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Déclaration liminaire : CSA Interrégional PACA-Corse du jeudi 28 mai 2026

Monsieur le président,

Mesdames et messieurs les membres du CSAI,

FO Justice PACA/CORSE souhaite la bienvenue au nouveau Directeur Interrégional, Monsieur PINEY, et espère pouvoir inscrire nos échanges dans une continuité constructive et efficace, au service des personnels, des établissements pénitentiaires de notre région et du bon fonctionnement de l’institution.

Votre prise de fonction intervient néanmoins dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par une accumulation de difficultés structurelles et humaines que notre organisation ne cesse de dénoncer.

La situation des établissements pénitentiaires de la région atteint aujourd’hui un niveau de tension extrêmement inquiétant. La surpopulation carcérale, devenue chronique dans plusieurs structures, perturbe profondément le fonctionnement quotidien des établissements. Cette augmentation entraîne une dégradation accrue des conditions de détention, mais également des conditions de travail des personnels de tous corps et grades confondus.

À cela s’ajoute une pénurie d’effectifs devenue insoutenable. Dans de nombreux établissements, les agents exercent leurs missions dans des conditions dégradées, avec des organisations de travail constamment fragilisées par les absences non remplacées, les postes vacants, le recours permanent aux heures supplémentaires et les rappels incessants sur les repos.

Cette situation épuise les personnels, use les collectifs de travail et les fragilise durablement.

Les conséquences sont visibles au quotidien : multiplication des incidents, augmentation des tensions au sein des détentions, fatigue physique et psychologique des agents, difficultés de management pour les encadrants, perte d’attractivité des métiers pénitentiaires et un sentiment d’abandon croissant.

Dans plusieurs établissements de la région, les infrastructures vieillissantes aggravent encore davantage les difficultés rencontrées. Les personnels doivent composer avec des locaux parfois inadaptés, des équipements défaillants, des conditions de sécurité fragilisées et des moyens matériels insuffisants pour assurer correctement leurs missions. Cette réalité du terrain ne peut plus être ignorée.

Parallèlement, les nombreux projets engagés ou annoncés au sein de la Direction interrégionale constituent des défis importants. Si ces projets répondent à certaines nécessités, ils ne pourront réussir sans une politique ambitieuse en matière d’affectation de personnels, de formation, d’accompagnement et d’attribution de moyens adaptés.

FO Justice refuse que ces nouveaux projets soient développés sans moyens réels ou au détriment d’établissements déjà en grande difficulté. Il ne serait pas acceptable que, pour de simples objectifs affichés, ces projets soient mis en œuvre sans ressources adaptées, ni que certaines structures soient davantage fragilisées par des redéploiements d’effectifs ou des arbitrages budgétaires venant aggraver des difficultés déjà existantes.

Le défi qui se présente aujourd’hui apparaît comme paradoxal pour poursuivre des objectifs alors même que les établissements peinent déjà à assurer leurs missions fondamentales dans des conditions dignes, sécurisées et soutenables.

Dans ce contexte, il devient indispensable que les réalités du terrain soient pleinement entendues.

FO Justice attend des réponses concrètes, des décisions fortes et une reconnaissance réelle de l’engagement quotidien de votre personnel.

Malgré les difficultés, les personnels continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme, souvent au prix de sacrifices importants sur leur vie personnelle et leur santé.

FO Justice sera particulièrement attentifs aux orientations qui seront prises dans les mois à venir. Le dialogue social devra être sincère, respectueux et surtout suivi d’effets.

Les personnels ne peuvent plus se contenter de constats partagés ; ils attendent désormais des actes, des moyens et des perspectives claires pour l’avenir des établissements pénitentiaires de notre région.

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Prison de Saint-Martin-de-Ré : Quand les élections approchent…

Suite aux mensonges du tract de l’UFAP, rétablissons quelques vérités :

Le secrétaire local FO Justice SMR communique avec de nombreux intervenants internes et externes avec qui, la communication se fait via la boîte mail Justice et non sur la boîte structurelle FO, certaines OS travaillent principalement avec, d’autres non.

A chacun sa place, à chacun sa façon de travailler…

Pour être présent en réunion, il faut y être convié.

Quand l’administration « oubli » l’envoi de la convocation sur la boite justice pour le CSA…

cela peut arriver…

L’Ufap adore polémiquer pas FO Justice.

Pour être présent en réunion encore faut-il être remplacé à son poste de travail…

Là-aussi l’administration a « oublié » de prévoir un remplaçant…cela peut arriver…

L’Ufap adore polémiquer pas FO Justice…

Par ailleurs, le secrétaire local FO Justice SMR est présent en détention depuis 2004 et le plus important n’est pas la polémique mais l’amélioration des conditions de travail de tous les collègues : officiers, personnels de surveillance, personnels techniques, personnels administratifs, CPIP…

Contrairement à celui qui a abandonné en pleine crise de sous-effectif des 1ers surveillants, et qui a troqué l’uniforme pour la tenue civile de commercial marchand de rêves…

Par décence il aurait été préférable d’attendre un renfort d’effectif pour être détaché…

A chacun ses principes…

Pour FO Justice SMR, il n’y a pas de polémique, prochain rendez-vous le 04 juin 2026 pour le CSA, POUR L’INTERÊT DES PERSONNELS …

A NE PAS CONFONDRE AVEC LES INTERÊTS PERSONNELS…

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Salle de grands procès à Fleury-Mérogis : Enfin une décision de bon sens !

► FO Justice accueille avec satisfaction l’annonce du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, relative à la création d’une salle dédiée aux grands procès au sein du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.

►Cette décision répond à une revendication ancienne et constante de FO Justice :

Réduire les extractions judiciaires, notamment celles des détenus les plus dangereux, afin de limiter l’exposition des personnels pénitentiaires et des forces de sécurité à des risques majeurs.

Pourtant, sans surprise, certains syndicats de magistrats et représentants de la profession d’avocat se sont déjà positionnés contre cette évolution.

C’est récurent, et c’est à l’image de leur posture affichée pour la visioconférence ou les audiences délocalisées. Ces syndicats de magistrats, les plus hostiles à toute mesure visant à réduire les extractions judiciaires et les risques pour les personnels, feront pourtant, une fois de plus, liste commune avec certaines organisations syndicales pénitentiaires.

► Une alliance contre nature qui confirme une chose :

Certains ne défendent plus les personnels, mais servent de courroie de transmission aux syndicats de magistrats corporatistes dont ils sont devenus les marionnettes.

Il s’agit hélas d’une opposition devenue systématique dès lors qu’il s’agit de remettre en question un confort égocentré et des habitudes de fonctionnement pourtant aujourd’hui incompatibles avec les impératifs de sécurité auxquels sont confrontés quotidiennement les personnels pénitentiaires.

FO Justice tient à rappeler que ces mêmes organisations se sont opposées, avec la même fermeté, au développement de la visioconférence, y compris au lendemain du drame d’Incarville.

Pour rappel, alors que deux de nos collègues venaient d’être assassinés dans l’exercice de leurs fonctions et que l’ensemble de la profession exigeait des mesures fortes pour réduire les risques liés aux extractions judiciaires, certains syndicats de magistrats préféraient défendre des positions dogmatiques plutôt que de participer pleinement à l’effort collectif de sécurisation des missions. Cette posture, aujourd’hui renouvelée, reste toujours incompréhensible.

Comment peut-on, après un tel drame, continuer à s’opposer à des dispositifs permettant de limiter les déplacements de détenus particulièrement dangereux ?

►FO Justice refuse cette contradiction. La sécurité des personnels ne peut être une variable d’ajustement face à des considérations corporatistes.

La création d’une salle de grand procès à Fleury-Mérogis constitue une avancée. Mais elle ne saurait être suffisante.

►FO Justice rappelle ses revendications premières, qui sont l’utilisation beaucoup plus large de la visioconférence et le déplacement des magistrats au sein même des établissements pénitentiaires.

L’organisation de la justice doit s’adapter aux enjeux sécuritaires du XXIe siècle et non l’inverse.

Les personnels pénitentiaires ont payé un trop lourd tribut. Ils n’ont pas à continuer de subir seuls les conséquences des positions idéologiques de celles et ceux qui refusent de reconnaître ou d’accepter la réalité du terrain.

►FO Justice continuera de dénoncer sans relâche toutes les oppositions de principe qui entravent la mise en œuvre de mesures de sécurité pourtant attendues par l’ensemble des personnels.

FO Justice sera toujours du côté de ceux qui protègent l

Jamais du côté de ceux qui freinent !!!

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Prison de Salon-de-Provence : Quand Mesure 33 rime avec grand n’importe quoi !

Encore une fois, notre ADMINISTRATION se moque des agents !

En 2025, elle lançait en grande pompe « la MESURE 33 » garantissant le retour en détention du personnel de surveillance et améliorant la sécurité des établissements.

Les syndicats du centre de détention de Salon-de-Provence ont eu l’audace ou l’imbécilité de participer à un groupe de travail débouchant sur la mise en place d’un nouveau service en janvier 2026.

Quelques mois plus tard, la désillusion est totale ! Le taux de couverture est au plus bas 84%, l’absentéisme est à son paroxysme et. Les personnels présents triment quotidiennement dans une détention devenue plus accidentogène que jamais

Le résultat de cette organisation ?

Le quotidien : Un fonctionnement en “mode déserté

Des étages découverts ; (-1 à 2 agents par bâtiments),

Les week-ends et jours fériés ; (PIC en mode nuit et 2 agents par bâtiment afin d’effectuer la mise en place des promenades soit le matin, soit l’après-midi, 1 agent au parloir famille…).

Des PIC en mode nuit ;(Deux agents seulement par bâtiment pour assurer les promenades du matin ou de l’après-midi) ;

Des postes sensibles tenus dans des conditions intenables ;

Pendant ce temps, les extractions programmées restent maintenues coûte que coûte.

Sur les coursives? Personne.

La situation devient alarmante, mais cela ne semble inquiéter que les personnels confrontés chaque jour à la réalité du terrain.

Assez des foutaises, la détention n’est pas et ne sera jamais la priorité de nos décideurs.

« Loin du cœur, loin des yeux ».

Pendant que l’on parle de “bien-être des pensionnaires”, les agents, eux, voient leurs conditions de travail se dégrader continuellement dans l’indifférence générale.

Notre Administration démontre une nouvelle fois le peu de considération accordé à des personnels qui ne comptent ni leurs heures, ni leurs sacrifices, au détriment de leur santé et de leur vie familiale.

Le bureau local FO du CD de Salon-de-Provence ALERTE solennellement la direction sur l’état critique de notre établissement.

Nous refusons d’attendre qu’un drame survienne pour que nos autorités ouvrent enfin les yeux.

Les agents méritent mieux que le mépris et l’abandon.

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Arrêté de Major Encadrement : Au titre de l’année 2025

La DGAP nous a informés d’une erreur administrative concernant les arrêtés de certains Brigadiers-Chefs Encadrement (échelons 1 et 2) avant leur promotion au grade de Major.

Ce problème serait lié à un mauvais calcul de la reprise d’ancienneté !

Pour corriger cette situation, les services RH de la DGAP publieront prochainement des arrêtés modificatifs.

Nous invitons les Collègues concernés à contacter leur bureau local FO Justice afin d’être accompagnés dans la vérification de leur dossier.

FO Justice, toujours à vos côtés !

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