Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Ducos : Les cuisines ne peuvent plus fonctionner à bout de souffle ! Matériel défaillant, pannes à répétition, production sous tension, les personnels ne peuvent pas tout compenser

FO Justice CP Ducos dresse un constat clair : les difficultés persistantes des cuisines ne peuvent plus être traitées par des réponses ponctuelles. Un audit est annoncé et une technicienne en renfort de Guadeloupe est actuellement présente sur le site. Nous prenons acte de ces premières mesures.

Mais un audit, à lui seul, ne réparera pas les équipements en panne ni ne remettra durablement la cuisine à niveau.

LES PERSONNELS TIENNENT LE SERVICE, MAIS ILS NE PEUVENT PAS COMPENSER INDEFINIMENT LES CARENCES MATERIELLES.

Les cuisines du CP de Ducos assurent environ 1 200 repas par jour, midi et soir, sans interruption.

Une telle production impose des équipements fiables, adaptés, entretenus et disponibles. Or plusieurs matériels indispensables rencontrent des difficultés : chambres froides, lave-vaisselle, appareils de cuisson et autres équipements essentiels au fonctionnement quotidien.

1 200 REPAS PAR JOUR EXIGENT DES MOYENS A LA HAUTEUR.

A chaque panne, ce sont encore les personnels qui absorbent les dysfonctionnements, réorganisent le travail et maintiennent le service à bout de bras. Cette situation ne peut plus durer.

Un matériel en panne doit être réparé rapidement. Lorsqu’il est irréparable ou devenu inadapté, il doit être remplacé.

UN MATERIEL DEFECTUEUX DOIT ETRE REPARE OU REMPLACE, PAS LAISSE EN L’ETAT PENDANT DES SEMAINES.

FO JUSTICE EXIGE :

  • un état des lieux complet de l’ensemble des équipements ;
  • les réparations immédiates nécessaires ;
  • la remise en état des chambres froides ;
  • la réparation ou le remplacement du lave-vaisselle ;
  • la remise en état des appareils de cuisson ;
  • un nettoyage approfondi des locaux et matériels ; un contrôle global de l’ensemble des équipements ;
  • un plan de maintenance durable pour éviter le retour à une gestion permanente dans l’urgence.

FO Justice estime également qu’une fermeture technique temporaire d’environ deux semaines doit être sérieusement étudiée, avec une solution de restauration adaptée pendant cette période. L’objectif est simple : nettoyer, réparer, remplacer, contrôler et repartir sur des bases saines.

L’AUDIT DOIT ETRE LE POINT DE DEPART D’UN PLAN D’ACTION, PAS UNE SIMPLE ETAPE DE COMMUNICATION.

FO Justice continuera de porter la réalité des personnels et d’exiger des réponses rapides.

Les agents n’ont pas à supporter chaque jour les conséquences d’un matériel à bout de souffle.

IL EST TEMPS D’AGIR.

REPARER – REMPLACER – NETTOYER – CONTROLER

A L’ADMINISTRATION, MAINTENANT, DE FAIRE SA PART.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Audience avec le Garde des Sceaux : FO Justice a porté l’ensemble de ses revendications !

À la suite de notre lettre ouverte du 25 août, FO Justice a été reçu par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, accompagné de son cabinet.

Cette audience, particulièrement dense, nous a permis de revenir sur l’ensemble des sujets soulevés dans notre courrier et de rappeler les attentes fortes des personnels du ministère de la Justice.

Nous avons ainsi abordé les dossiers concernant l’Administration pénitentiaire, les personnels administratifs et techniques, les services judiciaires et les personnels de greffe, la Protection judiciaire de la jeunesse, les psychologues, les assistants de service social, les agents contractuels, les SPIP ainsi que les personnels d’encadrement.

► FO Justice a également porté avec force les dossiers ultramarins, et notamment Mayotte, avec le projet d’un deuxième établissement pénitentiaire, dossier que notre organisation défend depuis longtemps, en lien avec la situation de Tsingoni. Le garde des Sceaux a confirmé que ce projet n’était pas abandonné.

Le garde des Sceaux s’est engagé à répondre par écrit, point par point, à notre lettre ouverte et à l’ensemble des demandes formulées par FO Justice.

Nous attendons donc désormais cette réponse officielle, qui permettra de mesurer précisément les engagements, les arbitrages et les perspectives retenus par le ministre.

► FO Justice rendra compte aux personnels dès réception de ce courrier.

Notre ligne reste inchangée : obtenir des réponses claires, des engagements tenus et des résultats concrets pour tous les personnels du ministère de la Justice.

FO Justice : des revendications, des engagements, des actes !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

PREJ de Nîmes : Il était impératif de réagir, nous avons été entendus !!!

Le système des congés d’été pratiqué depuis plus de 10 ans sur notre antenne était en DANGER.

FO JUSTICE PREJ NÎMES se devait de réagir dans l’immédiat.

Du moment où FO JUSTICE PREJ NÎMES a appris qu’il était question de sortir une note de service qui avait pour but de régenter différemment la gestion des CONGÉS D’ÉTÉ, votre bureau local s’est mobilisé dans un but ultime :

DÉFENDRE VOS DROITS, MAINTENIR UN ÉQUILIBRE ENTRE VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PRIVÉE

FO JUSTICE PREJ NÎMES a immédiatement pris contact avec le responsable de la base afin de connaître la véracité de cette dite « Note ». La réponse a été sans appel « Oui » !!!

En parallèle, les représentants régionaux ont été avisés de ce qui se manigançait en sous marin sans qu’une analyse, ni proposition aient été faites lors d’un CSA Interrégional. Cette machination bafouait les règles élémentaires du dialogue social avec les partenaires sociaux comme le stipule « la circulaire relative à la mise en œuvre du dialogue social dans les services de l’administration pénitentiaire ».

FO JUSTICE PREJ NÎMES a communiqué le 25 août 2026 pour aviser l’administration des pratiques douteuses de la hiérarchie et réclamer le SAUVETAGE DU SYSTÈME DE CONGÉS ACTUEL ET VIEUX DE 10 ANS.

L’UISP FO JUSTICE TOULOUSE qu’en à elle a pris attache auprès de Mme GAU dès lundi.

FO JUSTICE PREJ NÎMES tient à saluer et remercier Mme GAU pour sa prise de position.

Contrairement à la « Seigneurie » de l’ARPEJ, madame la Directrice ESP a su écouter le terrain, mesurer l’incohérence du projet et faire primer le bon sens par rapport à une uniformisation !!!

Ce dénouement rappelle une vérité fondamentale : La discussion entre le terrain et la hiérarchie est primordiale.

Aucune décision déconnectée de notre quotidien, imposée d’en haut dans une logique de nivellement par le bas, ne peut fonctionner efficacement.

FO JUSTICE PREJ NÎMES AGIT, LES AUTRES SUBISSENT !!!

Cette victoire illustre parfaitement l’importance d’un syndicat réactif, combatif et soucieux de vos conditions. Pendant que d’autres Organisations Syndicales brillent par leur impuissance ou leur silence face aux véritables sujets qui touchent l’ensemble des agents du PREJ, FO JUSTICE monte au créneau et obtient des résultats concrets.

FO JUSTICE PREJ NÎMES reste tout aussi vigilant et offensif sur les autres dossiers brûlants, notamment la gestion catastrophique des ASTREINTES IMPOSÉES.

FO JUSTICE PREJ NÎMES continue de veiller sur vos conditions de travail et ne laissera passer aucune directive déconnectée de la réalité.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Nouméa : Cérémonie du mercredi 2 septembre 2026. Mai 2024 – FO Justice n’a rien lâché ! 18 moi de combat – Une reconnaissance enfin rééquilibrée

Le mercredi 2 septembre 2026, en présence du DGAP, du Haut-Commissaire de la République et du DSPOM, une nouvelle cérémonie viendra mettre à l’honneur les personnels réellement engagés lors de la crise qui a durablement frappé le centre pénitentiaire de Nouméa en mai 2024. Cette cérémonie, FO JUSTICE l’aura arrachée par sa détermination.

Derrière les médailles et les récompenses, il y a une réalité que certains ont voulu oublier : en mai 2024, des personnels ont été en première ligne. Ils ont tenu. Ils ont priorisé la sécurité de l’établissement avant celle de leur propre famille. Et pourtant, la reconnaissance initialement proposée était loin d’être à la hauteur de leur engagement.

CE QUE L’ADMINISTRATION PROPOSAIT ▸ CE QUE FO JUSTICE A OBTENU

18 MOIS DE COMBAT, ÉTAPE PAR ÉTAPE

FO JUSTICE a aussi défendu ceux venus d’ailleurs

Notre organisation ne s’est pas limitée aux seuls personnels du CPN. Nous avons également porté la revendication pour les personnels venus renforcer l’établissement durant cette période.

Lorsque le CPN est frappé, la solidarité ne connaît ni frontière géographique, ni affectation administrative. Ces personnels ont eux aussi participé à l’effort collectif : FO JUSTICE ne les a pas oubliés.

POURQUOI CE COMBAT ÉTAIT CELUI DE TOUS LES PERSONNELS

▶ Durant la crise de mai 2024, les personnels du CEA ont joué un rôle essentiel. Sans leur engagement, leur courage et leur exposition aux risques, la continuité des autres services de l’établissement n’aurait pas été possible.

▶ Notre combat n’a jamais reposé sur les orientations syndicales des agents. Il a été celui de tous les personnels du CPN qui considéraient que la reconnaissance devait être, a minima, à la hauteur de l’engagement réellement fourni.

▶ Nous avons refusé que ces agents soient les grands oubliés de cette crise. Nous avons contesté, revendiqué, insisté. Et surtout, le combat n’a jamais faibli !

UN COMBAT GAGNÉ, MAIS UN COMBAT INACHEVÉ

Cette cérémonie ne doit pas effacer les dix-huit mois de combat qui l’ont précédée. Elle doit rappeler une chose essentielle : quand l’administration oublie de valoriser ses personnels, FO JUSTICE est là pour le lui rappeler. Les résultats restent perfectibles et notre combat pour la reconnaissance n’est pas terminé.

TROIS ENSEIGNEMENTS DE CE COMBAT

QUAND FO JUSTICE SE BAT POUR TOUS, FO JUSTICE OBTIENT.    

VOS DROITS SONT PIÉTINÉS, VOS INTÉRÊTS IGNORÉS ?

DONNEZ-NOUS LES MOYENS DE CONTINUER À VOUS DÉFENDRE !

3 → 10

DÉCEMBRE 2026

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

FO JUSTICE N’A RIEN LÂCHÉ

ET NE LÂCHERA JAMAIS LES PERSONNELS !

ACTION • RESPECT • ÉQUITÉ — POUR TOUS LES PERSONNELS

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison d’Ensisheim : Montée en puissance

A la suite de profération de menaces de mort envers une de nos collègues, en date du 08 avril 2026, par le détenu G., l’intersyndicale avait dénoncé les faits et demandé que le nécessaire soit fait pour ce détenu au profil « psy » qui n’a pas sa place à la Maison Centrale… Résultat : un petit tour à l’hôpital psy et retour à la « Maison »..

Et à peine 1 mois après son retour, ce lundi 31 août 2026, le détenu G. ne s’est pas contenté de menaces cette fois, il a agressé violemment le surveillant en le giflant et en le projetant contre la grille de protection du système de chauffage des douches !!! Le surveillant souffrant de multiples contusions a dû se rendre à l’hôpital. Tout ça dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons qu’il y a 4 mois car le détenu G. souhaite rester PORTE OUVERTE…

La Direction n’ayant pas pris en compte la demande de l’intersyndicale au mois d’avril de renvoyer ce détenu dans un établissement adapté voici le résultat !!!

Mais au-delà de l’action du détenu G. à qui la « pathologie » augmente les risques de ce comportement, un autre facteur est en cause dans cette agression : LA GESTION DES PORTES DE LA MC !!!

L’intersyndicale l’a aussi revendiqué suite à l’agression de notre collègue au mois de mars, pour rappelons-le le même motif soit vouloir la porte ouverte, FERMONS NOS PORTES.

En effet, même si récemment la Direction a rappelé par note d’information à la population pénale et par note de service aux agents, le régime porte fermée de la Centrale, elle ne fait rien pour les faires appliquer. Du coup, a cause du laxisme de la hiérarchie ainsi que du « je-m’en-foutisme » ou de la peur de certains agents à s’imposer et à appliquer le règlement en fermant les portes, les surveillants professionnels qui eux s’affirment et ferment les portes sont en danger constamment.

QU’ATTENDEZ-VOUS POUR FAIRE APPLIQUER ENFIN CE FOUTU REGLEMENT :

QU’IL Y AIT UN MORT !!!!

FO Justice demande le transfert immédiat du détenu G. et espère être cette fois entendue.

FO Justice exige que le Règlement Intérieur soit enfin appliqué pour que les surveillants qui font leur travail correctement cessent de subir physiquement la lâcheté et le laxisme d’autres agents et de la hiérarchie.

Enfin, FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue blessé.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison d’Orléans-Saran : Parloirs / QD, saisies, vigilance et professionnalisme des Agents !

Une nouvelle fois la vigilance des personnels est à mettre en exergue.

Aujourd’hui, à l’issue de la sortie parloir 1ère série les agents du secteur constate une forte odeur de stupéfiants émanant du détenu B.

Deux agents ELSP sont appelés en renfort par le gradé PCI au regard de l’effectif pour la fouille de ce dernier.

Arrivée dans la salle de fouille, le détenu B remet immédiatement 12 grammes de cannabis tout en disant aux agents « C’est bon, je vous le donne, pas besoin que je passe à la fouille ».

Les agents ELSP demandent au détenu B de se soumettre à la fouille réglementaire mais il refuse. Ce dernier va tenter de sortir de force de la salle de fouille mais sera rapidement maîtrisé.

Ensuite, le détenu B fait semblant d’être coopératif mais lors des injonctions des agents pour la fouille, il décide de se mettre au sol et oppose une résistance passive.

La décision est prise de le placer en prévention au quartier disciplinaire.

Lors la fouille au quartier disciplinaire, il s’avère que ce dernier se trouve en possession 30 grammes de cannabis ainsi que de 06 grammes de cocaïne dissimulés entre ses jambes.

Bilan : 42 grammes de cannabis et 06 grammes de cocaïne

Les visiteuses du détenu B ont été prises en charge par la police nationale.

Cette saisie montre, une nouvelle fois, le rôle essentiel des agents pénitentiaires dans la lutte quotidienne contre les trafics qui gangrènent nos établissements et portent atteinte à la sécurité des personnels, des personnes détenues et de l’institution.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice demande à ce que des récompenses officielles soient accordées aux personnels concernés.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels impliqués pour leur professionnalisme, leur rigueur et leur engagement sans faille dans la politique de lutte contre les trafics.

SANS AGENTS, PAS DE SÉCURITÉ.

SANS SÉCURITÉ, PAS DE MISSION !

Lire le communiqué

Publié le — Un commentaire

Prison de Lille-Annoeullin : 31 août, nos collègues encore pris pour cibles !

Ce lundi vers 12h45, lors de la distribution du repas au quartier disciplinaire, les personnels ont constaté qu’une personne détenue était en possession d’un « yoyo ». Un contrôle de la cellule a alors été décidé afin de le récupérer et de vérifier la situation.

Placée à l’extérieur de la cellule, la personne détenue, mécontente de la saisie du yoyo et d’un pantalon en surplus, a ensuite refusé de réintégrer les lieux et s’est montrée immédiatement menaçante, déclarant notamment :

« Donnez-le-moi sinon ça va mal se passer. »

Malgré les injonctions des agents, elle a refusé d’obtempérer et a continué à les provoquer, allant jusqu’à leur lancer :

« Vous êtes que trois, vous allez faire quoi ? »

UNE AGRESSION PHYSIQUE EN PLEINE INTERVENTION

Alors qu’un collègue s’est avancé afin de récupérer le vêtement que la personne détenue tenait dans sa main, celle-ci l’a saisi par le gilet et l’a violemment soulevé.

Le second agent et l’Officier ont immédiatement tenté de faire cesser cette agression. La personne détenue a alors profité de la situation pour porter un coup de poing au visage du collègue qui venait tout juste de s’extraire de l’emprise sur son gilet.

Face à cette violence, les agents ont dû faire usage de la force strictement nécessaire afin de l’amener au sol.

Il a fallu attendre le renfort des ELSP afin de pouvoir quitter la cellule en toute sécurité.

DES MENACES QUI SE POURSUIVENT AU SOL

Maintenue au sol, la personne détenue n’a pas cessé ses menaces à l’encontre des agents.

Elle a notamment déclaré :

« Vous êtes des merdes, tu fais 90 kg je t’ai couché, on va se revoir quand je serai de retour au QI. Le premier de vous trois qui ouvrira, je vais le planter. »

Des violences et des propos qui ne peuvent être banalisés. Face à de tels agissements, FO JUSTICE exige son transfert vers un établissement ou une structure adaptée !

À la suite de l’intervention, plusieurs agents ont fait état de douleurs et de blessures, notamment au niveau du visage, de l’épaule, du bras, de l’avant-bras, des cervicales et des côtes.

Nos collègues ne peuvent pas devenir les victimes systématiques de ceux qui refusent les règles et contestent l’autorité des personnels.

CRIM’ORG À ANNŒULLIN : DES PROFILS TOUJOURS PLUS DANGEREUX, MAIS OÙ SONT LES MOYENS ?

Le classement de notre quartier d’isolement dans le dispositif « criminalité organisée » devait-il se traduire par l’accueil de profils toujours plus dangereux sans que les moyens nécessaires ne suivent ?

À Annœullin, les personnels constatent aujourd’hui une réalité particulièrement préoccupante : une charge de travail qui augmente, des profils de plus en plus difficiles à gérer et un secteur QI/QD où les incidents se multiplient.

La question est désormais posée très clairement :

QUE RAPPORTE CONCRÈTEMENT LA « CRIM’ORG » AUX PERSONNELS D’ANNŒULLIN ?

Pour nos collègues, le constat est amer : davantage de contraintes, davantage de risques et davantage d’incidents, mais toujours pas les moyens à la hauteur des enjeux.

Si l’administration fait le choix de faire de certains quartiers d’isolement des antichambres des quartiers de lutte contre la criminalité organisée, alors elle doit aller jusqu’au bout de sa logique.

Des profils aussi dangereux nécessitent des moyens humains, techniques et sécuritaires adaptés.

On ne peut pas demander aux personnels d’Annœullin d’accueillir ces profils avec des moyens conçus pour une détention ordinaire.

SOIT L’ADMINISTRATION ASSUME SES CHOIX ET MET LES MOYENS À LA HAUTEUR DE LA MENACE, SOIT IL FAUT ARRÊTER LES FRAIS !

FO JUSTICE SOUTIENT NOS COLLÈGUES !

FO JUSTICE apporte son soutien total aux agents victimes de cette agression et de ces menaces.

Nous saluons également le sang-froid et le professionnalisme de l’ensemble des personnels intervenus pour maîtriser la situation et assurer la sécurité de tous.

FO JUSTICE exige que la gravité de ces faits soit pleinement prise en compte et que les réponses disciplinaires et judiciaires soient à la hauteur.

NOS COLLÈGUES MÉRITENT LE RESPECT.
NOS COLLÈGUES MÉRITENT LA PROTECTION.
LES AGRESSEURS DOIVENT ÊTRE SANCTIONNÉS.

FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Rennes-Vezin : MA1, agression sur fond d’alcoolémie

Lundi 31 août 2026, en Maison d’Arrêt 1 du CP de Rennes-Vezin, alors que les agents se rendent dans une cellule pour une bagarre entre détenus et tentent de ramener le calme, l’un d’eux finira par agresser violemment un de nos collègues.

Vers 11 h 30, le PIC du bâtiment, suite d’un appel interphonie, informe l’agent du premier étage droit qu’une bagarre serait en cours dans la cellule 129.Trois agents se rendent alors sur place. Le détenu E. est sorti de la cellule afin de pouvoir échanger avec lui et comprendre la situation.

Lorsqu’il lui est demandé de réintégrer sa cellule, le détenu refuse de s’exécuter. Les collègues sont alors contraints de procéder à sa réintégration. Une fois dans sa cellule, le détenu ne se montre pas particulièrement agité. Les agents tentent donc de désamorcer la situation et lui expliquent qu’il peut saisir le chef de bâtiment par écrit afin de faire valoir ses revendications.

C’est au cours de cet échange que les collègues constatent que le détenu dégage une forte odeur d’alcool. La situation bascule alors brutalement. Le détenu s’énerve et réclame son placement au quartier disciplinaire.

Alors qu’il se trouve face aux agents, il porte un violent coup avec ses deux poings en plein thorax de l’un de nos collègues.

Le gilet pare-lames permettra d’amortir une partie du choc. Malgré cela, notre collègue ressentira rapidement une importante douleur au thorax ainsi que des difficultés à respirer. Le détenu est alors maîtrisé par l’ensemble des agents présents, avant d’être placé en prévention au quartier disciplinaire. Lors de l’intervention, notre collègue se blessera également au coude.

Face aux douleurs thoraciques et aux difficultés respiratoires, il sera conduit à l’hôpital aux alentours de 13 h par l’assistante de prévention, qui restera à ses côtés durant sa prise en charge avant de le raccompagner sur l’établissement vers 16 h.

Les premiers examens ne révéleront rien de particulier et notre collègue pourra regagner son domicile. Mais dans la soirée son coude commencera à gonfler et les douleurs s’intensifieront, laissant envisager un nouveau passage à l’hôpital.

À ce jour, notre collègue est en arrêt de travail pour une semaine, avec une reprise prévue lundi prochain, sous réserve de l’évolution de son état et d’une éventuelle prolongation.

Visiblement bien plus inspiré par la bouteille que par le respect des personnels, ce détenu aura finalement obtenu ce qu’il réclamait… mais certainement pas de la manière dont il l’imaginait.

Le bureau local FO Justice condamne fermement cette nouvelle agression et attend une réponse disciplinaire exemplaire ainsi que des suites pénales à la hauteur des faits commis.

Le bureau local FO Justice apportera tout son soutien à notre collègue et l’accompagnera dans l’intégralité de ses démarches administratives comme judiciaires.

DEUX AGRESSIONS EN MOINS D’UNE SEMAINE !

La rentrée est déjà particulièrement mouvementée sur notre établissement. Si certains détenus venaient à  réitérer ce type de comportement, le bureau local FO Justice saura, prendre les mesures qui s’imposent. Et cette fois, c’est la détention qui pourrait avoir à en supporter les conséquences.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Rennes-Femmes : QPR, quand les directions disent non… quand la JAPAT dit oui

Une détenue placée au QPR, condamnée à 9 ans pour faits de terrorisme, devrait prochainement bénéficier d’une permission de sortie sur Rennes. Au programme, non vous ne rêvez pas : le marché Sainte-Thérèse, la place des Lices et le musée de Bretagne…

Et plus surprenant encore, cette décision aberrante intervient alors même que :

La Direction locale du CP Rennes a émis un avis défavorable ; La Direction Interrégionale de la DISP Rennes Grand Ouest a émis un avis défavorable ; Le Parquet National Antiterroriste (PNAT) a fait appel de la décision afin de s’y opposer !

Malgré ces éléments, la JAPAT (juge d’application des peines antiterroriste) a maintenu la PS. Initialement prévue courant mai, elle sera simplement décalée à septembre.

Une sortie qui ne répond aucunement à une urgence familiale nécessitant impérativement la présence de la détenue, ni à un projet concret de réinsertion lié à sa fin de peine prochaine.

À quoi servent les avis de la direction du CP Rennes (Directeur QPR et CE) et de la Direction Interrégionale s’ils ne sont finalement pas pris en considération ?

Quel respect pour les personnels du QPR, confrontés à la réalité de la prise en charge de ces profils particulièrement sensibles ? C’est leur expertise qui est aujourd’hui reléguée… aux oubliettes ! Que penser de l’affront fait au PNAT, qui a fait appel de la décision ?

Quelle image donne-t-on de la pénitentiaire, alors que les collègues œuvrent quotidiennement avec force, courage et honneur pour maintenir humanité, ordre et sécurité dans nos structures ?

Quelle sécurité pour les personnels accompagnant cette « balade touristique », en première ligne face aux conséquences de décisions qu’ils ne maîtrisent pas et auxquelles leurs propres directions ont exprimé leur opposition ?

Nous ne remettons pas en cause le principe de la préparation à la sortie ou les dispositifs d’accompagnement vers la réinsertion. Mais la préparation à la sortie ne peut pas devenir un prétexte à des permissions dont la pertinence et les objectifs interrogent légitimement.

RESTONS CREDIBLES !

FO Justice demande que toute la lumière soit faite sur :

– les motivations réelles ayant conduit à l’octroi de cette permission ;

– les éléments ayant permis de passer outre les avis défavorables des directions et du PNAT ;

– la cohérence de cette décision au regard du profil de la détenue et de sa prise en charge au QPR.

Avis défavorables + Appel du PNAT -> Permission maintenue = une décision qui constitue un véritable désaveu et un mépris manifeste envers nos agents et nos directions.

FO Justice espère que les derniers éléments connus et transmis par l’établissement au PNAT permettront de mettre fin à cette mascarade.

Lire le communiqué