Ce lundi vers 12h45, lors de la distribution du repas au quartier disciplinaire, les personnels ont constaté qu’une personne détenue était en possession d’un « yoyo ». Un contrôle de la cellule a alors été décidé afin de le récupérer et de vérifier la situation.
Placée à l’extérieur de la cellule, la personne détenue, mécontente de la saisie du yoyo et d’un pantalon en surplus, a ensuite refusé de réintégrer les lieux et s’est montrée immédiatement menaçante, déclarant notamment :
« Donnez-le-moi sinon ça va mal se passer. »
Malgré les injonctions des agents, elle a refusé d’obtempérer et a continué à les provoquer, allant jusqu’à leur lancer :
« Vous êtes que trois, vous allez faire quoi ? »
UNE AGRESSION PHYSIQUE EN PLEINE INTERVENTION
Alors qu’un collègue s’est avancé afin de récupérer le vêtement que la personne détenue tenait dans sa main, celle-ci l’a saisi par le gilet et l’a violemment soulevé.
Le second agent et l’Officier ont immédiatement tenté de faire cesser cette agression. La personne détenue a alors profité de la situation pour porter un coup de poing au visage du collègue qui venait tout juste de s’extraire de l’emprise sur son gilet.
Face à cette violence, les agents ont dû faire usage de la force strictement nécessaire afin de l’amener au sol.
Il a fallu attendre le renfort des ELSP afin de pouvoir quitter la cellule en toute sécurité.
DES MENACES QUI SE POURSUIVENT AU SOL
Maintenue au sol, la personne détenue n’a pas cessé ses menaces à l’encontre des agents.
Elle a notamment déclaré :
« Vous êtes des merdes, tu fais 90 kg je t’ai couché, on va se revoir quand je serai de retour au QI. Le premier de vous trois qui ouvrira, je vais le planter. »
Des violences et des propos qui ne peuvent être banalisés. Face à de tels agissements, FO JUSTICE exige son transfert vers un établissement ou une structure adaptée !
À la suite de l’intervention, plusieurs agents ont fait état de douleurs et de blessures, notamment au niveau du visage, de l’épaule, du bras, de l’avant-bras, des cervicales et des côtes.
Nos collègues ne peuvent pas devenir les victimes systématiques de ceux qui refusent les règles et contestent l’autorité des personnels.
CRIM’ORG À ANNŒULLIN : DES PROFILS TOUJOURS PLUS DANGEREUX, MAIS OÙ SONT LES MOYENS ?
Le classement de notre quartier d’isolement dans le dispositif « criminalité organisée » devait-il se traduire par l’accueil de profils toujours plus dangereux sans que les moyens nécessaires ne suivent ?
À Annœullin, les personnels constatent aujourd’hui une réalité particulièrement préoccupante : une charge de travail qui augmente, des profils de plus en plus difficiles à gérer et un secteur QI/QD où les incidents se multiplient.
La question est désormais posée très clairement :
QUE RAPPORTE CONCRÈTEMENT LA « CRIM’ORG » AUX PERSONNELS D’ANNŒULLIN ?
Pour nos collègues, le constat est amer : davantage de contraintes, davantage de risques et davantage d’incidents, mais toujours pas les moyens à la hauteur des enjeux.
Si l’administration fait le choix de faire de certains quartiers d’isolement des antichambres des quartiers de lutte contre la criminalité organisée, alors elle doit aller jusqu’au bout de sa logique.
Des profils aussi dangereux nécessitent des moyens humains, techniques et sécuritaires adaptés.
On ne peut pas demander aux personnels d’Annœullin d’accueillir ces profils avec des moyens conçus pour une détention ordinaire.
SOIT L’ADMINISTRATION ASSUME SES CHOIX ET MET LES MOYENS À LA HAUTEUR DE LA MENACE, SOIT IL FAUT ARRÊTER LES FRAIS !
FO JUSTICE SOUTIENT NOS COLLÈGUES !
FO JUSTICE apporte son soutien total aux agents victimes de cette agression et de ces menaces.
Nous saluons également le sang-froid et le professionnalisme de l’ensemble des personnels intervenus pour maîtriser la situation et assurer la sécurité de tous.
FO JUSTICE exige que la gravité de ces faits soit pleinement prise en compte et que les réponses disciplinaires et judiciaires soient à la hauteur.
NOS COLLÈGUES MÉRITENT LE RESPECT.
NOS COLLÈGUES MÉRITENT LA PROTECTION.
LES AGRESSEURS DOIVENT ÊTRE SANCTIONNÉS.
FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !