La situation que nous vivons actuellement à la maison d’arrêt de Basse-Terre est extrêmement grave et FO Justice Bastè ne se taira pas. Depuis plusieurs semaines, un détenu multiplie les violences, les provocations et les menaces de mort à l’encontre du personnel pénitentiaire. Et pourtant… rien ne bouge. Les faits sont pourtant sans appel :
Fabrication d’armes artisanales en détention.
Saisies répétées d’objets dangereux par les Agents et les ELSP.
Agressions physiques sur le personnel : coups de poing au visage, coups de genou dans les parties intimes.
Menaces de mort directes contre les Agents : « Je vais vous tuer » « À ma sortie je vous attends dehors ».
Malgré cette accumulation de faits d’une extrême gravité, la direction reste dans l’attentisme le plus total.
Toujours la même méthode : envoyer les ELSP et espérer que le problème disparaisse.
Mais ce détenu ne cesse de monter en puissance dans la violence et le danger est désormais évident pour tous…
sauf peut-être pour ceux qui dirigent l’établissement en WiFi.
Monsieur le Directeur, combien de temps encore allez-vous fermer les yeux ? Faudra-t-il un Agent à l’hôpital ? Un Agent grièvement blessé ? Ou pire… ? Car chacun le sait dans cet établissement : nous sommes assis sur une véritable bombe à retardement.
Lundi 16 mars 2026, le pire a été évité de justesse au Quartier Disciplinaire. Ce même détenu avait confectionné une arme artisanale à partir du manche d’une brosse de WC, avec la ferme intention de passer à l’acte. Seule la vigilance et le professionnalisme des Agents ELSP ont permis d’éviter un drame majeur.
Le bureau local FO Justice Bastè tient à féliciter et saluer ces Agents, qui une fois de plus ont fait preuve d’un courage et d’un sang-froid exemplaire.
Mais une chose doit être dite clairement : les ELSP ne sont pas là pour compenser l’inaction de l’administration. Aujourd’hui, les personnels sont en danger. Et si l’administration continue à ignorer les alertes du terrain, FO Justice Bastè prendra toutes ses responsabilités.
Nous ne laisserons jamais les Agents de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre devenir les prochaines victimes d’une gestion irresponsable.
Ce qui vous pend au nez, Monsieur le Directeur : blocage de l’établissement, alerte aux autorités, saisine des médias… Tous les moyens seront envisagés pour faire entendre la colère et l’inquiétude légitime des personnels.
Une chose est certaine : FO Justice Bastène laissera jamais tomber les Agents.
La sécurité des personnels n’est pas une option. C’est une obligation !
Le Centre Pénitentiaire de MOULINS-YZEURE (ciblé CO et « bientôt HP ») est à bout, les agents tous corps et grades confondus sont usés … La corde va finir par céder!
Une Maison d’Arrêt surpeuplée et dont la tendance ne semble pas vouloir s’inverser.
206% de taux d’occupation
Impactant de fait le travail et la sécurité des agents
Une Maison Centrale aux multiples gestions et aux divers profils problématiques sans parler des cas psy, qui nécessitent un placement en structure adaptée. Les maintenir en détention classique ne fait que mettre en danger les personnels.
Une ELSP en sous-effectif critique et pourtant sur tous les fronts sans aucun cadre officiel et laissée à l’abandon
La coupe est pleine, n’attendons pas qu’elle déborde
Madame La Directrice le climat délétère impacte le personnel, à tous les niveaux !
La sécurité des agents est importante mais le bien-être au travail l’est tout autant alors ne l’oublions pas.
Le Syndicat Local FO Justice exige des transferts rapides de tous ces énergumènes bien connus pour leur agressivité et leur pouvoir de nuisance tant sur la MA que la MC
Le Syndicat Local FO Justice demandela mise en place d’un groupe de travail au sein de l’ELSP afin de cadrer au mieux leurs missions.
Le Syndicat Local FO Justice souhaite qu’un rappel soit fait à tous les niveaux de commandement afin que l’autorité ne se transforme pas en autoritarisme.
Le Syndicat Local FO Justice félicite l’ensemble des agents pour leur professionnalisme malgré ce climat pesant
Lundi 16 mars 2026, au Centre de Détention (CD) du CP Rennes-Vezin (CPRV), lors d’une audience, un détenu au profil instable (encore un…) s’en est violemment pris à la gradée du bâtiment en lui crachant au visage à deux reprises.
Vers 16h00, la responsable du CD reçoit en entretien le détenu P. afin de lui notifier la décision de maintien en régime porte fermée, rendue nécessaire par son comportement inadapté.
Refusant cette décision et exigeant un passage en régime porte ouverte, l’intéressé s’emporte très rapidement, après à peine une minute d’échange.
Face à son agitation croissante, la gradée décide de mettre fin à l’audience. Mais le détenu, loin de retrouver son calme, franchit un nouveau cap dans l’irrespect et la provocation en crachant une première fois au visage de notre collègue, avant de réitérer immédiatement son geste en exigeant désormais son transfert.
Devant cette attitude inadmissible et agressive, la responsable du bâtiment n’a d’autre choix que de procéder à la maîtrise de l’individu, rapidement épaulée par les personnels présents sur le secteur. Le détenu sera immédiatement conduit au Quartier Disciplinaire (QD).
Le bureau local FO Justice condamne avec la plus grande fermeté cet acte abject et indigne, révélateur une fois de plus du mépris total que certains individus affichent envers les personnels.
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à la gradée du CD, qui a su faire preuve de sang-froid et de professionnalisme face à cette agression.
Le bureau local FO Justice exige qu’une sanction exemplaire soit prononcée, afin de rappeler que de tels comportements n’ont pas leur place en détention et doivent entraîner des conséquences réelles et dissuasives.
Face à des agissements aussi méprisables, seule une réponse ferme et sans ambiguïté peut encore espérer contenir des individus qui semblent avoir définitivement renoncé à toute forme de réflexion et au respect le plus élémentaire.
Quelle surprise de découvrir ce matin un tract régional du SPS sur les congés bonifiés.
Étonnant, puisque jusqu’ici, aucune autre organisation syndicale n’avait écrit à ce sujet. À croire que, pour une fois, vous avez trouvé l’inspiration par vous- mêmes…
Et non simplement recyclé les tracts des collègues pour tenter d’exister un peu.
Concernant les bonifiés, rappelons quelques faits simples.
Il y a eu une réunion préparatoire : nous ne vous y avons pas entendus !
Puis un CSA : là encore, silence total de votre part pendant près de dix heures d’instance.
Manifestement, il vous est plus facile d’écrire après coup que de défendre une position lorsque les débats ont lieu. Et encore faudrait-il que les éléments soient compris correctement, car votre lecture relève davantage du populisme que de l’analyse.
De notre côté, nous préférons que les établissements puissent échanger directement avec les agents concernés, plutôt que de laisser la DAP décider seule pour tout le monde. Bien sûr, cela doit se faire dans un cadre clair, avec la possibilité d’y apporter des ajustements concrets.
L’arrivée et l’apport de nos collègues ultramarins impliquent forcément certaines adaptations, notamment pour les périodes de congés, qu’il s’agisse des vacances scolaires ou de la fin d’année. Précisons d’ailleurs que ce protocole ne s’appliquerait qu’en cas de concentration importante de demandes sur les mêmes périodes.
La DI de Paris y parvient très bien.
Pourquoi le Grand Est en serait-il incapable ?
Il semble également utile de rappeler que nos collègues ultramarins — qu’ils viennent du Pacifique, de l’Atlantique ou des Caraïbes — n’ont pas tous les mêmes réalités ni les mêmes attentes.
Dans votre récit, le SPS explique à l’ensemble des personnels en uniforme que chaque demande devrait être validée par l’AP.
Très bien… mais concrètement, que se passera-t-il lorsque trois, quatre, voire cinq agents d’une même équipe demanderont la même période ?
Et les rappels ?
Sur le terrain, il faudra bien l’expliquer aux collègues.
Mais là, comme souvent, vous ne serez pas présents.
Continuez donc à publier des tracts en reprenant ceux des autres.
Continuez aussi à parler de réforme en mettant des signes « = » entre les indices 484 et 544.
Les retraités comme les collègues en activité savent parfaitement que ce n’est pas la même chose : la fiche de paie, elle, parle d’elle-même…
Et bien plus clairement que vos tracts.
Les élections vous font enfin sortir du bois.
Espérons simplement que ce réveil tardif ne soit pas qu’un feu de paille, et que vos extinctions de voix en instance ne se prolongent pas encore longtemps.
FO Justice vous informe que la DGAP va saisir, dans les tout prochains jours, le Contrôleur Budgétaire et Comptable Ministériel (CBCM) afin que la revalorisation 2026 de l’IFO puisse être versée à l’ensemble des officiers avant la période estivale.
Cette mesure sera appliquée rétroactivement au 1er janvier 2026 !
Pour la troisième année consécutive, cette nouvelle revalorisation indemnitaire s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre de la réforme HISTORIQUE négociée et obtenue par notre seule organisation syndicale.
FO Justice rappelle également que l’ensemble des Capitaines de classe normale seront reclassés au 1er janvier 2027 dans la grille de Capitaine de classe supérieure, laquelle deviendra la grille définitive d’entrée dans le Corps de Commandement.
Ce reclassement s’accompagnera à nouveau du gain indemnitaire d’IFO associé à cette nouvelle grille, constituant une avancée supplémentaire obtenue dans le cadre de cette réforme.
Cette réforme majeure a non seulement permis des revalorisations indemnitaires successives, mais également le passage du Corps de Commandement en catégorie A, une avancée statutaire essentielle pour la reconnaissance des responsabilités exercées par les officiers pénitentiaires.
Depuis des années, les personnels des deux Etablissements Pénitentiaires de Guadeloupe vivent un vrai cauchemar dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
Jour après jours, années après années, notre avenir professionnel s’assombrit… et aucune assurance d’un avenir meilleur se profile à l’horizon, malgré des annonces médiatisées de la part de nos dirigeants.
Sur fond de surpopulation carcérale sans cesse en hausse, d’insécurité grandissante, d’une crise majeure en ressource humaine, d’épuisement professionnel et moral, les personnels continuent non sans peine à assurer la continuité du service public. La question qui blesse :jusqu’à quand pourront-ils tenir dans cette souffrance ?
Une surpopulation carcérale inquiétante qui est devenue la norme. Le CP de Baie-Mahault, si aucune mesure n’est prise, franchira bientôt la barre des 800 personnes détenues avec plus de 250% de surpopulation à la Maison d’Arrêt et plusieurs matelas au sol au Centre de Détention. Inimaginable pour un établissement construit à l’origine pour héberger 450 détenus. La Maison d’Arrêt de Basse-Terre, bien que sortie de terre à peine quelques mois, compte déjà une vingtaine de matelas au sol. Force est de constater que cette politique d’incarcération à outrance, provoque une dégradation des conditions d’hébergement pour la population pénale, et aussi une altération des conditions de travail pour les personnels. Comment travailler sereinement quand un établissement déborde en permanence et où la sécurité des biens et des personnes est mise en péril ?
Parlons-en de la sécurité intérieure et extérieure de nos établissements. A ce jour, le CP de Baie-Mahault reste le plus gros problème, une prison où tout le monde rentre et sort du domaine comme dans un parc. Les personnels sont toujours dans l’attente de la pose finale d’une barrière, censée interdire l’accès au site (sauf filtrage et autorisation préalable). A Basse-Terre, notre organisation a aussi dénoncé quelques difficultés qui persistent encore, à savoir une défaillance dans l’organisation des mouvements, les équipements complémentaires de l’ELSP, le transfert des détenus agresseurs, le renfort dans certains services comme l’Unité Sanitaire, le binômage aux étages comme demandé à l’ouverture, etc…
La sécurité des personnels est aussi mise à mal par les détenues à profil psy, souvent auteurs d’agressions physiques et verbales. Ces incidents ne sont pas des faits isolés. Ils s’inscrivent dans un contexte que nous dénonçons depuis plusieurs années : la prise en charge des personnes détenues présentant des troubles psy dans des structures qui ne sont pas conçus ou adaptés pour une gestion optimale. C’est la raison pour laquelle FO Justice Guadeloupemilite pour la création des UHSI/UHSAsur notre territoire. Et nous exhortons nos dirigeants à ouvrir les discussions en ce sens. Les personnels pénitentiaires ne sont pas des soignants spécialisés. Ils assurent une mission de sécurité publique, dans des conditions déjà particulièrement dégradées.
Là où la situation devient de plus en plus grave, que ce soit sur Baie-Mahault ou sur Basse-Terre, c’est que la sécurité est mise à mal par l’arrivée massive de drones indétectables qui survolent les établissements. Basse-Terre, malgré nos demandes insistantes, n’est pas encore couverte par un dispositif anti-drone. Malheureusement pour Baie-Mahault, le pseudo dispositif anti-drone ne permet pas leur détection et leur désactivation en vol. En attendant, le constat que nous redoutons tous laisse perplexe et donne des sueurs froides dans le dos. Les personnels assistent impuissants à des survols de drones quasi quotidienne, « larguant » ou acheminant directement aux fenêtres, quantité de téléphones portables, de produits stupéfiants, des armes, de l’alcool et plein d’autres objets interdits (kit oreillette, cables usb, chargeur…). Le ballet cauchemardesque des drones revient pratiquement chaque nuit et devient un défi agaçant pour les personnels. Depuis le début de l’année, plus d’une dizaine de couteaux a été retrouvé dans nos prisons. Ces objets illicites rappellent une nouvelle fois les enjeux sécuritaires auxquels nos établissements sont confrontés et que l’administration doit régler impérativement en nous apportant les moyens humains et matériels.
Par ailleurs, le manque de ressource humaine aggrave la situation. A Basse-Terre, il manquait quelques agents pour parfaire l’effectif lors de l’ouverture. Aujourd’hui, notre combat syndical a porté ses fruits : six agents supplémentaires viendront gonfler l’effectif lors de la prochaine CAP de mobilité. Sur le CP de Baie-Mahault, jamais nous n’avons connu une telle crise des effectifs ; de plus, avec les 16 postes vacants, c’est la catastrophe. Et selon la DSPOM, nous risquons de passer l’été sans l’arrivée d’effectifs supplémentaires. A trop tirer sur la corde, nous risquons d’y laisser notre peau. Qui se soucis des aspects néfastes pour le personnel de travailler dans de telles conditions.
Le constat est décevant :
– Rythme de travail élevé.
– Surcharge de travail.
– Heures supplémentaires croissantes.
– Le personnel est épuisé.
– Le taux d’absentéisme qui explose.
– Insécurité grandissante.
FO Justice Guadeloupe demande :
– Un plan d’urgence immédiat contre la surpopulation.
– Des effectifs adaptés à la réalité du terrain.
– Un encadrement ferme des mouvements.
– Des moyens technologiques efficaces contre les drones.
– Une reconnaissance claire de la pénibilité et des risques.
– Une écoute réelle et des engagements concrets de la part de l’administration.
– Une fouille générale de l’établissement ou, à défaut, plus de fouilles ciblées.
– Transfert systématique des détenus auteurs d’agressions contre le personnel.
– Des moyens matériels adaptés pour les ELSP (caméras piétons, bombe incapacitante, équipement renforcé…).
– Mettre en place un protocole clair et immédiat de prise en charge des agents agressés.
– Revoir l’organisation des mouvements pour protéger le personnel.
– Une solution pour la gestion des détenus présentant des pathologies psy : des structures adaptées, à l’instar des dispositifs spéciaux existant dans l’Hexagone.
– Le renforcement des moyens humains et des partenariats médicaux.
L’Administration ne semble pas prendre en compte les moyens humains qui nous font défaut et qui nous seraient d’une aide précieuse : les élèves et les stagiaires comme les établissements de l’Hexagone).
Nous rappelons que l’Administration a une obligation légale de protection de ses agents, notamment au regard des principes généraux de prévention des risques professionnels.
NOS REVENDICATIONS SONT LÉGITIMES, FO JUSTICE GUADELOUPE VEILLE AUX GRAINS !
Suite à sa mise en prévention due à un tapage excessif et des menaces verbales, une personne détenue a agressé les agents qui venaient de procéder à sa mise en prévention, au moment où ils se retiraient de la cellule.
Il leur a porté de nombreux coups et a proféré “Allah Akbar, je vais vous tuer !”.
Les trois agents ELSP se sont vus prescrire plusieurs jours d’arrêt de travail suite à cette agression.
FO Justice CP Lille-Annoeulin :
– Apporte son soutien total aux collégues blessés et leur souhaite un prompt rétablissement.
– Attend des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires.
Depuis trop longtemps, les directions locale et Interrégionale multiplient les décisions et surtout les silences qui piétinent notre sécurité et nos conditions de travail.
Le constat est amer : un management destructeur met à mal le fonctionnement de notre établissement, qu’il s’agisse de la détention, du personnel technique ou administratif.
Face à une direction locale et interrégionale qui fait la sourde oreille, pire qui nous déconsidèrent, le SLPFO Justice MA Dijon refuse de rester spectateur de ce naufrage !
NOUS REJOIGNONS DONC L’APPEL UNITAIRE :
LE JEUDI 19 MARS À 19H00 AU MESS DES PERSONNELS
L’OBJECTIF EST LIMPIDE : LE BLOCAGE !
Cette Assemblée Générale n’est pas une simple réunion de constat. Nous allons définir ensemble les modalités d’actions pour le blocage total de la Maison d’Arrêt.
Pourquoi nous battons-nous ?
• Contre un management toxique qui épuise les agents au quotidien.
• Contre des conditions de travail dégradées qui mettent notre sécurité en péril.
• Pour dénoncer publiquement les difficultés que nous subissons dans l’ombre.
ON NE SE LAISSERA PLUS MALMENER ! Il est temps de montrer notre force collective. Le combat commence maintenant, et il sera mené avec détermination.
LES WEEKS-ENDS SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT AU CP LORIENT/PLOEMEUR
Dimanche dernier, lors de la mise en place de la promenade du Quartier
Disciplinaire, un de nos collègues a été la cible d’une agression physique et verbale inadmissible.
Alors qu’il gérait le mouvement avec le gradé de roulement et plusieurs agents, le refus légitime d’accéder à des demandes de plusieurs détenus d’aller chercher du tabac aux étages a mis le feu aux poudres.
En effet, le détenu M…. lors de son arrivée en cours de promenade remarquant que le collègue parlait notamment de lui a immédiatement cherché la confrontation physique en défiant le collègue d’entrer dans la cour pour un corps-à-corps, usant de termes méprisants : « Viens dans la cour sale fils de pute … ».
Loin de s’apaiser, le détenu a réitéré ses menaces de représailles futures une fois dans la cour : « Tu vas voir quand je vais sortir tout à l’heure … ».
Alors que le collègue s’approche de la grille pour lui demander s’il le menaçait, le détenu a pris sa bouteille et lui a jeté un liquide et lui a craché en plein visage.
Le bureau local Force Ouvrière Justice réclame une sanction exemplaire en commission de discipline.
Le bureau local Force Ouvrière Justice exige le transfert dece détenu n’a plus sa place dans cet établissement.
Force Ouvrière Justiceaccompagneranotre collègue qui n’en est pas à la première agression de ce genre dans toutes ses démarches (dépôt de plainte, suivi administratif) s’il le souhaite
Dans les commissions administratives paritaires, un constat revient régulièrement : la majorité des dossiers de non-titularisation concerne les services judiciaires.
Ce phénomène ne s’explique pas seulement par le nombre d’agents. Il révèle surtout les conditions d’exercice particulièrement exigeantes dans les juridictions.
La technicité des missions, la charge de travail élevée, le sous-effectif chronique, la formation inégale et l’accompagnement souvent insuffisant : autant de facteurs qui peuvent placer
les agents stagiaires dans des situations professionnelles extrêmement difficiles et les amener à être injustement « jugés ».
Des missions de plus en plus techniques
Les adjoints administratifs exercent aujourd’hui des missions juridiques et techniques avec des exigences et responsabilités allant parfois bien au-delà de ce que prévoit leur statut de catégorie C.
► Au quotidien, ils doivent notamment :
– manipuler des procédures judiciaires complexes (pénal, civil, exécution des peines…)
– utiliser des logiciels métiers spécialisés comme Cassiopée, WinCi ou Portalis
– respecter des délais procéduraux très stricts
– gérer des actes ayant une portée juridique
► Officiellement, on ne leur demande pas d’être juristes, mais dans la pratique, ils doivent pourtant acquérir :
– Un socle minimal de culture juridique
– une rigueur procédurale importante
– une capacité à comprendre la chaîne judiciaire
Écart entre niveau statutaire (catégorie C) et la technicité réelle du poste
Dans certains services, ils mobilisent même des compétences relevant d’une catégorie supérieure, voire de missions habituellement exercées par d’autres corps métiers, comme les greffiers.
Des stagiaires parfois évalués comme des titulaires
► Formation, tutorat… ou simple débrouille ?
► FO Justice rappelle qu’il ne faut pas tout confondre :
– la formation n’est pas le tutorat
– le tutorat ne se résume pas à l’envoi de fiches réflexes ou d’instructions par mail
Un véritable accompagnement suppose du temps, de la disponibilité, de la pédagogie, et une transmission progressive des compétences.
► Les conditions de prise de poste sont souvent difficiles :
– prise de fonction très rapide
– formation inégale selon les juridictions
– apprentissage essentiellement « sur le tas ». Dans certains services, l’encadrement n’a pas toujours le temps de former correctement les stagiaires.
Les services fonctionnant en tension permanente, les stagiaires sont très vite mis en autonomie. Paradoxalement, on attend souvent d’eux qu’ils atteignent très rapidement le même niveau de connaissances et de compétences qu’un agent titulaire, cela pouvant conduire à des difficultés d’adaptation, des erreurs fréquentes et, forcément, des évaluations négatives pendant le stagepouvant servir de motif pour refuser la titularisation.
► Une décision prise avant la fin du stage
La durée officielle du stage est d’une année. Dans les faits, l’avis sur la titularisation, ou la non-titularisation, est émis au 9ème mois de stage… Les agents sont ainsi évalués avant même d’avoir bénéficié de l’ensemble de leur période d’apprentissage et d’adaptation.
►FO Justice exige :
✔ que l’administration, lors de la CAP, prenne réellement en compte la charge de travail, la technicité et l’autonomie des agents
✔ que les compétences acquises dans des services en sous-effectif ou à fortes responsabilités soient reconnues
✔ que les critères de titularisation soient réalistes et adaptés aux conditions de travail des services
✔ que la qualité de l’accompagnement et de la formation reçus soit prise en compte dans l’évaluation
✔ que l’évaluation porte sur la progression de l’agent, et non uniquement sur le nombre d’erreurs
Les adjoints administratifs stagiaires ne doivent pas être les victimes des dysfonctionnements des services.
FO Justice restera mobilisée pour défendre une évaluation juste et équitable !