PLUS DE 60 SURVOLS EN UN MOIS : COMBIEN DE LARGAGES FAUDRA-T-IL ENCORE SUBIR ?
Dans la nuit du 29 août 2026, le Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis a une nouvelle fois été la cible d’une livraison par drone, cette fois au niveau du bâtiment D1.
Grâce à la vigilance et au professionnalisme des personnels, notamment des collègues du PCI, le largage a été identifié et une fouille ciblée a permis de mettre la main sur plusieurs colis contenant des substances suspectées d’être des stupéfiants ainsi que sur un téléphone.
🔴 PRÈS DE 385 GRAMMES DE PRODUITS SUSPECTS SAISIS EN UNE SEULE OPÉRATION !
Une nouvelle fois, ce sont les agents qui ont permis d’éviter que ces produits et objets prohibés ne viennent alimenter les trafics au cœur même de la détention.
MAIS JUSQU’À QUAND ?
📊 LES CHIFFRES SONT ACCABLANTS !
Pour le seul mois d’août, plus de 60 survols de drones ont déjà été comptabilisés sur et aux abords du CP de Fleury-Mérogis.
10 survols ont même été détectés en une seule nuit au début du mois d’août !
À cela s’ajoutent les nombreuses livraisons déjà constatées et les saisies successives :téléphones, cartes SIM, câbles, stupéfiants, objets interdits et même des armes artisanales.
LE CIEL DE FLEURY-MÉROGIS EST DEVENU UNE AUTOROUTE DU TRAFIC !
Les personnels constatent. Les personnels signalent. Les personnels interceptent. Les personnels fouillent.
MAIS LES DRONES, EUX, CONTINUENT DE REVENIR !
FO JUSTICE refuse que la vigilance et l’abnégation des agents deviennent le seul dispositif de protection de l’établissement.
❌ LA VIGILANCE DES AGENTS NE PEUT PAS REMPLACER UNE POLITIQUE DE SÉCURITÉ !
Chaque nuit, les personnels doivent composer avec cette menace permanente.
Chaque survol peut être une reconnaissance, un repérage ou une livraison.
Chaque colis qui tombe dans une cour de promenade ou à proximité d’une cellule peut avoir des conséquences directes sur la sécurité des agents.
LES PERSONNELS EN ONT RAS-LE-BOL DE SUBIR !
Il est temps que l’administration prenne enfin la mesure de la situation.
🟥 FO JUSTICE EXIGE LE DÉPLOIEMENT DU PLAN D’ÉTANCHÉITÉ EN URGENCE !
FO JUSTICEexige que le plan d’étanchéité du CP de Fleury-Mérogis soit déployé sans délai et pleinement opérationnel.
MAIS LES DÉCLARATIONS D’INTENTION NE SUFFISENT PLUS !
FO JUSTICE EXIGE UN CALENDRIER PRÉCIS, CLAIR ET CONTRAIGNANT !
Nous voulons connaître :
➡️ Les mesures qui seront déployées ;
➡️ Les zones et bâtiments concernés ;
➡️ Les moyens matériels et humains engagés ; ➡️ ET SURTOUT, LES DATES DE MISE EN ŒUVRE !
PLUS DE 60 SURVOLS EN UN MOIS : LE TEMPS DES ÉTUDES ET DES PROMESSES EST TERMINÉ !
Les personnels font leur part. Ils restent vigilants et professionnels malgré une pression sécuritaire permanente.
IL EST TEMPS QUE L’ADMINISTRATION FASSE LA SIENNE !
FO JUSTICE NE DEMANDE PAS DES PROMESSES. FO JUSTICE EXIGE DES ACTES ET UN CALENDRIER !
🟥 LES DRONES N’ATTENDENT PAS.
🟥 LES TRAFIQUANTS N’ATTENDENT PAS.
🟥 LES PERSONNELS NE PEUVENT PLUS ATTENDRE !
FO JUSTICE CP FLEURY-MÉROGIS
Présent sur le terrain – Présent pour tous les personnels
Objet : Invitation à l’assemblée générale FO Justice Paris sur les droits Outre-mer, les congés bonifiés, la prime « vie chère » et les difficultés administratives persistantes.
L’administration demande sans cesse aux agents exemplarité, rigueur et respect des délais.
En revanche, lorsqu’il s’agit de respecter les droits des personnels ultramarins, les dysfonctionnements persistent.
La prime « vie chère » n’est toujours pas versée dans des délais satisfaisants.
Les agents doivent constituer leurs dossiers dans des délais extrêmement courts.
Les justificatifs demandés sont nombreux, complexes et parfois difficiles à obtenir.
Les périodes d’ouverture pour déposer les dossiers interviennent notamment pendant la période estivale, alors même que les écoles et certains organismes sont fermés, compliquant fortement la constitution des dossiers familiaux.
Les agents doivent trop souvent relancer, justifier et attendre pour faire respecter des droits qui devraient être appliqués automatiquement.
FO Justice ne laissera rien passer.
Pourquoi cette assemblée générale ?
Retards récurrents sur la prime « vie chère », délais trop courts, complexité des justificatifs, périodes de dépôt inadaptées, manque d’anticipation et d’information : il est temps de faire un point complet avec les agents concernés.
LES AGENTS N’ONT PAS À SUBIR
LES CARENCES DE L’ADMINISTRATION.
FO Justice invite
Tous les agents de la région parisienne qui souhaitent participer à cette assemblée générale :
Mardi 8 septembre 2026 À partir de 19h FOYER C – FLEURY-MÉROGIS
3 heures d’information syndicale seront comptées.
Cette assemblée générale sera l’occasion de faire le point sur les difficultés rencontrées, de répondre aux questions des agents et de porter collectivement les revendications liées aux droits Outre-mer.
FO Justice Paris restera mobilisée et ne laissera rien passer.
Mme La Directrice, vous savez bien rappeler aux agents que pour des raisons évidentes de sécurité, les commandes « UBER EAT » ne sont pas autorisées en service de nuit, ce qui s’entend, mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit de commandes « UBER SHIT » par drone ? Faites-vous également un mail de recadrage afin de signaler que pour des raisons évidentes de sécurité l’équipe recueil ne doit pas être appelée en cas de survol d’un drone ? Malheureusement, le bureau local Force Ouvrière a de nouveau constaté que les collègues de détention n’étaient considérés que comme de la chair à canon. Pour exemple, le mardi 11 août vers 16h15, l’alarme fut déclenchée pour un survol de drone au-dessus de la MA2 et l’équipe recueil, uniquement composée de surveillants d’étages, est appelée tandis que notre Equipe Locale de Sécurité Pénitentiaire présente, opérationnelle et plus aguerrie à la sécurité périmétrique n’est même pas sollicitée ????
Alors Mme La Directrice, le bureau local Force Ouvrière vous pose ces questions :
– Comment devons-nous réagir face à un drone dit « KAMIKAZE » ?
– Qu’est-il prévu en cas de drone « UBER KALASH » ou « UBER EXPLO » ? Une médaille à titre posthume ? Car cette prochaine étape pourrait arriver à la MA du Mans plus vite que l’administration ne le pense. De plus en plus de DPS donc de plus en plus de moyen extérieur contre de moins en moins de moyen interne :
Qui aura le dernier mot Mme La Directrice ? Les DPS ou les agents en 1ère ligne ?
Il en est de même pour les projections, l’équipe recueil est envoyée comme si elle partait à la cueillette des champignons.
– Mais que se passera-t-il lorsqu’un colis explosera ou sera imbibé de produit nocif ou pire mortel ? L’agent sera remercié pour avoir sacrifié sa main ou pire sa vie avec une montée d’échelon ? Ses enfants deviendront pupilles de l’état ? Quel beau programme !!!
Alors Mme La Directrice, garante de la sécurité des agents, êtes-vous prêtes à avoir un mort ou un infirme sur votre conscience ? La sécurité des agents est sous votre responsabilité c’est pour cela que le bureau local Force Ouvrière vous alerte, anticipe et surtout ne lâchera rien lorsqu’il s’agit de la sécurité et de la vie des agents !
Ce matin, la vigilance des personnels a une nouvelle fois permis de mettre à jour une énième livraison par drone.
Un agent a constaté la présence d’un drone endommagé au niveau du PIPR, celui-ci émettant encore un signal sonore. La présence d’esprit, la réactivité et la persévérance de deux autres personnels ont permis la localisation d’un colis à proximité.
Une major encadrante de bâtiment s’est alors rendue sur place afin de récupérer le colis.
Après vérification et tests, le contenu découvert est particulièrement inquiétant :
22 grammes de cocaïne
214 grammes d’une substance s’apparentant à de la résine de cannabis
20 grammes d’herbe de cannabis
1 iPhone
1 câble iPhone
des feuilles à rouler.
Après les événements récents, cette nouvelle découverte vient confirmer ce que FO Justice dénonce depuis longtemps. Les drones constituent aujourd’hui un véritable vecteur d’introduction de stupéfiants et de téléphones au sein de la détention.
Et une nouvelle fois, ce sont les agents, par leur vigilance et leur connaissance du terrain, qui permettent de déjouer ce type de livraison.
Pour le bureau local FO Justice CP CAEN IFS, il est désormais indispensable que la menace soit prise à la hauteur de sa réalité. Les quantités de stupéfiants retrouvées, associées à l’introduction de téléphones, démontrent que nous ne sommes plus face à de simples tentatives isolées mais bien à un réel trafic.
Le bureau local FO justice tient à féliciter l’ensemble des personnels pour leur vigilance, leur réactivité et leur professionnalisme, avec une mention particulière pour l’agent dont l’attention a permis de repérer le drone et surtout de localiser le colis. Une nouvelle fois, les personnels ont su démontrer leur engagement et leurs capacités à réagir efficacement face à ces tentatives d’introduction, constituant ainsi le premier rempart contre les trafics en détention.
JEUDI 27 AOÛT 2026 — MA DE BASSE-TERRE UN COUTEAU. DES STUPÉFIANTS, DES TÉLÉPHONES, DU MATÉRIEL ÉLECTRONIQUE…
Et toujours la même question : QUAND LA DIRECTION VA-T-ELLE ENFIN PRENDRE LA MESURE DU DANGER ?
Aujourd’hui encore, la réalité du terrain vient nous rappeler que notre établissement est devenu une véritable POUDRIÈRE. Lors du départ en promenade, une bagarre, qui s’apparente à un règlement de comptes, éclate. Puis vient la découverte qui glace le sang : un COUTEAU retrouvé sur la coursive ! Dans une prison.
À quelques mètres des personnels. À quelques mètres des personnes détenues.
Aujourd’hui, nous avons peut-être évité un drame. Mais demain ? Face à cette situation, la Direction engage les ELSP sur une opération de fouille. Et une nouvelle fois, le résultat est édifiant :
6 téléphones portables, dont des Iphones
133 grammes de produits stupéfiants : cannabis, résine et crack
1 balance électronique
1 clé TORX
1 montre connectée
câbles, écouteurs et divers accessoires téléphoniques
CE N’EST PLUS UNE ALERTE. CE N’EST PLUS UN SIMPLE PROBLÈME. C’EST UN SIGNAL D’ALARME MAJEUR !
Et pendant ce temps, les personnels continuent de travailler sous pression, en sous-effectif, avec des moyens qui ne sont pas toujours à la hauteur des menaces auxquelles ils sont confrontés. FO Justice Basse-Terre le dit haut et fort :
Nous refusons d’attendre qu’un collègue soit blessé pour que la direction réagisse.
Nous refusons d’attendre un « poignardage » pour que la direction prenne des mesures
Nous refusons que la sécurité des personnels devienne une variable d’ajustement
Comment des couteaux, des stupéfiants, des téléphones et du matériel permettant d’alimenter les trafics peuvent-ils encore se retrouver dans nos murs ?
QUI CONTRÔLE RÉELLEMENT CE QUI RENTRE DANS L’ÉTABLISSEMENT ?
Parce qu’aujourd’hui, c’est un couteau. DEMAIN, CE SERA QUOI ? Un agent agressé ? Un collègue poignardé ? Un règlement de comptes qui dégénère ? Un drame que tout le monde viendra ensuite déplorer ?
NOUS REFUSONS DE JOUER À LA ROULETTE RUSSE AVEC LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS !
FO Justice Bastèdit STOP ! Nous adressons nos félicitations et notre soutien total aux agents ELSP, une nouvelle fois mobilisés et pleinement engagés dans cette opération. Leur professionnalisme démontre une chose : QUAND ON DONNE AUX AGENTS LES MOYENS D’AGIR, LES RÉSULTATS SONT AU RENDEZ-VOUS.
FO Justice Bastè salue également l’implication du surveillant des vestiaires et de la surveillante de la buanderie, qui ont apporté leur concours lors de cette opération.
Monsieur le Directeur : IL EST TEMPS D’AGIR. Pas demain. Pas après le prochain incident. C’EST MAINTENANT !
FO Justice Bastène veut plus de belles paroles. FO Justice Bastène veut plus de constats rédigés APRÈS les incidents. FO Justice Bastèveut DES ACTES !
Renforcement immédiat des contrôles.
Sécurisation réelle des accès.
Moyens humains adaptés aux missions et aux risques.
Moyens matériels à la hauteur des enjeux.
Fouilles et opérations de sécurisation régulières.
Lutte renforcée contre les trafics et les projections.
Une véritable stratégie de sécurisation de l’établissement.
Car pendant que certains constatent les problèmes depuis des bureaux, CE SONT LES PERSONNELS QUI SONT EN PREMIÈRE LIGNE. Ce sont eux qui ouvrent les portes. Ce sont eux qui accompagnent les mouvements. Ce sont eux qui assurent les promenades. Ce sont eux qui interviennent lorsque la situation dégénère.
NOS COLLÈGUES NE DOIVENT PAS PAYER LE PRIX DES FAILLES DE SÉCURITÉ QUE NOUS DÉNONÇONS DEPUIS DES MOIS !
Aujourd’hui, nous avons peut-être évité un drame. Mais combien de temps allons-nous encore compter sur la chance ?
FO JUSTICE BASTÈPRÉVIENT : NOUS NE NOUS TAIRONS PAS. NOUS NE BANALISERONS PAS. NOUS NE NOUS HABITUERONS PAS À L’INACCEPTABLE. NOUS NE LAISSERONS PAS LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS ÊTRE SACRIFIÉE.
MONSIEUR LE DIRECTEUR : PROTÉGEZ VOS AGENTS AVANT D’AVOIR À LES PLEURER. POUR FO JUSTICE BASTÈ LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !
Jeudi 27 août, aux alentours de 16h00, trois colis sont projetés et atterrissent sur le terrain de sport alors que plusieurs personnes détenues s’y trouvent.
Les agents présents appliquent immédiatement le protocole prévu en cas de projections, lequel prévoit notamment la réintégration en cellule des personnes détenues concernées sans passage préalable par les douches.
Mécontent de l’application de ce protocole, le détenu D. refuse de réintégrer et incite les autres personnes détenues à faire de même, compliquant ainsi la réintégration.
Face à cette situation, des renforts de personnels ainsi que certains officiers sont venus prêter main- forte afin de sécuriser le secteur, procéder à la fouille des personnes détenues et permettre leur réintégration en cellule.
Pendant que certains étaient au contact et participaient activement à la gestion de cet incident, d’autres ont préféré regarder la situation de loin…
Une attitude d’autant plus difficile à comprendre lorsque l’on sait que parmi eux se trouvait l’officier en charge de l’infra sécurité de l’établissement.
Une nouvelle fois, les projections venues de l’extérieur perturbent directement le fonctionnement de l’établissement et compliquent les conditions d’intervention des personnels.
FO JUSTICE DEMANDE UN CHANGEMENT DU CIRCUIT DE CIRCULATION !
Le Bureau Local FO Justice demande que les personnes détenues de la division 1, lors de leurs déplacements vers ou depuis le terrain de sport, transitent par le rez-de-chaussée de la division 2 plutôt que par le chemin d’intervention.
En effet, des colis projetés se retrouvent régulièrement bloqués dans les filets situés au niveau de ce chemin d’intervention.
Il n’est pas cohérent de continuer à faire circuler les personnes détenues dans une zone où des projections et colis peuvent régulièrement être présents.
Cette modification du circuit permettrait de limiter les risques de récupération de colis et de sécuriser davantage les mouvements ainsi que le travail des personnels.
Le Bureau Local FO Justice tient à saluer le professionnalisme et la maîtrise des agents présents, des renforts ainsi que des officiers qui se sont réellement mobilisés à leurs côtés, permettant de gérer cette situation et de rétablir l’ordre.
Ce jeudi matin, à l’occasion de la projection d’un film du Festival du Film Francophone d’Angoulême (FFA) à destination de la population pénale, notre établissement avait visiblement adopté de nouvelles règles de sécurité…
Enfin, de nouvelles règles pour certains !
LES AUTORISATIONS NE SONT PAS EN RÈGLE ?
Pas grave, le patron est là !
LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE ?
Visiblement, elles deviennent beaucoup plus souples quand il faut recevoir du monde et soigner l’image de l’établissement.
Et pendant ce temps-là, les personnels, eux, doivent respecter les consignes, les notes de service et les procédures à la lettre.
FO JUSTICE POSE DONC UNE QUESTION SIMPLE :
LES RÈGLES DE SÉCURITÉ S’APPLIQUENT-ELLES À TOUT LE MONDE ?
Nous n’avons absolument rien contre le Festival, ni contre l’organisation d’activités culturelles pour la population pénale.
Mais la sécurité d’un établissement pénitentiaire ne doit jamais devenir secondaire pour une opération de communication.
On peut vouloir faire briller l’établissement.
On peut vouloir montrer une belle image à l’extérieur.
Mais avant de donner des leçons aux personnels, encore faut-il commencer par être exemplaire soi-même.
À LA MA D’ANGOULÊME,
LES RÈGLES NE DOIVENT PAS ÊTRE À LA CARTE !
FO JUSTICE MA ANGOULÊME
La sécurité ne fait pas relâche, même pendant le Festival.
Depuis plusieurs mois, un détenu classé auxiliaire maintenance adopte un comportement de plus en plus incompatible avec son poste : menaces, refus d’obtempérer, provocations… Et malgré tout cela, notre chère direction refuse toujours de le suspendre.
Le 31 mars 2026, ce détenu passe une première fois en Commission de Discipline pour des insultes envers un personnelen service de nuit : 15 jours de quartier disciplinaire avec sursis.
Malgré cet incident, il est classé auxiliaire maintenance dès le 1er avril 2026, un choix surprenant lorsqu’on sait que ce type de poste est normalement confié à des détenus capables d’adopter un comportement irréprochable.
Le 18 juin 2026, nouvel incident : il incite à un mouvement collectifde blocage de la cour de promenade du CD. Résultat : un avertissement. Aucun déclassement.
Le 14 juillet 2026, il est clairement identifié par plusieurs agents comme participant à une agression sur un autre détenu. Là encore : aucune suspension.
Les 20, 21 et 25 août, ce détenu fait l’objet de trois CRI, pourviolences verbales envers les personnels et plusieurs refus d’obtempérer. À cette succession d’incidents viennent s’ajouter de nombreuses observations et CRI faisant état de manquements dans son travail. Il va même jusqu’à se vanter auprès des agents que la direction ne les soutiendra pas.
Au regard de la situation actuelle, difficile de lui donner tort, la direction refuse de le suspendre de son poste dans l’attente de son passage en CDD. Il nous est même désormais affirmé qu’aucune suspension ne devrait avoir lieu avant une Commission de Discipline.
Face à cette accumulation de faits, la direction ne lui accordera finalement qu’un gentil recadrage. Nous ne doutons pas une seconde qu’il en soit ressorti profondément bouleversé…
Que faut-il donc à notre direction pour enfin déclasser un détenu ? Cherche-t-elle désespérément de pauvres âmes à sauver ? Met-elle à ce point en doute la parole et les écrits de ses propres agents ?
Le message envoyé aux personnels devient de plus en plus clair : vous pouvez signaler et multiplier les CRI, cela ne pèsera pas bien lourd face aux petits protégés de la direction.
Il ne faut pas oublier que la réinsertion passe aussi par l’apprentissage du respect d’un cadre, d’un règlement et des personnels représentant l’autorité.
Mesdames les directrices, comment voulez-vous que les personnels puissent faire respecter leur autorité lorsque des détenus constatent qu’ils peuvent multiplier les incidents tout en continuant à bénéficier de votre protection ?
À force de vouloir préserver vos petits protégés, attention à ne pas oublier ceux que vous êtes censées soutenir au quotidien et qui méritent, eux, véritablement votre soutien !
Le bureau local FO Justice exige la suspension immédiate de ce détenu de son poste d’auxiliaire maintenance ainsi que son déclassement à l’issue de la Commission de Discipline.
Le bureau local FO Justice rappelle donc une évidence : tout détenu qui ne respecte pas les personnels doit répondre de ses actes et en assumer les conséquences.
À force de protéger les mauvaises personnes, ne vous étonnez pas que les personnels finissent par se demander de quel côté se trouve réellement leur direction.
Objet : Conditions de travail, d’hygiène et de sécurité – Entrave à l’exercice syndical
P.J. : Relance écrite adressée au médecin de prévention
Réf : Décret n° 2011-184 du 15 février 2011 article 37 et 34 relatif aux comités techniques dans les administrations et les établissements publics de l’Etat ; Décret n°82-447 du 28 mai 1982 article 18-1 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique ;
Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique ;
Décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020 relatif aux comités sociaux d’administration dans les administrations et les établissements publics de l’Etat ;
Article R4121-4 du code du travail ;
Charte du dialogue social
Copie adressée à : Monsieur le Député et Monsieur le Sénateur de la Nouvelle Calédonie, autorités administratives territoriales concernées
Monsieur le Directeur Interrégional,
Par une lettre ouverte à votre attention, en date du 26 mars 2026, FO JUSTICE vous a alerté sur un manque de transparence concernant la transmission des informations et des documents nécessaires au travail d’évaluation des risques professionnels, définis comme suit :
Le rapport social unique ou bilan social ;
Le rapport de l’agent de prévention ;
Le rapport du médecin de prévention.
Dans le cadre de la première Formation Spécialisée, en date du 29 mai 2026, FO JUSTICE a une nouvelle fois constaté l’absence de présentation dédit rapports.
Nous vous rappelons que ces documents constituent des éléments essentiels à l’information d’indicateurs, à l’élaboration du programme annuel de prévention des risques professionnels, mais également au recensement des données relatives à la santé, la sécurité et aux conditions de travail.
Or, dans le cadre de l’exercice de ses compétences, le CSA doit pouvoir disposer de ces données afin d’exercer pleinement ses prérogatives en matière d’amélioration des conditions de travail des agents du service public. À ce titre, les données issues de la base de données sociales, ces indicateurs obligatoires constituent un support indispensable aux débats relatifs à l’évolution des politiques de ressources humaines. Le manque de transparence concernant les moyens et la communication marque un sentiment d’entrave à l’action syndicale, et porte atteinte à la mise en place et au bon exercice des missions des représentants du personnel, ainsi qu’à l’exercice du droit syndical.
FO JUSTICE exige légitimement l’accès à l’ensemble des pièces nécessaires afin de pouvoir exercer pleinement ses prérogatives et mener un travail approfondi en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels. Nous vous demandons donc de bien vouloir remédier à cette situation dans les plus brefs délais.
Autre point constaté qui pose question : outre l’absence du rapport du médecin de prévention, document permettant au comité et à la FS de mesurer l’activité de la médecine de prévention au sein de l’établissement. À la demande des représentants du comité, une visite de site ainsi qu’une intervention ont été réalisées le 10 décembre 2025 en présence du médecin, afin d’identifier et de retranscrire certaines situations de travail relevant de risques professionnels. Malgré une relance écrite adressée au médecin (PJ), FO JUSTICE est au regret de constater qu’à ce jour, aucun signalement écrit n’a été réalisé ni transmis à la suite de ces interventions.
Il est à rappeler que le médecin de prévention, dans une position de neutralité, a l’obligation de signaler par écrit au chef de service les risques pour la santé des agents qu’il constate et qui sont en rapport avec leur milieu de travail. Il est également tenu de rédiger chaque année un rapport d’activité, transmis au chef de service ainsi qu’à la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail ou, à défaut, au comité social d’administration. Au regard de ces éléments, nous vous demandons de remédier à cette situation dans les plus brefs délais.
Autre point également, concernant les missions relevant de l’agent de prévention, FO JUSTICE dénonce le fait que les conditions nécessaires à leur exercice ne sont aujourd’hui plus réunies. Il convient de rappeler qu’en date du 21 janvier 2026, à la suite de la démission de l’agent de prévention (ADP), ce poste n’a, à ce jour, toujours pas fait l’objet d’un appel à candidature. Cette situation entraîne de fait un défaut dans l’identification des besoins, ainsi que dans la mise en œuvre des travaux et des actions de prévention à engager au sein de l’établissement.
Pourtant, à plusieurs reprises, FO JUSTICE a pris ses responsabilités en vous faisant valoir des propositions concrètes visant à résoudre ou à améliorer cette situation. La persistance de cette situation pose également question sur la réelle volonté de votre autorité, en sa qualité de garante de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des agents, de prendre les mesures nécessaires pour régler durablement cette problématique.
La situation en matière de prévention des risques psychosociaux (RPS), prévue par l’accord cadre et la circulaire du ministère de la Justice de 2013, qui doivent être mis en application localement, demeure totalement carencée.
À ce jour, aucun diagnostic partagé des facteurs de risques psychosociaux n’a été présenté ni débattu au sein du comité. De même, aucun programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail n’intègre de plan d’action spécifique en matière de prévention des RPS, assorti d’objectifs précis et d’un calendrier clairement défini.
Nous déplorons qu’à ce jour, aucune politique efficace de prévention des risques psychosociaux ne soit mise en œuvre au sein de l’établissement et déclinée au sein des différents services. Pourtant, l’évaluation et la prévention des RPS s’inscrivent pleinement dans la démarche globale de prévention des risques professionnels et participent directement à l’amélioration des conditions de vie au travail des agents de la fonction publique.
FO JUSTICE vous rappelle que le protocole d’accord relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique, impose à l’administration une obligation de protection de la santé physique et mentale des agents publics, et plus particulièrement des personnels des services pénitentiaires.
Par ailleurs, lors de la séance de la FS, une pratique courante et non conforme a été relevée concernant les interventions des agents de surveillance lors des coupures de courant au sein des bâtiments. En effet, les personnels se retrouvent livrés à eux-mêmes pour palier ces situations et sont amenés, dans certains cas, à intervenir directement sur les tableaux électriques afin de rétablir le courant, sans aucune préconisation ni consigne adaptée, et dans des conditions présentant un risque.
Or, il s’avère qu’un agent a bénéficié, il y a plus de deux ans, d’une formation à la sensibilisation aux risques électriques dont l’objectif était d’assurer une mission de formation destinée aux personnels exposés.
FO JUSTICE constate que cet agent ne répond pas au cadre de la mission qu’il lui a été attribuée et que, parallèlement, la direction locale n’assure plus son rôle de contrôle, laissant ainsi se développer des situations de travail à risque pour les agents de terrain.
Au vu des situations relevées et recensées, il apparaît aujourd’hui clairement que votre autorité doit être en mesure d’apporter des réponses concrètes, au regard des responsabilités qui sont les vôtres.
À ce titre, FO JUSTICE entend vous en rappeler les fondamentaux :
En application de l’article R4121-4 du code du travail, le chef de service doit indiquer à ses agents les modalités d’accès au DUERP et du registre de santé et de sécurité au travail afin de les informer des mesures de prévention des risques identifiés ainsi que des consignes de sécurité.
En application du Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique, les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité.
Au titre de l’article L 4121-1 du Code du travail, l’employeur doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, notamment par le biais d’actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, d’action d’information et de formation, et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés ». L’évaluation des risques professionnels constitue une obligation de l’employeur.
Dans l’attente de votre positionnement sur ces sujets, nous vous prions de croire Monsieur le Directeur Interrégional, à notre profond attachement au service public pénitentiaire mais également, à la protection de celles et ceux qui le font vivre.
Les personnels du Centre pénitentiaire de Fresnes ont, une nouvelle fois, dû faire face à une journée particulièrement éprouvante.
INTERVENTION EN DÉTENTION : SIX AGENTS PRIS EN CHARGE !
Lors d’une affectation de cellule, une personne détenue a refusé l’arrivée d’un nouveau codétenu et s’est opposée physiquement et avec virulence à l’intervention des personnels.
Les surveillants présents, accompagnés d’un brigadier-chef encadrant et d’un major, ont dû intervenir afin de reprendre le contrôle.
PLUSIEURS COLLÈGUES ONT ÉTÉ BLESSÉS ET CERTAINS EXPOSÉS À DES PROJECTIONS DE SANG.
➡️ SIX AGENTS ont nécessité une prise en charge médicale à l’issue de l’intervention.
FO Justiceapporte son soutien total à l’ensemble de nos collègues concernés et leur souhaite un prompt rétablissement.
INTEMPÉRIES : LES PERSONNELS ENCORE MOBILISÉS !
Dans le même temps, les fortes intempéries ont provoqué plusieurs inondations au sein de l’établissement et de ses structures rattachées.
Là encore, les personnels ont répondu présents pour sécuriser les secteurs, gérer les conséquences de la montée des eaux et assurer la continuité du service.
Selon les dernières informations portées à notre connaissance, la situation est désormais maîtrisée.
D’importantes opérations de nettoyage sont prévues afin de remettre les secteurs concernés en état.
AGRESSION, BLESSURES, INTEMPÉRIES :
NOS COLLÈGUES TOUJOURS EN PREMIÈRE LIGNE !
En quelques heures, nos collègues auront encore dû faire face à l’exceptionnel tout en continuant d’assurer leurs missions.
➡️ À nos collègues blessés : tout notre soutien.
➡️ À l’ensemble des agents, gradés et personnels mobilisés aujourd’hui : votre engagement mérite d’être reconnu.
FO Justice restera particulièrement attentif aux suites de ces événements, à l’accompagnement des agents concernés et aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Besoin d’un accompagnement, d’une intervention ou simplement de nous faire remonter une difficulté : sollicitez-nous.
NOUS SOMMES PRÉSENTS À VOS CÔTÉS.
FACE À L’EXCEPTIONNEL, LES PERSONNELS RÉPONDENT PRÉSENTS.