Prison de Fresnes : Un Détenu sur les Toits – Des Personnels Exemplaires – Une Administration qui ne Peut Plus Fermer les Yeux !
Hier après-midi, lors de la remontée promenade E2, un nouvel incident est venu illustrer la dégradation préoccupante du respect dû aux personnels.
Sur le retour promenade, la détenue D. circulait vêtue d’une brassière, veste ouverte. Aussi, la collègue du E2 lui a simplement dit « Mme D., votre veste ».
Cette remarque a immédiatement déclenché une réaction virulente de la détenue, qui a refusé d’obtempérer en reprochant à l’agente de ne pas avoir formulé sa demande avec un : « s’il vous plait ».
Rapidement, plusieurs détenues du secteur se sont associées à ses propos, dénonçant un manque de respect de la part des personnels.
La situation a alors dégénéré. La détenue a proféré un flot continu d’insultes particulièrement virulentes à l’encontre de l’agente, la traitant notamment de « sale pute », accompagnant ses propos de nombreuses autres insultes.
Face à cette attitude, les collègues E2 et E3, ont fait preuve de professionnalisme en conservant leur sang-froid, afin que la remontée promenade et la réintégration des détenues du E2 s’effectuent en évitant toute escalade supplémentaire.
En bas des escaliers, la collègue du E3 a tenté d’apaiser la situation en invitant la détenue D., qui poursuivait les insultes, à se calmer, lui indiquant que la collègue n’y répondrait pas. En retour, celle-ci a été prise à partie et insultée à son tour :
« Qu’est-ce que t’as toi ? Tu veux une claque ? Ferme ta gueule, je t’ai rien demandé ! »
Elle s’est avancée vers l’agente, menaçante, une détenue s’est alors interposée. L’agressivité de la détenue s’est poursuivie tout au long de la réintégration, allant jusqu’à proférer des menaces inacceptables et graves à l’encontre de l’agente du E2, notamment :
« Rase les murs, fais ta tombe ».
Son attitude devenant de plus en plus inquiétante et menaçante, encore sur la coursive, plusieurs codétenues sont intervenues pour l’empêcher de s’en prendre physiquement aux collègues, et ont poussé la détenue D. dans sa cellule.
FO Justice condamne avec la plus grande fermeté ce comportement et ces propos intolérables !
FO Justice apporte tout son soutien aux collègues et attend une sanction disciplinaire exemplaire, à la hauteur de la gravité des faits, suivie du transfert de la détenue D.
LE RESPECT DE L’AUTORITÉ DES PERSONNELS N’EST NI NÉGOCIABLE NI OPTIONNEL !
Ce samedi 30 mai 2026, 4 agents du QD/QI sont blessés après une attaque sournoise d’un détenu déjà connu pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre d’un collègue.
Malgré toutes les précautions prises et une gestion équipée, celui-ci en simulant une perte de connaissance, a profité d’un contrôle d’intégrité physique pour asséner plusieurs coups à nos collègues, les conduisant à l’hôpital.
L’intervention rapide des ELSP a permis la maîtrise de cet individu.
FO Justice demande le transfert immédiat de ce détenu.
FO Justice félicite l’ensemble des personnels intervenus pour mettre fin à l’incident et souligne la bonne gestion de notre hiérarchie.
FO Justice apporte son soutien inconditionnel à nos collègues agressés en service.

Suite à la panne totale de l’interphonie depuis plusieurs jours, dans l’ensemble des bâtiments d’hébergement, la gestion du service de nuit est devenue chaotique. Face à cette situation critique, la seule réponse de la direction a été de positionner trois agents répartis entre les deux bâtiments d’hébergement et un au quartier disciplinaire, sans aucune note de service, sans consignes, sans cadre.
Traduction : DÉMERDEZ-VOUS
Comme si cela ne suffisait pas, la situation s’est encore aggravée cet après-midi avec une extraction, contraignant à retirer deux agents de nuit pour assurer les relèves à l’hôpital. Une fois de plus, les effectifs sont sacrifiés et la sécurité reléguée au second plan.
Cette gestion est irresponsable et inadmissible. Les pannes et dysfonctionnements techniques se multiplient, sans qu’aucune solution sérieuse ne soit apportée.
Pendant ce temps, les surveillants du centre de détention de Toul encaissent, s’épuisent jour après jour, prennent des risques et subissent de plein fouet l’abandon de leurs conditions de travail.
FO Justice exige la réparation immédiate de l’interphonie ainsi que des mesures concrètes pour garantir la sécurité des personnels.


En date du 28 mai est parue une note de service régissant les nouvelles modalités de fonctionnement du VI applicable au 1 juin 2026.
Frappée par un éclair de génie venue des entrailles de la stupidité,
Notre direction entend faire appliquer les recommandations MCI stricto sensu au travers d’une note de 2012.
Après l’épisode des repos, changement de service et une gestion déplorable du service (rappels imposés) vient celui des rondes VI … à croire que le bon sens ne trouve pas grâce auprès de notre hiérarchie.
Notre établissement atypique ne ressemble à aucun autre, mérite une attention particulière et non une gestion totalement déconnectée de la réalité.
Le personnel exerçant sur site n’a eu de cesse d’alerter sur les conditions de travail d’hygiène ou de sécurité au travers de tous les syndicats quel qu’il soit.
On atteint à présent un palier, l’ensemble des syndicats, FO, CGT, SPS et HORIZON, dans une intersyndicale dénoncent ce management.
L’intersyndicale EXIGE le retrait immédiat de la note de service n°30.
Être reçu dans les plus bref délais.
Étant pragmatique, en responsabilité l’intersyndicale n’exclut pas d’appeler l’ensemble des personnels à se retrouver devant les portes de l’établissements ou à mener tout autres actions afin de se faire entendre.
Ce tract vaut préavis de grève
La Maison d’arrêt connaît une période sous tension permanente, autant pour les conditions d’incarcération des personnes détenues que pour les conditions de travail du personnel !
L’insalubrité des locaux pèse directement sur la santé des agents !
Les chambres de nuit sont en travaux, ce qui devrait être perçu comme une bonne nouvelle, mais qui, à regarder de plus près, n’en est pas une !
Les agents doivent se reposer (lorsqu’ils le peuvent) dans les chambres en chantier :
Poussières,
Odeurs de peintures,
Matelas au sol et en nombre insuffisant.
Premier arrivé ! Premier servi !
C’est purement scandaleux ! Merci la considération ! Rien n’a été anticipé.
Aucune réflexion sur le sujet avant le début de ces travaux pour prévoir une réelle solution de remplacement…
Les limites du supportable ont été franchis, depuis bien longtemps dans chaque service. Malgré tout, le peu d’agents encore en service continue à « faire tourner la boutique » malgré des conditions de travail exécrables.
MAIS JUSQU’A QUAND ??
L’arrivée des nouveaux surveillants, récemment affectés, est également une source d’inquiétude.
Ces derniers sont lâchés dans un établissement au fonctionnement de plus en plus dégradé.
Ils sont soumis à une surcharge de travail ne leur permettant pas d’appréhender sereinement les pratiques professionnelles .
D’autres facteurs viennent aggraver davantage les conditions d’exercice et fragiliser la sécurité :
o La hausse des températures brutale,
o L’augmentation de la fréquence des violences entre détenus,
o L’augmentation du nombre de pensionnaires et l’intensité des flux.
TOUJOURS + DE DÉTENUS, TOUJOURS – DE SURVEILLANTS = DANGER !
Mais personne ne donne l’air de s’en soucier !
FO JUSTICE s’indigne une fois encore sur la situation préoccupante de la Maison d’arrêt de Nice et souhaite que des améliorations soient trouvées.
Le bureau local FO JUSTICE restera vigilant pour améliorer les conditions de travail et la sécurité du personnel.
Le bureau local FO JUSTICE en appelle aux autorités administratives récemment nommées (Le Directeur Interrégional et le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire) afin de se pencher rapidement sur les problématiques de l’établissement et avoir un intérêt particulier pour la M.A Nice, délaissée depuis de nombreuses années….
FO Justice informe l’ensemble des personnels concernés du lancement officiel du tableau d’avancement pour l’accès au grade de Commandant Pénitentiaire au titre de l’année 2026.
⇒ Le nombre d’agents à promouvoir s’élève à 11.
⇒ Peuvent être promus les capitaines pénitentiaires de classe supérieure ayant atteint au moins le 8ème échelon de leur grade et qui comptent, au 31 décembre de l’année au titre de laquelle le tableau d’avancement est établi, 10 ans de services effectifs dans le corps de surveillance dont 4 ans dans le corps de commandement.
⇒ L’ancienneté acquise par ces agents dans le corps des Chefs des Services Pénitentiaires doit être prise en compte.
⇒ Date de transmission des propositions : au plus tard le 1er juillet 2026
⇒ Date de publication des résultats : à compter du 17 août 2026
⇒ Date d’effet de la promotion : 1er janvier 2026
➢ Pour rappel, la promotion au grade de Commandant Pénitentiaire n’est soumise à aucune mobilité.
Nous invitons les agents remplissant les conditions à se rapprocher rapidement de leur hiérarchie et de leurs représentants FO Justice !