des surveillants.

Comme je vous l’avez déjà signalé, le dialogue reste compliqué entre les personnels et votre chef de service (mails d’agents qui restent sans réponse, il n’a jamais le temps de discuter, etc…).

Nous espérons que sa charge de travail ne se limite pas à l’accompagnement de techniciens sur les différents travaux de la base ?

Vous n’êtes pas sans savoir qu’en fonction des GT, une validation en CSA I doit avoir lieu et que pour 2026 nous nous réunissons le 13 octobre 2026. A l’heure ou nous vous sollicitons, je doute qu’un quelconque projet puisse voir le jour.

Ce qui est sûr, c’est que vos personnels se sentent délaissés et non écoutés.

Ils sont dans l’attente d’un chef de service qui les soutient et porte leurs projets.

Monsieur le Directeur, nous vous demandons d’intervenir afin que les demandes recensées à la réunion du 28 août puissent aboutir immédiatement pour les plus simples (réunion de service du lundi matin) et que les groupes de travail trouvent une date de faisabilité rapidement.

Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer, monsieur le Directeur, l’expression de notre haute considération.

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PREJ Poitiers-Vivonne : “J’irais n’importe où avec l’ARPEJ… ça tombe bien, on repart !”

Faut-il attendre un drame sur la route pour que l’administration ouvre enfin les yeux ? La gestion des assises de Guéret le 15 septembre atteint des sommets d’incohérence :

L’ÉNIGME GÉOGRAPHIQUE : par quel bricolage de la planification est-il impossible pour le PREJ de Limoges d’assurer une journée complète sur son secteur naturel de Guéret, alors qu’on trouve tout à fait normal de faire traverser la région à un équipage de Poitiers pour près de 5 heures de route aller-retour ?

PRIORITÉS À L’ENVERS : incapables d’organiser nos propres relèves d’assises à Poitiers faute d’effectifs, on envoie nos agents — qui venaient déjà d’assurer une journée d’audience à la cour d’ assise de Poitiers— boucher les trous à l’autre bout de la région. Logique imparable !

4 POUR 6 : envoyer quatre agents pour en relever six, c’est la formule magique de la gestion au rabais sur .

17 H NON-STOP : prise de service mardi à 10 h 30, fin de vacation à 3 h 30 du matin. Rouler au milieu de la nuit après un marathon judiciaire ?

Le sommeil, c’est visiblement pour les faibles. Vivement le passage à l’heure d’hiver pour enfin bénéficier d’une heure supplémentaire de repos!

Pourquoi veiller au repos réglementaire quand on peut tester la résistance humaine sur la route en pleine nuit ?

FACE À CE BRICOLAGE DANGEREUX, FO JUSTICE EXIGE :

Une logique sectorielle cohérente : l’affectation prioritaire des missions aux services de proximité immédiate.

Le respect strict des temps de repos légaux.

FO Justice salue et remercie chaleureusement les collègues mobilisés pour leur disponibilité sans faille et leur professionnalisme exemplaire face à ce grand n’importe quoi.

Les organisateurs de ce cirque seront tenus pour directement responsables du moindre accident.

La santé des personnels n’est pas négociable.

FO Justice toujours aux côtés des agents !

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Prison de Montmédy : Agression au Régime Différencié du B2

INTERVENTION : NOS COLLÈGUES DOIVENT POUVOIR COMPTER LES UNS SUR LES AUTRES !

Lundi 14 septembre, une lâche agression a ciblé deux de nos collègues au sein du bâtiment B2.

Dans ces situations, la solidarité entre personnels est essentielle. Merci au collègue qui est intervenu pour porter assistance et faire face à cette situation.

Nous remercions l’équipe d’intervention qui a permis de mettre fin a l’incident.

Notre métier nous expose quotidiennement à des situations difficiles. Aucun agent ne doit se sentir seul lorsqu’un incident survient.

FO JUSTICE EST PRÉSENT POUR VOUS !

Pour le moindre souci, la moindre difficulté ou situation nécessitant un accompagnement, vos représentants FO Justice sont là pour vous écouter, vous accompagner et vous défendre.

Nous rappelons également l’importance de respecter strictement les consignes et les notes de service. Elles constituent un cadre de travail qui doit être connu et appliqué par chacun afin de garantir la sécurité des personnels et le bon fonctionnement du service.

SOUTIEN

Toutes nos pensées vont à nos camarades agressés.

FO Justice leur apporte son soutien total et inconditionnel et reste pleinement disponible à leurs côtés afin de les accompagner dans l’ensemble de leurs démarches.

La sécurité des agents doit rester une priorité.

La solidarité entre collègues est notre force.

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Prison d’Oermingen : Lamentable !!

Il y a maintenant quelques mois, l’ensemble des organisations syndicales était convié à une réunion avec Madame la Directrice afin d’évoquer notamment la problématique des rappels imposés.

À l’époque, nous avions dénoncé un système qui consistait à informer un agent, parfois par un simple SMS, qu’il était rappelé tel jour, sans réelle prise en compte de sa vie personnelle et de ses contraintes privées.

Un compromis avait alors été proposé.

Sans entrer dans le détail, le principe était simple, chaque agent communique plusieurs disponibilités.

Le service des agents choisit deux dates parmi celles proposées ;

L’organisation du rappel tient ainsi compte, dans une certaine mesure, de la vie privée de chacun.

Cette proposition constituait un équilibre entre les nécessités du service et le respect de la vie personnelle des agents.

Qu’en est-il à présent ?

Les modalités initialement convenues ne sont plus respectées et le projet initial, pourtant viable, est aujourd’hui dénaturé et vidé de sa substance.

Des agents se retrouvent rappelés sur des dates qu’ils n’ont pas souhaitées, malgré le fait d’avoir communiqué leurs disponibilités. Certains ne sont même pas prévenus de leur rappel… D’autres se voient attribuer plus de deux rappels d’office, etc.

FO JUSTICE CD Oermingen ne peut cautionner une situation dans laquelle une proposition construite collectivement avec les représentants du personnel est progressivement transformée, au point de ne plus correspondre à ce qui avait été initialement présenté.

FO JUSTICE CD Oermingen entend parfaitement les difficultés liées aux effectifs.

Mais nous refusons que ces difficultés permettent de remettre en cause les engagements pris ou les équilibres négociés.

La réglementation relative au temps de travail dans la fonction publique rappelle d’ailleurs l’importance du dialogue social, de l’organisation du travail et de la qualité de vie au travail des agents.

Le manque d’effectifs est une réalité, il est l’affaire de tous. La prise en considération de la vie privée des agents en est une autre, elle aussi est l’affaire de tous !!!

Nous avons accepté un compromis.

FO JUSTICE CD Oermingen n’accepte pas la dénaturation du projet.

FO JUSTICE CD Oermingen est et restera vigilant quant aux attentes du personnel.

Le respect de la vie privée et le bien-être au travail constituent pour nous une priorité. Cela ne souffre d’aucune objection.

En l’état, et à défaut d’une application conforme à la note de service numéro 11 qui d’ailleurs n’est pas référencée dans le commun.

FO JUSTICE CD Oermingen se désolidarise de la gestion et du management que nous considérons comme catastrophiques.

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Prison de Saint-Denis : Agression au QA

Une nouvelle agression a eu lieu cet après-midi, au quartier arrivant du CP de Saint-Denis.

Lors de la distribution de médicaments à un détenu au profil psychiatrique, en présence du médecin, d’un infirmier et des personnels pénitentiaires, ce détenu, récemment sorti d’une hospitalisation d’office, a tenté à plusieurs reprises de forcer le passage malgré les injonctions des personnels présents.

À la troisième tentative, cet individu, au comportement particulièrement imprévisible et véhément, n’a pas hésité à porter des coups au gradé de roulement présent sur les lieux.

La maîtrise de l’intéressé a été particulièrement difficile compte tenu de sa virulence. À l’issue de l’incident, il a été conduit au quartier disciplinaire.

LE CONSTAT EST UNE NOUVELLE FOIS IMPLACABLE

Le bureau local FO Justice apporte son total soutien à notre collègue agressé ainsi qu’à l’ensemble des personnels présents lors de cet incident.

Faute de structures spécialisées et adaptées, ce sont une nouvelle fois les personnels pénitentiaires qui en font les frais.

Il est temps que les pouvoirs publics prennent la mesure de la situation.

Le bureau local FO Justice du CP Saint-Denis réitère donc sa demande de création d’une Unité Hospitalière Spécialement Aménagées (UHSA) à La Réunion.

LES AGRESSIONS SE SUCCÈDENT DANS NOS ÉTABLISSEMENTS

Cette situation n’est malheureusement pas isolée.

Il y a quelques jours, un détenu présentant un profil similaire avait mordu un collègue au centre de détention du Port.

Aujourd’hui, c’est au tour d’un collègue du CP de Saint-Denis d’être victime de cette violence, avec un coup de poing porté à son encontre.

Combien faudra-t-il encore d’agressions pour que les pouvoirs publics prennent enfin leurs responsabilités ?

Le bureau local FO Justice – CP Saint-Denis dénonce avec la plus grande fermeté cette nouvelle agression et alerte une nouvelle fois sur le manque criant de moyens et de structures permettant une prise en charge psychiatrique adaptée dans les établissements pénitentiaires réunionnais.

Les personnels pénitentiaires n’ont pas vocation à se substituer aux structures psychiatriques.

FO JUSTICE EXIGE DES ACTES ET DES MOYENS À LA HAUTEUR DE LA SITUATION.

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Prison de Fresnes : QSA, deux collègues blessés. À 13h45, la violence a encore frappé !

Agression du mardi 15 septembre 2026 – La dangerosité du métier pénitentiaire est une réalité quotidienne.

DES FEMMES ET DES HOMMES ENGAGÉS, PAS DES CIBLES !

LES FAITS

➡️ Le mardi 15 septembre 2026, vers 13h45, une violente agression s’est produite au QSA du CP Fresnes.

➡️ Deux collègues ont été blessés lors de l’intervention.

➡️ L’un des agents a été particulièrement touché au visage et à de nombreux endroits du corps.

➡️ Au choc physique s’ajoute un impact psychologique réel pour les personnels.

LA RÉALITÉ DU TERRAIN

Les personnels pénitentiaires font face à une population pénale de plus en plus complexe, imprévisible et parfois extrêmement violente.

Voilà la réalité de notre métier : exposition, tension, danger, usure.

Cette agression rappelle brutalement que notre profession ne se résume pas à l’ouverture et à la fermeture des portes.

TOUJOURS PRÉSENTS MALGRÉ TOUT !

QSA : ON ATTEND TOUJOURS L’AGRESSION DE TROP ?

➡️ Le QSA accueille des personnes détenues présentant des troubles psychiatriques.

➡️ Trop souvent, il faut attendre un passage à l’acte pour qu’une orientation en UHSA ou un transfert soit enfin envisagé.

➡️ C’est inacceptable.

PRÉVENIR PLUTÔT QUE SUBIR !

UHSA : AGIR AVANT, PAS APRÈS

➡️ Les UHSA existent pour assurer une prise en charge adaptée.

➡️ Elles ne doivent pas devenir la solution de l’après-agression.

➡️ Il faut sensibiliser le médical : chacun, à son niveau, doit prendre ses responsabilités en amont.

➡️ Il est regrettable qu’il faille encore attendre une agression pour qu’une affectation en UHSA ou un transfert soit envisagé.

DES SOLUTIONS AVANT LES DRAMES !

FO JUSTICE LE DIT CLAIREMENT

➡️ Une agression reste une agression, peu importe le profil de la personne détenue.

➡️ Aucune violence ne doit être banalisée.

➡️ FO Justice encourage les agents victimes à faire constater leurs blessures et à déposer plainte.

➡️ FO Justice apporte son soutien plein et entier aux collègues blessés, physiquement et psychologiquement.

SOUTIEN À NOS COLLÈGUES !

FO JUSTICE EXIGE

➡️ Des décisions rapides avant le prochain drame.

➡️ Une meilleure coordination entre administration et médical.

➡️ Une mobilisation effective des UHSA lorsque la situation l’exige.

➡️ La reconnaissance concrète de la dangerosité du métier.

➡️ La classification des établissements pénitentiaires, revendication portée par FO Justice.

SÉCURITÉ – RECONNAISSANCE – MOYENS

ON N’ATTEND PAS LE PROCHAIN COUP POUR AGIR !

DES AGENTS RESPECTÉS ET PROTÉGÉS = UN SERVICE PUBLIC PLUS FORT

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Prison de Brest : Sécurité bafouée, gestion lunaire des ELSP

Ce jour, un transfert est programmé au départ de l’établissement de Brest à destination d’Orvault. Pour constituer cet équipage, notre encadrement a pris la décision — au mépris le plus total de la sécurité de tous — de solliciter un agent de l’Unité Sanitaire (US) pour compléter un équipage de seulement 2 agents ELSP, et ce, alors même que 3 agents ELSP sont présents sur l’établissement.

Pour justifier ce choix incompréhensible, l’encadrement invoque le fait que ces 3 agents ELSP seraient programmés sur les assises du lendemain. Ce motif est totalement fallacieux.

  •  Un trajet Brest-Orvault représente environ 3 heures aller et 3 heures retour.
  •  En partant de l’établissement à 9h30, les agents seraient de retour bien assez tôt pour assurer les assises du lendemain tout en respectant scrupuleusement les 11 heures de repos réglementaires.

Le comble de cette gestion ubuesque réside dans le fait qu’il sera vraisemblablement demandé aux agents ELSP restés sur l’établissement de « faire preuve de vigilance » sur la zone de l’Unité Sanitaire… en raison du départ de notre collègue, désormais seule sur cette zone.

Cette décision absurde s’inscrit dans un climat délétère déjà dénoncé à maintes reprises.

Lorsque des représentants ont légitimement demandé des explications à l’adjoint au chef de détention, la réaction de l’officier a consisté à téléphoner au gradé de roulement pour lui demander… des comptes sur le simple fait d’avoir posé la question !

À titre indicatif, la reprise des Assises depuis le mois de septembre engendre mécaniquement un volume important d’heures supplémentaires. Entre les coups de téléphone incessants adressés aux agents en mission et les pressions exercées sur l’encadrement de la détention concernant les horaires, les intentions de notre direction et de notre encadrement questionnent légitimement l’ensemble du personnel.

Les collègues ELSP sont aujourd’hui à bout de nerfs.

  •  Combien de temps l’équipe ELSP et la détention vont-elles devoir subir cette gestion calamiteuse ?

Va-t-il falloir attendre l’irréparable pour que les responsabilités soient prises ?

L’équipe ELSP tire la sonnette d’alarme depuis de nombreux mois. La direction est parfaitement informée de la situation, mais se retranche trop souvent derrière l’absence d’écrits pour éluder ses responsabilités.

Une lettre officielle de l’équipe ELSP a été récemment remise au Directeur Interrégional Force Ouvrière Justice attend des actes forts et immédiats.

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Prison de Reims : Agression et tentative de suicide

Ce jour, lors de l’ouverture d’une cellule afin de permettre une intervention de maintenance, deux collègues ont demandé aux personnes détenues présentes de bien vouloir sortir de la cellule.

L’un des détenus a refusé d’obtempérer et a violemment bousculé les deux collègues.

Face à cette agression, les personnels ont fait usage de la force strictement nécessaire afin de maîtriser l’individu.

Une fois maîtrisé, celui-ci a été placé en prévention au quartier disciplinaire, dans l’attente de son passage en commission de discipline.

UNE SITUATION QUI PREND UNE AUTRE DIMENSION

À l’issue de sa mise en prévention, la personne détenue a tenté de mettre fin à ses jours dans sa cellule.

Lors d’une ronde, le surveillant d’atelier a effectué un contrôle à l’œilleton et a constaté que la personne détenue était en train de tenter de mettre fin à ses jours.

Le Major encadrement du QSL, alors en commission de discipline, est intervenu rapidement avec les personnels présents et a permis de sauver la vie de la personne détenue avant qu’une issue fatale ne survienne.

Le personnel est rapidement intervenu pour décrocher la personne détenue. Celle-ci a ensuite été portée puis installée en position latérale de sécurité (PLS), dans l’attente de l’arrivée de l’équipe médicale.

L’équipe médicale de l’établissement est également intervenue immédiatement afin de prendre en charge la personne détenue et de lui prodiguer les soins nécessaires.

FO JUSTICE FÉLICITE ET SOUTIENT LES PERSONNELS

Le bureau local FO Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels pour leur réactivité, leur sang-froid et leur professionnalisme, qui ont permis d’éviter le pire.

FO Justice apporte également tout son soutien aux deux collègues victimes de cette agression.

Nous remercions également l’ensemble de l’équipe médicale pour son intervention rapide auprès de la personne détenue.

Encore une fois, notre établissement est touché par la violence.

Une nouvelle fois, les personnels pénitentiaires se retrouvent en première ligne, confrontés à des situations de violence et d’urgence nécessitant une réaction immédiate et professionnelle.

FO Justice restera aux côtés des personnels et continuera de dénoncer toutes les violences commises à leur encontre.

FO JUSTICE — TOUJOURS PRÉSENTS, TOUJOURS AUX CÔTÉS DES PERSONNELS !

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Prison de Baie-Mahault : Le Marché est Ouvert ! Mais Qui Contrôle Vraiment la Prison ?

Chers collègues,

Qui contrôle vraiment l’établissement ? On aurait pu croire que c’est la direction. Ou encore les personnels ?

Il n’en est rien ! Les personnes détenues, elles, contrôlent pratiquement tout et ne s’en cachent pas. Elles nous font tourner en bourrique quotidiennement, nous manipulent et nous usent à petites doses. À tout moment nous sommes à leur merci et tomber même si nous nous évertuons à dire « nous avons les clés ». Le constat est amer mais vrai !

Sans remettre en cause le professionnalisme des agents, qui jettent leurs dernières forces dans la poudrière pour maintenir à flot cette prison, les personnes détenues ont une longueur d’avance sur nous.

Encore faudrait-il avoir les moyens humains et matériels pour les contrer.

Pas assez d’effectif pour mener à bien nos missions régaliennes. Nous regrettons amèrement les années où chaque équipe comptait une vingtaine d’agents. Mais tout a basculé en moins d’une décennie. La faute à qui ? A la mauvaise gestion et au manque d’anticipation de notre Administration. Jamais le CP Bémao n’aura connu une telle crise en ressource humaine. D’ici la fin de l’année l’effectif frôlera les moins vingt agents. Sans compter les autres personnels sur site qui, eux aussi, sont en grandes difficultés et pas reconnus à leur juste titre.

Jamais FO justice Bémao ne cautionnera le « plantage », ce n’est non plus un appel à l’absentéisme mais nous respectons et respecterons le choix des agents usés qui prennent quelques jours pour se remettre et éviter de rester le tapis, malheureusement comme beaucoup d’entre nous. Nous préférons une semaine d’absence qu’une absence éternelle.

Niveau moyens matériels pour la sécurité de l’établissement : ZERO ! Le CP est devenu un bazar à ciel ouvert où l’on trouve tout. La nuit, le ballet des drones est incessant et ne cessera que lorsque le système anti-drone répondra présent. L’Administration n’est même pas capable de faire face à cette délinquance.

Pas étonnant, n’importe qui peut entrer sur le domaine. Dernièrement, un collègue a été suivi jusque sur le parking, heureusement sans gravité. Il y a quelques jours une dame, n’ayant pas toute sa tête, s’était présentée à la porte du QSL ensuite à la PEP. Elle a insulté et menacé des agents de nettoyage présents. Dans ces deux cas il a fallu appeler les forces de l’ordre pour ramener le calme.

La seule solution en notre possession…les fouilles. Hier encore, ces fouilles ont fait leur preuve. Seulement quelques cellules mais le résultat est là : un butin hallucinant a été saisi par les personnels !

  • 2 aiguilles pour tatouer
  • 26 téléphones portables
  • 24 câbles de chargeurs
  • 12 écouteurs
  • 8 pics artisanaux
  • 3 petites balances
  • 27 chargeurs
  • 2 PS4
  • 1 télécommande TV filaire
  • 1 Boitier WIFI
  • 1 adaptateur
  • Produits stupéfiants (herbes, cannabis, cocaïne)
  • 1 Air Pod
  • 1 Air Box
  • 1 sac de médicaments
  • 4 paires de ciseaux cassés
  • 3 coques de téléphones portables

Voilà au point où nous en sommes en termes de « marchandises » qui gangrènent nos détentions et alimentent la population carcérale. Faites vous-même le calcul à l’échelle de tout le CP.

Et quand la surpopulation vient s’ajouter au débat, c’est le pompon. Malgré toutes les belles promesses de l’autorité judiciaire pour étudier des peines alternatives à l’incarcération, pour des sorties anticipées…Rien à faire. On nous dira que la Guadeloupe est criminogène, pas plus qu’ailleurs. Mi-juin le CP de Bémao franchissait la barre des 800 personnes incarcérées. Aujourd’hui c’est devenu la norme : 817 personnes incarcérées à ce jour pour 450 places et plus d’une centaine de matelas au sol.

Dans un dernier écrit, FO justice Bémao posait la question « Qui veut tuer le service public pénitentiaire au CP de Bémao ». Chers collègues, au risque de choquer certains de nos dirigeants, la réponse est notre propre administration.

Une administration qui ne nous donne plus les moyens matériels et humains pour mener à bien notre mission. Cette même administration qui est censée protéger ses agents.

FO justice Bémao demande que des mesures soient prisent rapidement pour assurer la sécurité du site. Quid de la barrière demandée pour filtrer les entrées sur le site ?

Vu la catastrophe RH, FO justice Bémao s’inquiète pour la santé des personnels qui n’ont plus vraiment de repos et qui s’éloignent de plus en plus de leur famille pour assurer la continuité du service. Comme par hasard, les risques psychosociaux n’existent pas pour ces personnels !

FO justice Bémao dénonce avec véhémence cet état de fait et réclame une réunion de crise avec les membres de la direction, la Cheffe de détention, un Officier de chaque secteur, un agent par Equipe/Service, la Psychologue et l’Assistant social.

FO justice Bémao félicite l’ensemble des acteurs qui ont participé à cette fouille à la MA. Ils ont montré que malgré la souffrance et la fatigue au travail, l’effectif réduit et le manque de moyens qu’ils résistent encore. Mais jusqu’à quand ?

Il faudra nous dire les choses, plus de deux ans à « tirer la langue » cela ne peut plus durer.

Nous sommes tous conscients que la situation est dure mais là, ce n’est plus un travail organisé, c’est de l’acharnement sur personnels !

FO justice Bémao demande à l’Administration une CAP de mobilité exceptionnelle pour la Guadeloupe et plus particulièrement pour le CP de Bémao.

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