Ce jour, un transfert est programmé au départ de l’établissement de Brest à destination d’Orvault. Pour constituer cet équipage, notre encadrement a pris la décision — au mépris le plus total de la sécurité de tous — de solliciter un agent de l’Unité Sanitaire (US) pour compléter un équipage de seulement 2 agents ELSP, et ce, alors même que 3 agents ELSP sont présents sur l’établissement.
Pour justifier ce choix incompréhensible, l’encadrement invoque le fait que ces 3 agents ELSP seraient programmés sur les assises du lendemain. Ce motif est totalement fallacieux.
- Un trajet Brest-Orvault représente environ 3 heures aller et 3 heures retour.
- En partant de l’établissement à 9h30, les agents seraient de retour bien assez tôt pour assurer les assises du lendemain tout en respectant scrupuleusement les 11 heures de repos réglementaires.
Le comble de cette gestion ubuesque réside dans le fait qu’il sera vraisemblablement demandé aux agents ELSP restés sur l’établissement de « faire preuve de vigilance » sur la zone de l’Unité Sanitaire… en raison du départ de notre collègue, désormais seule sur cette zone.
Cette décision absurde s’inscrit dans un climat délétère déjà dénoncé à maintes reprises.
Lorsque des représentants ont légitimement demandé des explications à l’adjoint au chef de détention, la réaction de l’officier a consisté à téléphoner au gradé de roulement pour lui demander… des comptes sur le simple fait d’avoir posé la question !
À titre indicatif, la reprise des Assises depuis le mois de septembre engendre mécaniquement un volume important d’heures supplémentaires. Entre les coups de téléphone incessants adressés aux agents en mission et les pressions exercées sur l’encadrement de la détention concernant les horaires, les intentions de notre direction et de notre encadrement questionnent légitimement l’ensemble du personnel.
Les collègues ELSP sont aujourd’hui à bout de nerfs.
- Combien de temps l’équipe ELSP et la détention vont-elles devoir subir cette gestion calamiteuse ?
Va-t-il falloir attendre l’irréparable pour que les responsabilités soient prises ?
L’équipe ELSP tire la sonnette d’alarme depuis de nombreux mois. La direction est parfaitement informée de la situation, mais se retranche trop souvent derrière l’absence d’écrits pour éluder ses responsabilités.
Une lettre officielle de l’équipe ELSP a été récemment remise au Directeur Interrégional Force Ouvrière Justice attend des actes forts et immédiats.