La visite du garde des Sceaux durant ces deux jours dans notre département nous laisse un goût amer.
Aucune mesure nouvelle et concrète n’a été annoncée.
Il s’agit d’un recyclage pur et simple des annonces du DGAP en octobre dernier: sécurisation des établissements, renforcement des ELSP… Rien de nouveau sous le soleil.
L’annonce d’une prison modulaire sur le site du Port a été faite, avec une visite impromptue de cet établissement suite à la pression mise par FO Justice dès le premier jour auprès du cabinet et du garde des Sceaux lui-même. Ce passage sur le site du Port n’était pas prévu dans le déplacement initial.
Le format de rencontre s’est limité à un échange avec un conseiller du ministre, certes à l’écoute, mais ne maîtrisant absolument pas les sujets pénitentiaires.
Rien sur le comblement des postes vacants au CP de Saint-Denis (20) et au CD du Port (15).
Rien sur la reprise des extractions judiciaires.
Rien sur la création d’une UHSA.
En fin de visite sur le site de la MA de Saint-Pierre, il est question d’un projet de création d’un établissement dans le Sud.
Nous ne sommes pas dupes. Quand on connaît l’instabilité politique, les échéances électorales à venir, les annonces passées et les délais de construction d’un établissement pénitentiaire, nous sommes très loin d’un projet concret.
Nous avons rencontré un ministre avenant, au contact des personnels, mais sans annonce tangible.
Un déplacement qui restera malheureusement sans réponse aux attentes légitimes des personnels pénitentiaires.
FO Justice continuera d’exiger des moyens humains, des engagements clairs et un calendrier précis.
Les personnels méritent mieux que des promesses recyclées.
La situation des établissements pénitentiaires de La Réunion est aujourd’hui particulièrement préoccupante. La surpopulation carcérale atteint des niveaux alarmants, notamment en raison de l’augmentation significative du narcotrafic sur notre territoire.
La situation extrêmement délicate de la maison d’arrêt des femmes du Centre Pénitentiaire de ST Denis, en est une illustration frappante. Les personnels sont désormais confrontés à une violence régulière, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des établissements, dans l’exercice de leurs fonctions.
Depuis de nombreuses années, l’administration centrale a entretenu une vision trop souvent idéalisée de notre département, laissant entendre que « c’est moins pire qu’ailleurs ». Cette perception ne correspond plus à la réalité du terrain que vivent quotidiennement les agents.
La maison d’arrêt de Saint-Pierre est à bout de souffle : le surencombrement y est devenu la règle. Des matelas sont ajoutés au sol dans des dortoirs accueillant jusqu’à seize détenus.
L’insalubrité des cellules a pu être constaté, il y a quelques semaines par le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire, qui souhaitait vous la montrer lors de votre venue.
Le centre pénitentiaire de Saint-Denis approche désormais les 1 000 détenus hébergés pour une capacité théorique de 575 places. La maison d’arrêt des femmes connaît également une suroccupation préoccupante avec jusqu’à six détenues dans des cellules, au quartier maison d’arrêt et jusqu’à trois au centre de détention.
Ces difficultés s’accompagnent d’un taux de vacance de postes de 20 agents.
La situation n’est plus tenable et les personnels font preuve d’un professionnalisme et d’une abnégation sans faille pour maintenir cette structure à flot.
Le centre de détention du Port, établissement pour peines, cumule les difficultés : de nombreux postes de surveillants restent vacants, la surpopulation ne cesse d’augmenter – jusqu’à trois détenus par cellule – et la structure, laissée sans investissements suffisants pendant des années, souffre d’une vétusté qui dégrade fortement les conditions de travail des personnels.Un travail d’évaluation doit être conduit sur les profils de certains détenus, en particulier ceux exécutant de longues peines, afin d’assurer une adéquation entre les profils pénaux, les régimes de détention et les dispositifs proposés.
Il est impératif que l’ensemble des travaux engagés (bâtiments, PEP, vestiaires…) soient menés à leur terme dans des délais raisonnables, afin de garantir des conditions de travail et de détention dignes.
Nous constatons un développement anarchique des concessionnaires sur le site du port, ce qui met en péril la sécurité de l’établissement.
Il convient de clarifier les conditions de leur implantation et de leur fonctionnement.
Le SPIP de La Réunion traverse une situation de très grande tension en raison d’un manque criant de personnel conjugué à une charge de travail en constante augmentation.
Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) suivent aujourd’hui plus de 100 dossiers au milieu fermé du CPSD et plus de 85 dossiers au centre de détention du Port. Ces niveaux excèdent largement les capacités normales de prise en charge et placent le service en fonctionnement dégradé, ne lui permettant plus d’assurer ses missions dans des conditions satisfaisantes.
Un autre indicateur préoccupant de cette situation réside dans l’organisation du travail des personnels administratifs, contraints d’intervenir sur deux antennes afin de pallier les effectifs insuffisants.
Les agents font preuve d’un engagement constant et dépassent largement leur charge normale de travail afin de préserver la continuité du service public de la justice. Toutefois, cette mobilisation ne saurait constituer une solution pérenne. Plusieurs agents sont d’ores et déjà en arrêt de travail.
La DTOI, implantée en grande pompe il y a quelques années, est aujourd’hui devenue une coquille vide.
Grâce à son positionnement stratégique dans le département, elle devait apporter proximité et réactivité au bénéfice des différents établissements. Force est de constater qu’il n’en est rien.
Lors de diverses audiences auprès de l’Inspection, nous avions exprimé la crainte que cette structure ne devienne une strate administrative supplémentaire entre la direction interrégionale et les établissements. Nos craintes se sont malheureusement avérées fondées.
Des personnels, arrivés en MAD depuis différents établissements déjà fragilisés, et déstabilisés par l’instabilité persistante de cette structure, font aujourd’hui le choix de la quitter.
Un décret, attendu depuis des mois et annoncé par le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire lors de son dernier déplacement, n’a toujours pas été publié.
Un organigramme élaboré dans la précipitation, sans aucune concertation, semble avoir été proposé.
Les personnels de la DTOI attendent désormais des annonces concrètes, des engagements clairs et des garanties quant à leur avenir.
Face à l’ensemble de ces situations, FO Justice formule des demandes claires :
La construction d’un nouvel établissement dans le sud de l’île afin de répondre durablement à la surpopulation
La création d’une unité hospitalière spécialement aménagée, au regard de l’augmentation constante des détenus présentant des profils psychiatriques lourds et des difficultés croissantes de prise en charge
La reprise des extractions judiciaires dans notre département, avec des effectifs adaptés et pérennes
Le renforcement des effectifs et des moyens matériels dans l’ensemble des établissements ;• Le développement et la diversification des métiers pénitentiaires dans les départements d’outre-mer, revendication portée de longue date par notre organisation.
Ces projets constitueraient un signal fort adressé aux agents de La Réunion, qui accomplissent leurs missions dans des conditions de plus en plus dégradées.
Monsieur le Ministre, voilà plus de quatre ans qu’aucun déplacement ministériel n’a eu lieu dans notre département. Les personnels attendent aujourd’hui des mesures fortes, concrètes et budgétairement engagées, non de simples effets d’annonce.
Je vous d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.
Il y a des weekends comme celui-là où il vous tarde que ça se termine !!! Voila le ressentit général des agents qui travaillent ce week-end sur la Maison d’Arrêt de Carcassonne.
Une fois de plus le pire a été évité !!! Non pas grâce au système de sécurité de l’établissement toujours aussi défaillant, mais bel et bien par le professionnalisme et la rigueur des agents œuvrant dans ce marasme !!!
FO JUSTICE MA CARCASSONNE revient sur les faits :
Le calvaire a débuté vendredi 20 Février 2026. Deux bagarres générales viennent semer le chaos durant l’après midi pendant les promenades. Des mesures de séparations ont été prise et ce toujours sur fond de surpopulation afin d’espérer pouvoir traverser ce week-end sans d’autres incidents.
Cela n’a malheureusement pas suffit !!!
Ce matin, dès la prise de service, le gradé de jour a dû s’employer pour procéder à la fouille d’une cellule du RDC. Les détenus y étant hébergés ont été surpris grâce à la vigilance des agents de nuits entrain de récupérer des projections sur le terrain de sport.
Bilan de la fouille 1 téléphone découvert ainsi que tout le matériel du parfait petit pécheur de colis !!!
En début d’après midi, lors de la descente du premier tour de promenade le pire a été évité.
FO JUSTICE MA CARCASSONNE ne peut que féliciter l’agent en poste au RDC pour son professionnalisme et sa rigueur lors du contrôle des détenus au portique .
En effet, l’un des protagonistes de la veille, n’a rien trouvé de plus intelligent que de se rendre en promenade avec un couteau type céramique de 22cm ( lame de 12cm). Grace à l’agent du RDC ce couteau a été saisie.
La fouille de la cellule hébergeant ce détenu a permis de retirer deux autres téléphones portables de la détention.
FO JUSTICE MA CARCASSONNE pose les questions suivantes :
Où sont le filets « anti projection » que l’on nous a tant de fois promis ?
Où en est la sécurisation du domaine ?
Les caméras refonctionneront elles un jour sans que le système plante toutes les 5 min ?
Maintenant que fait on ?
Quid de cette surpopulation chronique au sein de notre structure ?
FO JUSTICE MA CARCASSONNE alerte une énième fois :
De plus en plus de profil psy !!!
De plus en plus de mesures de séparations !!!
Des bloqueurs au QD !!!
Des transferts qui n’avancent pas !!!
FO JUSTICE MA CARCASSONNE met en garde l’administration et les autorités, un nouveau cap a été franchi au sein de notre petite structure !!! Ce n’est pas faute d’avoir averti que certains profils n’ont rien a faire chez nous !!!
FO JUSTICE MA CARCASSONNEs’inquiète sur le devenir :
Qu’allons nous faire d’ici quelques mois avec nos effectifs qui vont s’amenuiser suite aux multiples départs à la retraite ?
Les week-end sont très sensibles, sur notre établissement en matière de ressources humaines surtout le dimanche.
Monsieur le CHEF d’établissement, vous avez pris vos fonctions il y a peu. Vous vouliez connaître notre ligne de conduite, vous avez pu en lire une ébauche .
FO JUSTICE MA CARCASSONNE tient à féliciter les agents de nuit ainsi que les collègues du week-end sans qui une catastrophe aurait été inévitable.
FO JUSTICE MA CARCASSONNE demande des félicitations officielles de la part de l’administration pour l’ensemble de ces agents .
FO JUSTICE MA CARCASSONNE demande une fouille générale de notre établissement sans délai. Tant nous concevons qu’il puisse se mettre en place des fouilles sectorielles sur les grandes structures, tant il ne peut être concevable qu’au vu de la volumétrie de notre prison, il ne soit pas ordonné une FOUILLE GÉNÉRALE.
FO JUSTICE MA CARCASSONNE réaffirme son soutient indéfectible aux personnels de notre établissement.
Hier, en début d’après-midi, l’un des nôtres a encore échappé au pire !
Lors du départ promenade, un pensionnaire au profil psy, connu et reconnu, a son œilleton bouché et refuse de le déboucher, en menaçant de s’en prendre au premier qui ouvre.
Les agents poursuivent leur mouvement avant de revenir voir notre énergumène.
Étant donné que l’administration a obligation de proposer 1h de promenade par jour à ses pensionnaires, les surveillants se retrouvent dans l’obligation d’ouvrir malgré les menaces.
À l’ouverture de la cellule, le détenu se jette, muni d’une poêle, sur notre collègue ESP afin d’en découdre. Heureusement, la réactivité et le professionnalisme de l’agent permettent l’esquive de l’arme. Mais lors de la maîtrise, les coups pleuvent et le surveillant sera touché à la joue par un coup de poing.
La cellule remplie d’eau montre bien la détermination et la préméditationde Monsieur T. Les agents ont fini au sol avec
la personne détenue, qui dans sa folie, se tapait la tête au sol et vociférait qu’il allait porter plainte pour coups et blessures.
La mise en prévention a été ordonnée et la personne détenue bien évidement amenée au QD. Mais loin de nous l’idée que cette procédure va calmer ce gentil petit détenu. Ce dernier a, à plusieurs reprises, tenté de se jeter au sol durant son acheminement jusqu’au quartier disciplinaire.
Résultat des courses le collègue a été emmené à l’hôpital, a écopé d’1 jour d’ITT et en prime d’unebelle joue rouge et bien gonflée !
Notre question est la suivante : combien d’agressions faut-il encore avant que la direction ne se décide à agir ?
Les agents, nos collègues, ne sont même pas en capacité de travailler en sécurité alors même que nous sommes à l’aube d’une ouverture d’un QLCO !
FO le dénonce,CE DÉTENU est un cas PSY +++ qui a un problème à chaque ouverture de porte (appel, promenade ou tout mouvement), qui est intolérant à la frustration, qui a une problématique de gestion des émotions et de sa violence.
FO dénoncequ’après avoir pris connaissance des observations sur la fiche de cette personne détenue, la hiérarchie était bel et bien au courant de la gestion compliquée de ce détenu et n’a pour autant pas hésité à laisser les agents dans la difficulté.
Le Bureau FO Justicedu CP ValenceDEMANDELe transfert immédiat de ce profil psy qui a amplement fait son temps au CP Valence et qui a bien assez usé les agents avec son comportement.
Le Bureau FO Justicedu CP ValenceFELICITE les agents pour leur professionnalisme et leur sang froid ! Car sur une situation comme celle-ci il en faut !
Le Bureau FO Justicedu CP ValenceSOUHAITE un prompt rétablissement au collègue et se met à sa disposition pour toute démarche.
Le Bureau FO Justicedu CP ValenceRAPPELLEque la présence des agents ESP est essentielle au sein de notre structure, sur LEURS MISSIONS de SECURITE INTERIEURE.
Le 19 février 2026, lors d’un retour d’extraction judiciaire vers la MA de Châlons-en-Champagne, un équipage du PREJ Troyes/Lavau a été pris en chasse sur autoroute par un véhicule suspect.
➡️ Filature insistante
➡️ Rapprochements dangereux
➡️ Manœuvres pour tenter de décrocher le véhicule
➡️ Activation gyrophares et avertisseurs sonores
➡️ Accélération pour sécuriser l’escorte
Malgré l’interposition de véhicules civils, le véhicule suspect est resté au contact.
⚠ UN DISPOSITIF DE SÉCURITÉ DÉFAILLANT ?
Selon les éléments recueillis :
Le dispositif SAGEO aurait été déclenché.
Des difficultés de géolocalisation ont été évoquées.
Les informations auraient été transmises tardivement.
L’alerte police serait intervenue avec un décalage.
➡️ Si ces éléments sont confirmés, cela pose une question grave : Nos agents peuvent-ils compter sur les dispositifs censés garantir leur sécurité ?
28 MINUTES SOUS PRESSION
Soit près de 30 minutes d’incident actif.
Pendant 28 minutes :
Vitesse élevée
Risque d’embuscade ou de tentative d’évasion
Tout s’est bien terminé. Mais cela aurait pu être tout autrement.
LES EXIGENCES DE L’UISP FO JUSTICE GRAND EST
FO Justice demande :
✅ Une analyse complète et transparente de l’incident
✅ Un audit immédiat du dispositif SAGEO (réseau ? matériel ? procédure ?)
✅ Des garanties écrites sur la fiabilité de la géolocalisation PREJ
✅ Une reconnaissance officielle du professionnalisme des agents concernés
LES PREJ NE DOIVENT PAS TRAVAILLER EN MODE DÉGRADÉ
Les missions d’extraction sont parmi les plus exposées de l’Administration Pénitentiaire.
La sécurité ne peut pas dépendre d’un matériel défaillant ou d’un réseau instable.
Les agents ont fait preuve de sang-froid et de maîtrise.
L’institution doit maintenant faire preuve de responsabilité.
FO JUSTICE SERA VIGILANT.
La sécurité des personnels n’est pas négociable. Nous ne laisserons pas banaliser ce type d’incident.
Ce vendredi 20 février en fin de journée, au QCD, un détenu trop bien connu des détentions nantaises et régionales est passé à l’acte et a agressé notre collègue du bâtiment C. Après lui avoir jeté son repas au visage ce condamné en procédure criminelle a asséné au moins deux coups de poing à notre collègue. La promptitude des agents a peut-être permis d’éviter le pire.
On pourrait se dire encore une agression, encore une agression de plus.
Si le syndicat local FO justice du CP de Nantes est conscient des difficultés de gestion de la détention au QCD, du fait d’un secteur disciplinaire en travaux et d’une population pénale qui a changé, l’incompréhension et l’indignation sont présentes.
Depuis plusieurs jours, ce détenu à fort ascendant sur le reste de la population pénale, tentait d’intimider et menaçait notre collègue de le tuer ou de le faire tuer.
Alors que tous les écrits ont été faits et la sonnette d’alarme tirée par la Cheffe de bâtiment entendre à la suite de l’agression « normalement il n’agresse pas les bleus » comme justification n’est pas entendable d’autant plus qu’il apparaît comme un des tauliers de la détention.
Avant de tuer on peut espérer qu’il n’avait jamais tué……
Le syndicat local FO justice du CP de Nantesattend que la Direction du QCD vienne, spontanément, expliquer aux agents le pourquoi du comment et les raisons qui ont motivé de ne pas protéger l’agent menacé.
Dans le cas contraire la rupture sera consommée….
Le syndicat local FO justice du CP de Nantesespère que le parquet ne fera preuve d’aucune bienveillance à l’égard de l’agresseur et que la justice fera preuve de la plus grande fermeté.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantess’étonne que régulièrement des écrits et remontées d’informations restent lettres mortes au QCD.
Alors que l’on parle du rôle du surveillant acteur d’une détention sécurisée, à quoi bon si les remontées du terrain ne sont pas prises en considération ?
Le syndicat local FO justice du CP de Nantesapporte son soutien à notre collègue et à tous nos collègues profondément marqués par cette nouvelle agression.
Depuis plusieurs mois, les agents subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail, avec une organisation instable et une gestion catastrophique du service Origine qui multiplie les erreurs, impactant régulièrement le personnel de l’établissement.
F.OJustice a alerté, F.O Justice a rencontré la Direction, F.OJustice a relancé par écrit…
Aujourd’hui, nous attendons toujours des actes…
À l’issue du dernier CSA, la Direction avait indiqué qu’en 2026 les cycles longues journées seraient identiques à ceux de 2025.
Or, à la réception des plannings PGS et JNS, force est de constater que ce n’est pas le cas.
Des services annuels 2026 reçus tardivement par les agents fin décembre, puis corrigés dans le flou le plus total par un service des agents qui agit en roue libre, selon sa propre logique.
FO Justice redemande clairement : Où en est-on ? Quel calendrier ?
Lors de notre audience du 16 janvier, nous avions exigé des modifications immédiates, notamment une répartition équitable des rappels des JNS et une correction des erreurs du service PGS.
PENDANT CE TEMPS… LE SERVICE OMAP IMPROVISE
Les agents sont à bout de souffle et de patience.
Le ras-le bol est désormais collectif et il est temps de dire stop :
• Au parcours du combattant pour un simple changement de service. A force de régulièrement refuser des demandes aux agents, on ne gère plus, on bloque !
• Au non-respect du positionnement des agents référents sur leurs postes labelisés (QD, RESPECTO, QA).
• A l’absence d’équité de traitement entre les agents (la souplesse semble être réservée à certains et les refus systématiques aux autres).
• A la banalisation des nuits à 10 (sans aucune anticipation et effort réel pour renforcer les équipes dans les plus brefs délais).
• Aux postes 3/2 attribués aux longues journées et qui résultent sur aucunes pauses repas de 45min !
• Au manque de confidentialité sur la situation de certains agents : Inacceptable ! Les situations individuelles ne sont pas des sujets de couloir.
• A la Gestion des Postes Fixesaléatoires : saisie des heures sup, remplacement…
Mais bien plus grave encore pour F.O Justice :
• Aux agents rappelables qui sont aujourd’hui menacés de sanctions AB1 après un simple appel du service OMAP alors qu’ils sont chez eux, et en repos !
Les textes sont clairs : « Les agents rappelés doivent être prévenus personnellement et oralement suffisamment à l’avance ».
Alors même que nous dénonçons l’absence d’équité liées aux erreurs de la répartition des rappels du service Origine, certains agents vont se retrouver maintenant doublement pénalisés.
Un repos hebdomadaire n’est pas une astreinte déguisée.
F.O Justiceaccompagnera individuellement tout agent visé par une menace de sanction et contestera systématiquement toute procédure abusive.
Ces dysfonctionnements mettent les agents sous tension et fragilisent clairement les conditions de travail dans notre établissement.
NOUS PARLONS REGULIEREMENT DEPUIS 2 ANS EN CSA DE NOUVEAUX SERVICES…
MAIS LE PROBLÈME NE SERAIT-IL PAS AILLEURS ?
Ne serait-ce pas à l’OMAP que nous avons besoin de changer d’Agent et de Responsable ?
Peu importe le planning à Eysses, tant que la gestion restera identique, rien ne fonctionnera !
Peu importe les orientations annoncées par la direction ou les décisions prises en CSA, le service des agents interprète les règles à sa convenance, sans jamais être contrôlé d’ailleurs.
Quand un service a perdu toute crédibilité auprès des agents, créant de la défiance et de la colère, il faut avoir le courage d’apporter des changements.
Notre patience a des limites et les agents ne sont pas des pions, ils font tourner tous les jours la boutique et méritent un minimum de respect pour leurs investissements.
Le Pôle Juridique vous propose de faire le point et de répondre à vos interrogations sur 2 dossiers que :
►FO Justice a mené seul !
►2 victoires obtenues par FO Justice en faveur des Personnels :
– Le suivi des inversions de carrière dont ont été victimes les agents détenant le 4ème échelon du grade de Brigadier lors de la fusion des grades en février 2022
– La perte de l’année de stage pour certains agents titularisés entre le 1er janvier et 12 octobre 2019.
Un live interactif, engagé et sans langue de bois !
FO Justice dit NON à une gestion autoritaire des congés annuels des postes fixes !
FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté la note de service, sortie au niveau local, relative à la « gestion des absences (suite nouveau logiciel 2.0) », qui impose aux agents de positionner leurs congés sur une période allant d’avril à septembre 2026, sous couvert d’un déploiement informatique.
➢ Cette note constitue une atteinte grave aux droits des agents, en particulier des personnels en postes fixes, qui ont toujours fonctionné sur la base de la concertation, de l’anticipation collective et du respect des contraintes personnelles et familiales.
Une remise en cause du droit aux congés
Contraindre les agents à poser leurs congés sur des périodes prédéterminées revient à :
✓ Détourner l’objet même du droit au congé annuel,
✓ Transformer un outil informatique en outil de contrainte managériale,
✓ Imposer des dates qui ne seront pas adaptées à la réalité des agents (scolarité des enfants, situations familiales, contraintes personnelles, etc.).
Le Mémento des congés 2025 rappelle pourtant clairement que :
✓ Le congé annuel est un droit statutaire,
✓ Son exercice doit s’inscrire dans une logique de respect de la vie personnelle et familiale des agents,
✓ Les congés doivent être accordés dans le cadre de l’organisation du service mais ne peuvent faire l’objet d’une gestion arbitraire ou autoritaire.
Un cadre réglementaire ignoré
Le Recueil de la réglementation du temps de travail rappelle que :
✓ L’organisation du travail doit respecter les garanties minimales (repos quotidien, repos hebdomadaire, équilibre vie pro / vie perso),
✓ L’administration a une obligation de conciliation entre les nécessités de service et les droits des agents,
✓ Les congés ne sont pas un simple « stock à positionner » pour satisfaire des contraintes techniques / informatiques ou fallacieuses.
➢ Un logiciel ne peut pas dicter la politique RH.
Ce sont les droits statutaires qui doivent s’imposer à l’outil, et non l’inverse.
Une attaque directe contre les postes fixes
FO Justicerappelle que dans les postes fixes, l’organisation des congés repose historiquement sur la concertation entre collègues et avec la hiérarchie, afin de garantir à la fois :
✓ La continuité du service public,
✓ L’équité entre agents,
✓ Le respect des contraintes individuelles.La note de service vise clairement à casser ce fonctionnement collectif au profit d’une gestion froide, centralisée et déshumanisée, qui ouvre la porte :
✓ A des refus injustifiés de congés,
✓ A des pressions pour « remplir » le logiciel,
✓ A une individualisation forcée des contraintes.
FO Justiceexige :
✓ Le retrait pur et simple de cette note de service
✓ Le respect du cadre réglementaire existant
✓ Le maintien de la concertation locale dans l’organisation des congés, notamment en postes fixes
✓ L’assurance qu’aucun agent ne sera contraint de poser des congés sur des périodes inadaptées à sa situation personnelle
✓ L’engagement écrit que le logiciel 2.0 ne sera qu’un outil de gestion et non un moyen de restriction des droits
FOJusticerestera pleinement mobilisée
FO Justicen’acceptera jamais que la modernisation informatique serve de prétexte à :
✓ Réduire les droits des agents,
✓ Rigidifier l’organisation du travail,
✓ Imposer des contraintes supplémentaires à des personnels déjà sous pression.
Les congés sont un droit, pas une variable d’ajustement.
FO Justiceappelle les personnels à se rapprocher de leurs représentants syndicaux pour signaler toute pression ou tentative d’imposition de dates de congés.