Ce lundi 17 août 2026 en fin de matinée, les personnels ont été alertés du déclenchement d’une alarme incendie localisée dans une cellule du bâtiment B.
À leur arrivée sur la coursive, les agents ont constaté qu’ une importante fumée noire s’échappait de la cellule, rendant la visibilité quasiment nulle.
Face à l’urgence, trois agents se sont équipés en tenue pare-feu et sont intervenus immédiatement, tandis que les pompiers étaient alertés et les dispositifs de désenfumage activés.
AU PÉRIL DE LEUR SÉCURITÉ
À l’ouverture de la cellule, la personne détenue n’a pas répondu immédiatement aux injonctions et est restée introuvable dans l’épaisse fumée.
Les agents ont tenté de maîtriser les flammes avant de devoir momentanément se replier face à des conditions extrêmement difficiles.
Après le désenfumage, ils sont intervenus à nouveau et ont finalement retrouvé la personne détenue au sol dans la cellule.
Deux agents ont alors procédé à son extraction et l’ont mise en sécurité, tandis qu’un troisième agent est retourné dans la cellule afin de poursuivre l’extinction de l’incendie.
Une intervention particulièrement dangereuse, réalisée dans des conditions où chaque seconde comptait, sans RIA et uniquement à l’aide d’extincteurs !
UN AGENT A ÉTÉ BLESSÉ
À l’issue de l’intervention, l’un des agents engagés dans l’extinction a été victime d’une brûlure à la paume de la main, malgré le port des équipements de protection, notamment des gants pare-feu.
L’agent blessé ainsi que la personne détenue ont été pris en charge médicalement.
Les sapeurs-pompiers sont ensuite arrivés sur place afin de contrôler l’extinction complète du sinistre et de poursuivre la prise en charge.
FO JUSTICE SALUE NOS COLLÈGUES !
Une nouvelle fois, nos personnels ont démontré leur réactivité, leur sang-froid et leur professionnalismeface à une situation d’urgence.
Dans des conditions particulièrement difficiles, ils sont intervenus pour porter secours et mettre une personne détenue en sécurité, tout en prenant eux-mêmes des risques importants.
FO JUSTICE adresse tout son soutien à l’agent blessé et félicite l’ensemble des personnels engagés dans cette intervention.
Face à de tels actes de courage et de professionnalisme, les simples remerciements ne peuvent pas suffire.
FO JUSTICE DEMANDE UNE GRATIFICATION POUR LES AGENTS ENGAGÉS !
L’investissement et le courage de nos collègues doivent être reconnus à leur juste valeur.
FO JUSTICEdemande donc que l’ensemble des agents engagés lors de cette intervention soit gratifié et mis à l’honneur pour leur professionnalisme et leur engagement.
Dans la nuit du 16 au 17 août 2026, notre établissement a une nouvelle fois été confronté au fléau des livraisons par drones.
En l’espace de quelques heures, plusieurs alertes ont été déclenchées, mettant en évidence des tentatives de livraison au sein de la détention.
Lors d’une première intervention, un drone accompagné de son colis a pu être récupéré avant sa livraison. Le colis contenait notamment deux téléphones de type iPhone, des cartes SIM et une paire d’écouteurs, tandis qu’une cellule avait été identifiée comme tentant de récupérer la livraison à l’aide d’un manche à balai.
Quelques heures plus tard, une nouvelle alerte concernait cette fois le secteur du QI/QD.
Le drone a été repéré et deux personnes détenues ont été identifiées alors qu’elles tentaient de récupérer un colis déposé sur le toit du quartier d’isolement à l’aide d’un « yoyo ».
Le colis a finalement pu être récupéré par le détenu “T” avant l’intervention des personnels sur le toit, mais la fouille ordonnée dans sa cellule a permis de mettre au jour un nouvel arsenal d’objets prohibés :
plusieurs téléphones portables ;
des routeurs et modems Wi-Fi, accompagnés de cartes SIM ;
des câbles USB-C ;
du matériel permettant notamment de manipuler les cartes SIM ;
des cigarettes ;
ainsi que des équipements dissimulés dans différents endroits de la cellule.
Le caillebotis de la cellule était également dégradé.
UNE SEMAINE APRÈS NOS ALERTES : TOUJOURS LES MÊMES CONSTATS !
Ces faits interviennent seulement quelques jours après notre communiqué du 10 août dernier, dans lequel FO JUSTICE dénonçait déjà la découverte de multiples téléphones, routeurs, produits stupéfiants et matériels électroniques au sein d’une cellule.
Nous posions alors une question simple :
COMMENT DE TELLES QUANTITÉS DE MATÉRIELS INTERDITS PEUVENT-ELLES ENTRER DANS NOS ÉTABLISSEMENTS ?
La réponse est malheureusement sous nos yeux.
Les drones continuent de survoler nos établissements.
Les projections continuent.
Et les personnels continuent de devoir composer avec des moyens qui ne sont manifestement pas à la hauteur du phénomène.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation.
DES PROFILS PARTICULIÈREMENT DANGEREUX DANS NOS ÉTABLISSEMENTS
La situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on sait que certains quartiers d’isolement des établissements des Hauts-de-France ont été classés « crim org » dans le cadre de la création des quartiers de lutte contre la criminalité organisée. Le CP Lille Annoeullin est l’un d’eux.
Nous parlons donc de profils pour lesquels les moyens de communication, les réseaux criminels et les capacités d’organisation ne peuvent être considérés comme des sujets secondaires.
L’implication dans les évènements de cette nuit du détenu « T », dont le parcours et les antécédents d’évasion à Dijon illustrent parfaitement la dangerosité, doit à minima nous interroger.
Les faits démontrent une nouvelle fois que nos établissements sont exposés et que les personnels sont en première ligne face à des détenus capables d’utiliser tous les moyens à leur disposition.
NOUS AVIONS PRÉVENU. NOUS PRÉVENONS ENCORE !
FO JUSTICE alerte depuis des années l’administration et les pouvoirs publics.
Nous demandons des moyens matériels, technologiques et humains permettant réellement de sécuriser nos établissements.
Nous avons besoin de dispositifs anti-drones performants, de brouilleurs efficaces, de volières, de véritables systèmes anti-grappinage et de moyens humains permettant aux personnels de réagir efficacement face à ces nouvelles formes de projections. Assez des caillebotis qui se découpent comme du beurre !
Les agents ne peuvent pas être les seuls remparts face à une technologie et à une organisation criminelle qui évoluent beaucoup plus rapidement que les moyens qui leur sont opposés.
Les discours doivent désormais laisser place aux actes.
Il ne suffit plus d’annoncer des budgets ou de présenter des plans ambitieux.
Il faut équiper les établissements et protéger réellement les personnels.
BRAVO AUX PERSONNELS MOBILISÉS !
FO JUSTICE tient à saluer et à féliciter l’ensemble des personnels impliqués au cours de cette nuit, pour leur vigilance, leur réactivité, leur professionnalisme et leur engagement.
Grâce à leur mobilisation, plusieurs livraisons ont pu être interceptées et de nombreux matériels interdits ont été découverts.
FO JUSTICE demande que l’investissement de ces agents soit reconnu à sa juste valeur, notamment par l’attribution de gratifications et par des mises à l’honneur.
Quand les personnels font preuve d’une telle vigilance et permettent d’éviter que des produits et matériels interdits ne parviennent jusqu’aux cellules, l’administration doit savoir reconnaître leur travail.
FO JUSTICE continuera d’alerter, de dénoncer et d’exiger les moyens nécessaires à la sécurité des établissements et à la protection des personnels.
En quelques heures, les personnels de l’EPM 78 auront encore une fois été confrontés à des situations particulièrement dégradées : violences, incendies, insultes, crachats, menaces et comportements mettant directement en danger les agents.
Pour FO JUSTICE, rien de tout cela n’est normal.
Et surtout : rien de tout cela ne doit devenir la norme !
UNE NUIT SOUS HAUTE TENSION : LE FEU EN DÉTENTION, LES AGENTS PRENNENT LES RISQUES !
Dans la nuit du 14 au 15 août, dans un contexte où une consommation de produits stupéfiants a été rapportée, la situation va rapidement se dégrader.
Quelques heures plus tard, plusieurs départs de feu sont constatés au niveau des fenêtres de différentes cellules.
Les personnels interviennent immédiatement.
RIA en main, au milieu des fumées, des provocations, des insultes et des menaces, ils parviennent à circonscrire les incendies et à empêcher qu’une situation déjà extrêmement dangereuse ne tourne au drame.
Alors même que les agents sont présents pour protéger l’intégrité physique de l’ensemble de la détention, de nouveaux départs de feu interviennent et les personnels doivent faire face à des provocations et à des comportements particulièrement dangereux.
Mettre volontairement le feu en détention n’est pas un jeu.
C’est mettre en danger les personnels.
C’est mettre en danger les autres personnes détenues.
C’est exposer tout un établissement à un risque majeur.
Combien faudra-t-il de fumées inhalées, de personnels intoxiqués ou blessés pour que la gravité de tels actes soit pleinement prise en compte ?
LE LENDEMAIN, NOUVEL ÉPISODE DE VIOLENCE : UN COLLÈGUE BLESSÉ !
Le 16 août, une personne détenue nécessitant une prise en charge médicale fait l’objet d’une extraction vers un établissement hospitalier afin de bénéficier d’une évaluation et d’une prise en charge adaptées.
La prise en charge est organisée.
Les personnels pénitentiaires font leur travail.
À l’hôpital, selon les éléments portés à notre connaissance, la situation dégénère rapidement :
– insultes envers les personnels hospitaliers et les personnes présentes ;
– comportement particulièrement virulent ;
– refus de se conformer aux consignes ;
– coups portés dans le mobilier ;
– tentative de forcer une sortie ;
– violences nécessitant l’intervention et la maîtrise de la personne détenue.
Les personnels doivent ensuite faire face à des crachats, des coups de pied ainsi qu’à des menaces graves proférées à l’encontre d’un surveillant.
Au cours de l’intervention, l’un de nos collègues est blessé à l’épaule.
FO JUSTICE demande que toutes les démarches nécessaires soient immédiatement engagées afin qu’il bénéficie de la reconnaissance et de la prise en charge auxquelles il peut prétendre au titre de cet événement de service.
ÇA SUFFIT !
Aucune situation individuelle, aussi complexe soit-elle, ne peut justifier les violences, les crachats, les insultes ou les menaces dirigés contre les personnels chargés d’assurer une prise en charge.
FO JUSTICEcondamne sans aucune ambiguïté toutes les violences commises contre nos collègues.
Nos personnels ne sont pas des défouloirs.
ET LA DIRECTION LOCALE DANS TOUT ÇA ?
Il serait beaucoup trop facile de féliciter les agents une fois les incidents terminés et de reprendre ensuite le cours normal des choses.
La prévention des risques professionnels, l’organisation du service et la protection des personnels relèvent pleinement des responsabilités de l’administration.
Lorsque des comportements à risque sont identifiés, lorsque les épisodes violents se répètent ou lorsque des situations nécessitent une vigilance particulière, l’administration ne peut pas se limiter à gérer l’urgence au coup par coup.
Gérer un établissement, ce n’est pas attendre l’incident.
C’EST L’ANTICIPER.
Les agents ne doivent pas devenir la variable d’ajustement d’une organisation qui ne réagit qu’une fois la situation dégradée.
FO JUSTICEle dit clairement : lorsque les risques sont identifiés, les moyens humains, matériels et organisationnels doivent être adaptés en conséquence.
La direction locale doit prendre toute sa part dans la protection de ses personnels.
FO JUSTICE EXIGE DES ACTES !
FO JUSTICE demande :
la reconnaissance et la prise en charge complète de notre collègue blessé dans le respect de ses droits
l’accompagnement immédiat des personnels victimes de violences, crachats ou menaces et la mise en œuvre de la protection fonctionnelle dès lors que les conditions légales sont réunies
des réponses administratives et disciplinaires fermes, proportionnées et adaptées lorsque les faits sont établis
une réévaluation immédiate des modalités de prise en charge des personnes détenues présentant des comportements violents ou nécessitant une surveillance particulière
des effectifs et des moyens adaptés lors des extractions présentant un niveau de risque particulier
une coordination renforcée entre l’administration pénitentiaire, les établissements hospitaliers et, lorsque cela est nécessaire, les forces de sécurité
une analyse complète des incidents incendiaires survenus et la mise en œuvre de mesures concrètes destinées à prévenir leur répétition.
Et surtout, FO JUSTICE exige que les personnels ne soient plus placés dans des situations manifestement dégradées sans moyens humains, matériels et organisationnels adaptés au niveau de risque constaté.
NOUS SALUONS LE PROFESSIONNALISME DES AGENTS ET DU GRADÉ
Face aux incendies comme face aux violences rencontrées lors de l’extraction, les personnels ont une nouvelle fois fait preuve de sang-froid, de maîtrise, de professionnalisme et d’un véritable sens du service public.
Ils ont protégé.
Ils ont sécurisé.
Ils ont évité que ces événements ne prennent une tournure encore plus grave.
EUX ONT PRIS LEURS RESPONSABILITÉS.
À LA DIRECTION DE PRENDRE LES SIENNES !
FO JUSTICErestera aux côtés des personnels.
Nous refuserons toujours que la violence en détention soit banalisée, que les agressions deviennent une statistique supplémentaire ou que le professionnalisme et l’engagement des agents servent à masquer durablement les difficultés d’organisation et le manque de moyens.
LES PERSONNELS PÉNITENTIAIRES NE SONT NI DES PUNCHING-BALLS, NI DES POMPIERS, NI DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !
Week-end du 15 au 17 août 2026 : une nouvelle illustration alarmante de la surpopulation et des trafics en détention
Force Ouvrière Justice souhaite une nouvelle fois tirer la sonnette d’alarme face à la situation de plus en plus préoccupante au sein de notre établissement.
Les découvertes réalisées durant le week-end du 15 au 17 août 2026 témoignent, une fois encore, de l’ampleur des trafics et de la circulation de produits et matériels interdits en détention :
Bâtiment D1 :
5 iPhones + accessoires
10 grammes de stupéfiants
32 grammes de stupéfiants sur une personne détenue (caleçon + casquette).
141 grammes de stupéfiants dissimulés dans le frigo d’une cellule.
1 barreau scié
Bâtiment D2 :
4 iPhones avec accessoires
3 téléphones portables
109 grammes de stupéfiants
Bâtiment D3 :
1 téléphone portable
32 grammes de stupéfiant conditionnés dans plusieurs sachets,
298 grammes de stupéfiants découverts au portique
1 couteau en céramique.
Bâtiment D5 :
2 iPhones
1 téléphone de type L8 Star
boîtier IPTV et divers accessoires.
Ces découvertes ne sont malheureusement plus des faits isolés.
Elles mettent en évidence une réalité que Force Ouvrière Justice dénonce depuis longtemps : la surpopulation carcérale crée un contexte de tension permanent, favorisant les trafics, les pressions entre personnes détenues et les phénomènes de violence.
Les cours de promenade sont notamment devenues un véritable point de tension, où peuvent se développer des trafics de stupéfiants, des échanges de téléphones et des règlements de comptes entre individus ou groupes.
À cette situation s’ajoute une violence qui prend parfois la forme de véritables règlements de comptes, mettant directement en danger les personnels pénitentiaires comme les personnes détenues. Nos collègues sont quotidiennement confrontés aux conséquences de cette dégradation du climat carcéral.
Pour Force Ouvrière Justice, il est urgent de sortir du simple constat.
Depuis des années, FO Justicedénonce l’absurdité et la pénibilité des règles entourant le port du gilet pare-lames.
Aujourd’hui, notre persévérance paie : la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) vient de publier une nouvelle note datée du 14 août 2026 qui modifie la doctrine d’emploi. C’est une nouvelle victoire pour notre Organisation… mais le compte n’y est pas totalement !!
Un retour en arrière est nécessaire : le 30 janvier 2019, Stéphane BREDIN, alors Directeur de l’Administration Pénitentiaire déployait le gilet pare-lames à port apparent. Cette aberration était l’héritage direct de l’Ufap-Unsa, acolyte syndical majeur de l’époque qui, quelques mois auparavant, avait trahi et vendu un mouvement historique. Au lieu d’obtenir une réforme indemnitaire et statutaire d’ampleur, ils s’étaient contentés d’une paire de pompes et d’un GPL. Et pour ce gilet et ces chaussures, des milliers de Collègues ont été injustement sanctionnés…
Cette décision unilatérale, héritée d’une négociation au rabais, forçait l’ensemble des Personnels en tenue à supporter cet équipement contraignant, quelles que soient les fonctions occupées, la météo ou la réalité de la menace.
Dès le premier jour, FO Justicea combattu cette généralisation aveugle. Sans relâche, et tout dernièrement encore lors du CSA-AP du 12 février 2026 : alors que nous imposions l’extension de la dotation en générateurs d’aérosols incapacitants contre l’avis de certaines organisations syndicales, nous avons maintenu notre ligne de conduite. Et si pour la DGAP tous les Personnels n’ont pas vocation à détenir un aérosol incapacitant, pour FO Justice tous les Personnels n’ont pas l’obligation de porter un gilet pare-balles !
CE QUE FO JUSTICE A ARRACHÉ DANS LA NOUVELLE DOCTRINE :
➡️ La fin de l’hypocrisie sémantique : L’administration parle enfin de Gilet Pare-Balles à Port Discret (GPBD).
➡️ La fin du port obligatoire systématique en détention : L’obligation tombe pour les moniteurs de sport, les agents des services administratifs, les Personnels en quartiers et centres de semi-liberté, l’inSERRE d’Arras et l’EPSN de Fresnes.
➡️ L’allègement pour les postes protégés en détention : Le port permanent n’est plus requis dans les postes protégés en détention. Le gilet doit simplement rester à disposition sur le poste.
➡️ Une rationalisation pour les escortes : GPBD pour les escortes inférieures au niveau 3. Le port du gilet lourd (avec plaques additionnelles) est désormais strictement conditionné aux escortes de niveaux 3, 4 et 5 (doctrine ESP 2025).
Cependant, pour FO Justice, cette réécriture reste insuffisante ! Sans surprise, la DGAP a catégoriquement refusé de dispenser de port les Personnels affectés dans les quartiers “Module de Respect” (Respecto) et dans les SAS.
Ainsi, en refusant d’y dispenser le port du gilet, l’administration reconnaît implicitement qu’aujourd’hui ces structures sont détournées de leur vocation et de leurs objectifs initiaux. Elles ne servent plus qu’à désengorger les établissements surpeuplés, et l’on y affecte désormais du “tout-venant”, ruinant ainsi le principe même de ces quartiers.
Si la DGAP a fini par reculer globalement grâce à la pression constante de FO Justice, son entêtement sur les modules Respecto et les SAS révèle ses propres échecs. Mais que nos Collègues ne s’y trompent pas : s’ils sont encore contraints de transpirer sous ce gilet aujourd’hui, ils le doivent uniquement aux “revendications” pitoyables validées par l’Ufap-UNSA en 2018.
Celui qui oublie son histoire n’a pas d’avenir. FO Justice n’oublie rien.
Depuis plusieurs semaines, des discussions étaient engagées afin d’obtenir davantage de postes pour la promotion 226, qui intégrera l’ENAP le 21 septembre prochain.
➢ Initialement prévue pour accueillir 450 élèves surveillants, cette promotion comptera finalement 100 postes supplémentaires, portant ainsi son effectif à 550 agents. Une véritable réussite dans un contexte budgétaire particulièrement contraint.
Pour parvenir à ce résultat, il aura fallu toute la détermination du ministre, de son cabinet, du DGAP et de ses services, ainsi que celle de FO Justice, afin de défendre auprès du Gouvernement la nécessité de ces 100 recrutements supplémentaires.
Cette année encore, notre schéma d’emplois sera rempli, et même dépassé !
Depuis 2023 et la réforme historique portée par Force Ouvrière, nous ne perdons plus d’emplois.
Il est important de rappeler qu’auparavant, l’administration pénitentiaire enregistrait chaque année la perte de 250 à 300 emplois, principalement en raison du manque d’attractivité du métier. Cette situation a contribué à creuser un déficit aujourd’hui estimé à près de 5 000 agents.
➢ Nous aurions pourtant pu inverser cette tendance dès 2018, à l’occasion d’une mobilisation historique des personnels.
Malheureusement, le syndicat majoritaire de l’époque, l’UFAP-UNSa Justice, avait fait le choix de refuser le passage en catégorie B, sacrifiant l’attractivité.
Aujourd’hui, grâce à la réforme portée par FO Justice, un surveillant bénéficie désormais d’une grille indiciaire équivalente à celle d’un policier, tout en conservant la possibilité de percevoir le paiement de ses heures supplémentaires.
Si les avancées financières issues de cette réforme sont d’ores et déjà visibles sur les fiches de paie des personnels, les effets positifs d’un schéma d’emplois pleinement pourvu nécessiteront davantage de temps avant d’être perceptibles dans l’ensemble des établissements pénitentiaires. 100 emplois de plus, arrachés in extremis, c’est bien évidemment largement insuffisant et FO Justice se battra pour que l’intégralité des vacances de postes soient comblées à moyen terme, pour que les moyens dont a besoin l’Administration Pénitentiaire pour fonctionner dignement lui soient donnés.
➡️ Dès lundi, la DGAP procédera à la convocation de 100 lauréats supplémentaires au concours de surveillant pénitentiaire, afin de constituer une promotion de 550 élèves pour l’entrée à l’ENAP du 21 septembre.
FO Justice se félicite de cette nouvelle avancée et souhaite pleine réussite aux futurs collègues qui rejoindront prochainement l’administration pénitentiaire.
Le SLP FO JUSTICE apporte tout son soutien à nos deux collègues blessés lors de la violente agression survenue ce jour vers 10h00 au Centre de Détention de Bapaume.
Lors d’une fouille programmée, notre collègue découvre un téléphone Apple dissimulé dans une chaussette.
À la suite de cette découverte, la Cheffe de bâtiment décide de placer le détenu sous un régime porte fermée.
Mécontent de cette décision, l’individu commence à insulter à plusieurs reprises nos deux collègues : « Bande de gros cons ! »
Multipliant les provocations et refusant d’obtempérer, l’officier décide de procéder à sa mise en prévention. L’individu arme alors son bras en direction de notre collègue et le menace : « Touche moi et tu vas voir ce qu’il va t’arriver. »
Lors de la maîtrise de l’individu, celui-ci porte de multiples coups à nos deux agents.
🔴 UN BILAN INACCEPTABLE :
➡️ 8 jours d’ITT et une fracture du poignet pour notre collègue Officier.
⚠️ LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !
Le SLP FO JUSTICE CD BAPAUME exige :
➡️ La sanction disciplinaire maximale à l’encontre de ce détenu.
➡️ Des poursuites pénales exemplaires.
➡️ La mise en œuvre de mesures et dispositifs adaptés afin de garantir la sécurité des Personnels confrontés à des détenus ultra-violents.
Nous encourageons nos deux collègues agressés à déposer plainte, avec l’accompagnement du SLP FO JUSTICE CD BAPAUME dans leurs démarches et procédures administratives.
Le bureau local FO JUSTICE CD BAPAUME adresse tout son soutien aux deux collègues blessés et leur souhaite un prompt rétablissement.
Nos agents sont en première ligne. Ils doivent être soutenus, épaulés et protégés.
La sécurité des Personnels n’est pas négociable. L’intérêt collectif doit rester la priorité
Ce vendredi 14 août si la canicule, une surpopulation de 208% (aujourd’hui) et un taux de couverture famélique sur le centre pénitentiaire de Nantes épuisent nos personnels nos pensionnaires, eux, ne perdent pas de leur ardeur…..
Vers 14h30, un nouvel écrou insultait copieusement la Cheffe de bâtiment car Monsieur voulait du tabac.
Alors que notre Cheffe venait apaiser ce détenu ce dernier a persisté à l’insulter avant de lui cracher dessus.
L’intervention rapide des personnels permettra de clore l’incident et de conduire l’agresseur en cellule disciplinaire. Au moins il ne pourra pas se plaindre de devoir partager sa suite.
Quelques minutes plus tard, à la MA 1, notre collègue a été violemment bousculé au niveau du torse par un détenu qui descendait en promenades et qui tenait des propos menaçants.
La réactivité des collègues et la présence des collègues ELSP permettront de maîtriser l’individu particulièrement réfractaire et virulent.
Le détenu sera également conduit en cellule disciplinaire.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite l’ensemble des agents pour leur réactivité et sang-froid en toute situation et rappelle l’importance de nos collègues ELSP en Détention.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes apporte son soutien à nos collègues victimes de ces individus.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantesaimerait qu’au lieu de s’inquiéter pour le centre pénitentiaire de Nantes la Direction Interrégionale dote l’établissement en personnel tous grades confondus pour avoir une couverture décente.
Alors que nous subissons depuis plusieurs mois les effets de la surpopulation et d’un manque d’agents nous devons également subir la violence.
Ce vendredi 14 août, lors du départ promenades de la galerie nord un « voyou » a sévèrement agressé une de nos collègues à l’ouverture de la porte.
Ce détenu de 53 ans a balancé une bouteille d’eau chaude sur la surveillante qui n’a malheureusement pu qu’esquiver partiellement l’eau. Notre collègue a été atteinte au visage, aux bras et sur le torse.
L’intention de blesser et de porter atteinte à l’intégrité physique de notre collègue est malheureusement avérée.
Déterminé et récalcitrant des agents supplémentaires seront touchés et blessés lors de la maîtrise de l’individu pour le conduire en cellule disciplinaire.
Le major responsable de l’ouest a reçu un coup au visage et le surveillant du quartier arrivant s’est retrouvé au sol et blessé à la cheville.
Au final un collègue aux urgences et 3 blessés !!!
Le syndicat local FO Justice de la maison d’arrêt d’Angers félicite les agents présents pour leur réactivité et professionnalisme malgré des conditions de travail particulièrement difficiles.
Le syndicat local FO Justice de la maison d’arrêt d’Angers condamne cette terrible agression et espère, que malgré la soudaine amnésie de l’agresseur, la réponse judiciaire sera ferme et exemplaire.
En attendant un transfert rapide de cet individu le syndicat local FO Justice de la maison d’arrêt d’Angersapporte son soutien à nos collègues blessés et leur souhaite un prompt rétablissement.
Dans un récent communiqué, Force Ouvrière Justice National dénonçait l’octroi d’une permission de sortir à un détenu incarcéré au Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée de Condé sur Sarthe, présenté comme une tête de réseau d’un trafic de stupéfiants à dimension internationale malgré le refus de l’ensemble des acteurs ayant étudié le dossier.
Comme si cette décision ne suffisait pas à susciter l’incompréhension des collègues, le bureau local Force Ouvrière a appris avec stupéfaction que ce même détenu n’est désormais plus affecté au QLCO.
Mais le plus aberrant reste la suite.
En début de semaine, la décision est prise de sortir le détenu et de l’affecter dans un autre bâtiment du CPACSS en détention classique.
Comment peut-on prendre une telle décision dans un établissement où la sécurité des personnels devrait être une priorité absolue ?
Et surtout, pourquoi le maintenir à Condé sur Sarthe ?
Le jour de sa sortie QLCO, les ERIS étaient pourtant présents dans l’établissement après avoir acheminé un détenu en provenance de Vendin-le-Vieil, lui aussi sortant du QLCO. Une opportunité existait pour organiser son transfert vers un autre établissement et éviter d’exposer inutilement les personnels de Condé sur Sarthe.
Une fois de plus, les décisions prises semblent en totale contradiction avec les risques identifiés par les professionnels de terrain.
Après une permission de sortir accordée malgré un avis unanimement défavorable, voilà maintenant une affectation en détention classique dans le même établissement.
A quel moment la cohérence des décisions deviendra-t-elle une exigence ?
Le bureau local Force Ouvrière Justice refuse que les personnels subissent les conséquences de décisions incompréhensibles.