Du 19 au 21 septembre 2026, les personnels du bâtiment D2 n’ont pas chômé !
Fouilles de cellules, découvertes, saisies… Et visiblement, certains détenus avaient décidé de transformer leur cellule en « espace multimédia et armurerie » !
➤ SAMEDI 19 SEPTEMBRE
2 iPhones + accessoires
74 grammes de produits stupéfiants
2 iPhones supplémentaires, retrouvés à la suite d’une bagarre sur la cour de promenade et de diverses violences.
74 grammes ! Pas exactement le genre de stock qu’on retrouve dans une boîte à gants par hasard…
➤ DIMANCHE 20 SEPTEMBRE
Le dimanche, certains avaient visiblement décidé de poursuivre les festivités :
4 iPhones
1 boîtier ORANGE
1 gramme de résine
4 armes artisanales
1 box 4G
2 iPhones supplémentaires
1 clé 4G, Téléphones, 4G, armes artisanales… à ce niveau-là, il ne manque plus qu’un abonnement fibre et une enseigne au-dessus de la porte :
➤ LUNDI 21 SEPTEMBRE
Et parce qu’un week-end ne serait pas complet sans une dernière série de découvertes :
6 iPhones + accessoires
3 grammes de stupéfiants
AU TOTAL : UN WEEK-END QUI EN DIT LONG :
16 iPhones, 78 grammes de produits stupéfiants, 4 armes artisanales, Plusieurs équipements 4G et télécoms, des violences et bagarres en promenade.
ET APRÈS… ON NOUS PARLERA DE « SURPRISE » ?
FO JUSTICEpose la question :
COMBIEN FAUDRA-T-IL ENCORE DE SAISIES POUR QUE L’ADMINISTRATION COMPRENNE QUE LE PROBLÈME EST STRUCTUREL ?
Les agents ne peuvent pas être à la fois surveillants, fouilleurs, enquêteurs, agents de sécurité et pompiers de la détention, avec des moyens toujours plus contraints.
FO JUSTICE EXIGE :
Des moyens humains à la hauteur des missions !
Des moyens matériels adaptés pour les fouilles et la sécurité tels que le Portique à Ondes Millimétriques.
Une véritable politique de lutte contre les trafics en détention !
La protection des agents face aux violences et aux trafics !
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !
Chaque téléphone saisi, chaque arme découverte, chaque gramme de stupéfiants retiré de la détention, c’est potentiellement un incident évité et des agents protégés.
Mais il serait temps que l’administration leur donne les moyens de le faire correctement et en sécurité !
ÇA SUFFIT DE SUBIR, PLACE À LA SÉCURITÉ !
Pour Force Ouvrière Justice : les agents ne sont pas une variable d’ajustement.
Les agents sont débordés et en DANGER pourtant la Direction pratique la politique de l’autruche !!!
Depuis l’ouverture de l’établissement, c’est la première fois que le personnel doit faire face à ce genre de situation.
En effet, le 15 septembre 2026, lors du retour promenade du deuxième étage vers 16h55, des détenus décident de s’en prendre à un autre.
Ce dernier profite que la grille de la cour soit ouverte et se réfugie dans les toilettes du personnel. Malgré la tentative du gradé de secteur pour fermer la grille, plusieurs détenus vont forcer le passage avec violence. L’agent en poste au PIC déclenche immédiatement l’alarme et demande des renforts.
La surveillante présente sur les lieux et l’adjointe de bâtiment qui viendra en soutien vont tenter tant bien que mal de maîtriser la situation mais vont être vite débordées.
Un des fous furieux jette le portique de sécurité sur le gradé et va inciter d’autres détenus à participer au mouvement.
Résultats : Des personnels choqués, débordés face à une telle violence et sept détenus dans le hall du bâtiment dont certains sont torses nus et en short.
Cela aurait pu être plus grave pour le personnel qui exerce tous les jours en effectif réduit.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice se demande :
Pourquoi aucun agent n’est affecté au niveau de l’aile du RDC ?
Pourquoi des agents polyvalents sont positionnés au niveau de la promenade ?
Au regard des absents quotidiens, l’agent polyvalent est envoyé à un autre poste donc plus d’agent promenade.
Pourquoi avec un taux de couverture plus critique, il y avait un agent au RDC et une promenade et maintenant ce n’est pas le cas ?
Pourquoi aucune mise en prévention ou transfert en urgence n’a été réalisé ?
Pourtant les protagonistes sont clairement identifiables.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice constate une nouvelle fois une gestion chaotique de cette situation par le Chef de Détention.
Comment un Chef de détention, peut dire qu’il a oublié de prévenir la direction d’une situation aussi grave !!!
MALADRESSE ou INCOMPÉTENCE ?
Le syndicat local Force Ouvrière Justice tient à apporter son total soutien à l’ensemble des collègues qui ont dû faire face à cette situation inédite.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice demande à ce que des récompenses officielles soient accordées aux personnels concernés.
LA SÉCURITÉ, LE BIEN-ÊTRE DU PERSONNEL SONT NOS PRIORITÉS
Ce matin, lors de la descente en promenade du premier étage de la MA2, une nouvelle altercation entre deux personnes détenues est venue mettre les personnels en difficulté.
Alors qu’un détenu sollicitait les surveillants au sujet d’un différent avec une autre personne détenue, les agents ont immédiatement pris en compte la situation et tenté d’apaiser les tensions. La personne détenue mise en cause a été reprise et la situation semblait maîtrisée.
Mais lors du passage de l’intéressé, un geste de provocation a déclenché une réaction immédiate : une bagarre a éclaté entre les deux protagonistes. Les surveillants présents sont aussitôt intervenus pour séparer les deux détenus. La grille de la cour étant encore ouverte pour permettre la descente en promenade, les agents ont également dû repousser d’autres personnes détenues qui cherchaient à prendre part à l’affrontement.
Une nouvelle fois, les personnels ont dû gérer une situation particulièrement tendue dans des conditions qui ne sont pas acceptables.
Car une fois les protagonistes maîtrisés, une nouvelle difficulté est apparue : aucun gradé n’était présent sur le bâtiment. Les agents ont dû attendre longuement l’arrivée d’un encadrant, notamment pour disposer d’une paire de menottes permettant de sécuriser la situation et d’assurer la mise en prévention.
Cette situation, FO Justice CP Béziers la dénonce depuis longtemps.
Il n’est pas normal que des personnels soient amenés à intervenir seuls face à une situation de violence, sans encadrement immédiatement disponible et sans pouvoir disposer rapidement des moyens de contrainte nécessaires.
Les agents font leur travail. Ils interviennent, séparent les protagonistes, sécurisent les lieux et évitent que la situation ne dégénère davantage. Mais jusqu’où devra-t-on aller avant que des mesures concrètes soient prises ?
Ce n’est pas la première fois que nous alertons la direction sur l’absence d’encadrement ou de moyens de contraintes sur certains bâtiments et sur les difficultés qui en découlent. Nous avons demandé des réponses et des solutions. À ce jour, elles ne sont toujours pas à la hauteur des problématiques rencontrées quotidiennement par les personnels. Il est temps de prendre une décision !!!
FO Justice CP Béziersdemande à la direction de trouver rapidement une solution pérenne concernant la présence d’encadrement sur les bâtiments, mais également l’accès immédiat aux moyens de contrainte nécessaires lors des interventions.
Les personnels ne peuvent pas continuer à être envoyés au contact de situations potentiellement violentes en devant ensuite attendre l’arrivée d’un encadrant pour pouvoir sécuriser correctement l’intervention.
Aujourd’hui encore, les collègues ont fait le nécessaire pour éviter que la situation ne prenne une tournure plus grave. Mais la sécurité ne peut pas reposer uniquement sur leur sang-froid et leur capacité à improviser.
FO Justice CP Béziers tient également à le rappeler clairement : si un incident grave devait survenir du fait de ces carences d’encadrement et de l’absence de moyens de contraintes immédiatement disponibles, la responsabilité de la direction ne pourra être éludée. Nous avons alerté à plusieurs reprises sur cette situation et sur les risques qu’elle fait peser quotidiennement sur les personnels. Si demain un collègue devait être gravement blessé parce que les moyens nécessaires n’étaient pas disponibles au moment où ils étaient indispensables, chacun devra assumer pleinement les conséquences des décisions prises ou de l’absence de décision.
FO Justice CP Béziers attend désormais des actes et non plus simplement des constats.
La sécurité des personnels ne peut plus attendre. Il faut prendre une décision !
Chaque jour, les personnels administratifs assurent des missions essentielles au fonctionnement de l’établissement. Pourtant, derrière l’engagement, une réalité demeure : le sentiment d’être les oubliés de l’administration pénitentiaire, et au-delà même, de notre institution.
des carrières qui stagnent ;
des formations trop tardives (quand elles existent) ;
des responsabilités qui s’accumulent ;
une surcharge de travail ;
des intérims qui se prolongent ;
des moyens insuffisants ;
une absence d’accompagnement ;
un manque de reconnaissance.
« LEUR BONNE VOLONTÉ NE PEUT PAS DEVENIR LE FONCTIONNEMENT NORMAL DU SERVICE »
PLUS DE 10 ANS DE CARRIÈRE… ET TOUJOURS PAS D’AVANCEMENT ?
Comment accepter que certains agents puissent consacrer plus de dix années à leur administration sans véritable évolution de carrière ? L’ancienneté ne doit pas devenir une condamnation à la stagnation. FOJustice demande :
une véritable politique d’accompagnement et de progression des carrières ;
une information claire, transparente et accessible sur les avancements ;
un suivi réel et individualisé des parcours professionnels ;
une égalité de traitement dans l’accès aux promotions et aux responsabilités ;
la reconnaissance des compétences et des fonctions réellement exercées.
« UNE CARRIÈRE DOIT POUVOIR ÉVOLUER »
FORMATION : LE BUDGET NE DOIT PAS ÊTRE UNE LIMITE.
Certains agents attendent des années avant d’accéder à une formation réellement adaptée à leurs fonctions. Pour certains, il faut parfois 10 ans de carrière avant d’en bénéficier. Plus préoccupant encore, des demandes de formation à l’ENAP peuvent être refusées pour des raisons budgétaires. QUI A ACCÈS AUX FORMATIONS ? SELON QUELS CRITÈRES ? POURQUOI LE BUDGET DEVRAIT-IL ÊTRE UN FREIN À LA PROFESSIONNALISATION DES AGENTS ? FOJustice demande :
un accès équitable aux formations pour tous les agents ;
des critères de sélection transparents et clairement établis ;
des formations adaptées aux fonctions et aux postes spécialisés ;
un accès équitable aux formations de l’ENAP et dans l’Hexagone ;
une véritable anticipation des besoins de formation.
« L’ÉLOIGNEMENT GÉOGRAPHIQUE NE DOIT PAS DEVENIR UN ÉLOIGNEMENT PROFESSIONNEL »
SANS FORMATION, COMMENT EXIGER UNE APPLICATION RIGOUREUSE DES PROCÉDURES ?
La formation ne peut pas être considérée comme une simple opportunité d’évolution professionnelle. Elle est une nécessité pour garantir la maîtrise des missions, l’égalité de traitement des agents et l’application homogène des procédures au sein du CP de Nouméa.
Les conséquences sont concrètes :
des pratiques différentes selon les services ou les agents ;
des erreurs ou des omissions dans le traitement des dossiers ;
des difficultés dans l’application correcte des procédures ;
des retards dans le traitement des dossiers ;
une charge supplémentaire pour les agents contraints de rechercher eux-mêmes l’information ;
une dégradation de la qualité et de la continuité du service ;
une dégradation de l’état physique et psychologique des agents.
Comment exiger des agents qu’ils appliquent rigoureusement des procédures lorsque les moyens de les connaître, de les comprendre et de les maîtriser ne leur sont pas pleinement accessibles ?
Former les agents, c’est sécuriser leurs pratiques et renforcer le fonctionnement de l’établissement.
« LA FORMATION N’EST PAS UN PRIVILÈGE, C’EST UNE NÉCESSITÉ DE SERVICE ET UNE OBLIGATION DE L’EMPLOYEUR »
Le manque de formation ne pénalise pas uniquement les agents administratifs : il fragilise directement le fonctionnement de l’ensemble du CP de Nouméa.
Affecter un agent sur une mission spécifique ou complexe sans lui donner la formation nécessaire, c’est ralentir les procédures, retarder le traitement des dossiers et multiplier les difficultés.
Les personnels du CP de Nouméa en subissent les conséquences et expriment légitimement leur mécontentement. COMMENT EXIGER RAPIDITÉ ET EFFICACITÉ SI L’ON NE DONNE PAS AUX AGENTS LES MOYENS D’ÊTRE FORMÉS ?
MOINS, VOIRE PAS DE FORMATION → PLUS D’INCERTITUDES → PLUS DE RISQUES D’ERREURS → PLUS DE RETARDS → PLUS DE MÉCONTENTEMENT.
« LA FORMATION N’EST PAS UNE DÉPENSE SECONDAIRE. C’EST UN INVESTISSEMENT POUR LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC »
CARRIÈRE : FOJUSTICE NE VEUT PLUS QUE LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS SOIENT LES LAISSÉS POUR COMPTE !
Ils doivent pouvoir bénéficier de véritables perspectives professionnelles.
CIA : LEUR INVESTISSEMENT DOIT ÊTRE RECONNU !
Quand les responsabilités augmentent, que les missions supplémentaires s’accumulent et que certains agents assurent l’intérim ou la continuité du service, la reconnaissance ne peut pas disparaître. FOJustice demande :
des critères d’attribution du CIA transparents et compréhensibles ;
une réelle prise en compte de l’investissement professionnel ;
la reconnaissance des responsabilités et missions supplémentaires ;
des explications lorsque les missions évoluent sans que la reconnaissance indemnitaire ne suive.
« L’INTÉRIM NE PEUT PAS RESTER INVISIBLE »
Les agents assument des missions supplémentaires, pallient les absences et garantissent chaque jour la continuité du service.
Cette implication ne peut pas devenir une charge permanente assumée dans l’ombre.
Une responsabilité supplémentaire doit être :
FORMALISÉE → ACCOMPAGNÉE → RECONNUE
« LEUR BONNE VOLONTÉ NE DOIT PAS SERVIR DE VARIABLE D’AJUSTEMENT PERMANENTE »
Les difficultés de l’établissement ne se résument pas aux moyens. Elles relèvent aussi de l’organisation et du management :
problèmes de communication ;
manque de visibilité sur les priorités ;
charge de travail inégalement répartie ;
responsabilités insuffisamment définies ;
absence d’accompagnement face aux difficultés ;
manque de suivi lorsque des situations sont signalées.
Manager, c’est aussi :
FOJustice ne demande pas davantage de contrôle. Nous demandons davantage de management, de soutien et de responsabilité.
« LORSQUE L’ORGANISATION FAIT DÉFAUT, CE SONT LES AGENTS QUI COMPENSENT. LORSQUE LE MANAGEMENT FAIT DÉFAUT, CE SONT LES AGENTS QUI PAIENT »
CP DE NOUMÉA / DSJ : MÊMES POSSIBILITÉS POUR TOUS.
Sans opposer les services ni les personnels, une comparaison avec d’autres administrations présentes en Nouvelle-Calédonie, notamment la DSJ, soulève légitimement des interrogations.
Les personnels administratifs doivent pouvoir bénéficier des mêmes possibilités d’évolution et de reconnaissance que leurs homologues :
Le CP de Nouméa est un établissement hors normes, soumis à des contraintes et à des missions particulières. Elles ne doivent pas devenir celles des personnels administratifs.
FOJUSTICE NE DEMANDE PAS PLUS QUE LES AUTRES. NOUS EXIGEONS LES MÊMES POSSIBILITÉS.
1- FORMATION :LES MÊMES CHANCES POUR TOUS ! 2- CARRIÈRE :LA RECONNAISSANCE DES COMPÉTENCES ET DES PARCOURS ! 3- CONDITIONS DE TRAVAIL :DES MOYENS À LA HAUTEUR DES MISSIONS ! 4- MANAGEMENT ET RECONNAISSANCE :LE RESPECT DU TRAVAIL ACCOMPLI !
FO JUSTICE AUX CÔTÉS DES PERSONNELS ADMINISTRATIFS DU CPN :
VOTRE TRAVAIL COMPTE. VOTRE ENGAGEMENT COMPTE. VOTRE AVENIR COMPTE.
MÊMES DROITS • MÊMES OPPORTUNITÉS •
MÊME RECONNAISSANCE
À la lecture des derniers tracts de l’UFAP Lannemezan, FO Justice Lannemezan aurait presque pu croire à une catastrophe nationale… matelas, planche de fakir, chiropracteur, ration de combat… tout y passe. Dommage qu’il manque simplement l’essentiel : les bonnes informations.
Les matelas récemment livrés pour le service de nuit ne correspondent pas aux matelas qui avaient été validés par l’AP et le syndicat FO Justice Lannemezan lors du dernier CSA. Une erreur s’est produite dans le traitement de la commande.
Et oui : l’erreur est humaine.
Le service concerné, plus que désolé, s’excuse auprès de l’ensemble des agents.
Après avoir été avisé par les agents, la cause de cette erreur a été identifiée et l’administration s’est engagée à la rectifier très rapidement. Mais puisqu’il est question de matelas, remettons les choses dans leur contexte !
À l’origine lors du CSA, il avait été prévu de procéder au remplacement de deux matelas par an. Finalement, il a été décidé d’aller beaucoup plus loin avec le remplacement des huit matelas destinés aux agents du service de nuit.
Et pas avec du matériel au rabais ! FO Justice Lannemezan a validé l’achat de matelas d’une épaisseur supérieure à 20 cm, pour un montant de 229 € pièce. À ceci vient s’ajouter également un appareil de nettoyage afin d’entretenir au maximum ces matelas.
Parce que pour FO Justice Lannemezan, le confort et les conditions de repos des agents n’ont pas de prix.
Concernant maintenant les sanitaires, là encore, quelques renseignements auraient permis d’éviter de laisser entendre que rien n’est fait. Des travaux étaient bien prévus. Une entreprise devait intervenir, mais elle n’est pas venue.
Après avoir commandé les pièces, les travaux ont été effectués. Nous ne dirons pas que tout va assez vite. Nous connaissons malheureusement tous les délais d’intervention de l’administration.
Mais une chose est certaine : le dossier était engagé et il était suivi…
Alors avant de publier de grandes déclarations « lumineuses », il aurait peut-être suffi de faire quelque chose de très simple : se rendre au service Économat et Technique afin de demander quelques explications. Voire consulter le compte rendu du dernier CSA ainsi que le tableau des commandes des ACT.
Quelques minutes auraient suffi pour gérer les sujets et y apporter rapidement des solutions. Mais visiblement, vérifier une information avant de tracter demande parfois plus d’efforts que de chercher une formule sarcastique.
Les élections professionnelles approchent, et quand certains cherchent des sujets pour exister, la moindre erreur ou le moindre délai administratif devient visiblement une occasion de sortir un tract.
Pour FO Justice Lannemezan, nous continuerons à privilégier une autre méthode :
Vérifier. Comprendre. Agir. Obtenir.
Pendant que certains font du bruit, nous préférons suivre les dossiers, obtenir des améliorations concrètes et veiller réellement aux conditions de travail et de repos des personnels. Et ce n’est pas parce que nous ne tractons pas à tout-va que nous ne travaillons pas. Bien au contraire.
En parlant de travail, en collaboration avec le service de l’économat, nous avons fait le nécessaire afin de commander les bons matelas, conformes à ce qui avait été prévu. Dans l’attente de leur livraison, et afin de ne pas laisser les agents dormir sur les matelas actuellement en place, nous avons également recherché une solution provisoire. Les Sapeurs-Pompiers de Lannemezan ont accepté de mettre à notre disposition des matelas de meilleure qualité.
Nous tenons à les remercier sincèrement pour leur réactivité, leur disponibilité et leur solidarité envers les personnels du Centre Pénitentiaire de Lannemezan.
Le bureau FO Justice Lannemezan travaille avec sérieux, discrétion et constance, depuis des mois, et pour certains dossiers depuis plusieurs années, avec un seul objectif : défendre les intérêts des personnels et améliorer concrètement leurs conditions de travail et leur bien-être au quotidien.
Nous préférons parfois un dossier qui avance à un tract de plus sur les murs.
Le travail syndical, ce n’est pas seulement communiquer. C’est aussi écouter, vérifier, intervenir, négocier, relancer et obtenir des résultats.
Moins de bruit. Plus de travail. Plus de résultats.
Aujourd’hui, vers 15 heures, sur la promenade du rez-de-chaussée, une nouvelle scène d’une extrême violence s’est produite.
Deux détenus, porteurs de couteaux en céramique, ont agressé et tailladé un autre détenu.
La victime, blessée au flanc souffre d’une importante hémorragie, elle a dû être transportée aux urgences.
Ce nouvel incident illustre une réalité que les personnels pénitentiaires constatent chaque jour : la violence en détention se multiplie et son intensité s’accroît.
Les personnels sont en souffrance, ils sont de plus en plus exposés.
Faudra-t-il attendre qu’un drame frappe directement un personnel pénitentiaire pour que la gravité de la situation soit enfin prise en compte au plus haut niveau ?
Les personnels ne doivent pas être contraints de travailler avec la peur au ventre et le sentiment que les moyens humains ne permettent plus d’assurer leurs missions dans des conditions normales de sécurité.
Pour Force Ouvrière Justice, il est indispensable que les effectifs soient mis à niveau au plus vite.
Il y a une réelle urgence !!!
Ils doivent être pondérés en prenant en compte :
la surpopulation de l’établissement ;
le niveau de violence que l’on peut constater au quotidien ;
l’effectif réellement opérationnel sur le terrain.
Force Ouvrière Justice apporte son soutien inconditionnel aux personnels qui œuvre tant bien pour assurer la sécurité de toutes et tous !
Lors d’un parloir famille, un détenu se présente sans lunettes, puis à l’issu de sa visite il ressort avec une paire provenant de l’extérieur, ce qui est formellement interdit par le règlement.
Le surveillant lui demande de le lui remettre.
Face au refus du détenu, celles-ci ont finalement été confisquées lors de la fouille.
À l’issue de cette dernière, la situation a dégénéré.
Le détenu, sorti de force de la cabine en caleçon, a adopté une attitude extrêmement agressive et a armé les poings, manifestant son intention d’en découdre.
Notre collègue est alors intervenu afin de maîtriser le détenu.
Cette intervention s’est révélée particulièrement compliquée, le détenu tentant de saisir et pincer notre collègue à plusieurs reprises.
Il a été placé au quartier disciplinaire.
Durant la maîtrise, notre camarade a été blessé au coude ainsi qu’aux cervicales.
Il a dû être transporté aux urgences.
NOUS LUI APPORTONS NOTRE SOUTIEN TOTAL ET LE SALUONS POUR SON ENGAGEMENT SANS FAILLE !
Les violences à l’encontre des personnels pénitentiaires ne peuvent pas être banalisées.
FO Justice ne cessera de les dénoncer autant de fois que nécessaire.
Derrière chaque uniforme, il y a un agent, un collègue, une famille.
Nous refusons que les agents soient considérés comme des boucliers humains face à une violence quasi quotidienne.
FO Justice sera attentive quant à la protection et le soutien de notre collègue blessé.
FO Justice demande la reconnaissance pleine et entière des blessures subies en service.
FO Justice exige des sanctions exemplaires à l’encontre du détenu.
L’UISP FO JUSTICE fait lecture d’une déclaration liminaire.
La Directrice Interrégionale reconnaît les complexités ainsi que les difficultés du quotidien des personnels de tous corps et grades confondus. Sans oublier la période de canicule qui a aggravé les conditions de travail.
Au 01/01/2026 : + 5,1 % d’évolution des PPSMJ.
La Directrice Interrégionale souhaite activer tous les leviers d’actions afin de lutter contre la surpopulation carcérale.
La DI nous assure un contact régulier et étroit avec la magistrature.
Les Organisations Syndicales sont invitées à émettre des idées, des pistes quelconques qui peuvent être mises à l’étude.
La DI nous informe qu’un échange avec les CE et DSPIP a lieu toutes les semaines pour partager les bonnes pratiques sur la surpopulation carcérale.
Les chefs d’établissements rencontrent régulièrement les chefs de juridictions.
Un groupe de travail est mis en place avec les services judiciaires plus la Police pour trouver et/ou réfléchir à des leviers d’actions sur le sujet des taux de saturation des structures pénitentiaires.
La Directrice Interrégionale revient sur l’épisode caniculaire. Elle félicite l’ensemble des agents et fait le constat que nous ne nous sommes pas assez professionnalisés face à la canicule.
Face aux contenus des déclarations liminaires, la DI fait le constat que certains CE appliquent les réponses administratives et d’autres non sur le volet absentéisme.
La DI souhaite remobiliser, sécuriser les conditions de travail.
La Directrice Interrégionale envisage la mise en place d’un observatoire sur l’absentéisme pour répondre aux difficultés. Les OS seront conviées à y participer.
1. Approbation du PV du CSA du 11 septembre 2025
Les OS valident le PV.
2. ACT 2026
Budget total : 9 500 €
FO JUSTICE fait rajouter 1 matelas pour le PCSE DISP Toulouse qui sera pris sur le budget de fonctionnement.
3. Validation du service des chauffeurs du siège de la DISP et de la charte des temps de la DISP
VOTE UNANIME – POUR
FO JUSTICE intervient à la lecture de la charte des temps page 4, paragraphe :
« sauf nécessités impérieuses de service les astreintes ne peuvent être imposées à un même agent plus de 7 jours consécutifs »
FO JUSTICE interroge l’administration sur l’application de ce paragraphe au CP SEYSSES et signale une situation de 12 jours consécutifs cet été.
Le DIOS dénonce ce système. Affirme qu’une note a été rédigée. Un rappel sera fait aux CE.
4. Taux de couverture des structures et situations RH du ressort pour tous les corps au 01/09/2026
Des tableaux sont transmis aux OS.
Pour FO JUSTICE, le constat est sans appel : les taux de couvertures sont en dessous des taux de références.
Le DIOS rappelle que les PA n’ont pas d’organigramme de référence.
FO JUSTICE intervient et relève que les pourcentages des PA dans le tableau ne reflètent en rien la réalité du terrain. Il manque clairement des personnels administratifs sur les structures au vu de la surcharge de travail qu’ils doivent accomplir.
Départ à la retraite : augmentation des départs dans le corps des PS.
Il est important de prendre en compte les prolongations.
Le DIOS indique que le 2ème semestre 2027 est à surveiller : risque de bascule de départs.
Le DIOS a transmis les départs à la DGAP. Il nous annonce être en attente de son retour.
Il faudrait 40 agents pour maintenir l’existant mais la DISP souhaiterait environ 180 à 200 agents au vu de la projection faite pour avril 2027 (en prenant tout en compte).
Mobilité : La DISP signale des difficultés dans la gestion de la mobilité. Les complications sont dues au fait que certains agents n’annulent pas leurs vœux de mutation. Cette situation engendre des répercussions RH directes pour les structures.
FO JUSTICE interroge la DISP si elle est en capacité de faire un point sur la prochaine priorisation.
La réponse est non !!!
5. Point note absentéisme
Point d’information sur la note absentéisme transmise aux chefs d’établissements en date du 27 mai 2026. La note et les annexes se trouvent sur intranet (Arrêts de travail – Les Absences de courtes durées, les injustifiées, les retards répétés).
FO JUSTICE intervient et demande plus de précisions sur la note et fiches (ex : problème « service aménagé » comment ?).
Fiche arrêt de travail :
Préciser les délais en cas de situation particulière ;
Prolongation de l’arrêt, contre-visite : quels moyens ?
FO JUSTICE rappelle que des textes de la fonction publique cadrent les volets CMO et AT.
FO JUSTICE relève de nombreuses incohérences dans les rédactions de la note et des annexes.
FO JUSTICE dénonce avec fermeté le refus systématique de l’imputabilité au service par certains chefs de structures. Malgré la présence de témoins, d’expertises favorables, l’aveu émis par le directeur est non imputable.
FO JUSTICE alerte sur l’augmentation de situations de ce type qui sont étudiées en comités médicaux. Les médecins valident l’imputabilité au service au vu du lien direct avec la profession.
Pour FO JUSTICE, l’administration passe pour des amateurs. Il est rappelé également que c’est à l’administration de prouver la non imputabilité et non l’inverse !!!
FO JUSTICE souligne que certains CE refusent de mettre en place les préconisations médicales malgré la possibilité locale et structurelle.
Après un long échange entre la DISP et FO JUSTICE, la Directrice Interrégionale a demandé le vote de cette Note accompagnée des Annexes :
VOTE UNANIME – CONTRE
6. Point sur les ESR et l’équipement
16 agents PREJ MURET 13 agents PREJ BÉZIERS 4 sessions de formations
Équipements
25 plaques reçues en août 2026 commandées en décembre 2025.
Casques anti-bruit : Une problématique a été relevée, qui concerne la difficulté de communication entre agents. La DISP est en attente de recevoir des adaptateurs. Il est même évoqué d’équiper les agents de Motorola (à l’étude).
L’expert rappelle que les ESR n’étaient pas dotées de porte chargeur APC9 et qu’une commande a été faite afin de les équiper.
FO JUSTICE profite de la discussion sur l’équipement dans sa généralité pour informer la DISP que sur SEYSSES, au vu de l’épisode caniculaire, il a été décidé l’achat de tee-shirts dit rafraîchissant.
Ce déploiement permettra une étude sur le retour du bien fait ou pas de ce produit.
La Directrice ESP rappelle que la fin du déploiement transitoire est fixée à fin 2027. Elle poursuit en indiquant qu’un travail est en cours sur la mise en place d’astreinte ELSP, où il n’y a pas d’ESR.
FO JUSTICE intervient en confirmant que le PREJ NIMES est intéressé en cas de déploiement ESR élargi.
7. Point formation ESP, AITO, Aérosol
5 sessions sur 2026, la dernière est en novembre 2026. 2 jours PIE en plus de la formation ESP.
Pour 2027 pas de planification à ce jour.
FO JUSTICE intervient en alertant sur la baisse de vocation des moniteurs de tir et sur le fait que les Chefs d’Établissements ne libèrent pas toujours l’agent.
FO JUSTICE réaffirme que l’effort doit être partagé.
Déploiement des aérosols
La DISP nous informe que les aérosols sont reçus. Les portes-étuis sont arrivés en septembre.
Une sensibilisation sera faite auprès des CE.
La DISP confirme que le stockage sera dans les vestiaires des agents fermés à clé comme stipulé dans la note DAP.
FO JUSTICE alerte l’administration sur l’obligation de fournir un vestiaire individualisé à chaque agent afin de stocker en toute sécurité ce nouveau matériel.
8. Informations sur le schéma d’emploi
Point fait par la secrétaire générale de la DISP de Toulouse.
Restriction budgétaire…
9. Financement de solutions de climatisation / pompe à chaleur
Un échange technique entre un intervenant privé (demandé par l’Ufap) et le service DAI (Département des Affaires Immobilières) n’a pas permis une bonne compréhension.
Ce que FO JUSTICE a retenu de ce long dialogue entre les deux parties :
Encore une fois, la politique des sanctions disciplinaires à la maison d’arrêt de Cherbourg est différente selon le statut de nos pensionnaires.
Jeudi, lors de la commission de discipline, un détenu écope de 5 jours fermes de quartier disciplinaire pour détention d’un téléphone portable.
La semaine dernière, le détenu J. se présente pour les mêmes faits devant la commission et, SURPRISE, celui-ci n’écope que de 14 jours de QD avec sursis.
Le détenu J., déjà pointé par notre organisation depuis plusieurs mois pour des problèmes de comportement (violences sur codétenu, manquements au travail, détention d’objets interdits…), semble bénéficier d’un statut VIP.
Classement sans suite ; Sursis et encore sursis ; Mais jamais de peine de quartier ferme !
Ce vendredi, lors de la promenade, le détenu J. a encore fait parler de lui à la suite de violences sur un codétenu.
Samedi matin, le major encadrant de service, souhaitant recevoir le détenu J. dans le cadre de la procédure d’enquête, a essuyé une fin de non-recevoir de ce dernier, celui-ci déclarant ne traiter qu’avec l’officier de détention.
POURQUOI ?
Madame la Cheffe d’établissement, nous vous avions déjà questionnée sur le sujet de ce détenu particulièrement problématique et sur le traitement de faveur dont il pourrait bénéficier.
Pourquoi le détenu J. n’est-il pas sur le même pied d’égalité que les autres détenus ?
Faut-il vous rappeler l’un des fondements de la justice : L’ÉGALITÉ ?
Madame la Cheffe d’établissement, par vos agissements, la tension monte sur la coursive.
Les autres détenus ne comprennent pas pourquoi eux sont sanctionnés alors que le détenu J. peut continuer sa détention en toute impunité.
Le bureau local FO JUSTICE demande le transfert rapide du protagoniste et que, lors de son prochain passage en commission de discipline pour des violences sur codétenu, il soit sanctionné de la même manière que le reste de la population pénale !
LA MAISON D’ARRÊT DE TOURS EST AU BORD DE LA SATURATION !
Ce week-end encore, la réalité du terrain a été marquée par une nouvelle vague d’arrivants…
VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2026 : 7 ARRIVANTS
SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026 : 3 ARRIVANTS
➜ 10 ARRIVANTS EN SEULEMENT 48 HEURES !
LES CHIFFRES PARLENT D’EUX-MÊMES
104PLACES en détention 279 détenus en détention 41 détenus supplémentaires en périphérie
(QA, QD, QSL, QM)
320 DÉTENUS AU TOTAL ! TAUX D’OCCUPATION : 268 %
Soit près de 2,7 détenus pour une place disponible.
176 % DE SURPOPULATION AU-DELÀ DE LA CAPACITÉ !
UNE CAPACITÉ D’ACCUEIL DÉRISOIRE
3 PLACES au 2ème étage 3 PLACES au 1er étage 0 PLACE au RDC
Soit 6 places disponibles pour absorber de nouveaux arrivants… Alors que 10 personnes sont arrivées en seulement 48 heures.
LE COMPTE N’Y EST PAS !
ET POUR FAIRE FACE : SEULEMENT 1 AGENT PAR ÉTAGE !
La population pénale augmente. Les mouvements augmentent. Les contraintes augmentent.
Les risques augmentent. Mais les moyens humains, eux, ne suivent pas !
Un seul agent par étage face à une population pénale toujours plus importante :
FO JUSTICE DIT STOP !
IL EXISTE POURTANT DES ALTERNATIVES !
La surpopulation carcérale ne peut pas être dissociée du recours aux alternatives à l’incarcération.
Placement sous surveillance électronique, placement extérieur, semi-liberté, travail d’intérêt général…
Autant de dispositifs qui peuvent éviter certaines incarcérations ou favoriser des sorties encadrées.
FO JUSTICE demande que ces solutions soient réellement utilisées lorsque les conditions légales sont réunies.
On ne peut pas demander aux magistrats de pousser les murs indéfiniment !
FO JUSTICE EXIGE DES RÉPONSES !
NOUS REVENDIQUONS :
► Une réponse immédiate face à la surpopulation de la Maison d’arrêt de Tours ;
► Des renforts en personnels à la hauteur de la population pénale réellement accueillie ;
► Une réflexion urgente sur l’organisation et la sécurité des étages ;
► Une meilleure anticipation des flux d’arrivants ;
► Une utilisation effective des dispositifs permettant de limiter le recours à l’incarcération lorsque les conditions légales sont réunies ;
► Une véritable prise en compte des conditions de travail et de sécurité des personnels.