Avec près d’un an d’interruption, la commission d’habillement s’est enfin réunie. La volonté affichée est de relancer les travaux et de tenir une nouvelle réunion avant la fin de l’année 2026. FO Justice souscrit à cette dynamique volontariste.
Les échanges ont principalement porté sur l’évolution des tenues des personnels de surveillance, des ESP, des ERIS, des moniteurs de sports (MDS) et de la filière technique, ainsi que sur l’harmonisation nationale des équipements.
► Évolution des tenues des Personnels de Surveillance (page 2)
Plusieurs évolutions importantes ont été présentées :
– Nouveau polo en polyamide plus résistant, plus respirant et offrant un séchage rapide. La mise en production est prévue fin 2026 pour une distribution à partir de 2027.
– Nouveau pantalon avec l’abandon du bas élastiqué, au profit d’une coupe droite plus adaptée aux chaussures montantes. La dotation débutera en septembre 2026.
– Les essais des nouvelles chaussures ont permis de dégager une préférence nette pour le modèle textile HEX/EX plus légère et plus confortable. Une réflexion se poursuit concernant l’intégration d’un zip latéral.
► Nouvelle veste Softshell et tenue de cérémonie (page 2)
La future veste Softshell remplacera progressivement l’ancien blouson. Plus moderne et plus fonctionnelle, elle intégrera notamment des dispositifs adaptés au port de l’arme et aux cérémonies officielles.
L’administration souhaite également généraliser une véritable tenue de cérémonie pour l’ensemble des personnels pénitentiaires, avec chemise, épaulettes et accessoires dédiés afin d’améliorer l’image institutionnelle.
► ESP et ERIS : vers une harmonisation nationale (page 2)
Un des points majeurs de la réunion concerne l’évolution des tenues d’intervention.
La nouvelle tenue deux pièces ERIS a été validée et servira de base à une future tenue deux pièces ESP, avec une différenciation par la couleur :
– Noir pour les ERIS
– Bleu pour les ESP
Cette tenue sera accompagnée d’un ceinturon de confort et de chaussures semi-montantes (mid) en primo dotation. Plusieurs améliorations techniques ont été retenues : poches adaptées, renforts, meilleure mobilité et tissus plus légers.
La validation définitive devait intervenir avant le 19 juin 2026 afin de permettre un lancement rapide de la production.
► Moniteurs de sport
Les travaux concernant les MDS se poursuivent :
– Renouvellement progressif des survêtements
– Réflexion sur une nouvelle parka plus légère et plus étanche
– Recherche d’une solution adaptée pour le port des clés et moyens de radio
L’administration prévoit de doter progressivement les personnels à partir de 2026
► Filière technique
► FO Justice a fait remonter les difficultés liées aux chaussures de sécurité fournies actuellement,
jugées inconfortables.
L’administration étudie plusieurs pistes :
– Développer de nouveaux modèles plus ergonomiques
– Possibilité d’un système permettant aux agents d’acquérir eux-mêmes leurs chaussures après validation préalable de la conformité EPI
– Refonte complète des tenues techniques avec des matériaux plus modernes et mieux adaptés aux contraintes professionnelles
► Recyclage des uniformes
La DGAP travaille sur la création d’une filière de recyclage des effets d’uniforme. Plusieurs difficultés demeurent toutefois, notamment en matière de sécurité, de traçabilité et d’impact économique. Une expérimentation sera conduite au sein de la DISP de Lyon.
Pour FO Justice, cette commission marque une reprise attendue des travaux sur les équipements et l’habillement. Nous resterons particulièrement vigilants afin que les futurs choix répondent avant tout aux exigences opérationnelles, au confort des personnels et à une véritable reconnaissance de nos missions !
Lors du CSA interrégional du 16 juin 2026, la question des seuils de criticité figurait à l’ordre du jour.
Cette démarche, portée depuis plusieurs mois par FO Justice, vise à adapter l’activité des établissements en fonction de plusieurs indicateurs objectifs, au premier rang desquels figurent le taux d’occupation des établissements et le nombre de personnels réellement mobilisables.
La Direction Interrégionale a indiqué avoir présenté ce dispositif à l’ensemble des chefs d’établissement la semaine dernière. L’objectif est désormais de définir des seuils, d’en mesurer les conséquences et d’identifier les leviers pouvant être activés lorsque ces seuils sont atteints.
Selon l’expression utilisée par la DISP, il s’agit de « se concentrer sur les organes vitaux », à l’image d’un corps exposé au froid qui privilégie ses fonctions essentielles pour continuer à fonctionner.
Cette philosophie s’inscrit pleinement dans les revendications portées par FO Justice depuis l’ouverture de ce chantier.
Pour notre organisation, il y a aujourd’hui urgence à accélérer.Certes, l’exercice est complexe puisqu’il impose de raisonner en réduction d’activité plutôt qu’en augmentation des moyens. Mais face à une surpopulation carcérale qui ne cesse de progresser et à des effectifs insuffisants, il devient indispensable de fixer des limites au fonctionnement dégradé que subissent quotidiennement les personnels.
L’objectif n’est pas de s’interdire des pistes de réflexion.Les travaux pourraient ainsi conduire à envisager, selon les situations locales, la mise en place de promenades uniques là où elles n’existent pas encore, la réduction du nombre de douches dans les établissements ne disposant pas de douches en cellule, l’adaptation du nombre de parloirs ou encore la limitation de certaines activités lorsque les conditions de sécurité et d’encadrement ne sont plus réunies.
La surpopulation fragilise aujourd’hui l’ensemble de nos organisations. Distribution des repas, accès aux soins, enseignement, formation professionnelle, activités sportives et culturelles, travail pénitentiaire : chaque mission devient plus difficile à assurer alors même que les moyens humains demeurent insuffisants.
La Direction Interrégionale souhaite que les décisions soient prises à partir d’un seuil d’acceptabilité clairement défini.Cette approche a le mérite de reconnaître qu’il existe un point de rupture au-delà duquel il n’est plus raisonnable de continuer à fonctionner comme si de rien n’était.
Pour FO Justice, cette démarche va dans le bon sens. Elle constitue, avec la nécessaire reconnaissance financière des personnels, l’un des rares leviers actuellement à notre disposition pour préserver nos établissements et les agents qui y travaillent.
Dans l’attente de jours meilleurs, de renforts d’effectifs et d’une véritable régulation de la population pénale, réduire voire suspendre certaines activités pourra parfois constituer la seule réponse responsable. L’enjeu sera de trouver le juste équilibre entre ce qui reste acceptable pour la population pénale afin d’éviter tensions et violences, et ce qui demeure supportable pour des personnels qui travaillent déjà à flux tendu, particulièrement à l’approche de la période estivale.
Il convient également de rappeler certaines responsabilités.Si nous en sommes aujourd’hui à réfléchir à des mécanismes de réduction d’activité pour préserver nos établissements et nos personnels, c’est bien parce que la surpopulation carcérale atteint désormais des niveaux insoutenables.
FO Justice ne peut s’empêcher de constater que certaines organisations syndicales qui dénoncent aujourd’hui avec vigueur la situation de nos établissements ont pourtant refusé, au niveau national, de soutenir les dispositifs permettant d’engager une véritable régulation carcérale.
Lors des débats relatifs à la loi SURE, elles ont fait le choix de s’opposer à un mécanisme qui visait précisément à apporter une réponse structurelle à l’engorgement de nos prisons.
Aujourd’hui, ces mêmes organisations s’alarment des conséquences de cette surpopulation sur les conditions de travail des personnels. Chacun appréciera la cohérence d’une telle position.
FO Justice, pour sa part, n’a jamais tenu de double discours.
Nous avons assumé nos responsabilités en soutenant les mesures visant à réduire durablement la population pénale, convaincus qu’il s’agit d’une condition indispensable à l’amélioration des conditions de travail des personnels, à la sécurité des établissements et au bon fonctionnement du service public pénitentiaire.
FO Justice continuera à défendre une approche pragmatique, fondée sur la réalité du terrain et la protection des personnels. Les seuils de criticité ne régleront pas à eux seuls la crise que traverse l’administration pénitentiaire, mais ils constituent aujourd’hui un outil indispensable pour éviter que nos établissements et leurs personnels ne soient conduits au point de rupture.
L’administration vient de nous le confirmer par écrit, pour le concours interne et le troisième concours de CPIP, les postes non pourvus seront basculés vers l’externe. Pire encore, en cas de désistement en interne, les postes seront définitivement perdus.
Pour notre organisation syndicale, ce choix de gestion n’est pas neutre. C’est une rupture flagrante avec le principe d’équité qui doit régir nos différentes voies de concours.
Les chiffres de l’iniquité
À la base, la règle du jeu était claire et juste : 78 postes à l’externe, 78 postes à l’interne.
Le résultat aujourd’hui ? On bascule vers 115 postes côté externe et on chute à 61 postes côté interne, voire bien moins car il y aura des désistements qui ne pourront pas être pourvus en l’absence de liste complémentaire.
Le constat est alarmant car nous perdons massivement des postes sur le total des postes prévus alors que nos SPIP souffrent de l’absence de recrutement depuis plus de 3 ans déjà.
Quels sont les véritables choix derrière cette gestion ?
L’administration cherche-t-elle à bloquer la promotion interne pour éviter de créer des vacances de postes dans les services ? En refusant de donner leur chance aux agents déjà en poste (personnels de surveillance, administratifs, etc.), la DGAP s’assure, de manière très calculatrice, que les effectifs actuels restent là où ils sont. On préfère geler les carrières plutôt que de gérer la pénurie sur le terrain !
La complaisance politique valorisant une telle répartition en vue d’accentuer le corporatisme au sein du corps des CPIP, revient à s’aligner directement sur les positions d’organisations syndicales dites majoritaires en SPIP au détriment de l’unité des personnels et de la reconnaissance des agents de terrain.
À FO Justice, nous défendons TOUS les futurs collègues !
Notre organisation syndicale ne cherche pas à opposer les voies d’accès. Nous avons besoin des deux : le dynamisme des profils externes et l’expérience indispensable des collègues issus de la voie interne. Ce que nous exigeons, c’est le respect de l’équilibre initial !
Le 3ème concours et la voie interne ne doivent plus être les variables d’ajustement ou les sacrifiés des politiques de recrutement de la DGAP.
FO Justicerevendiquera donc désormais :
– Un “mécanisme de sauvegarde” pour que chaque poste ouvert à l’interne reste à l’interne.
– Une véritable valorisation de l’expérience professionnelle lors des épreuves orales afin que l’administration ne puisse plus se cacher derrière la prétendue “souveraineté du jury” qui estime que le niveau du concours interne est trop bas et dont la conséquence est la perte de moyens humains pourtant budgétés.
La promotion interne n’est pas une faveur, c’est un droit à l’équité !
Le drame insoutenable du meurtre de la petite Lyhanna plonge notre institution dans la douleur et exige une dignité absolue. La protection des enfants doit être au cœur de nos préoccupations. Pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, il est indispensable de procéder à une véritable introspection et, le cas échéant, de pointer les responsabilités individuelles si elles sont avérées.
La question des moyens ne doit pas être éludée mais elle ne peut pas être l’unique argument pour expliquer la défaillance du système judiciaire. En pareille circonstance, il faut raison garder, éviter les invectives et tendre à l’unité.
Malheureusement, certains sont gagnés par l’émotion et préfère répondre à leurs instincts primitifs.
C’est notamment le cas de la CGT-PJJ qui a fait le choix de la propagande mensongère, de la diversion idéologique et de l’esquive corporatiste. En effet, dans son dernier communiqué, elle s’attaque à Force Ouvrière, en lui reprochant « une étrange conception du syndicalisme ».
Puisque ces derniers sont des nostalgiques du centralisme et veulent donner des leçons de vertu syndicale, regardons d’un peu plus près leurs propres pratiques.
La CGT PJJ, qui puise ses références dans un manuel de propagande des années 50, s’empresse de défendre une corporation sans considération des victimes d’un drame abject. Elle s’aligne sagement derrière la magistrature sans mot dire. Voir un syndicat qui se prétend révolutionnaire se faire le porte-drapeau de l’autorité judiciaire et des privilèges de chapelle ne manque pas d’ironie.
Il n’aura échappé à personne que les orientations et les oukases de ce syndicat sont directement dictés par la maison-mère et les vestiges du Parti communiste Français.
Leurs postures ne sont pas guidées par le bon sens ou l’intérêt des agents, mais par une doctrine poussiéreuse. L’idéologie doit primer sur la réalité du terrain, quitte à tordre les faits pour qu’ils entrent de force dans la logique marxiste. Voilà où se trouve la véritable soumission ! Voilà ce que l’on peut qualifier d’étrange syndicalisme.
À l’inverse, FO Justice PJJ est un syndicat libre, indépendant de tout parti et de tout dogme. Nous ne roulons pour aucun bureau politique, notre seule boussole, ce sont les personnels !
Pour Force Ouvrière, les responsabilités liées à ce crime abominable sont multifactorielles, en plus d’un manque de moyens évident, se pose clairement la question de la défaillance humaine. Nous le disons et l’assumons. Sauf à nous prouver le contraire, les magistrats ne sont pas pourvus d’attributs divins et, comme le commun des mortels, ils sont assujettis à l’erreur voire à la faute.
À l’instar des fonctionnaires, les magistrats doivent rendre compte de leurs manquements n’en déplaise à la CGT PJJ.
Demander que la lumière soit faite n’est pas « jeter les magistrats à la vindicte ». C’est au contraire isoler les défaillances individuelles pour éviter que la responsabilité ne retombe, injustement, sur l’ensemble de la profession.
Pour Force Ouvrière, l’immense majorité des magistrats travaille avec abnégation et rigueur, cela n’empêche pas de pointer ceux qui déshonorent le corps.
Monsieur le Président,
FO Justice PJJ IDF-OM a dénoncé dans un tract des problèmes organisationnels lors du challenge Michelet. En aucune manière les agents n’étaient visés, l’alerte pointait uniquement la direction territoriale, interrégionale Grand-Est et la centrale.
Nous aurions pu étendre à d’autres délégations telles que celle du Sud-Est qui a été enjointe de quitter sur le champ le challenge Michelet avec des jeunes désabusés. Ce qui est sûr, c’est que de nombreux dysfonctionnements ont été recensés par tous les participants et nous assumons de pointer certains d’entre eux, surtout quand ils ont eu un impact sur les mineurs et les professionnels. Cela ne vient en aucun cas remettre en cause l’abnégation et la rigueur de l’ensemble des professionnels qui ont participé à cette manifestation nationale.
Nous ne pouvons donc passer sous silence l’insulte éhontée d’un élu national de la CGT PJJ du Grand Est. Ce dernier, dans un discours particulièrement vulgaire a invité publiquement Force Ouvrière à se « torcher » avec son tract sur le challenge Michelet.
En tout état de cause, par la voix de son élu national, ce syndicat accepte de s’asseoir sur les conditions d’accueil indignes de certaines délégations et préfère se moquer du bien-être des mineurs. Étrange conception du syndicalisme !
À l’avenir, avant de vous lancer dans des diatribes cavalières et donneuses de leçons, avant d’insulter les représentants du personnel de Force Ouvrière et d’œuvrer pour la désunion syndicale, faites votre propre autocritique et évitez de porter un jugement sur une organisation syndicale responsable, au risque de vous ridiculiser davantage.
Monsieur le Président,
Nous souhaiterions conclure cette déclaration préliminaire en ayant une pensée profonde pour l’éducateur de l’UEHC de Toulon, décédé dans l’exercice de ses missions.
Nous regrettons que notre avis n’ait pas été entendu lors de la multilatérale relative au bilan des expérimentations. FO Justice PJJavait demandé l’arrêt immédiat des expérimentations et notamment des SAS, au vu des graves insuffisances constatées dans les services concernés.
Nous accueillons très favorablement la décision de mettre un terme aux expérimentations. Pour autant, il faudra aller plus loin et aborder rapidement la question du doublement du travail de nuit, des déplacements professionnels et du travail isolé.
Même si le risque zéro n’existe pas, nous devons collectivement tout mettre en place pour permettre aux agents de travailler dans les conditions les plus sécures.
Les constats sont connus. Les personnels attendent désormais des réponses.
Le mois de juin 2026 a été marqué par plusieurs échéances majeures pour l’avenir du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis et pour les personnels qui y exercent quotidiennement leurs missions.
Le 3 juin 2026, le bureau local Force Ouvrière Justices’est entretenu avec les Contrôleurs Généraux des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) dans le cadre de leur visite de l’établissement.
Le 12 juin 2026, lors de la restitution des observations du (CGLPL,)
Le 16 juin 2026, notre équipe a participé au Conseil d’Évaluation du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis en présence du Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires, de la direction de l’établissement, des représentants de la Préfecture, du Procureur de la République, des élus locaux, de la municipalité ainsi que des responsables des forces de sécurité.
À cette occasion, nous avons également pu nous entretenir avec Madame la Préfète et le Directeur Interrégional.
À chacune de ces échéances, Force Ouvrière Justice a porté la voix des personnels et rappelé les difficultés auxquelles les agents sont confrontés quotidiennement.
Ces différentes rencontres démontrent une nouvelle fois l’implication constante de notre bureau local dans la défense des intérêts des personnels.
Force Ouvrière Justice était la seule organisation syndicale présente.
Pour Force Ouvrière Justice, défendre les agents ne se résume pas à publier quelques communications ou à apparaître lors des échéances électorales.
Être représentant des personnels, c’est être présent lorsque les décisions se préparent, lorsque les difficultés sont évoquées et lorsque les revendications doivent être portées auprès des décideurs.
« L’absence de certains a parlé plus fort que leur présence n’aurait pu le faire »
Lors de ces différentes instances, les sujets suivants ont été abordés.
Une surpopulation carcérale devenue critique
Avec près de 5 000 personnes détenues pour un taux d’occupation avoisinant les 190 %, le Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis continue de fonctionner dans des conditions exceptionnelles.
Cette surpopulation chronique entraîne :
– une dégradation des conditions de détention ;
– une augmentation des tensions et des violences ;
– une surcharge de travail pour les personnels ;
– une multiplication des incidents de sécurité ;
– des difficultés croissantes dans la prise en charge des personnes détenues.
Les agents assurent leurs missions avec professionnalisme mais chacun mesure aujourd’hui les conséquences de cette situation sur le fonctionnement général de l’établissement.
Trafics : les personnels en première ligne
Les trafics de stupéfiants, de téléphones portables et d’objets prohibés demeurent une réalité quotidienne.
Ils alimentent les violences, renforcent les phénomènes d’emprise et favorisent le développement de réseaux criminels structurés.
Force Ouvrière Justice continue de réclamer :
– davantage de moyens de détection ;
– un renforcement des contrôles ;
– le développement des technologies de sécurisation ;
– une coopération accrue entre l’administration pénitentiaire, les forces de sécurité intérieure, les services de renseignement et l’autorité judiciaire.
La sécurité de nos établissements ne peut reposer uniquement sur l’engagement des personnels.
Drones : une menace grandissante
Les survols et livraisons par drones constituent aujourd’hui l’une des principales menaces sécuritaires auxquelles est confronté notre établissement.
Ces dispositifs permettent l’introduction de stupéfiants, de téléphones portables et de nombreux objets prohibés avec une précision toujours plus importante.
Face à cette menace, Force Ouvrière Justice demande :
– la création d’une brigade spécialisée de lutte anti-drones ;
– le déploiement d’équipements modernes de détection, d’identification et de neutralisation ;
– le renforcement de la coordination avec les services spécialisés ;
– la mise en œuvre d’une stratégie nationale ambitieuse de lutte contre les intrusions aériennes illicites.
Cette brigade spécialisée, dotée de moyens techniques adaptés et de personnels spécifiquement formés, permettrait d’apporter une réponse efficace à un phénomène en constante évolution.
Les personnels ne peuvent être laissés seuls face à cette menace grandissante.
Les extractions judiciaires : une mission sous tension
L’activité judiciaire particulièrement dense de Fleury-Mérogis mobilise quotidiennement des effectifs importants.
Les contraintes opérationnelles liées aux extractions judiciaires pèsent lourdement sur l’organisation des services.
Force Ouvrière Justice demande que les moyens humains et matériels affectés à cette mission soient adaptés aux réalités du terrain afin de garantir :
– la sécurité des personnels ;
– la continuité des missions judiciaires ;
– le bon fonctionnement de l’établissement.
Le greffe pénitentiaire : un service essentiel en difficulté
Les agents du greffe sont confrontés à une complexification constante de leurs missions.
L’évolution permanente des textes réglementaires, la charge de travail croissante, l’insécurité juridique, les difficultés organisationnelles et le manque de formation adaptée fragilisent ce service indispensable.
Force Ouvrière Justicedemande :
– des effectifs adaptés ;
– une sécurisation des procédures ;
– un accompagnement managérial renforcé ;
– une clarification des responsabilités ;
– un véritable plan de formation initiale et continue.
Le greffe mérite toute l’attention de l’administration tant son rôle est essentiel au bon fonctionnement de l’institution.
Développer la visioconférence pour soulager les services
Dans un établissement confronté à une activité judiciaire particulièrement soutenue, le développement de la visioconférence constitue une réponse pragmatique.
Elle permet de réduire certaines extractions judiciaires, de limiter les risques liés aux transfèrements et d’optimiser l’utilisation des effectifs.
Force Ouvrière Justice soutient le développement de ces équipements et demande la poursuite des investissements engagés.
La Maison d’Arrêt des Femmes : l’éternelle oubliée
Force Ouvrière Justice a particulièrement insisté auprès des contrôleurs du CGLPL sur la situation de la Maison d’Arrêt des Femmes.
La MAF demeure aujourd’hui la seule structure du Centre Pénitentiaire n’ayant pas bénéficié des rénovations importantes réalisées dans les autres secteurs de l’établissement.
Les personnels y exercent leurs missions dans des locaux vieillissants, dégradés et inadaptés.
Près de huit années après les premières alertes formulées dans le rapport du CGLPL de 2018, les personnels attendent toujours des réponses concrètes.
Pour Force Ouvrière Justice, il est inadmissible que la Maison d’Arrêt des Femmes demeure le parent pauvre des investissements de Fleury-Mérogis.
Nous exigeons un plan de rénovation ambitieux afin de garantir aux personnels des conditions de travail dignes, modernes et sécurisées.
Le logement des personnels : une urgence enfin reconnue
Lors de l’échange avec Madame la préfète et le Directeur Interrégional de ce mardi 16 juin 2026, un sujet majeur pour les personnels a été largement évoqué : celui du logement.
Force Ouvrière Justice a rappelé les difficultés rencontrées par de nombreux agents pour accéder à un logement adapté à proximité de leur lieu de travail.
Cette problématique impacte directement l’attractivité de l’établissement, le recrutement et la fidélisation des personnels.
Les échanges ont également mis en évidence les difficultés liées à la gestion du parc de logements destiné aux personnels, notamment concernant le bailleur RLF, dont plusieurs dysfonctionnements récurrents ont été signalés.
Pour Force Ouvrière Justice, le logement n’est pas une question secondaire.
Il s’agit d’un enjeu majeur de qualité de vie, de stabilité familiale et d’attractivité professionnelle.
Nous demandons que ce dossier fasse l’objet d’un suivi prioritaire afin d’apporter des réponses concrètes aux personnels.
Lors de la bilatérale avec Madame la Préfète, Force Ouvrière Justice a également demandé l’intégration des personnels pénitentiaires au dispositif de logements réservé aux forces de sécurité afin d’apporter une réponse partielle mais concrète aux difficult és rencontrées par les agents.
Formation et accompagnement des personnels
Face aux défis actuels et à l’évolution constante des menaces, Force Ouvrière Justice demande le renforcement des actions de formation initiale et continue.
Nous estimons nécessaire de développer davantage les partenariats et les échanges de compétences avec les autres administrations spécialisées, notamment les services douaniers et les forces de gendarmerie déjà engagés dans la lutte contre les différentes formes de trafics.
Conclusion
Force Ouvrière Justice continuera à porter la voix des personnels dans toutes les instances et auprès de l’ensemble des autorités compétentes.
Les constats sont désormais partagés par tous. Les personnels attendent des décisions, des moyens et des réponses concrètes.
Notre engagement reste total pour défendre les conditions de travail, la sécurité, la reconnaissance et l’avenir de l’ensemble des agents du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
FO JUSTICE MURETvous rend compte du CSA qui s’est tenu ce jour :
ELSP : CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE
Concernant les ELSP, FO JUSTICE MURETa une nouvelle fois alerté la Direction sur une situation devenue critique.
Aujourd’hui, le service compte cinq agents. Au 1er juillet, avec le départ d’un collègue muté au PREJ, ils ne seront plus que quatre pour assurer l’ensemble des missions. Malgré nos alertes répétées, aucune réponse concrète n’a été apportée. La seule perspective évoquée reste un hypothétique “panachage” dont personne n’est aujourd’hui capable d’expliquer le fonctionnement réel ni les conséquences opérationnelles.
Comment les agents pourront-ils assurer leurs missions durant la période estivale ? Comment seront gérées les vacances ? Comment garantir la continuité du service dans un établissement déjà confronté à des difficultés récurrentes en détention ? Une fois encore, la Direction semble naviguer à vue.
PourFO JUSTICE MURET,cette situation ressemble à une véritable chronique d’une mort annoncée pour les ELSP, sacrifiés sur l’autel de l’improvisation et de l’absence d’anticipation.
MICRO-ONDE POUR LES MONITEURS DE SPORT : UN REFUS INJUSTIFIABLE
FO JUSTICE MURETa également porté la demande d’installation d’un micro-onde pour les moniteurs de sport.
Réponse de la Direction : NON.
À plusieurs reprises, nous avons demandé les raisons motivant ce refus. Aucune explication cohérente n’a été apportée. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que pratiquement tous les autres services de l’établissement disposent déjà de cet équipement : Brigade de Jour, Rond-Point, Porterie, bureaux, Brigade Chef de Roulement et différents bâtiments.
Pourquoi certains personnels auraient-ils droit à des conditions de travail décentes et pas les moniteurs de sport ?
FO JUSTICE MURETdénonce cette différence de traitement qui n’a fait l’objet d’aucune justification sérieuse de la part de la Direction. Tout le monde doit être logé à la même enseigne !!!! Mais pas sur MURET !
PERSONNEL TECHNIQUE : LA SÉCURITÉ N’EST VISIBLEMENT PAS UNE PRIORITÉ
FO JUSTICE MURETa également demandé la dotation de chaussures de sécurité adaptées pour les personnels techniques. Des devis avaient pourtant été présentés afin de faciliter la prise de décision de l’administration.
Réponse de la direction : NON.
Là encore, aucune explication convaincante n’a été fournie.
FO JUSTICE MURETsouhaite rappeler qu’il ne s’agit pas d’un confort supplémentaire mais bien d’un équipement de protection individuelle participant directement à la sécurité des agents dans l’exercice de leurs missions.
Refuser de fournir des chaussures de sécurité adaptées malgré des besoins identifiés et des devis déjà établis témoigne d’un manque évident de considération pour les personnels techniques.
FO JUSTICE MURETsouhaite apporter une analyse sur ce CSA : une tendance se confirme malheureusement : les demandes légitimes des personnels sont systématiquement écartées, minimisées ou repoussées sans véritable argumentation. Lorsque les représentants FO JUSTICE présentent des dossiers étayés, des besoins identifiés, des devis préparés ou des situations de service préoccupantes, la réponse est trop souvent la même :
NON, À VOIR ou ON ÉTUDIERA LA QUESTION .
Pendant ce temps, les agents continuent à faire fonctionner l’établissement malgré le manque d’effectifs, le manque de moyens et l’absence de reconnaissance.
FO JUSTICE MURETrefuse cette politique du mépris et de l’immobilisme.
FO JUSTICE MURETcontinuera à porter la voix des personnels, à dénoncer les incohérences de gestion et à exiger des réponses concrètes.
Les sujets évoqués lors de ce CSA reviendront sur la table lors des prochaines audiences et, si nécessaire, par tous les moyens syndicaux à notre disposition.
Les agents méritent mieux que des refus sans explication.
En avril dernier, le Syndicat National FO Justice – Personnels Administratifs était reçu en audience par Madame la Secrétaire Générale afin d’évoquer les suites du relevé de conclusions signé en septembre 2025 par le Garde des Sceaux.
À cette occasion, concernant le volet indemnitaire, FO Justice– Personnels Administratifsobtenait confirmation que la revalorisation de l’IFSE au titre de l’année 2026 seraitmise en paiement à compter du mois de juin 2026, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026.
Pourtant, à ce jour, rien ne semble permettre d’affirmer que cette échéance sera respectée !
Aucune communication officielle, ni aux agents ni aux organisations professionnelles et il semblerait qu’aucune consigne n’ait été donnée aux directions pour permettre une mise en paiement avant l’été.
►Les personnels administratifs sont donc légitimement en droit de s’interroger :
les engagements pris seront-ils réellement tenus ? Et dans quels délais ?
Concernant les plans de requalification de C en B et de B en A, une première réunion du groupe de travail chargé d’établir une cartographie des fonctions et des postes susceptibles d’être requalifiés s’est tenue le 1er juin dernier.
D’autres réunions sont programmées les 6 et 9 juillet prochains.
Toutefois, à ce stade, aucun document préparatoire ni aucun élément de travail n’a été communiqué aux organisations syndicales.
FO Justice – Personnels Administratifsrappelle que ces plans de requalification doivent s’inscrire sur la période 2026-2029 et qu’ils constituent une attente forte pour de nombreux collègues.
FO Justice – Personnels Administratifsprend acte des annonces formulées par l’Administration.
Pour autant les personnels administratifs ont déjà vu des calendriers glisser, des échéances être reportées et des engagements tarder à se concrétiser.
Ils n’attendent plus des annonces, ils attendent des résultats !!
FO Justice – Personnels Administratifsrestera particulièrement vigilant quant à la mise en œuvre effective de l’ensemble des mesures annoncées et continuera à porter avec détermination les revendications des personnels administratifs afin que les engagements ministériels deviennent une réalité.
Le SLP FO Justice DISP Dijon prend acte, une fois de plus, de la brillante gestion opérationnelle de l’ARPEJ.
Brillante, oui.
Mais sûrement pas pour les agents PREJ et ELSP, qui découvrent chaque jour que la régulation moderne consiste moins à anticiper les difficultés qu’à les faire avaler au terrain avec un sourire, un ordre de service et, si possible, une petite leçon en prime.
Depuis quelque temps, tout tourne autour d’une organisation qui change, qui bouge, qui annule, qui réattribue, qui déplace, qui appelle, qui rappelle, qui ordonne, qui contre-ordonne… bref, une belle mécanique administrative où le terrain sert de paillasson pendant que certains jouent aux grands régulateurs.
On nous parle de maîtrise des moyens, mais on continue de faire rouler des équipages pour des missions dont l’utilité pourrait parfois être réglée avec un minimum d’anticipation une visioconférence ou une I.D.F utilisée autrement que comme décoration dans les discours.
On nous parle de gestion, mais les plannings ressemblent désormais à un brouillon permanent. Une mission passe au PREJ, puis à l’ELSP, puis revient au PREJ, puis repart ailleurs, puis finalement non, puis finalement oui. À ce niveau, ce n’est plus de la régulation. C’est du théâtre administratif où les agents jouent les figurants, paient l’entrée, et ramassent les décors quand tout s’écroule.
Et l’anticipation, parlons-en ! Une mission est programmée, ses horaires et ses kilomètres sont connus, mais l’ARPEJ ne découvre que la veille l’amplitude qu’elle va provoquer. Et le lendemain, alors que l’équipage est déjà engagé sur la mission, elle demande aux agents s’ils veulent finalement découcher à l’hôtel. Bien sûr : les agents PREJ partent tous les matins avec une valise, des vêtements de rechange, une trousse de toilette et leur vie de famille pliée dans le coffre !Un découché ne s’improvise pas au bord de la route pour rattraper une programmation pensée à moitié. Quand on découvre la veille ce qu’on aurait dû prévoir dès l’inscription de la mission et qu’on propose l’hôtel une fois les agents partis, ce n’est pas de la régulation : c’est du foutage de gueule, et ce sont encore les agents qui paient l’improvisation.
Et lorsque certains osent rappeler que les amplitudes horaires ne sont pas des accessoires, que la fatigue existe, que les repos ont encore vaguement un sens et que les conditions de travail ne devraient pas être traitées comme une gêne dans un tableau Excel, la réponse ne tarde jamais.
Ah, les agents qui parlent de conditions de travail….
Quelle audace !!!
Des collègues qui se battent pour ne pas finir rincés par des amplitudes impossibles ? Des agents qui rappellent que derrière une mission, il y a des heures, des kilomètres, des repas sautés, des familles, de la fatigue et des lendemains à assurer ?
Pas de problème !
On va s’en occuper !
Après tout, il est toujours confortable, paraît-il, d’écraser le terrain depuis un bureau, surtout quand on appelle cela de la gestion et que ce sont les autres qui en portent les conséquences. Chacun garde en mémoire ces réponses «au portefeuille», administrées avec la délicatesse des grands principes et la froideur des petits règlements, lorsque des agents ont eu l’immense insolence de dénoncer des amplitudes horaires devenues intenables.
On ne corrige pas l’organisation.
On corrige ceux qui osent dire qu’elle épuise les agents.
C’est plus simple, plus rapide, et surtout tellement plus confortable. Et aujourd’hui, la même petite musique recommence. Comme si les amplitudes, les changements permanents et les journées à rallonge ne suffisaient pas, voilà maintenant que l’ARPEJ vient faire les poches des jours de repos des agents pour sauver un planningqu’elle est incapable de tenir. Personne n’insiste, certes. Encore heureux. Mais lorsqu’une régulation en arrive à mendier des volontaires auprès de personnels qu’elle a déjà rincés toute la semaine, ce n’est plus de la gestion : c’est l’aveu public de son propre échec.
C’est beau, le volontariat, n’est-ce pas ?!
Sur le papier, ça ressemble à de la liberté. Dans les faits, les jours de repos des agents deviennent simplement le service après-vente des carences de l’ARPEJ.
Ils ont deux jours de repos?
Quelle insolence !
Et pendant ce temps, les ELSP subissent eux aussi les effets de cette dérégulation permanente. Parce que lorsque la régulation déraille, ce sont rarement les décideurs qui toussent : ce sont les PREJ et les ELSP qui prennent la fièvre.
Une mission glisse, une priorité change, un véhicule disparaît du paysage, une consigne tombe, et chacun doit s’adapter à la grande intelligence du moment.
On peut bien expliquer ensuite que tout cela relève de l’organisation normale du service. Les agents, eux, voient très bien ce qui se passe. Ils voient les ajustements qui tombent toujours dans le même sens. Ils voient les messages adressés aux chefs, les priorités soudaines, les affectations qui ressemblent parfois davantage à des rappels à l’ordre qu’à une vraie logique opérationnelle.
Et qu’importe si certaines missions ne relèvent pas naturellement des prérogatives de ceux qu’on mobilise. Qu’importe si, derrière, un établissement se retrouve fragilisé. Qu’importe si un incident survient en détention parce qu’on a déplacé les moyens ailleurs.Après tout, chacun son problème Le SLP FO Justice Dijon refuse cette logique de sanction déguisée, cette méthode bien pratique qui consiste à frapper les agents sans jamais avoir le courage de dire que l’on punit ceux qui osent parler.
Les agentsPREJ et ELSP ne sont pas des domestiques du planning. Ils ne sont pas des pions, pas des bouche-trous, pas des rustines humaines, pas une réserve de kilomètres et d’heures supplémentaires disponible au gré des humeurs, des urgences mal préparées ou des envies de satisfaire tout le monde sauf ceux qui travaillent réellement.
Et puisqu’il faut le dire clairement : satisfaire la magistrature ne doit pas devenir un concours de zèle payé par les amplitudes, les repos et la fatigue des agents.
La coopération institutionnelle, oui, pourquoi pas.
L’empressement à faire plaisir sur le dos des collègues, non !
Parce qu’à force de vouloir briller dans les salons, ce sont encore les mêmes qui terminent dans les véhicules, avec les rotations, les amplitudes, les repos décalés et la fatigue qui s’accumule.À les entendre, tout semble toujours pouvoir attendre : les kilomètres supplémentaires, les journées qui s’allongent, les repos qui se réduisent comme peau de chagrin, les contraintes familiales qu’il faut encore réorganiser au dernier moment et cette fatigue qui s’accumule mission après mission.
Parce que, dans cette logique, il y a toujours une bonne raison de demander un effort de plus aux agents. Toujours une urgence à traiter. Toujours une priorité à satisfaire. Et, curieusement, ce sont presque toujours les mêmes qui doivent absorber les conséquences des décisions prises ailleurs.
Après tout, il reste toujours les agents pour rattraper les grandes idées de ceux qui ne montent jamais dans les véhicules. Oui, enfin, réceptionner les véhicules et les garer au fond de la DISP, ça ne compte pas vraiment.
On nous expliquera sans doute que tout cela relève des nécessités de service, des contraintes opérationnelles ou de l’intérêt général. C’est devenu la réponse passe-partout dès qu’un agent ose faire remarquer qu’il y a un problème.
Pourtant, les nécessités de service ne devraient pas servir à justifier systématiquement des organisations qui épuisent les personnels.Elles ne devraient pas non plus permettre d’écarter d’un revers de main les difficultés remontées par le terrain.
Un peu de bon sens ne ferait pas de mal. Un peu de considération non plus. Mais visiblement, ce sont deux options rarement cochées dans le planning.
Les agents PREJ et ELSP savent faire leur travail.Ils le font même très bien.Ils le font avec sérieux, avec patience, avec professionnalisme, et souvent malgré l’organisation qu’on leur impose.
Mais qu’on ne leur demande pas en plus d’applaudir.
À force de transformer les plannings en loterie, les repos en option, la visioconférence et les IDF en mirage, le volontariat en pression polie et les services en punition déguisée, il ne faudra pas venir jouer les surpris lorsque le terrain dira stop.
Le SLP FO Justice DISP Dijonle dit clairement : les agents PREJ et ELSP ne sont pas là pour couvrir les carences, les oublis, les bricolages et les méthodes ressenties comme des représailles déguisées d’une régulation qui semble parfois plus occupée à donner des leçons qu’à écouter ceux qui travaillent réellement.
Le SLP FO Justice DISP Dijon convoquera très prochainement une assemblée générale extraordinaire afin de décider, avec les agents, des actions à engager face à cette gestion devenue intolérable.