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Non-titularisation des Adjoints-Administratifs dans les Services Judiciaires : STOP à l’injustice !

Dans les commissions administratives paritaires, un constat revient régulièrement : la majorité des dossiers de non-titularisation concerne les services judiciaires.

Ce phénomène ne s’explique pas seulement par le nombre d’agents. Il révèle surtout les conditions d’exercice particulièrement exigeantes dans les juridictions.

La technicité des missions, la charge de travail élevée, le sous-effectif chronique, la formation inégale et l’accompagnement souvent insuffisant : autant de facteurs qui peuvent placer

les agents stagiaires dans des situations professionnelles extrêmement difficiles et les amener à être injustement « jugés ».

Des missions de plus en plus techniques

Les adjoints administratifs exercent aujourd’hui des missions juridiques et techniques avec des exigences et responsabilités allant parfois bien au-delà de ce que prévoit leur statut de catégorie C.

Au quotidien, ils doivent notamment :

– manipuler des procédures judiciaires complexes (pénal, civil, exécution des peines…)

– utiliser des logiciels métiers spécialisés comme Cassiopée, WinCi ou Portalis

– respecter des délais procéduraux très stricts

– gérer des actes ayant une portée juridique

Officiellement, on ne leur demande pas d’être juristes, mais dans la pratique, ils doivent pourtant acquérir :

– Un socle minimal de culture juridique

– une rigueur procédurale importante

– une capacité à comprendre la chaîne judiciaire

Écart entre niveau statutaire (catégorie C) et la technicité réelle du poste

Dans certains services, ils mobilisent même des compétences relevant d’une catégorie supérieure, voire de missions habituellement exercées par d’autres corps métiers, comme les greffiers.

Des stagiaires parfois évalués comme des titulaires

Formation, tutorat… ou simple débrouille ?

► FO Justice rappelle qu’il ne faut pas tout confondre :

– la formation n’est pas le tutorat

– le tutorat ne se résume pas à l’envoi de fiches réflexes ou d’instructions par mail

Un véritable accompagnement suppose du temps, de la disponibilité, de la pédagogie, et une transmission progressive des compétences.

Les conditions de prise de poste sont souvent difficiles :

– prise de fonction très rapide

– formation inégale selon les juridictions

– apprentissage essentiellement « sur le tas ». Dans certains services, l’encadrement n’a pas toujours le temps de former correctement les stagiaires.

Les services fonctionnant en tension permanente, les stagiaires sont très vite mis en autonomie. Paradoxalement, on attend souvent d’eux qu’ils atteignent très rapidement le même niveau de connaissances et de compétences qu’un agent titulaire, cela pouvant conduire à des difficultés d’adaptation, des erreurs fréquentes et, forcément, des évaluations négatives pendant le stage pouvant servir de motif pour refuser la titularisation.

Une décision prise avant la fin du stage

La durée officielle du stage est d’une année. Dans les faits, l’avis sur la titularisation, ou la non-titularisation, est émis au 9ème mois de stage… Les agents sont ainsi évalués avant même d’avoir bénéficié de l’ensemble de leur période d’apprentissage et d’adaptation.

►FO Justice exige :

que l’administration, lors de la CAP, prenne réellement en compte la charge de travail, la technicité et l’autonomie des agents

que les compétences acquises dans des services en sous-effectif ou à fortes responsabilités soient reconnues

que les critères de titularisation soient réalistes et adaptés aux conditions de travail des services

que la qualité de l’accompagnement et de la formation reçus soit prise en compte dans l’évaluation

que l’évaluation porte sur la progression de l’agent, et non uniquement sur le nombre d’erreurs

Les adjoints administratifs stagiaires ne doivent pas être les victimes des dysfonctionnements des services.

FO Justice restera mobilisée pour défendre une évaluation juste et équitable !

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Flash-inFO CPIP : Campagne de Mobilité 2026

La Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) nous a informé le 13 mars 2026 qu’elle ne sera pas en mesure de vous adresser la note de lancement de la campagne de mobilité des CPIP le 15 mars 2026. En effet, la direction des métiers en lien avec le service IP et la SDRHRS doivent encore s’entretenir avec les différentes organisations syndicales représentatives de la filière le 18 mars prochain, pour leur présenter le choix des sites expérimentaux « EGIP » retenus et les modalités de renforcement en emplois de ces sites. Ces éléments de présentation auront une incidence directe sur les emplois qui seront proposés à la campagne de mobilité.

Ainsi la note de lancement de la campagne des CPIP 2026 devrait intervenir au plus tard le 20 mars 2026.

FO Justice CPIP veillera à ce que le redéploiement de postes lié à l’expérimentation de la reprise du pré-sentenciel ne s’effectue pas au détriment des conditions de travail et des attentes de mobilité des agents.

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Prison de Toulouse-Seysses : Insultes et Agression à la MAF !

Le 14 mars vers 17h50, lors de la distribution du repas à la MAF, les collègues entendent de très forts cris provenant d’une cellule proche. Immédiatement, les agents se rendent sur place afin de vérifier la situation. Une collègue demande alors aux détenues de cesser immédiatement ce tapage.

Les agents reprennent ensuite la distribution des repas.

Quelques instants plus tard, lorsque les collègues arrivent à cette même cellule afin de remettre le repas, les trois détenues adoptent une attitude extrêmement virulente et provocatrice.

Face à cette agitation, les deux collègues demandent aux deux détenues les plus véhémentes de regagner la cellule. C’est alors qu’une d’entre elles crache volontairement sur un personnel dans un geste d’une violence et d’un mépris inacceptables envers les agents pénitentiaires.

Les détenues insulteront également les personnels.

La collègue qui a été victime du crachat a évité de se recevoir une assiette en plein visage grâce à l’intervention de l’auxi d’étage.

Des renforts sont immédiatement sollicités et une intervention rapide mais non sans difficulté permet de mettre fin à l’incident. La détenue est conduite au Quartier Disciplinaire (QD).

FO JUSTICE SEYSSES tient à saluer le professionnalisme, la maîtrise et le sang-froid dont ont fait preuve les agents lors de cette intervention, malgré une situation tendue et une agression caractérisée.

FO JUSTICE SEYSSES apporte tout son soutien à notre collègue victime de cette agression, qui a  été meurtrie dans sa chair, et reste pleinement à ses côtés pour toute démarche nécessaire.

Pour FO JUSTICE SEYSSES, de tels comportements ne peuvent rester sans réponse ferme et exemplaire.

FO JUSTICE SEYSSES demande à la direction :

  • une sanction disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits,
  • ainsi que le transfert de cette détenue à l’issue de son passage au QD.

Il est important de rappeler que ces détenues sont malheureusement coutumières de ce type de faits. Il devient urgent et indispensable que des mesures concrètes soient prises afin de faire cesser ces agissements intolérables qui dégradent les conditions de travail des personnels et le climat de détention.

FO JUSTICE SEYSSES restera vigilant et continuera de défendre avec fermeté les personnels face à toute forme de violence.

FORCE OUVRIERE JUSTICE SEYSSES TOUJOURS AU PLUS PROCHE DES PERSONNELS

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Prison de Salon-de-Provence : Des paroles, des paroles… et du grand n’importe quoi !

Suite à la diffusion de la dernière note de service concernant le mode dégradé, FO Justice S’OPPOSE fermement à celle-ci

En effet, cette note fait partie intégrante de la charte de gestion du nouveau service. À ce titre, elle doit être présentée et validée en CSA local.

Or, malheureusement, la production de notes de service sur ce mode dégradé, elle, fonctionne à plein régime… sans qu’aucune validation officielle n’ait été actée.

Lors de la construction du service, dans le cadre de la déclinaison de la mesure 33, notre direction nous avait pourtant abreuvés de belles promesses et de bonnes intentions : amélioration des conditions de travail, organisation plus cohérente, meilleure prise en compte des agents…

Aujourd’hui, FO Justice tient à dénoncer l’écart abyssal entre les promesses affichées et la réalité vécue par les personnels.

Lors des différents groupes de travail, il nous était expliqué que les journées seraient obligatoirement scindées en deux pour chaque agent : une partie en détention et une autre en poste protégé.

Cette organisation devait permettre une meilleure répartition de la charge de travail et préserver les personnels.

Bref… le service presque idyllique.

On aurait presque cru assister à une conférence sur le management moderne.

Malheureusement, une fois les réunions terminées et les discours rangés dans les tiroirs, la réalité du terrain a rapidement repris le dessus.

Les engagements pris ont été oubliés. Le dialogue social est piétiné. Les validations en instance CSA sont ignorées.

Résultat : les agents subissent une organisation incohérente, des conditions de travail qui se dégradent, et un manque total de considération.

FO Justice le dit clairement : nous refusons que les personnels deviennent les variables d’ajustement d’une gestion approximative. La direction semble penser que les agents accepteront tout, indéfiniment…

GRAVE ERREUR !!!

Car à force de promettre beaucoup et d’appliquer l’inverse, il arrive un moment où la crédibilité disparaît.

Aujourd’hui, les personnels sont fatigués, écœurés et à bout. Et lorsque la limite sera franchie, il ne faudra pas chercher de responsables ailleurs.

Madame la Directrice, vous porterez seule la responsabilité du climat social que vous êtes en train de créer.

À force de tirer sur la corde, elle finit toujours par casser. Et ce jour-là, il ne faudra pas s’étonner du retour de terrain.

FO Justice RESTERA mobilisé pour défendre les droits, la dignité et les conditions de travail des agents.

FO Justice EXIGE l’application stricte de la note de service initiale concernant le mode dégradé, et ce jusqu’à ce qu’elle soit réexaminée et validée dans les instances locales compétentes.

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Prison d’Aix-Luynes : Naufrage d’effectif programmé !!!

La situation au Centre Pénitentiaire d’Aix-Luynes devient intenable. Entre promesses non tenues et réalité brutale du terrain, la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire semble jouer la montre au détriment de la sécurité et de la santé des agents.

Le constat est sans appel : il manque aujourd’hui toujours 66 agents à l’appel.

Également 14 officiers : des absences qui désorganisent totalement la détention.

FO JUSTICE n’oublie pas !

Promesse en attente : À l’issue de la rencontre du 10 janvier 2026 avec le directeur de la DGAP, FO Justice a obtenu l’engagement de 16 affectations de surveillants en sortie d’école, dont 6 agents formés aux missions ELSP.

FO JUSTICE réclame :

Le reliquat fantôme : Les effectifs non pourvus des promotions précédentes.

FO JUSTICE Rappelle les conséquences à long terme :

Surveillants à bout de souffle : Malgré un absentéisme réduit, ils sont broyés par les heures supplémentaires sur fond de surpopulation carcérale.

Brigadiers-chefs encadrant en surchauffe : ils exercent les fonctions d’officiers sans bénéficier de la reconnaissance ni de la rémunération correspondantes.

Le résultat est prévisible… l’absentéisme

L’ouverture du QLCO : La goutte d’eau

Aucune projection d’effectifs de la part de la DGAP

L’ouverture prochaine du QLCO se fait dans le flou le plus total.

Lors de la réunion avec l’équipe de pilotage de la DISP chargée du QLCO, aucune projection concernant les effectifs n’a pu être présentée, faute de réponse de la DGAP.

Cette situation a pour conséquence de reporter, au niveau local, la mise en place du groupe de travail du service des agents .

FO JUSTICE DENONCE cette “machine à broyer” le personnel.

FO JUSTICE RECLAME Le respect des engagements de la DGAP en matière d’effectifs.

FO JUSTICE EXHORTE l’arrêt de l’exploitation des gradés faisant office d’officiers par défaut.

FO JUSTICE DEMANDE une réelle planification avant toute ouverture du (QLCO).

FO JUSTICE RESTERA toujours en première ligne pour défendre les intérêts et la dignité de nos collègues.

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Prison de Villenauxe-la-Grande : QHB, la violence en guise d’activité

Sans activité, sans travail et un temps d’accès au sport trop limité crée l’oisiveté totale des personnes détenues. A cela s’ajoute le regroupement de profils particulièrement signalés par leur violence sur le QHB donne le combo gagnant pour l’explosion de :

LA VIOLENCE !

📢 FO JUSTICE VLG exige :

• Les changements de cellules de complaisance doivent être limités au strict minimum et éviter tout regroupement de « gangs ».

• Une intervention rapide de la Direction vers le prestataire SODEXO pour donner du travail aux personnes détenues oisives.

📢 FO JUSTICE VLG constate et dénonce :

• La dérive structurelle du QHB, devenu (depuis la fermeture du B 0 en décembre 2025), une concentration de profils violents, où les parcloses des fenêtres servent d’armes.

📢 FO JUSTICE VLG exige :

• La maintenance SODEXO doit, sans délai, retirer toutes les parecloses et coller les vitres. Elles servent de lest, mais aussi d’armes, c’est INADMISSIBLE.

• Le contrôle régulier des dotations des auxiliaires (balais avec MANCHE c’est mieux !)

• La facturation immédiate du matériel manquant avec avertissement avant déclassement.

• L’obligation de stockage des dotations matériel dans le local entretien (un local par coursive : ça doit servir à quelque chose !)

VILLENAUXE LA GRANDE est une prison

Pas une zone de non-droit

Syndicalement vôtre

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Région Grand-Est : Résumé du CSA I du 12/03/2026

FO Justice était présent au complet, de ses titulaires et de ses suppléants, comme à l’accoutumée, lors de cette séance, mais aussi accompagné par des experts dans leur domaine respectif à savoir les PA, PT, PREJ et CPIP.

L’ordre du jour était bien garni.

Pour preuve, nous avons commencé à 9H30 pour fermer le ban vers 19H15.

Nous avons lu une déclaration liminaire dans laquelle nous avons mis en évidence le manque de personnels de tous les corps et tous les grades puis nous avons commencé le point DRH

Nous avons constaté l’amélioration des départements RH et de la paye

Nous approuvons la mise en place de Visio conférences avec les RH de proximité ce qui va permettre d’avoir une ligne de conduite claire pour tous les services

Nous avons adopté à 3 voix FO Justice pour, ufap/sps/cgt contre, le protocole des congés bonifiés

Le plan équité sera validé après relecture lors du prochain CSA

Un bilan de plan régional de formation a été fait

Notre demande de prime d’installation spécifique pour les collègues polynésiens a été remis sur la table pour obtenir une reconnaissance au niveau national.

Les budgets ACT vont être déployés dans les structures. Charge à ceux qui en ont la responsabilité de les épuiser (OS locales et administration) cependant nous connaissons les pratiques de certains CE quant au détournement de cet argent destiné aux personnels à l’utiliser pour autre chose !!!

Les CSL verront leurs effectifs monter à 10 agents (demande FO Justice en collaboration avec la DI pour éviter le syndrome du travailleur isolé).

A ce jour, seuls BRIEY et SOUFFELWEYERSHEIM ont rendu un service qui se rapproche de la volonté des agents, nous attendons encore celui du CE de MAXEVILLE !!!

Les organigrammes des greffes ne sont plus en adéquation avec les réalités du terrain et la surpopulation pénale croissante, le recrutement de PA et la sortie progressive des personnels en uniforme de manière raisonnable doit être un objectif clair

Il est constaté que la grande majorité des établissements et des SPIP n’ont pas de charte des temps ou que celle-ci n’est pas à jour, comment est-ce possible ? Ceci est la base de travail pour les personnels, de même une résolution de ces manques doit être un objectif en cette année 2026

Le Permanent FO a exprimé les revendications des personnels de la MA NANCY quant au service des agents, la méthodologie de travail et la courtoisie dont ceux-ci ne font pas preuve. A cet égard et si cela perdure, nous serons dans l’obligation de nous faire entendre par d’autres moyens que le dialogue. Le DI a bien pris note et va se rapprocher de la CE de l’établissement

Les PA, grands oubliés de notre administration, ont été défendus bec et ongles par notre représentante régionale qui a tour à tour évoqué les effectifs, la surabondance de tâches annexes et les primes qui ne sont pas en rapport avec la charge soutenue par les agents en poste. Une remontée nationale va être faite et nous continuerons à œuvrer pour l’amélioration des conditions de travail des administratifs lors de ces prochains mois

Pour nos collègues CPIP les dossiers s’accumulent de la même manière que le nombre de détenus en détention explose

Point 2 Protocole : INCARVILLE et matériel ESP

Les experts FO Justice ont travaillé sur un dossier complet mettant en relief les manquements constatés suite à INCARVILLE, il a été donné au DI qui de ce fait, a invité les personnels à se réunir le 08/04

Nous avons rappelé qu’en cette année 2025, la quasi-totalité des agents PREJ de l’inter région n’avait pas eu accès aux formations OBLIGATOIRES quant à la pratique de leurs missions !!!

Le département formation et l’ARPEJ, se rejetant la balle suite à ces failles constatées

Point 3 : sur les travaux en cours

L’expert FO Justice a exprimé les doléances concernant le parloir de METZ et mis en lumières les imperfections y attenant

La porte d’entrée du CD Oermingen, les ateliers de la MA Chaumont et le début des travaux à Reims, le raccordement du chauffage urbain à Toul ont également été abordés

FO Justice a également été entendu quant au déplacement de la base PREJ de Nancy qui était depuis longtemps obsolète et dont l’emplacement n’était pas approprié. Une durée de 3 ans sera nécessaire au déploiement sur un autre site et de même l’agrandissement des locaux des ELSP Nancy a été validé

Point 4 : sur les bombes incapacitantes

FO Justice, précurseur de ce déploiement, valide bien entendu ce protocole et a tenu à préciser que pour le moment les BCE et les officiers doivent les porter en renfort matériel pour leur sécurité

Demande de dotation pour les agents PSE

Point 5 : concernant la surveillance électronique

L’expert FO Justice a mis en avant les textes DAP qui sont remixés à leur façon par le DPIPPR mais qui ne correspondent pas à la réalité du terrain. Un détenu évadé en DDSE ou PE n’a pas le même protocole qu’en établissement, il n’est donc pas imposé aux CE de refaire les signalements déjà faits par le pôle de surveillance. La direction Interrégionale a validé ce point en attente de relecture des textes et une mise au point prochaine

Les représentants FO JUSTICE Grand Est

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Prison de Muret : Élection, parloirs, quand l’organisation fait défaut

FO JUSTICE MURET tient à informer les personnels de la situation constatée ce dimanche 15 Mars au sein de l’établissement.

Tout d’abord, concernant l’exercice du droit de vote, 16 permissions de sortie ont été accordées aux personnes détenues, étalées sur l’ensemble de la journée !

Avec à la clé, 18 retours à gérer par le seul gradé de journée.

FO JUSTICE MURET rappelle que le respect des droits civiques est fondamental et ne saurait être remis en cause. Toutefois, FO JUSTICE MURET constate une nouvelle fois que les personnels, eux, ne bénéficient d’aucune organisation leur permettant d’exercer ce même droit dans des conditions correctes. Contrairement aux années précédentes :

Aucune liste n’a été mise en place pour permettre aux surveillants d’aller voter,

Aucune disposition n’a été prévue pour assurer les relèves nécessaires.

FO JUSTICE MURET a un gout amer et demandera des explications à la direction locale !

Les détenus peuvent exercer leur droit de vote,

Mais les personnels pénitentiaires doivent se débrouiller seuls !

Par ailleurs, FO JUSTICE MURET tient également à dénoncer l’organisation particulièrement fragile mise en place ce dimanche au niveau des parloirs.

En effet :

Aucun surveillant bâtiment n’était positionné,

Le portier qui devait assurer les parloirs était absent, (ce qui peut arriver..)

Seuls les UVF et le gradé parloirs ont dû assumer la gestion de la journée.

Une fois encore, les personnels ont dû faire face avec des moyens insuffisants, au détriment de conditions de travail déjà fortement dégradées.

FO JUSTICE MURET alerte la direction locale sur la nécessité d’une organisation plus sérieuse et respectueuse des personnels, tant sur la question du droit de vote que sur la gestion des services sensibles comme les parloirs. Il sera important d’y réfléchir sérieusement. Soyez certains que notre organisation sera forte de proposition.

Les agents ne peuvent pas être, une fois de plus, les variables d’ajustement d’une organisation improvisée.

FO JUSTICE MURET restera vigilant et continuera de défendre les conditions de travail et les droits des personnels. Notre cheval de bataille ne changera pas au gré du vent !

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Prison de Perpignan : Tentative d’évasion au CSL

Le 14 mars 2026, dans la matinée, un détenu hébergé sur le Quartier de Semi-liberté a tenté de s’évader.

Cette évasion a été avortée uniquement grâce à la réactivité du personnel.

Le surveillant en faction sur le secteur, s’aperçoit qu’un détenu passe devant une caméra qui filme l’extérieur du bâtiment CSL. Il déclenche l’alarme et dans un même temps, il prévient immédiatement la porte et demande qu’un visuel soit fait sur le parking afin de s’assurer et de savoir si le détenu est encore sur le domaine pénitentiaire.

L’agent intervient immédiatement, des renforts de surveillants arriveront très rapidement sur place. Ils réussissent ensemble à rattraper et à arrêter le détenu sur le parking du personnel.

L’individu est réintégré en détention et placé au Quartier Disciplinaire.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN félicite les agents présents. C’est uniquement le professionnalisme du personnel qui a avorté cette évasion.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN alerte les autorités et l’administration sur les profils ainsi que sur le nombre de détenus hébergés sur le Quartier de Semi-liberté. Comme il devrait l’être, ce type de secteur est une alternative à l’incarcération que nous qualifions de “ferme”.

Le QSL ne doit pas devenir un fusible d’ajustement de la surpopulation carcérale, il ne doit pas devenir un secteur tampon afin de diminuer les matelas au sol de la structure principale.

“En raison de sa forte densité carcérale, et les déroutages incessants, l’établissement de Perpignan manque de place, empêchant même un détenu d’avoir un endroit où passer la nuit à même le sol.”

FO JUSTICE CP PERPIGNAN appelle à une juste récompense de la part de l’administration pour les agents qui ont déjoué cette tentative d’évasion.

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Évasion en série : L’Administration doit ouvrir les yeux !

Depuis plusieurs semaines, une réalité inquiétante s’installe.

Les évasions et tentatives d’évasion se multiplient dans les établissements et lors des extractions.

La situation n’est plus anecdotique.

Elle devient un signal d’alarme majeur pour la sécurité pénitentiaire et pour nos collègues.

Les faits sont là :

Villepinte

Une évasion réussie par ruse.

Des complices déguisés en policiers avec de faux documents.

Un scénario digne d’un film… mais bien réel.

Nanterre

Un détenu s’évade lors d’une sortie pédagogique au Louvre.

Une décision qui interroge lorsque l’administration émet un avis défavorable mais que la mesure est malgré tout validée.

Bar-le-Duc

Un détenu prend la fuite en courant lors d’une extraction.

La réalité est connue :

les PREJ tournent à flux tendu.

moins de 50 % des effectifs nécessaires

heures supplémentaires qui explosent

temps de repos malmenés

une vigilance mise à rude épreuve

On exige toujours plus de nos collègues sans donner les moyens correspondants.

Maison Centrale de Poissy

Un détenu monte sur le toit et tente de s’évader pour exiger son transfert.

Une contagion inquiétante

Les signaux sont clairs.

Quand les failles apparaissent, elles se propagent.

Cette épidémie d’évasions et de tentatives donne un sentiment dangereux : que tout devient possible.

FO JUSTICE pose la question clairement :

Soit l’administration agit immédiatement pour stopper cette dynamique, soit elle accepte de laisser s’installer un climat d’impunité et de défi à l’autorité pénitentiaire.

L’ombre du drame d’Incarville

Nous avons tous en mémoire l’évasion sanglante d’Incarville.

Un drame qui a bouleversé l’ensemble de la profession.

Un drame où le sang de nos collègues a coulé.

À la suite de cette tragédie, un protocole a été signé dans l’urgence et dans l’émotion.

Mais aujourd’hui une question se pose :

où en est sa mise en œuvre réelle ?

Les engagements pris doivent devenir des actes concrets.

Les personnels ne seront jamais les fusibles

FO JUSTICE le rappelle avec force :

Nos collègues assurent chaque jour leurs missions dans des conditions de plus en plus dégradées.

Manque d’effectifs.

Pression permanente.

Organisation à flux tendu.

Dans ces conditions, la responsabilité ne peut pas reposer sur les personnels.

Chacun doit prendre ses responsabilités.

FO JUSTICE ne laissera jamais les collègues devenir les fusibles d’un système sous-dimensionné.

Nous y veillerons.

FO JUSTICE exige

des effectifs réels et immédiats dans les PREJ

le respect strict des temps de repos

des moyens de sécurité adaptés aux profils des détenus

la généralisation de la visioconférence lorsque cela est possible

une mise en œuvre effective des engagements pris après Incarville

Une ligne claire

Pour FO JUSTICE, la sécurité n’est ni une variable d’ajustement, ni une équation comptable.

FORCE OUVRIÈRE n’acceptera jamais qu’un nouveau drame survienne parce que l’administration n’aura pas été à la hauteur de ses responsabilités.

Nos collègues méritent des moyens, du respect et de la protection.

FO JUSTICE continuera de porter leur voix et leur sécurité.

FO JUSTICE – UISP PARIS Toujours aux côtés des collègues

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