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Prison d’Ensisheim : Montée en puissance

A la suite de profération de menaces de mort envers une de nos collègues, en date du 08 avril 2026, par le détenu G., l’intersyndicale avait dénoncé les faits et demandé que le nécessaire soit fait pour ce détenu au profil « psy » qui n’a pas sa place à la Maison Centrale… Résultat : un petit tour à l’hôpital psy et retour à la « Maison »..

Et à peine 1 mois après son retour, ce lundi 31 août 2026, le détenu G. ne s’est pas contenté de menaces cette fois, il a agressé violemment le surveillant en le giflant et en le projetant contre la grille de protection du système de chauffage des douches !!! Le surveillant souffrant de multiples contusions a dû se rendre à l’hôpital. Tout ça dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons qu’il y a 4 mois car le détenu G. souhaite rester PORTE OUVERTE…

La Direction n’ayant pas pris en compte la demande de l’intersyndicale au mois d’avril de renvoyer ce détenu dans un établissement adapté voici le résultat !!!

Mais au-delà de l’action du détenu G. à qui la « pathologie » augmente les risques de ce comportement, un autre facteur est en cause dans cette agression : LA GESTION DES PORTES DE LA MC !!!

L’intersyndicale l’a aussi revendiqué suite à l’agression de notre collègue au mois de mars, pour rappelons-le le même motif soit vouloir la porte ouverte, FERMONS NOS PORTES.

En effet, même si récemment la Direction a rappelé par note d’information à la population pénale et par note de service aux agents, le régime porte fermée de la Centrale, elle ne fait rien pour les faires appliquer. Du coup, a cause du laxisme de la hiérarchie ainsi que du « je-m’en-foutisme » ou de la peur de certains agents à s’imposer et à appliquer le règlement en fermant les portes, les surveillants professionnels qui eux s’affirment et ferment les portes sont en danger constamment.

QU’ATTENDEZ-VOUS POUR FAIRE APPLIQUER ENFIN CE FOUTU REGLEMENT :

QU’IL Y AIT UN MORT !!!!

FO Justice demande le transfert immédiat du détenu G. et espère être cette fois entendue.

FO Justice exige que le Règlement Intérieur soit enfin appliqué pour que les surveillants qui font leur travail correctement cessent de subir physiquement la lâcheté et le laxisme d’autres agents et de la hiérarchie.

Enfin, FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue blessé.

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Prison d’Orléans-Saran : Parloirs / QD, saisies, vigilance et professionnalisme des Agents !

Une nouvelle fois la vigilance des personnels est à mettre en exergue.

Aujourd’hui, à l’issue de la sortie parloir 1ère série les agents du secteur constate une forte odeur de stupéfiants émanant du détenu B.

Deux agents ELSP sont appelés en renfort par le gradé PCI au regard de l’effectif pour la fouille de ce dernier.

Arrivée dans la salle de fouille, le détenu B remet immédiatement 12 grammes de cannabis tout en disant aux agents « C’est bon, je vous le donne, pas besoin que je passe à la fouille ».

Les agents ELSP demandent au détenu B de se soumettre à la fouille réglementaire mais il refuse. Ce dernier va tenter de sortir de force de la salle de fouille mais sera rapidement maîtrisé.

Ensuite, le détenu B fait semblant d’être coopératif mais lors des injonctions des agents pour la fouille, il décide de se mettre au sol et oppose une résistance passive.

La décision est prise de le placer en prévention au quartier disciplinaire.

Lors la fouille au quartier disciplinaire, il s’avère que ce dernier se trouve en possession 30 grammes de cannabis ainsi que de 06 grammes de cocaïne dissimulés entre ses jambes.

Bilan : 42 grammes de cannabis et 06 grammes de cocaïne

Les visiteuses du détenu B ont été prises en charge par la police nationale.

Cette saisie montre, une nouvelle fois, le rôle essentiel des agents pénitentiaires dans la lutte quotidienne contre les trafics qui gangrènent nos établissements et portent atteinte à la sécurité des personnels, des personnes détenues et de l’institution.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice demande à ce que des récompenses officielles soient accordées aux personnels concernés.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels impliqués pour leur professionnalisme, leur rigueur et leur engagement sans faille dans la politique de lutte contre les trafics.

SANS AGENTS, PAS DE SÉCURITÉ.

SANS SÉCURITÉ, PAS DE MISSION !

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Prison de Lille-Annoeullin : 31 août, nos collègues encore pris pour cibles !

Ce lundi vers 12h45, lors de la distribution du repas au quartier disciplinaire, les personnels ont constaté qu’une personne détenue était en possession d’un « yoyo ». Un contrôle de la cellule a alors été décidé afin de le récupérer et de vérifier la situation.

Placée à l’extérieur de la cellule, la personne détenue, mécontente de la saisie du yoyo et d’un pantalon en surplus, a ensuite refusé de réintégrer les lieux et s’est montrée immédiatement menaçante, déclarant notamment :

« Donnez-le-moi sinon ça va mal se passer. »

Malgré les injonctions des agents, elle a refusé d’obtempérer et a continué à les provoquer, allant jusqu’à leur lancer :

« Vous êtes que trois, vous allez faire quoi ? »

UNE AGRESSION PHYSIQUE EN PLEINE INTERVENTION

Alors qu’un collègue s’est avancé afin de récupérer le vêtement que la personne détenue tenait dans sa main, celle-ci l’a saisi par le gilet et l’a violemment soulevé.

Le second agent et l’Officier ont immédiatement tenté de faire cesser cette agression. La personne détenue a alors profité de la situation pour porter un coup de poing au visage du collègue qui venait tout juste de s’extraire de l’emprise sur son gilet.

Face à cette violence, les agents ont dû faire usage de la force strictement nécessaire afin de l’amener au sol.

Il a fallu attendre le renfort des ELSP afin de pouvoir quitter la cellule en toute sécurité.

DES MENACES QUI SE POURSUIVENT AU SOL

Maintenue au sol, la personne détenue n’a pas cessé ses menaces à l’encontre des agents.

Elle a notamment déclaré :

« Vous êtes des merdes, tu fais 90 kg je t’ai couché, on va se revoir quand je serai de retour au QI. Le premier de vous trois qui ouvrira, je vais le planter. »

Des violences et des propos qui ne peuvent être banalisés. Face à de tels agissements, FO JUSTICE exige son transfert vers un établissement ou une structure adaptée !

À la suite de l’intervention, plusieurs agents ont fait état de douleurs et de blessures, notamment au niveau du visage, de l’épaule, du bras, de l’avant-bras, des cervicales et des côtes.

Nos collègues ne peuvent pas devenir les victimes systématiques de ceux qui refusent les règles et contestent l’autorité des personnels.

CRIM’ORG À ANNŒULLIN : DES PROFILS TOUJOURS PLUS DANGEREUX, MAIS OÙ SONT LES MOYENS ?

Le classement de notre quartier d’isolement dans le dispositif « criminalité organisée » devait-il se traduire par l’accueil de profils toujours plus dangereux sans que les moyens nécessaires ne suivent ?

À Annœullin, les personnels constatent aujourd’hui une réalité particulièrement préoccupante : une charge de travail qui augmente, des profils de plus en plus difficiles à gérer et un secteur QI/QD où les incidents se multiplient.

La question est désormais posée très clairement :

QUE RAPPORTE CONCRÈTEMENT LA « CRIM’ORG » AUX PERSONNELS D’ANNŒULLIN ?

Pour nos collègues, le constat est amer : davantage de contraintes, davantage de risques et davantage d’incidents, mais toujours pas les moyens à la hauteur des enjeux.

Si l’administration fait le choix de faire de certains quartiers d’isolement des antichambres des quartiers de lutte contre la criminalité organisée, alors elle doit aller jusqu’au bout de sa logique.

Des profils aussi dangereux nécessitent des moyens humains, techniques et sécuritaires adaptés.

On ne peut pas demander aux personnels d’Annœullin d’accueillir ces profils avec des moyens conçus pour une détention ordinaire.

SOIT L’ADMINISTRATION ASSUME SES CHOIX ET MET LES MOYENS À LA HAUTEUR DE LA MENACE, SOIT IL FAUT ARRÊTER LES FRAIS !

FO JUSTICE SOUTIENT NOS COLLÈGUES !

FO JUSTICE apporte son soutien total aux agents victimes de cette agression et de ces menaces.

Nous saluons également le sang-froid et le professionnalisme de l’ensemble des personnels intervenus pour maîtriser la situation et assurer la sécurité de tous.

FO JUSTICE exige que la gravité de ces faits soit pleinement prise en compte et que les réponses disciplinaires et judiciaires soient à la hauteur.

NOS COLLÈGUES MÉRITENT LE RESPECT.
NOS COLLÈGUES MÉRITENT LA PROTECTION.
LES AGRESSEURS DOIVENT ÊTRE SANCTIONNÉS.

FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !

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Prison de Rennes-Vezin : MA1, agression sur fond d’alcoolémie

Lundi 31 août 2026, en Maison d’Arrêt 1 du CP de Rennes-Vezin, alors que les agents se rendent dans une cellule pour une bagarre entre détenus et tentent de ramener le calme, l’un d’eux finira par agresser violemment un de nos collègues.

Vers 11 h 30, le PIC du bâtiment, suite d’un appel interphonie, informe l’agent du premier étage droit qu’une bagarre serait en cours dans la cellule 129.Trois agents se rendent alors sur place. Le détenu E. est sorti de la cellule afin de pouvoir échanger avec lui et comprendre la situation.

Lorsqu’il lui est demandé de réintégrer sa cellule, le détenu refuse de s’exécuter. Les collègues sont alors contraints de procéder à sa réintégration. Une fois dans sa cellule, le détenu ne se montre pas particulièrement agité. Les agents tentent donc de désamorcer la situation et lui expliquent qu’il peut saisir le chef de bâtiment par écrit afin de faire valoir ses revendications.

C’est au cours de cet échange que les collègues constatent que le détenu dégage une forte odeur d’alcool. La situation bascule alors brutalement. Le détenu s’énerve et réclame son placement au quartier disciplinaire.

Alors qu’il se trouve face aux agents, il porte un violent coup avec ses deux poings en plein thorax de l’un de nos collègues.

Le gilet pare-lames permettra d’amortir une partie du choc. Malgré cela, notre collègue ressentira rapidement une importante douleur au thorax ainsi que des difficultés à respirer. Le détenu est alors maîtrisé par l’ensemble des agents présents, avant d’être placé en prévention au quartier disciplinaire. Lors de l’intervention, notre collègue se blessera également au coude.

Face aux douleurs thoraciques et aux difficultés respiratoires, il sera conduit à l’hôpital aux alentours de 13 h par l’assistante de prévention, qui restera à ses côtés durant sa prise en charge avant de le raccompagner sur l’établissement vers 16 h.

Les premiers examens ne révéleront rien de particulier et notre collègue pourra regagner son domicile. Mais dans la soirée son coude commencera à gonfler et les douleurs s’intensifieront, laissant envisager un nouveau passage à l’hôpital.

À ce jour, notre collègue est en arrêt de travail pour une semaine, avec une reprise prévue lundi prochain, sous réserve de l’évolution de son état et d’une éventuelle prolongation.

Visiblement bien plus inspiré par la bouteille que par le respect des personnels, ce détenu aura finalement obtenu ce qu’il réclamait… mais certainement pas de la manière dont il l’imaginait.

Le bureau local FO Justice condamne fermement cette nouvelle agression et attend une réponse disciplinaire exemplaire ainsi que des suites pénales à la hauteur des faits commis.

Le bureau local FO Justice apportera tout son soutien à notre collègue et l’accompagnera dans l’intégralité de ses démarches administratives comme judiciaires.

DEUX AGRESSIONS EN MOINS D’UNE SEMAINE !

La rentrée est déjà particulièrement mouvementée sur notre établissement. Si certains détenus venaient à  réitérer ce type de comportement, le bureau local FO Justice saura, prendre les mesures qui s’imposent. Et cette fois, c’est la détention qui pourrait avoir à en supporter les conséquences.

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Prison de Rennes-Femmes : QPR, quand les directions disent non… quand la JAPAT dit oui

Une détenue placée au QPR, condamnée à 9 ans pour faits de terrorisme, devrait prochainement bénéficier d’une permission de sortie sur Rennes. Au programme, non vous ne rêvez pas : le marché Sainte-Thérèse, la place des Lices et le musée de Bretagne…

Et plus surprenant encore, cette décision aberrante intervient alors même que :

La Direction locale du CP Rennes a émis un avis défavorable ; La Direction Interrégionale de la DISP Rennes Grand Ouest a émis un avis défavorable ; Le Parquet National Antiterroriste (PNAT) a fait appel de la décision afin de s’y opposer !

Malgré ces éléments, la JAPAT (juge d’application des peines antiterroriste) a maintenu la PS. Initialement prévue courant mai, elle sera simplement décalée à septembre.

Une sortie qui ne répond aucunement à une urgence familiale nécessitant impérativement la présence de la détenue, ni à un projet concret de réinsertion lié à sa fin de peine prochaine.

À quoi servent les avis de la direction du CP Rennes (Directeur QPR et CE) et de la Direction Interrégionale s’ils ne sont finalement pas pris en considération ?

Quel respect pour les personnels du QPR, confrontés à la réalité de la prise en charge de ces profils particulièrement sensibles ? C’est leur expertise qui est aujourd’hui reléguée… aux oubliettes ! Que penser de l’affront fait au PNAT, qui a fait appel de la décision ?

Quelle image donne-t-on de la pénitentiaire, alors que les collègues œuvrent quotidiennement avec force, courage et honneur pour maintenir humanité, ordre et sécurité dans nos structures ?

Quelle sécurité pour les personnels accompagnant cette « balade touristique », en première ligne face aux conséquences de décisions qu’ils ne maîtrisent pas et auxquelles leurs propres directions ont exprimé leur opposition ?

Nous ne remettons pas en cause le principe de la préparation à la sortie ou les dispositifs d’accompagnement vers la réinsertion. Mais la préparation à la sortie ne peut pas devenir un prétexte à des permissions dont la pertinence et les objectifs interrogent légitimement.

RESTONS CREDIBLES !

FO Justice demande que toute la lumière soit faite sur :

– les motivations réelles ayant conduit à l’octroi de cette permission ;

– les éléments ayant permis de passer outre les avis défavorables des directions et du PNAT ;

– la cohérence de cette décision au regard du profil de la détenue et de sa prise en charge au QPR.

Avis défavorables + Appel du PNAT -> Permission maintenue = une décision qui constitue un véritable désaveu et un mépris manifeste envers nos agents et nos directions.

FO Justice espère que les derniers éléments connus et transmis par l’établissement au PNAT permettront de mettre fin à cette mascarade.

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FO Justice Polynésie note de remerciement : Mauruuru Roa à toutes et à tous ! Mobilisation du 27 août 2026 – CD de Tatutu

FO Justice Polynésie adresse ses plus sincères remerciements à l’ensemble des personnels, adhérents, sympathisants et soutiens qui ont répondu présents à la mobilisation du 27 août 2026 devant le Centre de détention de Tatutu.

Votre présence nombreuse, votre solidarité et votre détermination ont permis de porter avec force nos revendications auprès des plus hautes autorités de l’Administration pénitentiaire.

DES ENGAGEMENTS CONCRETS OBTENUS LORS DE LA VISIOCONFÉRENCE DU 27 AOÛT 2026

1 – OFFICIERS RETOUR DE DEUX AGENTS ORIGINAIRES

Retour en Polynésie française des deux officiers originaires, avec une prise de fonctions annoncée au 1er janvier 2027.

2 – CPIP DEUX RETOURS DÉJÀ CONCRÉTISÉS

Sur les 3 CPIP originaires dont FO Justice demande le retour :

  • 1 CPIP affectée au SPIP de Faa’a-Nuutania
  • 1 CPIP affectée au SPIP d’Uturoa

Prises de fonctions au 1er septembre 2026.

Pour la troisième situation : arbitrage de la DGAP attendu.

3 – PERSONNEL TECHNIQUE RETOUR AU FENUA

Retour du technicien originaire, avec une prise de fonctions annoncée au 1er mars 2027.

4 – PERSONNEL ADMINISTRATIF CD DE TATUTU

La DGAP étudie l’affectation au CD de Tatutu d’un personnel administratif actuellement affecté au SPIP de Papeete.

Arbitrage de la DGAP attendu.

5 – DIRECTION DU CD DE TATUTU

La DGAP s’engage à ce que la candidature de la cheffe d’établissement soit retenue lors de la CAP de mobilité de septembre 2026, avec une prise de fonctions sur son nouveau poste au 1er janvier 2027.

6 – MONITEURS DE SPORTS

Arbitrage de la DGAP attendu afin de résoudre leur situation et de régulariser leur MAD.

7 – BRIGADIERS-CHEFS ET MAJORS

Réponse attendue de la DGAP concernant l’ouverture de postes vacants dans les établissements pénitentiaires de Polynésie française lors de la prochaine CAP de mobilité.

8 – LA DGAP NOUS A DEMANDÉ UN DÉLAI DE 3 À 4 SEMAINES

Pour tenir ses engagements, ainsi que la suspension du blocage de l’établissement.

Parmi ces engagements, nous pouvons également souligner :

MANQUE D’EFFECTIF AU CP DE FAA’A NUUTANIA

Le CP de Faa’a Nuutania présente un taux de couverture de 85 %, soit l’un des taux les plus faibles d’Outre-mer.

Nous avons demandé le retour de nos originaires afin de combler ce déficit en personnels de surveillance.

CRÉATION D’UNE DÉLÉGATION TERRITORIALE

Comme préconisé dans le rapport de l’Inspection Générale de la Justice, la DGAP étudie la création d’une délégation territoriale pour la Polynésie française.

FO JUSTICE POLYNÉSIE RESTERA VIGILANTE ET PLEINEMENT MOBILISÉE

jusqu’à la concrétisation de l’ensemble de ces engagements et des arbitrages attendus.

FA’AHOI MAI TA TATOU MAU TAMARI’I I TE FENUA !

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Prison de Reims : Rentrée scolaire, encore une fois, l’anticipation

À Reims, rien ne change… et surtout pas la manière de gérer les situations !

La rentrée scolaire était pourtant prévisible. Elle ne tombe pas du ciel et elle revient chaque année.

Alors une question simple se pose : comment est-il possible de vouloir satisfaire toutes les demandes de rentrée scolaire sans aucune anticipation ?

⇒ Où est la note de service permettant de recenser les agents souhaitant effectuer la rentrée scolaire de leurs enfants ?

⇒ Pourquoi ne pas avoir anticipé les demandes afin de construire un planning cohérent et équitable ?

⇒ Pourquoi avoir positionné principalement des agents qui avaient fait leur demande d’autorisation d’absences à cette date?

Résultat : ce matin, un agent se retrouve en poste de jour, tandis qu’un service de nuit est bloqué afin de maintenir les postes nécessaires au fonctionnement de l’établissement.

Voilà donc où nous en sommes : on gère dans l’urgence une situation qui était parfaitement prévisible.

ET L’IMAGE DONNÉE À NOS COLLÈGUES ?

Quel message envoyons-nous à nos nouveaux collègues qui découvrent l’établissement ?

Quelle image donnons-nous à notre nouvel adjoint au chef de détention ?

Comment pouvons-nous demander aux personnels de faire preuve d’anticipation, de rigueur et de professionnalisme lorsque la gestion de l’établissement semble, elle-même, fonctionner au dernier moment ?

À Reims, on pensait avoir touché le fond… mais visiblement, le chef d’établissement continue de creuser.

Il serait peut-être temps de regarder si l’herbe est réellement plus verte ailleurs, car à force de creuser, nous risquons surtout de finir par enterrer définitivement notre établissement.

Le personnel mérite mieux.

Notre établissement mérite mieux.

Et nos collègues méritent une gestion à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées.

L’ANTICIPATION N’EST PAS UNE OPTION : C’EST UNE RESPONSABILITÉ.

Le syndicat continuera de dénoncer les décisions prises dans l’urgence et leurs conséquences sur les personnels et le fonctionnement du service.

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Prison de Lille-Annoeullin : 30 et 31 août, violences, menaces, incendies… une succession de faits qui met nos personnels à rude épreuve

Les dimanche 30 et lundi 31 août 2026, notre établissement a été confronté à une succession d’événements particulièrement graves, mobilisant fortement les personnels.

UNE BAGARRE QUI DÉGÉNÈRE

Dimanche après-midi, les agents sont intervenus à la suite d’une bagarre entre deux personnes détenues dans une cellule.

À leur arrivée, l’une des personnes détenues se trouvait au sol tandis que l’autre se trouvait debout au-dessus d’elle. Une légère coupure a été constatée sur l’une des personnes impliquées.

Face à cette situation, une séparation des protagonistes et une nouvelle affectation en cellule ont été envisagées.

REFUS, MENACES ET VIOLENCES CONTRE LES PERSONNELS

Malgré plusieurs propositions de changement de cellule, la personne détenue concernée a catégoriquement refusé les différentes affectations proposées, expliquant rencontrer des difficultés avec les divers occupants.

La mise en prévention au quartier disciplinaire est alors devenue le seul moyen de mettre un terme à la situation.

Lors de son acheminement vers le QD, la personne détenue a opposé une résistance physique importante.

Elle s’est violemment débattue et a porté volontairement un coup de tête à un agent au niveau de la pommette, puis a donné un coup de pied à un autre lors de la maîtrise.

Elle a également multiplié les insultes, menaces et crachats en direction des collègues, nécessitant plusieurs interventions afin de parvenir à la maîtriser et à assurer son acheminement jusqu’au quartier disciplinaire.

FO JUSTICE apporte son soutien total aux personnels victimes de ces violences et de ces menaces.

ET COMME SI CELA NE SUFFISAIT PAS…

Alors que la personne détenue se trouvait au quartier disciplinaire, les incidents se sont poursuivis.

Dimanche soir, un dégagement de fumée a été constaté en provenance d’une cellule du QD.

La personne détenue a alors proféré de nouvelles menaces et insultes, avant de continuer à provoquer du tapage.

Puis, le lendemain matin, un nouveau départ de feu a été constaté dans le même secteur de détention.

Vers 9h20, une importante fumée s’échappait d’une cellule. L’alarme incendie a été déclenchée et les agents ont dû s’équiper avec les ARI afin d’intervenir et d’extraire la personne détenue.

FO JUSTICE SALUE LE COURAGE ET LE PROFESSIONNALISME DES PERSONNELS

Au regard de ces événements, FO JUSTICE tient à saluer l’ensemble des personnels mobilisés.

Leur réactivité, leur sang-froid et leur professionnalisme ont été déterminants pour maîtriser les situations de violence, assurer la mise en prévention et intervenir face aux départs de feu.

Nos collègues ont démontré qu’ils étaient présents lorsque la situation l’exigeait.

DES RÉPONSES, ET VITE !

Après avoir traversé ce qui fut sans doute l’été le plus chaotique depuis l’ouverture de l’établissement, dans des conditions particulièrement difficiles, les personnels attendent désormais des réponses institutionnelles à la hauteur des enjeux, et ce dans les plus brefs délais.

Dans le cas contraire, nous exprimerons notre colère devant les portes !

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Promotion BC 34B : L’accueil à l’ÉNAP ne doit pas être une épreuve supplémentaire !

DES CONDITIONS D’HÉBERGEMENT QUI NE SONT PLUS ACCEPTABLES !

Le bureau FO Justice ÉNAP Élèves tire la sonnette d’alarme sur les conditions d’accueil et d’hébergement réservées à nos collègues brigadiers-chefs de la promotion BC 34B. Les états des chambres et photographies communiqués sont particulièrement préoccupants: ils révélent des problèmes de propreté, d’entretien et de suivi des locaux, indignes d’une école qui doit représenter l’excellence de la formation pénitentiaire et être la vitrine de la Direction générale.

Le bureau ne remet absolument pas en cause les contraintes de l’ÉNAP : la hausse des effectifs et la charge de travail sont réelles. Mais cette augmentation ne peut pas excuser la dégradation de l’accueil.

Plus l’activité de l’École augmente, plus l’administration doit anticiper, renforcer les moyens et contrôler efficacement les prestations.

Qui contrôle réellement la qualité de l’entretien ?

Lorsqu’un agent prend possession d’une chambre, celle-ci doit être propre et prête à l’accueillir, sans qu’il ait à signaler lui-même des dysfonctionnements évidents. L’entretien des locaux repose sur un prestataire extérieur, mais la responsabilité du contrôle reste du ressort de l’administration : un contrat d’entretien n’est pas une formalité, c’est une obligation de résultat. Le bureau FO Justice ÉNAP Élèves demande à la direction de venir constater elle-même la situation sur le terrain, par des visites régulières et inopinées.

Les personnels ne sont pas des numéros

Derrière chaque chambre, il y a un agent – parfois venu de centaines de kilomètres pour suivre une formation – qui doit pouvoir se reposer dans des conditions normales. Nous ne demandons pas des prestations luxueuses ni des chambres cinq étoiles: simplement des conditions d’hébergement propres, entretenues et dignes.

FO Justice dénonce

  • Le manque de suivi de l’entretien des locaux :
  • Le manque de contrôle apparent de certaines prestations ;
  • La dégradation de certains hébergements et des problèmes qui semblent perdurer dans le temps;
  • Le manque de considération que peuvent ressentir les personnels :
  • L’absence d’une réponse suffisamment rapide et efficace lorsque des problèmes sont signalés.

FO Justice demande des actes, pas des promesses

  • Un état des lieux complet des chambres et des espaces communs des différents villages d’hébergement:
  • Des interventions rapides sur les chambres et locaux présentant des défauts d’entretien ou de dégradation ;
  • Un contrôle régulier des prestations, avec signalement et correction immédiats des manquements:
  • Des visites régulières, y compris inopinées, permettant à la direction de constater directement l’état des infrastructures;
  • Une réponse et une intervention dans un délai raisonnable à chaque signalement d’un apprenant;
  • Une véritable politique de maintenance et d’entretien préventif – pas seulement des réparations ponctuelles lorsque les syndicats ou les personnels alertent.

L’ÉNAP doit être une vitrine, pas une vitrine cassée

L’administration pénitentiaire exige de ses agents professionnalisme, rigueur et exemplarité. FO Justice demande simplement que ces mêmes exigences s’appliquent à l’institution qui forme ses personnels : respect des personnels, qualité de l’accueil, entretien des infrastructures, contrôle des prestataires.

La promotion BC 34B nous alerte aujourd’hui; demain, d’autres pourraient étre confrontées aux mêmes difficultés. Nous refusons d’attendre que la situation se dégrade davantage. FO Justice demande à la direction de l’ENAP de prendre la mesure de la situation et d’apporter des réponses concrètes.

Nos collègues méritent le respect.

Les apprenants méritent des conditions dignes.

L’École Nationale d’Administration Pénitentiaire mérite mieux.

Illustrations des conditions d’hébergement constatées

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