Depuis quelques mois, le mini QF de la MA d’Epinal croûle sous les notes de « gestion particulière »: ouverture à 2, ouverture à 2tun gradé, surveillances horaires, registres QD-QI, et depuis le 16 juillet, avec l’arrivée inopinée d’une MOS de Châlons directement placée au quartier disciplinaire, une cinquième note vient compléter la liste avec une ouverture à 2 agents+1 gradé avec menottage systématique lors de chaque mouvement !
Comment ne pas s’insurger devant de telles inepties quand on voit la configuration du QF…Pour info: le QF ne comporte que 20 places majeures, une cellule Ql jouxtée à une cellule QD …à 2 m de l’unité de vie filles mineures
(Référent Grand EST) qui comporte 4 places …
Actuellement 2 détenues de cette unité font partie justement de ces modes de gestion adaptées; l’une (15 ans), pour troubles du comportement et risques d’hétéro agressivité, l’autre pour risques d’auto agressivité…
Depuis une dizaine de jours, les surveillantes avaient réussi à rétablir une relation et un équilibre fragile, mais c’était sans compter sur la détenue D, qui en 2 jours, a tout fait voler en éclat avec un déferlement d’insultes, de menaces, de cris et de tapage incessant.
Le reste de la population pénale, déjà fébrile à cause de la chaleur et de la promiscuité est à bout et veut la « tuer, piquer ou l’anesthésier»… et se mettent elles aussi à hurler par la fenêtre.
Deuxième rappel (et pas des moindres), la surveillante est seule le week-end. Le brigadier chef encadrement, seul encadrant sur l’établissement (hormis le passage ponctuel de l’officier de permanence)est sans cesse sollicité pour les ouvertures à 2, passe ses 12h à jongler entre le QH et le QF, ce qui réduit drastiquement les capacités d’intervention et de gestion en cas d’incidents sur la MA.
5 gestions particulières qui mettent à mal le fonctionnement du quartier ; et l’on nous parle de risques psycho-sociaux, terme très à la mode…FOUTAISES !
Sentiment d’insécurité, d’impuissance, climat anxiogène, solitude, remise en question, etc…Autant de termes que l’on peut coucher sur papier….Mais concrètement, comment remédier à ces maux ?
Dans un climat délétère où le personnel est en souffrance, il est urgent d’éteindre le feu qui couve, il est temps de prendre des BONNES décisions …
2 MOS en quelques mois, une jeune majeure TIS à l’isolement, ces profils sont-ils en adéquation avec la gestion de mineures à surveiller particulièrement ?
Les notes de service pleuvent, les écrits s’empilent, les parapluies sont grand ouverts, mais vont-ils résister si rien n’est fait ?
Les conclusions ne changent pas et FO Justice réitère ses demandes :
FO Justice rappelle à la direction Interrégionale sa promesse de ne plus envoyer de MOS suite à la création de l’unité de vie filles mineures depuis 2015…
FO Justice rappelle à la direction Interrégionale qu’il leur avait également promis un renfort de 2 surveillantes pour gérer cette unité, mais qu’au vu du manque cruel d’effectif les surveillantes n’ont pas eu l’indécence de les réclamer pour assurer leur sécurité 7 jours sur 7 et non 5 jours sur 7…
FO Justice exige le transfert de la détenue D vers un établissement ou une structure plus adaptée avec une réelle prise en charge avec les moyens humains nécessaires.