Une nouvelle fois, lors de la distribution du repas de ce jour vers 17 h30, au RDC c, la violence a franchi un cap. Une nouvelle fois, nous avons frôlé le drame absolu au sein de notre établissement.
Le détenu H . Cellule 465 , pourtant connu de nos services pour son passif d’agressions , de menaces, et présentant de très lourds troubles psychiatriques, a encore frappé.
Pour un motif d’une futilité affligeante, une cigarette qu’il réclamait, il a asséné un coup de lame au détenu auxiliaire qui lui servait son repas. Le coup a été porté à la nuque et se st prolonge jusqu’à la gorge.
Si, par miracle, la victime a pu être rapidement prise en charge et recousue par le médecin à l’infirmerie, heureusement, aucun membre du personnel n’a été physiquement touché lors de cette tentative d’ homicide. Quant au détenu agresseur, il a été pris en charge par les agents équipés qui, avec un grand professionnalisme, ont géré l’incident sous escorte au quartier disciplinaire.
Cette tentative d’homicide en pleine détention met en lumière une réalité que FO JUSTICE VLM ne cesse de dénoncer. On ne peut pas gérer la psychiatrie lourde et impulsive en détention ordinaire ! La situation au sein de cette brigade devient intenable et soulève de graves questions sur l’organisation de leur sécurité.
Nous faisons face à une explosion du nombre de détenus dangereux, imprévisibles, psychologiquement instables et ultra-violents. Avec la multiplication de ces profi ls nécessitant des gestions lourdes à « 2+1 » (deux agents plus un gradé) pour les ouvertures de cellules.
Le constat de FO est sans appel, on ne peut pas gérer une prison avec des bouts de ficelle, de la chance et des profils psy non adaptés à la détention classique.
Aujourd’hui, un auxiliaire a été touché de la nuque à la gorge, demain ce sera un agent !!!
FO justice VLM souhaiterait que la direction reconnaisse à sa juste valeur le dévouement de l’ensemble des personnels par la remise officielle de lettres de félicitations et d’encouragement. Le transfert sans dé lai de ce détenu ainsi qu’un soutien et un accompagnement renforcé pour les agents présents lors de cet incident, d’autant plus que certains d’entre eux étaient déjà en poste il y a quelques jours à peine lorsqu’un autre détenu de ce même quartier s est tranché la gorge.