Mardi 20 octobre 2026, au bâtiment B, alors qu’une intervention était organisée afin d’accompagner une personne détenue vers l’UHSA, dans le cadre de sa prise en charge psychiatrique, cette dernière a catégoriquement refusé de se rendre au greffe.
Face à son opposition, les personnels présents ont dû intervenir afin de procéder à sa sortie de cellule. C’est au cours de cette intervention que notre collègue, venu apporter son soutien, a reçu un violent coup de poing en plein visage.
Le bilan est sans appel : une blessure au nez, un hématome apparu sous l’œil et 3 jours d’arrêt de travail, constatés médicalement.
La personne détenue a finalement été maîtrisée par les personnels et conduite au greffe avant son transfert vers l’UHSA. Il répondra de ses agissements à son retour.
Le bureau local FO JUSTICE apporte tout son soutien à notre collègue victime de cette agression et lui souhaite un prompt rétablissement.
Nous rappelons que les personnels pénitentiaires ne peuvent pas devenir les victimes collatérales des difficultés de prise en charge de personnes présentant des troubles psychiatriques.
Les agents assurent quotidiennement leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles, confrontés à des situations complexes qui nécessitent des moyens, des effectifs et un accompagnement adaptés.
1 000 DÉTENUS !
NOTRE ÉTABLISSEMENT A ATTEINT LA BARRE DES 1 000 PERSONNES DÉTENUES.
Un seuil supplémentaire qui accentue la pression sur les personnels, déjà confrontés à des conditions de travail dégradées et à des situations de plus en plus complexes.
FO JUSTICE demande aux institutions de prendre la mesure de l’impact de tels chiffres sur le quotidien des agents, sur la prise en charge des personnes détenues et sur la sécurité de tous. Nous affichons désormais clairement « PLUS QUE COMPLET » !
FO JUSTICE EXIGE :
❯ Une réponse judiciaire ferme à l’encontre de l’auteur de cette agression.
❯ La reconnaissance pleine et entière des préjudices subis par notre collègue.
❯ L’octroi de la protection statutaire et un accompagnement sans réserve de l’administration dans ses démarches.
❯ Une véritable prise en compte des difficultés liées à la gestion des profils psychiatriques, afin de garantir la sécurité des personnels lors de ces interventions.
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS UNE OPTION !
FO JUSTICE NE BANALISERA JAMAIS LES AGRESSIONS CONTRE LES PERSONNELS ET NE LAISSERA JAMAIS UN COLLÈGUE SEUL FACE À DE TELLES SITUATIONS !
La détenue R qui est arrivée hier soir à 19h au lieu de 10h a déjà commencé à faire parler d’elle lors de son écrou en ne voulant pas répondre aux injonctions notamment celle de laisser son téléphone dans le local adéquat.
Ce matin, non contente de menacer sa codétenue, elle s’en est pris à la directrice adjointe, en lui jetant des boîtes de conserves, des bouteilles d’eau et autres objets servant d’armes par destination.
Il a fallu faire appel aux ELSP de Nancy afin de lui faire prendre la direction du QD de la MA.
FO Justice Grand Est déplore une fois de plus le manque de personnel féminin sur une structure ayant un QF plein.
FO Justice Grand Est demande que ce CSL ne soit composé que d’hommes détenus.
FO Justice Grand Est déplore les profils inadaptés envoyés sur une structure adaptée à la réinsertion.
FO Justice Grand Est remercie les ELSP de Nancy pour leur intervention.
FO Justice Grand Est souhaite un prompt rétablissement à la Cheffe d’établissement adjointe.
Tout au long du mois de septembre, les fouilles réalisées au bâtiment QH6 ont permis de mettre au jour de nombreux objets interdits, révélant une nouvelle fois les difficultés rencontrées pour empêcher leur introduction en détention.
BILAN DES TROUVAILLES AU QH6 — SEPTEMBRE 2026
100 téléphones
127 chargeurs
135 câbles
330 g de stupéfiants
45 puffs
26 écouteurs
9 IPTV
8 CARTE SIM
Ces chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène et de la nécessité de renforcer durablement la sécurisation de notre établissement.
ET CE JOUR, UN COUTEAU EN CÉRAMIQUE DÉCOUVERT EN CELLULE !
Comme si ce bilan ne suffisait pas, ce jour, lors d’une fouille de cellule, les agents ont découvert un couteau en céramique, un objet particulièrement préoccupant au regard des risques qu’il représente pour la sécurité des personnels.
Dans le même temps, les agents ont constaté que les caillebotis de la fenêtre de la cellule étaient de nouveau hors service, alors qu’ils avaient été réparés la veille !
Comment expliquer qu’un dispositif de sécurité réparé la veille soit déjà de nouveau défectueux ?
Cette situation soulève une question essentielle : comment empêcher l’introduction d’objets dangereux si les dispositifs de protection ne restent pas opérationnels et si les travaux nécessaires tardent à être réalisés ?
FO JUSTICE EXIGE DES ACTIONS CONCRÈTES ET IMMÉDIATES !
FO JUSTICE CP Paris-La Santé demande :
L’accélération des travaux aux abords des bâtiments, afin de limiter les possibilités d’introduction et de projection d’objets interdits en détention.
La sécurisation durable des fenêtres et des caillebotis.
Des moyens adaptés et pérennes pour protéger les personnels et garantir la sécurité de l’établissement.
IL EST TEMPS D’AGIR !
Les agents ne peuvent pas continuer à constater quotidiennement les conséquences de l’introduction d’objets interdits tout en faisant face à des équipements de sécurité défaillants.
Le bilan du QH6 pour septembre, auquel s’ajoute la découverte de ce couteau en céramique, doit être un signal d’alerte.
Les travaux aux abords des bâtiments doivent s’accélérer afin de réduire les possibilités d’introduction de tels objets en détention.
FO JUSTICE CP Paris-La Santé restera mobilisé pour que des réponses concrètes soient apportées à ces problèmes de sécurité.
À quelques mois des élections professionnelles, le constat est sans appel. Après 4 ans de majorité au CSA SPIP 91, quel est le bilan réel de l’UFAP UNSA ? Il est toujours plus aisé de râler, critiquer et multiplier les communiqués mais quelles sont les avancées concrètes pour les agents des SPIP en milieu fermé comme en milieu ouvert ?
1. FLEURY-MÉROGIS : ENVOYER LES COLLÈGUES AU CASSE-PIPE EN CONNAISSANCE DE CAUSE ? NON MERCI !
Le SPIP de Fleury-Mérogis souffre depuis des mois, voire des années du manque de ressources humaines. Pourquoi organiser un piquet de protestation au pied de la maison d’arrêt 2 mois avant les élections professionnelles en sachant pertinemment qu’aucune enveloppe ni aucun poste supplémentaire ne pourront être débloqués à ce stade ? Pourquoi avoir fait le choix de se mobiliser en intersyndicale avec la CGT IP pour ensuite se diviser entre OS sur la suite de leur propre mobilisation ?
FO JUSTICE dénonce cette stratégie syndicale menant à l’échec des collègues déjà en souffrance et en attente de résultats concrets.
Nous dénonçons également l’instrumentalisation des agents pour tenter de prouver au Ministère et à la DAP leur pseudo capacité à mobiliser les SPIP de France et d’Outre-Mer. En effet, le timing de cette mobilisation interroge puisqu’elle fait suite à une bilatérale houleuse entre la CGT IP et le garde des sceaux, elle semble donc être motivée par une tentative stérile de soulèvement dans les SPIP, doublée d’une approche clientéliste à la veille des élections professionnelles en partenariat avec l’UFAP UNSA.
Il y a déjà près de 10 ans, les SPIP n’ont pas eu besoin des syndicats dits « majoritaires » pour se mobiliser massivement. FO JUSTICE sera à leurs côtés dès lors que les SPIP seront prêts à renouveler l’expérience de 2017 !
Dans l’attente, notre syndicat préfère prôner un dialogue social constructif en proposant des alternatives crédibles. Face à l’incapacité de la direction interrégionale de Paris d’accorder plus de moyens, la proposition d’une mise à disposition de plusieurs mois de 2 CPIP du milieu ouvert vers le milieu fermé ne fonctionnera pas à notre sens en l’absence de volontaires à ce jour.
Plutôt que de braquer, voire diviser les agents entre les 2 antennes, FO Justice a proposé à la direction du SPIP 91 d’adapter le volontariat à un soutien ponctuel (renfort sur la permanence arrivants et démarches post-arrivants), une formule plus souple qui avait déjà fait ses preuves dans le passé et soulagé les agents de Fleury Mérogis dans l’attente de moyens humains supplémentaires. Nous demandons donc l’ouverture d’un groupe de travail dédié pour étudier la faisabilité de cette proposition.
2. CHARTE DES TEMPS : OÙ ÉTAIENT LES MAJORITAIRES EN CSA SPIP 91 ?
Lors de la bilatérale du 12 octobre avec le Directeur Interrégional de Paris, c’est FO Justice qui a interpellé ce dernier sur le projet de la direction départementale de modifier la charte des temps (ouverture du service en MO 2 fois par mois durant la pause méridienne) afin de connaître son positionnement.
Le directeur interrégional est tombé des nues n’ayant pas été interpellé sur ce sujet d’importance capitale, par l’UFAP UNSA pourtant détentrice de 4 sièges sur 4 en CSA SPIP 91.
La direction locale a pour l’heure, suspendu le projet, mais nous resterons très vigilants sur ce dossier.
3. DÉMÉNAGEMENT DU SIÈGE : L’INSTRUMENTALISATION DE TROP !
Le dernier exemple en date de la méthode UFAP UNSA a été de faire un énième communiqué agressif à la suite d’une discussion informelle avec un des agents du siège, sans l’accord préalable de tous les agents concernés et en plein processus de dialogue avec la directrice fonctionnelle.
Résultat ? La colère légitime des personnels concernés ne s’est pas fait attendre, au point de répondre par mail afin de dénoncer ce tract qui n’avait pas lieu d’être :
« Nous ne vous avons jamais autorisés à prendre la parole en notre nom […] Nous ne cautionnons pas cette démarche et nous refusons d’être associés à une initiative que nous n’avons ni demandée ni validée. »
LE CONSTAT EST DONC CLAIR ET SANS APPEL
Les collègues des SPIP 91 qui ont majoritairement accordé leur confiance à l’UFAP UNSA lors des élections professionnelles de 2022 viennent désormais le masque tomber et l’imposture de ce syndicat révélée au grand jour. L’occasion de voter pour un syndicalisme de solutions et respectueux du dialogue social leur sera donnée dans les prochaines semaines.
Une avancée obtenue, une validation encore attendue
Ces derniers jours, l’examen professionnel des psychologues s’invite dans les communications syndicales comme s’il venait d’être découvert. À lire certains, il serait le fruit d’une succession de décisions administratives. Il a pourtant une histoire. Elle mérite d’être rétablie avec exactitude, car les psychologues ont droit à une information juste plutôt qu’à une course à l’annonce.
► Une avancée qui ne tombe pas du ciel
Le communiqué FSU décrit un enchaînement de décisions : validation en CSA, saisine du guichet unique, présentation en CAP. Il ne dit jamais d’où vient la demande. Elle vient de FO Justice Psychologue. Nous avons porté la création d’une seconde voie d’accès au grade hors classe dès nos premières rencontres avec le Secrétariat général en 2024, puis auprès du garde des Sceaux. Le 8 décembre 2025, en réponse à notre courrier, le ministre s’est engagé à saisir très rapidement le guichet unique pour mettre en œuvre cette nouvelle voie de promotion. Dans la même réponse, il nous informait avoir demandé le maintien du taux de promotion à 9%.
Depuis, nous avons relancé, rappelé les engagements pris lors de chaque audience au secrétariat général et au ministère, réitéré notre demande dans notre lettre ouverte du 25 août 2026 et contribué aux projets de textes, réunion après réunion. Sans cette exigence constante, l’examen professionnel ne serait pas aujourd’hui au guichet unique.
► De l’opposition à la revendication
En réunion multilatérale, les autres organisations syndicales représentatives au niveau ministériel présentes se sont opposées au dispositif, au motif d’un calendrier trop resserré.
Aujourd’hui, à la lecture du tract FSU, l’examen est à la fois un risque à dénoncer et une « bonne idée » à revendiquer. Cette ambivalence passe à côté de l’essentiel.
D’abord, l’examen professionnel permet à chaque psychologue de défendre lui-même son parcours. Le grade hors classe a vocation à reconnaître l’expérience acquise et l’expertise professionnelle. Jusqu’ici, cette reconnaissance passait par une seule voie : un tableau d’avancement établi sur proposition et classement de la hiérarchie, selon des critères peu lisibles pour les agents. Avec l’examen, ce sont les compétences professionnelles du psychologue qui seront évaluées, devant un jury, sur des critères définis par le texte. L’avancement cessera de dépendre uniquement d’un système opaque.
Ensuite, l’examen ouvrira l’accès dès le 5e échelon et élargira le vivier des promouvables et donc le nombre de promus. C’est un premier moyen de desserrer le goulot d’étranglement de l’avancement, au bénéfice de l’ensemble du corps. Plus de collègues promus, c’est une perspective de carrière plus dynamique pour tous ceux qui suivent.
La contrepartie est connue : une partie des promotions sera annoncée plus tard. Cette attente devrait permettre d’augmenter les promus au titre de 2027 de 30 à 50%. Entre une annonce rapide et davantage de collègues promus, FO a choisi l’intérêt collectif des psychologues.
► Des questions auxquelles les textes répondent déjà
Le communiqué s’interroge sur le contenu de l’épreuve, sur ses évaluateurs et sur l’égalité des chances entre collègues. Ces questions ont été travaillées dans le projet d’arrêté soumis aux organisations syndicales : conditions d’accès, compétences évaluées, composition du jury.
FO Justice Psychologue a porté des propositions précises, dont la publication annuelle de la grille d’évaluation du jury. Elle n’a pas été retenue à ce stade, mais le Secrétariat Général s’est dit prêt à y travailler. Nous y veillerons.
Quand on se présente comme partie prenante des échanges, on en connaît le contenu. Et l’on peut légitimement s’interroger : comment proposer une réunion d’information sur des textes dont on ignore la teneur ?
► Représenter, c’est être présent là où les choses se décident
Une réforme statutaire ne se commente pas après coup : elle se construit. Elle suppose d’être présent dans les instances décisionnaires, de connaître les textes et de porter une position claire au nom des collègues.
Le 7 octobre, présent en CAP pour l’examen des recours CREP des psychologues, le SNPES découvrait à la lecture de notre déclaration liminaire que le projet d’examen professionnel était entamé, déclarant que l’écriture d’un décret serait nécessaire et donc que l’examen ne serait pas pour demain. Effectivement, un décret est nécessaire. Toutefois, il est déjà écrit et a été soumis au dialogue syndical avec les organisations représentatives.
Le 8 octobre, en groupe de travail cartographie à la DGAP, le SNEPAP annonçait qu’il ne se prononcerait plus sur les psychologues jusqu’à fin 2027, faute de position interne commune.
Nous sommes donc surpris de lire, cette semaine, que la FSU se pose en interlocuteur unifié et légitime de l’administration alors qu’elle ne siège pas au niveau ministériel, là où notre statut se décide.
Notre métier nous l’enseigne chaque jour : la confiance se construit dans la cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait. Nos communications des dernières années témoignent de notre légitimité et de notre engagement : affectations au concours, maintien de rémunération, IFSE, création de l’examen professionnel…
► Où en est-on réellement ?
Les textes sont en cours de validation au guichet unique de la fonction publique. Le calendrier 2027 des concours et examens prévoit deux sessions d’examen, l’une pour une promotion au 1er janvier 2027, l’autre au 1er janvier 2028, sous réserve de l’avis de la DGAFP (finances publiques). Nous avons saisi le Secrétariat général pour obtenir la confirmation écrite de la période attendue pour le retour du guichet unique, la confirmation de la rétroactivité au 1er janvier 2027 pour les promus et la clarification des modalités de répartition entre tableau d’avancement et examen.
► Annoncer davantage aujourd’hui reviendrait à anticiper une décision qui n’est pas prise.
FO Justice Psychologue vous transmettra toutes les informations relatives à l’examen professionnel, dès lors que les informations seront fiabilisées. À l’initiative du projet et présent à chaque étape de son écriture, nous serons les interlocuteurs complets sur ce sujet.
► FO Justice Psychologue s’engage à :
INFORMER chaque collègue des modalités du grade hors classe dès leur confirmation officielle ;
REVENDIQUER la publication de la grille d’évaluation de l’examen, gage de transparence ;
POURSUIVRE le travail sur l’ensemble de la carrière, au-delà de la seule hors classe.
Les élections professionnelles se tiendront du 3 au 10 décembre 2026. Votre vote déterminera qui portera vos dossiers pendant les quatre prochaines années.Nous avons besoin de vous pour poursuivre un travail réel, transparent et vérifiable.
L’évolution de notre corps, dont les conditions d’avancement, mérite mieux qu’une course à l’annonce en période électorale. Elle mérite des faits et de la constance.
Ce dimanche 18 octobre 2026, la violence que l’on constate dans nos rues s’est de nouveau invitée à l’EPM d’Orvault sur notre unité 2.
Vers 15h10, lors de la réintégration des promenades, un détenu arrivé du CP Caen-Ifs suite à des agressions a réitéré ce dimanche.
Après avoir refusé de passer sous le portique de détection, il a violemment bousculé notre collègue pour s’engouffrer en cellule.
À l’arrivée du major de roulement et du surveillant de l’unité 3, malgré la bienveillance des personnels, ce mineur a refusé d’obtempérer et de respecter les règles sécuritaires, en plus d’avoir bousculé notre collègue.
La mise en prévention étant le seul moyen de clore l’incident, le « sauvageon » récidiviste s’est rebellé.
Au cours de sa maîtrise, la tête du major de roulement a heurté le mur et notre collègue ex-ELSP a reçu un coup de poing à la mâchoire et un autre au ventre.
Le détenu déchaîné s’est vanté d’avoir mis 8 agents caennais au tapis et a prévenu qu’il recommencerait dès que possible, et en ferait de même.
Lors de sa conduite en cellule disciplinaire, il n’a eu de cesse d’insulter et de menacer les collègues intervenus.
Le syndicat local FO Justice de l’EPM d’Orvault espère que la justice jugera rapidement et fermement ce passage à l’acte.
Le syndicat local FO Justice de l’EPM d’Orvault félicite les agents présents pour leur professionnalisme.
Le syndicat local FO Justice de l’EPM d’Orvault apporte son total soutien à nos collègues victimes de ce détenu et espère un transfert rapide vers d’autres cieux dans une structure plus appropriée.
💣 SANS LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS,
LA PÉNITENTIAIRE NE FONCTIONNE PAS !
⚠️ LE CONSTAT DE L’INDIGNATION :
1. DISPARITION DES POSTES ET PERTE D’ATTRACTIVITÉ : L’ENFUMAGE SYSTÉMIQUE
Faute de recrutements et de candidatures face à des salaires indécents, l’administration efface en douce nos postes vacants des organigrammes ! Publier les postes ne suffit pas : il faut créer une vraie attractivité pour qu’ils soient enfin pourvus. La charge de travail, elle, ne disparaît pas : elle est rejetée sur les épaules de ceux qui restent. Faire le travail de 2 ou 3 personnes pour un salaire de misère : C’EST NON !
2. DEUX POIDS, DEUX MESURES : LA DÉMONSTRATION DU MÉPRIS
Les surveillants passent enfin en Catégorie B ? Bravo à eux ! Mais quelle est la logique pour les PA ? On refuse de reconnaître notre technicité, nos diplômes et nos responsabilités sous prétexte d’un étalement sur 2 ou 3 ans avec des critères au compte-gouttes. NOUS EXIGEONS UN PASSAGE DIRECT, GÉNÉRAL ET AUTOMATIQUE DE TOUS LES PA DE CATÉGORIE C EN CATÉGORIE B, SANS CONDITIONS NI DÉLAIS !
3. GEL DU POINT D’INDICE VS ENVOLÉE DES ÉLITES
Pendant que le point d’indice des agents publics est bloqué ou revalorisé au compte-gouttes depuis 10 ans, obligeant les agents à survivre au lieu de vivre, les rémunérations et indemnités des parlementaires, ministres et hauts dirigeants augmentent sans vergogne. TOUTES NOS PRIMES (IFSE, CIA, RÉGIES…) DOIVENT ÊTRE NETTEMENT AUGMENTÉES !
4. DES HORAIRES ET OBLIGATIONS QUI DÉTRUISENT NOS VIES PRIVÉES
Heures démesurées imposées, dépassements systématiques, conciliation vie pro/vie perso rendue impossible. Résultat : une explosion des cas de burn-out, d’épuisement et de souffrance au travail.
NOTRE SANTÉ ET NOS FAMILLES NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !
💥 NOTRE MESSAGE AU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL, À LA DGAP, ET À LA DAP :
« Votre système tient uniquement sur la conscience professionnelle des personnels administratifs. À force de tirer sur la corde, vous allez provoquer l’effondrement pur et simple de nos services. La rupture du service public sera de VOTRE seule responsabilité ! »
🚨 L’HEURE N’EST PLUS À LA PATIENCE. NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES :
REQUALIFICATION IMMÉDIATE EN CATÉGORIE B DE TOUS LES PA DE CATÉGORIE C
AUGMENTATION MASSIVE ET GÉNÉRALE DE TOUTES LES PRIMES (IFSE, CIA, RÉGIES…)
ATTRACTIVITÉ RECONNUE ET POURVOI EFFECTIF DE TOUS LES POSTES VACANTS (Fin de la suppression déguisée des postes !)
RESPECT STRICT DU TEMPS DE TRAVAIL ET DE LA VIE PRIVÉE
ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DES PA À TOUS LES NIVEAUX DE LA HIÉRARCHIE !
Hier, le 18 octobre, lors du départ promenade du bâtiment MAH2, une personne détenue a refusé de patienter devant sa porte et a proféré des insultes et des menaces de mort à l’encontre du surveillant :
« Fils de pute, nique ta mère, je vais te tuer ! »
Face à ce comportement, la décision a été prise de la réintégrer en cellule. Une fois à l’intérieur, la personne détenue a fait obstacle à la fermeture de la porte avant de porter un coup de pied au ventre et un coup de poing au visage de notre collègue.
FO Justice Beauvais condamne fermement cette agression, tant verbale que physique, et apporte son soutien total à notre collègue, auquel nous souhaitons un prompt rétablissement.
Nous exigeons une sanction disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits. Les insultes, les menaces de mort et les coups ne doivent jamais être considérés comme faisant partie du métier !
Notre organisation continuera de dénoncer chaque agression afin de combattre la banalisation des violences subies par les personnels.
FORCE DOIT RESTER À LA LOI !
SOUTIEN TOTAL À NOTRE COLLÈGUE !
FO Justice Beauvais : toujours présents, toujours mobilisés !
Les prochaines mobilisations et manifestations dans le Grand Est appellent à une vigilance particulière autour des structures pénitentiaires.
Certaines institutions et bâtiments représentant l’État peuvent être pris pour cible lors de mouvements de contestation. Nos établissements ne doivent donc pas être considérés comme des sites ordinaires.
L’administration doit anticiper et mettre en place les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des personnels et des structures.
FO Justice demande notamment :
• La sécurisation renforcée des accès et des abords
• Des consignes claires et communiquées aux personnels en amont ;
• L’anticipation des difficultés liées aux prises et fins de service ;
• Une coordination avec les forces de sécurité intérieure lorsque la situation l’exige ;
LES VÉHICULES DOIVENT ÊTRE À L’INTÉRIEUR !
L’UISP FO Justice Grand Est demande l’autorisation systématique, lorsque le contexte sécuritaire le justifie, de faire rentrer les véhicules personnels des agents en service de jour et de nuit dans l’enceinte des établissements.
Il est inconcevable qu’un agent puisse être exposé à des dégradations de son véhicule pendant qu’il assure son service.
Un agent qui vient travailler doit pouvoir retrouver son véhicule en sécurité à la fin de sa vacation.
L’ADMINISTRATION DOIT ASSUMER SA RESPONSABILITÉ PAS D’IMPROVISATION !
Ce jeudi 15 octobre 2026, une extraction judiciaire de deux détenus était programmée au départ du Centre Pénitentiaire de Béziers à destination du Tribunal Correctionnel de Béziers.
À son arrivée sur l’établissement, le CHEF D’ESCORTE du PREJdécouvre la situation médicale critique de l’un des détenus.
Le détenu en question est en fauteuil roulant, sous assistance respiratoire mobile, muni d’un appareil auxiliaire complémentaire à brancher d’urgence sur secteur en cas de défaillance.
Face à ce profil médical lourd, sans véhicule sanitaire ni protocole adapté prévu en amont, le CHEF D’ESCORTE prend la SEULE décision responsable :
Refuser d’effectuer l’extraction dans un véhicule classique et exiger un transport médicalisé par ambulance malgré des pressions, déni et irresponsabilité de la chaîne hiérarchique et du parquet !!!
Ce qui aurait dû être une décision de bon sens validée immédiatement a donné lieu à un véritable bras de fer inadmissible.
Un Parquet sous tension et aveugle !!!
Le Procureur Général ne comprenait pas ce refus, prétextant que les forces de l’ordre avaient géré le déferrement auparavant, sans mesurer les risques vitaux encourus pendant le transport.
L’ARPEJ déconnectée de la réalité !!!
Alors que le chef d’escorte engageait sa responsabilité et proposait la solution sécurisée d’une réquisition d’ambulance, l’ARPEJ a tenté d’imposer l’extraction SANS ambulance, négligeant totalement l’état de santé du détenu.
Une prise de conscience in extremis !!!
Il aura fallu la ténacité infaillible du CHEF D’ESCORTE et l’intervention lucide d’une substitut du procureur pour qu’une ambulance soit enfin réquisitionnée.
LA SUITE DES ÉVÉNEMENTS DONNE 100 % RAISON À NOTRE COLLÈGUE.
Le déroulement au tribunal a tristement confirmé les inquiétudes et le diagnostic clairvoyant du CHEF D’ESCORTE.
Dix minutes à peine après le départ annulé initialement, l’appareil respiratoire du détenu s’est mis en sécurité. L’USMP a dû intervenir d’URGENCE.
Selon les ambulanciers, une rupture d’oxygène durant un transport non médicalisé aurait entraîné la MORT du détenu.
Au tribunal, dans le box de la salle d’audience (où l’appareil auxiliaire a dû être branché sur secteur), le détenu a fait un malaise.
Heureusement, grâce aux exigences du chef d’escorte, les ambulanciers réquisitionnés étaient présents dans le box pour intervenir immédiatement.
FO JUSTICE PREJ BÉZIERS félicite chaleureusement le CHEF D’ESCORTE et l’équipage pour leur sang-froid, leur professionnalisme et leur rigueur. Sans leur fermeté face à la pression du Parquet et de l’ARPEJ, la journée se serait terminée par un drame humain, une garde à vue et une suspension pour des agents qui n’auraient fait que subir l’incompétence de la chaîne de décision.
FO JUSTICE PREJ BÉZIERSINTERROGE ET S’INDIGNE.
Est-ce au CHEF D’ESCORTE du PREJ de se battre et de tenir tête au Parquet pour pallier le défaut de préparation des dossiers médicaux entre l’établissement et le tribunal ?
Jusqu’où ira la pression managériale et judiciaire au détriment de la sécurité des agents et de la vie des personnes sous écrou ?
Pourquoi la chaîne administrative et l’ARPEJ cherchaient-elles à faire passer le “chiffre” et le flux avant la sécurité élémentaire ?
FO JUSTICE PREJ BÉZIERSEXIGE la mise en place immédiate d’un protocole clair et contraignant entre l’établissement pénitentiaire, le Parquet et le PREJ concernant la prise en charge des détenus médicalisés.
Que les fiches d’extractions mentionnent systématiquement et obligatoirement les contraintes médicales lourdes avant la constitution des escortes.
Une reconnaissance officielle de la hiérarchie et du Parquet pour la gestion exemplaire de cette situation par le CHEF D’ESCORTE.
LA SÉCURITÉ ET LA RESPONSABILITÉ DES AGENTS DU PREJ NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !!!