Publié le — Laisser un commentaire

ÉNAP Personnels : Stop à la maltraitance institutionnelle

FO JUSTICE – personnels ÉNAP alerte : les Risques PsychoSociaux (RPS) explosent à l’école ; tous les agents sont concernés : ANT, PA, PT, PS mais également certains cadres.

Les RPS sont des risques graves pour la santé mentale, physique et sociale, provoqués par les conditions de travail, l’organisation du service et les relations professionnelles, notamment lorsqu’une certaine hiérarchie impose une pression constante et injustifiée, voir tient des propos insultants.

Il est temps d’en parler et que chacun prenne ses responsabilités ! Surtout la direction locale qui est responsable de la santé de ses agents.

Depuis plusieurs mois, les conditions de travail au sein de l’ENAP suscitent de vives inquiétudes. Les RPS ne sont plus une fiction : ils s’installent durablement dans notre quotidien professionnel et affectent la santé, l’engagement et la dignité des agents.

LES RPS : CE N’EST PAS “DANS LA TÊTE” DES AGENTS :

La souffrance au travail n’est pas une fragilité individuelle. Elle est souvent la conséquence directe de décisions et de pratiques managériales non adaptées qui peuvent être impulsées par la direction locale.

LES AGENTS SUBISSENT AUJOURD’HUI ;

• une pression permanente et des urgences imposées,

• des objectifs irréalisables,

• des ordres contradictoires,

• du mépris, des humiliations, des remarques déplacées.

IL Y A DES CONSÉQUENCES IMPORTANTES pour ne pas dire GRAVES :

• stress chronique, anxiété, épuisement professionnel,

• troubles du sommeil, fatigue, douleurs,

• perte de confiance, démotivation, isolement,

• une souffrance éthique silencieuse : les valeurs professionnelles sont mises à mal ; fragilise les agents.

Lorsque les agents craquent et sont en arrêt de travail, cela n’est pas du hasard mais un réel SIGNAL d’ALERTE qui doit être pris au sérieux.

FO JUSTICE DIT STOP

La santé des personnels n’est pas une variable d’ajustement.

NOS EXIGENCES :

• l’arrêt des pratiques abusives et maltraitantes,

• une prise en charge réelle des situations de RPS,

• des mesures concrètes de prévention qui passent notamment par la formation des cadres et des chefs de service sur les pratiques managériales car il faut le dire : la plupart des cadres et des membres de la direction de cette école ne sait pas manager et surtout se moque éperdument des personnels et de leurs conditions de travail.

La bienveillance ne semble pas faire partie du vocabulaire de cette école.

La définition du Larousse :

« Principe éthique fondamental, la bienveillance est une valeur morale qui implique de faire preuve de gentillesse, de solidarité, de soutien, d’écoute, de compréhension envers ceux qui en ont besoin. »

En milieu professionnel, ça se traduit par :

« Le management bienveillant est un mode de management qui valorise l’humain. La bienveillance au travail repose sur la valorisation du travail des collaborateurs. Ce mode de management consiste à prendre en compte les besoins de chacun des membres de l’entreprise. Leur bien-être est la priorité. En faisant preuve de reconnaissance envers les salariés, la société les valorise. Ils sont ainsi plus impliqués et ont une meilleure productivité. »

En conséquence, les RPS ont un réel impact sur l’organisation du travail : construction de contenu pédagogique, face à face pédagogique, réunion de travail, etc mais aussi sur l’école elle-même et l’image que cela engendre à l’extérieur des murs.

Vous ne pouvez plus vous cacher derrière votre petit doigt et vous devez agir rapidement et sanctionner les cadres (et tous personnels) qui auraient des comportements déplacés, qui favoriseraient les RPS.

Ce n’est pas quand un drame sera arrivé qu’il faudra agir, il sera trop tard et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

NE RESTEZ PAS SEULS :

Contactez vos représentants FO JUSTICE – personnels ÉNAP

FO JUSTICE – personnels ÉNAP accompagnera tout agent victime de RPS.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Caen-Ifs : Agression MAH

Hier, le 23 avril 2026 aux alentours de 16h30 au 3eme étage de la MAH1, le détenu C. (bien connu sur notre structure) a agressé un personnel du centre pénitentiaire de Caen-Ifs.

Alors qu’il empêchait la fermeture de la cellule à l’aide de son pied, le brigadier-chef encadrant a tenté de le repousser à l’intérieur de celle-ci afin de mettre fin à l’incident.

C’est à cet instant que le détenu C. lui a assené un violent coup de poing au visage au niveau du nez.

L’agent sera conduit à l’hôpital afin d’effectuer des examens.

Ces derniers montreront que son nez n’est pas cassé, un rendez-vous ORL est pris sans urgence afin de s’assurer que tout est en ordre également de ce côté.

FO Justice condamne cette agression encore une fois gratuite à l’encontre d’un personnel.

FO Justice accompagne l’agent dans ses démarches et a d’ores et déjà saisi la Direction afin de mettre en place les dispositions nécessaires suite à son souhait de déposer plainte lors de sa reprise de service.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue touché dans l’exercice de ses fonctions et lui apporte tout notre soutien.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Guadeloupe : Appel à la mobilisation de l’UFAP du 27 avril, tout n’est que stratégie !

Chers collègues, chers camarades,

La situation au sein des établissements pénitentiaires de Guadeloupe est grave, voire chaotique.

Le manque d’effectifs, la surpopulation carcérale, la fatigue, la dégradation des conditions de travail, FO Justice Guadeloupe ne cesse de le crier haut et fort depuis très longtemps. Et ce à tous les niveaux !!! FO Justice Guadeloupe partage entièrement la colère des personnels pénitentiaires tous corps et grades confondus face au silence et au mépris de notre administration.

Les personnels sont à bout et tiennent encore l’établissement au prix de leur santé, de leur sécurité et surtout de leur vie personnelle.

Et l’Administration pense nous faire taire en nous proposant 6 agents pour Basse-Terre à la CAP de mobilité de juillet et 2 postes pour Bémao sur celle de septembre. Une misère, des miettes !! Donc aucune perspective sérieuse pour demain !!

Que dire de la surpopulation à laquelle nous devons faire face ? FO JUSTICE a proposé une règle simple et claire en travaillant sur l’article 7 du projet de loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective) à savoir :

  •  Ne pas dépasser la capacité des établissements
  •  Fin des matelas au sol
  •  Instaurer une régulation carcérale en cas de seuil de critique

Mais lors du CSA Ministériel, ce même syndicat qui en 2018 nous a obtenu une paire de magnum et un gilet pare lame a refusé de valider ce projet de loi qui pourrait mettre en berne et stopper cette surpopulation carcérale. L’Ufap tient un discours ambivalent et induit les personnels en erreur : il veut des avancées mais refuse les éléments et les projets adaptés qui pourraient nous faire y parvenir (seulement parce que ces projets sont portés par FO JUSTICE) et par la même protège leurs partenaires (exemples flagrants : l’échec du choix d’Intérial, refus de la visioconférence).

FO JUSTICE avait lancé un appel à la mobilisation nationale en novembre 2025, pour les mêmes sujets qu’ils avancent aujourd’hui, ET ILS AVAIENT REFUSÉ.

FO Justice Guadeloupe partage entièrement le constat des vacances de postes, de la densité carcérale mais bloquer sans aucune stratégie ni solution claire ne servira pas à grand-chose !!!

FO Justice Guadeloupe l’a toujours dit, c’est ensemble que l’on peut aller loin et non tout seul !

FO Justice Guadeloupe n’a jamais eu la politique du « aujourd’hui je t’aime, demain je t’aime plus ».

FO Justice Guadeloupe ne laissera aucun personnel crever devant les portes ni à l’intérieur des murs car nous continuons et continuerons à nous battre pour toujours améliorer les conditions de travail des personnels (PS, PA, PT, CPIP, PJJ…).Il faut BLOQUER, OUI ! Il faut SE BATTRE, OUI ! Il faut SE FAIRE ENTENDRE, OUI !

Mais pas n’importe comment ! Ce n’est pas une excuse mais une RÉALITÉ. Face à l’administration, il faut être fort, ferme, efficace avec un projet structuré et fiable.

C’est la raison pour laquelle, FO Justice Guadeloupe ne s’associera pas à l’appel sur un coup de tête du secrétaire général de l’Ufap. Chers collègues de Guadeloupe, ce n’est pas une intersyndicale, c’est bel et bien un appel de l’Ufap national seul, sans concerter les autres organisations syndicales. Cependant, et comme d’habitude, les forces vives de FO et les sympathisants seront bien présents sur leur lieu de travail. Non pas en intersyndicale, mais par respect et soutien aux personnels.

Même si certains tentent déjà de nous faire passer pour des lâches ou autres… Nous ne sommes pas dans une mobilisation démagogique à l’approche des élections professionnelles. C’est tous les jours que nous sommes aux côtés des personnels et ils apprécient notre sincérité, notre accompagnement au quotidien, notre discrétion sur les dossiers, le combat que nous menons… notre professionnalisme tout simplement.

Pour finir FO Justice Guadeloupe entend certains fanfaronner en disant qu’il y a eu des avancés, qu’on est passé catégorie B, on ne peut que sourire et lui dire MERCI. Merci de reconnaître que FO JUSTICE est et a toujours été au travail pour l’ensemble des personnels. A coup sûr, celui-là doit avoir une carte FO JUSTICE cachée dans son tiroir pour nous faire des éloges !

Jamais FO Justice Guadeloupe n’utilisera la souffrance morale et physique des agents à des fins populistes et électoralistes.

Et de toutes façons, comme dit le dicton : « les aigles volent seuls, les pigeons volent en groupe ».

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Tarascon : Intervention à risque… Un agent blessé !!!

MERCREDI 22 AVRIL, SUR LE BÂTIMENT A, UNE BAGARRE ENTRE DÉTENUS AVEC ARME BLANCHE A ÉCLATEÉ !

UNE ARME A ÉTÉ RETROUVÉE !!

L’agent intervient immédiatement pour séparer les deux détenus.

En s’interposant, il reçoit plusieurs coups au niveau de la tête, de type coups de poings ou de coudes.

L’AGENT A ÉTÉ PRIS EN CHARGE APRÈS L’INTERVENTION ET A ÉTÉ CONDUIT AUX URGENCES.

Notre collègue a pris des risques sans hésiter et sans reculer avec courage !!

SON ENGAGEMENT FORCE LE RESPECT ET SON INTERVENTION DOIT ÊTRE RECONNUE !

Ce qui s’est passé n’est malheureusement pas un fait isolé, c’est la réalité du terrain que tous les personnels connaissent avec :

⇒ DES INTERVENTIONS FRÉQUENTES, SOUS TENSION.

⇒ DES VIOLENCES ET DES ARMES EN DETENTION.

MALGRÉ CELA, LES AGENTS TIENNENT NOTRE DÉTENTION CHAQUE JOUR, AVEC COURAGE ET PROFESSIONNALISME.

NOTRE COLLÈGUE MÉRITE UNE RECONNAISSANCE À LA HAUTEUR !!!

Et au-delà de lui, ce sont tous les agents de cet établissement qui assurent les missions, dans des conditions de plus en plus difficiles.

FO Justice CD Tarascon APPORTE tout son soutien à notre collègue.

FO Justice CD Tarascon DEMANDE des moyens concrets et le déploiement rapide de la bombe incapacitante.

FO Justice CD Tarascon DEMANDE une reconnaissance et une récompense pour l’agent blessé.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

DI de Paris : La trahison de 2018 de l’UFAP est à l’image de son courage !

FO Justice n’a pas de leçon à recevoir de l’UFAP, une organisation qui se revendique « courageuse » mais qui a trahi les personnels en 2018 pour une paire de rangers et des gilets sans compter les sanctions. On attend plus que les chaussettes…

FO Justice Paris ne cédera ni à l’émotion facile, ni aux effets d’annonce.

Oui, la situation est grave. Oui, les personnels souffrent. Mais non, on ne réglera pas une crise structurelle par des slogans ou des blocages sans lendemain. C’est comme pisser dans un violon !

Nous assumons une ligne claire : responsabilité, efficacité, résultats.

Sur les vacances de postes :

Nous partageons pleinement le constat. Mais mentir aux agents serait irresponsable. On ne comble pas 4000 postes du jour au lendemain. Le recrutement, la formation, la fidélisation exigent du temps et des moyens. FO Justice agit concrètement pour des recrutements durables, pas pour des illusions immédiates. Le projet de construction d’une 2eme école pénitentiaire montre ce dynamisme en cours.

Sur les solutions :

FO Justice porte des mesures réalistes et applicables immédiatement :

Mise en œuvre de l’article 7 de la loi SURE notamment sur le numerus clausus pour mettre fin aux matelas au sol et mettre la pression sur les magistrats. UFAP/CGT/ CFDT ont voté contre. Elle est où la cohérence dans la lutte contre la surpopulation carcérale !

Poursuite de l’amélioration de l’attractivité des métiers,

Accélération des recrutements sans sacrifier la qualité.

Sur les appels à blocage :

Bloquer sans stratégie, c’est exposer les personnels sans résoudre les problèmes.

FO Justice refuse les coups de communication qui fragilisent davantage une institution déjà sous tension. On ne résout pas une crise par une crise !

Sur notre engagement :

Depuis des années, FO Justice est en première ligne pour obtenir des avancées concrètes notamment sur la fiche de paie (catégories B pour le CEA et A pour le CDC, promotions des personnels, fusion des grades, filières expertise, bombes incapacitantes, PIE, caméras piétons, etc.…)

Contrairement à d’autres, nous n’attendons pas les échéances électorales pour agir ou construire un bilan. La petite musique avant les élections on la connait !

Les personnels pénitentiaires méritent mieux que des promesses.

Ils méritent des résultats.

FO Justice continuera à défendre une seule ligne : celle de l’efficacité au service des agents.

FO Justice : agir, pas subir. Résister, ne rien lâcher.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Stop au foutage de gueule ! Les personnels méritent mieux que vos mensonges

Le dernier communiqué de l’UFAP Unsa Justice est une insulte à tous les Personnels qui subissent, au quotidien, des conditions de travail devenues insupportables. Découvrir aujourd’hui que « les personnels crèvent en silence », après 30 années de majorité à accompagner, valider ou subir sans broncher les dérives du système, jusqu’à ce que FO Justice devienne majoritaire en 2018, relève d’un cynisme inacceptable.

La vérité, c’est que ceux qui crient aujourd’hui à l’urgence sont aussi ceux qui portent la plus grande part de responsabilité dans la situation actuelle.

► En 2018, lors d’un mouvement historique, ils ont choisi de stopper la mobilisation sans sécuriser les avancées indispensables. Derrière, les personnels ont payé : sanctions, absence de garanties, et surtout aucune réponse durable sur l’attractivité du métier. Résultat : des postes vacants en masse et une institution à bout de souffle. Pire, ils ont passé des années à combattre toutes les réformes comme la catégorie B et A, au seul motif qu’elles étaient portées par FO Justice !

Et aujourd’hui, ils voudraient faire oublier tout ça à coups de slogans et d’effets d’annonce ?

Pire encore, ils exigent maintenant un plan massif de recrutement… alors même qu’un plan triennal d’emplois a déjà été annoncé par le garde des Sceaux lors d’échanges avec les organisations syndicales. Alors quoi ? Ils ne suivent pas les dossiers ou ils font semblant de les ignorer pour entretenir la colère ? Dans les deux cas, c’est grave !

Sur la question de la surpopulation carcérale, leur incohérence atteint un niveau rarement vu !

Lors d’une audition à l’Assemblée Nationale, interrogés sur les solutions à apporter, les représentants de l’UFAP ont répondu que ce n’était pas à eux de proposer, mais aux parlementaires de trouver des solutions. Une ineptie totale. Un syndicat qui refuse de porter des solutions sur le fond, qui va même jusqu’à combattre toutes les solutions que nous portons, dans le seul but de maintenir les Personnels Pénitentiaires la tête sous l’eau, mais qui pourtant aujourd’hui prétend incarner la combativité ? Qui peut encore y croire ?

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà maintenant un appel au blocage lancé en solitaire, sans cadre, sans stratégie ni plateforme revendicative structurée, sans intersyndicale réelle. Partir seul, c’est diviser et affaiblir le rapport de force. Ce n’est pas du courage. C’est de la manœuvre !

Pour rappel, FO Justice avait déjà appelé à une intersyndicale sur ces mêmes sujets en novembre dernier ! Refus catégorique de ce même syndicat ! Depuis, FO Justice a continué d’avancer seul !

La réalité, c’est que cet appel n’a qu’un objectif : exister médiatiquement à quelques mois des élections professionnelles. Instrumentaliser la colère des Personnels pour tenter de faire oublier un bilan inexistant, voilà la vérité.

La CGT elle-même dénonce une démarche isolée et rappelle clairement que partir seul, c’est diviser et affaiblir le mouvement. Elle appelle à la mobilisation, oui, mais refuse cette logique solitaire et opportuniste.

Le SPS, quant à lui, est encore plus clair : il ne s’associe pas à cet appel. Il dénonce même la portée surtout électoraliste de ce mouvement, preuve qu’il ne cautionne en rien cette opération nationale improvisée.

On est donc très loin du “blanc-seing” dont prétend disposer l’UFAP.

La réalité, c’est qu’ils sont seuls.

FO Justice ne se prêtera pas à cette mascarade.

► Mais au-delà du fond, c’est surtout la méthode qui pose un problème majeur.

Cet appel au blocage est, selon de nombreux retours de terrain, une décision impulsive du Secrétaire Général de l’UFAP, prise sans concertation avec ses structures locales et régionales, sans préparation, sans organisation, et sans respect du fonctionnement démocratique interne. Dans certaines régions, les militants ont découvert l’appel en même temps que les Personnels !

► C’est cela, leur conception du syndicalisme ?

Nous refusons les mensonges, les postures et les coups de communication. Nous refusons surtout que les Personnels soient une nouvelle fois envoyés au casse-pipe sans aucune garantie derrière.

FO Justice agit. FO Justice travaille. FO Justice construit des solutions concrètes, crédibles, et assumées. Pas des slogans !!

Les Personnels n’ont pas besoin de théâtre. Ils ont besoin de vérité, de constance et de résultats. FO Justice a toujours gardé cette boussole ! L’intérêt collectif et non syndical !

Et aujourd’hui, ce qu’ils voient, c’est surtout une organisation qui tente de faire oublier ses responsabilités en criant plus fort que les autres. Ça ne trompera personne.

FO Justice le dit clairement : si nos travaux, nos propositions et nos alertes ne sont pas entendus, alors nous prendrons nos responsabilités.

Oui, FO Justice appellera à la mobilisation. Mais une mobilisation structurée, une mobilisation démocratique, une mobilisation avec des revendications construites et assumées, dans l’intérêt réel des Personnels comme nous l’avons toujours fait !

Les Personnels n’ont pas besoin d’improvisation.

Ils ont besoin de sérieux, de cohérence et de résultats !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Lorient-Ploemeur : Lettre ouverte

Madame la Directrice,

Par la présente, notre organisation syndicale souhaite interpeller la Direction ainsi que l’ensemble des personnels sur la dégradation alarmante de nos conditions de travail.

Nous ne sommes pas des « vendeurs de rêves ». Nous sommes des représentants lucides, ancrés dans la réalité quotidienne du terrain. Nous avons pleinement conscience que le fonctionnement actuel du service n’est pas le modèle idéal attendu par tous. Cependant, il est de notre devoir d’être honnêtes : prétendre qu’une refonte totale et idyllique du service est possible aujourd’hui, alors que nous faisons face à un manque criant d’effectifs, serait purement démagogique.

En adoptant le cycle en 12h (J-J / RH-RH / N-N), nous vous donnons les moyens de réduire un absentéisme chronique qui paralyse l’organisation, tout en améliorant enfin les conditions de travail et le bien-être des agents. C’est une mesure de sauvegarde indispensable pour stopper l’hémorragie humaine liée aux rythmes actuels.

Toujours dans cet esprit de réalisme, nous proposons de revoir la gestion des périodes de vacances. Actuellement, le système de deux semaines de “volante” positionnées uniquement avant les congés est un non-sens qui épuise ceux qui restent. Nous exigeons un rééquilibrage : une semaine de volante avant et une semaine après les vacances. C’est une réponse pragmatique pour une répartition de la charge de travail enfin saine.

Toutefois, une telle évolution ne sera pas décidée seule dans votre bureau. Notre organisation syndicale exige que ce projet soit soumis à l’approbation des agents par un vote souverain. Ce sont les personnels qui font tourner le service malgré les difficultés ; il est impératif qu’ils valident collectivement ce changement.

Madame la Directrice, notre organisation refuse les faux-semblants. Nous vous proposons un compromis réaliste, protecteur et constructif. Nous ne cherchons pas à transformer le service en « service de rêve » par enchantement, mais à le rendre humainement supportable.

Puisque vous affirmez être perpétuellement débordée et en attente de solutions, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas saisir celle que nous portons. La balle est dans votre camp.

Dans l’attente de l’organisation immédiate de cette consultation, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice, l’expression de notre détermination.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Service National du Renseignement Pénitentiaire : Les oubliés du dialogue social

Si la discrétion est essentielle au sein du Service National du Renseignement Pénitentiaire, les difficultés que rencontrent ses agents ne peuvent plus être ignorées.

Ces femmes et ces hommes, qui travaillent dans l’ombre, méritent d’être considérés au même titre que l’ensemble des Personnels de la DGAP. Sous prétexte qu’il ne faut ni les voir ni les entendre, ils subissent silencieusement les mêmes dysfonctionnements.

Les largesses dans l’application des règles de mobilité, les refus d’appliquer des décisions administratives, le management toxique, les refus de formations, les évaluations professionnelles fallacieuses et partiales, la maltraitance administrative des travailleurs handicapés, la gestion calamiteuse des contractuels, les récompenses concentrées sur les agents de la centrale et parfois des CIRP, ou encore les avancements quasiment inexistants… Voici quelques exemples d’une liste hélas non exhaustive. Ces situations créent de la souffrance qui s’ajoute au stress des missions, sans que cela n’émeuve les hiérarchies.

Les fonctionnaires et contractuels qui œuvrent au SNRP ont satisfait à un processus de recrutement exigeant, et exercent des missions de haute expertise, dont certaines sont particulièrement risquées. Ils ne devraient pas, en plus, subir les manquements de leurs hiérarchies, déconcentrées comme centrale.

Le garde des Sceaux et le Directeur Général doivent comprendre et assumer que le SNRP a besoin de sérénité pour être efficace et performant.

Si les hiérarchies du SNRP ont le luxe de pouvoir choisir sur profil l’ensemble de leurs agents, cela ne les autorise pas à exiger d’eux une acceptation silencieuse et totale des dysfonctionnements. Ils sont certes soumis au secret, mais n’en sont pas moins des agents publics, dont les droits et obligations sont définis par les règles communes de la fonction publique.

La petite tape dans le dos, destinée à saluer la reconnaissance du travail du SNRP par l’ensemble de la communauté du renseignement et les plus hautes autorités, ne saurait faire oublier les coups portés au quotidien aux agents. Déjà submergés, ils se voient reprocher de ne pas satisfaire assez vite les exigences, parfois déconnectées, de chefferies en quête de visibilité et de reconnaissance.

À l’instar d’autres services à compétences nationales, il est aberrant que le SNRP ne dispose pas de sa propre instance de dialogue social. Il est temps que les Personnels du SNRP puissent porter leurs revendications et dénoncer les dysfonctionnements par la voix de représentants qu’ils auront eux-mêmes élus.

Il est également urgent et indispensable que l’ensemble des sites du Service soient dotés de panneaux d’affichage dédiés aux communications syndicales.

À l’aube des prochaines élections professionnelles, FO Justice exige la création d’un Comité Social d’Administration du SNRP.

Le garde des Sceaux, le Secrétariat Général et la DGAP doivent comprendre qu’il serait mal venu que des sujets relatifs au renseignement pénitentiaire soient contraints d’être abordés dans les différents CSA dont sont censés dépendre les agents du SNRP.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Surpopulation : Lutter de manière efficace et concrète

Pour endiguer la surpopulation carcérale qui détériore un peu plus chaque jour, à la fois les conditions de travail de l’ensemble des personnels et les conditions de détention des personnes détenues, FO Justice évoque régulièrement l’article 7 du projet de loi SURE (loi visant à assurer une Sanction Utile, Rapide et Effective).

Mais que prévoit exactement cet article 7 ?

⇒ C’est un mécanisme à 3 niveaux qui permettrait de réguler la surpopulation carcérale. Une sorte de numérus clausus pour les maisons d’arrêt, pour en finir enfin avec des conditions de travail devenues aujourd’hui intenables et mettre un terme à une situation explosive.

NIVEAU 1 : INTERDICTION DES MATELAS AU SOL

► Il serait interdit d’écrouer une personne détenue s’il ne dispose pas d’un lit.

FO Justice a obtenu un amendement visant à fixer par voie règlementaire le nombre de lits par établissement, afin de pas gonfler de manière artificielle leur nombre.

En cas d’absence de lit, l’écrou serait déporté vers une autre maison d’arrêt du ressort de la Cour d’Appel.

⇒ En cas d’absence de lit sur l’ensemble des maisons d’arrêt du ressort, est actionné le niveau 2.

NIVEAU 2 : DES AMÉNAGEMENTS DE PEINE À LA MAIN DE LA DGAP

Il serait alors laissé à la main de la DGAP la possibilité d’accorder des aménagements de peine, prérogative jusqu’alors réservée aux seuls magistrats.

► Ces aménagements de peine pourront concerner uniquement les détenus :

• Dont le reliquat de peine est inférieur à 4 mois

• Condamnés à des peines inférieures à 6 mois, dont il reste 1/3 à subir

► Ces aménagements sont les suivants :

• Détention à Domicile sous Surveillance Électronique (DDSE)

• Semi-Liberté ou Placement Extérieur, en cas d’impossibilité matérielle d’accorder une DDSE. FO Justice a obtenu un amendement permettant l’utilisation du placement extérieur, non prévue dans le projet de texte initial.

► Sont exclus de ce dispositif les détenus :

• Condamnés pour des faits de crime, de terrorisme ou relevant de la délinquance organisée

• Sanctionnés pour des violences sur personnel

Le parquet pourra s’opposer à ces aménagements sur décision spécialement motivée.

⇒ Si ces mesures ne suffisent pas à libérer des lits, est actionné le niveau 3.

NIVEAU 3 : DES REMISES DE PEINE EXCEPTIONNELLES

► En dernier recours, des réductions de peines supplémentaires exceptionnelles, d’un quantum maximum de 2 mois, seraient accordées :

• Aux condamnés dont le reliquat est inférieur à 4 mois

• Et qui présentent des preuves suffisantes de bonne conduite

FO Justice est la seule organisation syndicale à travailler sur ce projet et le soutenir.

Rappelons que les autres organisations représentatives au niveau Ministériel (UNSA-USM, CGT-SM et CFDT) l’ont refusé.

Tandis que certains s’agitent de manière stérile,

FO Justice avance et met tout en œuvre pour qu’enfin des solutions concrètes et rapides soient déployées pour soulager nos détentions !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison d’Aix-Luynes : Stop à la récupération, place aux faits !!!

Depuis la mobilisation des 20 et 21 avril sur le Centre Pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes, certains s’attribuent des « résultats ».

FO Justice PACA-Corse RÉTABLIT LA VÉRITÉ !!!

LES 23 POSTES ANNONCÉS : UNE RÉCUPÉRATION, PAS UNE VICTOIRE !!!

Les 23 postes de surveillants issus de la 223ème promotion ne sont pas le résultat du mouvement des 20 et 21 avril, Ils découlent d’une décision prise en amont, lors du mouvement FO Justice du 15 avril sur le CP Avignon-Le Pontet, déjà expliquée dans le communiqué FO Justice CP Aix-Luynes du 18 avril.

Le directeur interrégional adjoint (DIA) l’a écrit clairement à FO Justice PACA-Corse :

→ Aix, Avignon, Grasse et Toulon sont prioritaires

→ Objectif : atteindre 90% de taux de couverture

SOYONS CLAIRS : les « 23 agents » ne sont pas une victoire arrachée… ce sont des postes déjà prévus dans une stratégie globale de la DISP de Marseille !

UNE LIGNE ASSUMÉE :

L’ÉQUITÉ ENTRE LES ÉTABLISSEMENTS

Le DIA a confirmé à FO Justice PACA-Corse sa volonté de ventiler les effectifs, selon un degré d’urgence, afin de rétablir les déséquilibres entre les établissements.

FO Justice PACA-Corse défend une répartition équilibrée et adaptée des personnels entre les établissements dans le but de garantir un fonctionnement efficace et optimal.

PERSONNELS ADMINISTRATIFS : FO JUSTICE A AGI EN AMONT

FO Justice, via sa filière administrative, a saisi l’administration centrale dès le 8 avril, par Séverine Brunovic, secrétaire générale adjointe

FO Justice – Personnels administratifs, car aucun poste d’adjoint administratif n’avait été publié pour le CP Aix-Luynes, malgré un déficit d’une dizaine d’agents.

L’administration centrale a reconnu un dysfonctionnement lié à un problème de traitement interne et a publié un ADDITIF LE 9 AVRIL avec identification pour le CP d’Aix-Luynes de :

→ 5 postes vacants gestionnaires greffe

→ 7 postes vacants gestionnaires sans encadrement

⁠→ 5 postes susceptibles de le devenir

LÀ ENCORE TOUT ÉTAIT ENCLENCHÉ AVANT LE 20 AVRIL !!

À FO JUSTICE LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS NE SONT PAS UNE PRIORITÉ TOUS LES 4 ANS…

NOUS AGISSONS TOUTE L’ANNÉE, COMME L’A ENCORE MONTRÉ NOTRE SAISINE DU 8 AVRIL !!!

LA VÉRITÉ : UN TRAVAIL DE FOND, PAS UNE RÉCUPÉRATION

→ Priorisation des établissements actée le 15 avril suite à la mobilisation sur le CP d’Avignon-Le Pontet

→ Objectif des 90% confirmé par écrit par la DISP

→ Personnels administratifs : corrigés dès le 8 avril

PRÉSENTER CES ÉLÉMENTS COMME UNE CONSÉQUENCE DU MOUVEMENT DES 20 ET 21 AVRIL

C’EST DÉTOURNER LA RÉALITÉ ET RÉÉCRIRE LES FAITS !!!

FO Justice PACA-Corse, s’inscrit dans une ligne de conduite claire, à l’opposé de toute communication opportuniste en s’appuyant sur des faits et des résultats concrets.

FO Justice PACA-Corse agit en toute transparence et honnêteté vis-vis des agents.

Pour FO Justice PACA-Corse, le travail doit continuer parce que 90% de taux de couverture, ce n’est pas un slogan, ça n’est même pas le minimum à atteindre pour la sécurité des agents et des établissements sur la DISP de Marseille.