Ce soir, vers 18h30, une vingtaine de détenus ont déclenché une mutinerie durant la promenade, en mettant le feu à plusieurs équipements, notamment une cabine téléphonique, cabines portes et en détruisant les caméras de surveillance.
Les dégâts sont importants et nécessitent la fermeture complète d’une unité.
Deux agents ont été intoxiqués par les fumées ; l’un d’eux a dû être transporté aux urgences.
L’intervention des équipes ERIS de Dijon et de Paris a été nécessaire afin de procéder à la réintégration des détenus et au rétablissement de l’ordre.
FO Justicen’a cessé d’alerter sur le nombre de détenus affectés par mesure d’ordre et de sécurité (MOS) au sein de la maison centrale de Saint-Maur.
FO Justiceremercie l’ensemble des agents, tous grades confondus, présents lors de cette intervention, pour leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement.
FO Justicedemande un véritable profilage des détenus affectés dans une structure sécuritaire telle qu’une maison centrale.
Stoppons les MOS avec de petites peines devenues ingérables avant qu’un drame plus important ne devienne inéluctable.
FO justice demande des lettres de félicitations pour les agents qui sont intervenus.
Le mois de mai débute sous un climat délétère. En moins de 10 jours, nous déplorons déjà au moins 4 agressions physiques envers le personnel de notre établissement.
⇒ SURPOPULATION,
⇒ MANQUE D’EFFECTIF,
⇒ MENACE CONSTANTE SUR NOTRE SÉCURITÉ !
Ce samedi, l’inacceptable s’est encore produit. Quand “ces messieurs” les détenus ne sont pas satisfaits du service public, ils répondent par la violence :
Ce matin-là, Notre collègue s’est pris un violent coup de poing en plein visage et s’est retrouvé au sol sans rien comprendre.
Certes, La surpopulation carcérale et le manque d’effectif sont des facteurs incriminants aux agressions, mais cela n’explique pas tout. Un sentiment d’impunité s’installe chez les détenus, tandis que nos collègues sont paradoxalement visés par des demandes d’explication (D.E.) ou des poursuites administratives.
CES FAITS DE VIOLENCES SONT INACCEPTABLES. CHAQUE JOUR, LES AGENTS RISQUENT LEUR VIE… EN RETOUR ILS MERITENT DE LA CONCIDERATIONS
MAIS PAS DEUX POIDS, DEUX MESURES !
Nous connaissons les risques de notre métier, mais personne ne vient travailler pour se faire agresser.
Nous demandons à la Direction d’envoyer un message de fermeté absolue à la population pénale
LES AGENTS NE PEUVENT PLUS TRAVAILLER DANS CE CLIMAT !!!
LEUR SECURITE N’EST PAS NEGOCIABLE !
FO Justice SOUHAITE un prompt rétablissement à tous nos collègues blessés. Nous ne vous laisserons pas seuls face à cette violence.
FO Justice ENCOURAGEtous les collègues à déposer systématiquement plainte pour chaque agression physique ou menaces verbales. FO Justice se fera un plaisir de les accompagner.
FO JusticeEXIGE des sanctions disciplinaires et pénales EXEMPLAIRES pour les détenu auteurs de ces agressions !
FO JusticeEXIGE que ces sanctions disciplinaires soient faites au quartier diciplinaire de notre établissement puis un transfert à l’issu pour ces agresseurs.
FO JusticeSERAtoujours là pour défendre le bien-être et la sécurité des personnels.
SAMEDI 09 MAI, LE CENTRE DE DETENTION DE TARASCON A UNE NOUVELLE FOIS FONCTIONNÉ DANS DES CONDITIONS EXTRÊMEMENT DÉGRADÉES !
POUR LE SEUL SERVICE DE L’APRÈS-MIDI, PRÉS DE 9 POSTES N’ÉTAIENT PAS COUVERTS !!
ÉTAGES SANS AGENTS
POSTES DE SÉCURITÉ SUPPRIMÉS
SECTEURS SENSIBLES FRAGILISÉS
FONCTIONNEMENT SOUS TENSION PERMANENTE…
LA RÉALITÉ EST SIMPLE…
LES AGENTS TIENNENT L’ÉTABLISSEMENT À BOUT DE BRAS !!!
FO Justice CD Tarascontient à saluer l’ensemble des agents, tous grades et tous corps confondus, qui continuent d’assurer leurs missions malgré une fatigue et une pression devenues énormes.
FO Justice CD Tarascon tient également à souligner le déplacement de la direction de permanence et des officiers de permanence, venus constater la gravité de la situation des personnels présents sur le terrain.
Mais les personnels n’attendent plus des félicitations de façade ou des poignées de main…
ILS ATTENDENT DES ACTES !!!
Lundi 11 mai, les stagiaires de la 222e promotion prendront leurs fonctions sur le CD, leur arrivée apportera un premier souffle attendu par tous les personnels et FO Justice leur souhaite la bienvenue.
Mais chacun le sait, ces renforts, bien que nécessaires, ne suffiront pas à eux seuls à compenser des années de fonctionnement sous tension permanente.
DEPUIS TROP LONGTEMPS, LES AGENTS COMPENSENT LES MANQUES PAR LEUR PROFESSIONNALISME ET LEUR SACRIFICE PERSONNEL… AUJOURD’HUI, LA LIMITE EST ATTEINTE.
LA SÉCURITÉ NE PEUT PAS FONCTIONNER EN MODE DÉGRADÉ PERMANENT !
LES PERSONNELS NE PEUVENT PLUS CONTINUER À TENIR SEULS DANS DE TELLES CONDITIONS !!
FO Justice CD TarasconEXIGE un abondement supplémentaire en personnels dès les prochaines promotions de la 223ème promotion d’élèves surveillants
FO Justice CD TarasconDEMANDE une véritable reconnaissance des agents qui tiennent actuellement les murs.
Ce vendredi matin, aux environs de huit heure dix, les agents procèdent au départ de la promenade du quartier MA1 Nord. Des portes s’ouvrent, se referment et les personnes détenues se dirigent vers la sortie pour se rendre sur les cours.
Sans prévenir, le détenu X se dirige à grande vitesse vers une cellule et rentre pour aller agresser un codétenu. La victime a pu s’extirper de la cellule mais son agresseur l’a poursuivi dehors, laissant tomber dans sa course une arme artisanale. Dans la foulée, s’en est suivi une bagarre rangée à l’encontre de l’agresseur.
Il a fallu l’intervention rapide des collègues pour mettre fin à l’incident. L’agresseur, quant à lui, a été placé en prévention au quartier disciplinaire.
Cependant, durant cette bagarre collective, un surveillant s’est blessé pendant la maîtrise de l’agresseur. Le collègue est tombé à la renverse et a reçu un coup à l’arrière de la tête.
Cette chute aurait pu être grave, sa tête a frôlé le rebord de l’escalier en fer.
FO Justice Bémao félicite les agents pour leur sang-froid, leur réactivité et leur engagement sans faille malgré des conditions de travail de plus en plus difficiles.
FO Justice Bémao salue la bravoure de notre collègue Félo et lui souhaite un prompt rétablissement. Nous le soutenons et l’accompagnerons dans toutes ses démarches.
La direction s’est déplacée pour rencontrer et rassurer les agents. C’est tout à leur honneur !
Mais comment rassurer des agents dans ces moments plus que difficiles, où tout n’est que fatigue, perte d’engagement et souffrance au travail.
Il est clair que par les temps qui courent, les agents de Bémao n’ont plus besoin de belles paroles ou de promesses vaines, mais des EFFECTIFS SUPPLÉMENTAIRES.
Avant même son arrivée à l’établissement à 17h40, le prévenu présentait déjà un comportement particulièrement agité et violent nécessitant une vigilance accrue d’ailleurs l’équipe de police est arrivée à notre établissement à deux escortes.
Malgré un profil manifestement difficile à gérer, celui-ci a été orienté vers notre maison d’arrêt.
Dès sa prise en charge, il a été placé dans un sas sécurisé dans l’attente d’une gestion adaptée.La situation a nécessité la mobilisation de plus d’une vingtaine de personnes : policiers, pompiers, personnel médical et agents de la structure.
L’individu a également dégradé le sas durant sa prise en charge. Nous tenons à signaler que les collègues de nuit sont arrivés le plus rapidement possible une fois qu’ils ont été prévenus et que le personnel d’après-midi est resté en soutien pendant toute la gestion de l’individu surtout qu’un deuxième arrivant étant pris en charge pendant cet incident.
Après plusieurs phases de sécurisation, il a été escorté aux urgences vers 21h40 afin d’être examiné par un psychologue. Lors de son installation sur le brancard à l’hôpital, une dizaine de personnes ont dû intervenir pour le maîtriser et l’attacher.
Une infirmière a reçu un coup au cours de cette intervention.
Le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentinpose quelques questions :
Les magistrats connaissent-ils réellement les capacités et les limites de notre établissement ?
Comment peut-on affecter un prévenu ayant nécessité des moyens humains considérables pour être contenu dans une structure qui n’est manifestement pas adaptée à ce type de profil ?
Pendant que les personnels gèrent la violence, le stress, l’épuisement et les risques quotidiens, un message est envoyé pour demander “comment va-t-il ?”.
Mais la véritable question est aussi celle de l’état de l’ensemble des personnels confrontés à cette intervention : « Les agents mobilisés, l’infirmière agressée, les personnels amenés à gérer quotidiennement ce profil, les équipes exposées à ce niveau de danger ? »
Et rajoutons également que la famille du prévenu était présente devant l’établissement durant cette intervention, dans un contexte déjà particulièrement tendu.
Le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentinremercie l’ensemble des intervenants mobilisés — policiers, pompiers, personnels médicaux, agents et responsable greffe — pour leur professionnalisme et leur sang-froid dans une situation tendue.
Nous remercions également la direction, restée présente aux côtés des deux agents à l’hôpital, pour le soutien apporté aux personnels.
Le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentinexige le transfert de cet individu vers un établissement plus adapté, la structure actuelle étant inadaptée à son profil violent et au placement en dortoir collectif.
Le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentindemande également qu’une gratification soit accordée aux agents de nuit ainsi qu’aux personnels du service du soir restés au-delà de leur service afin de venir en soutien à leurs collègues lors de cette gestion particulièrement difficile.
Aujourd’hui, il est urgent que la réalité du terrain soit entendue.
Les personnels pénitentiaires ne peuvent plus être la variable d’ajustement de décisions prises sans considération des risques humains et sécuritaires encourus dans nos établissements.
Une nouvelle fois la violence a fait parler d’elle aujourd’hui en détention!
En effet, lors de la mise en place des promenades ce matin, notre collègue demandant à un de nos pensionnaires de se presser (car il retardait le mouvement), s’est fait violemment bousculé et poussé par l’individu récalcitrant et visiblement hostile à l’autorité.
Très nerveux et excité le rebel en question, refusant de réintégrer sa cellule, va se débattre et opposer une forte résistance malgré l’arrivée d’agents en renfort. Il sera ensuite conduit en cellule disciplinaire.
Le syndicat local FO Justice apporte tout son soutien au collègue victime de cette violence physique heureusement sans gravité .
Le syndicat local FO Justice félicite les agents présents pour avoir fait preuve de professionnalisme lors de l’intervention.
Le syndicat local FO Justice exige une sanction disciplinaire sévère à l’encontre de l’auteur des faits commis.
Le syndicat local FO Justice dénonce une augmentation des violences dirigées envers les personnels et aussi entre personnes détenues.
La surpopulation carcérale chronique avec un taux d’occupation qui dépasse les 200%, et des cellules occupées par 3 ou 4 détenus, contribuent largement à un climat de tensions et de conflits à l’intérieur des murs.
Les conditions de travail des personnels s’en trouvent évidemment très dégradées et le manque d’effectifs n’arrange rien.
Les agents de détention subissent encore et n’ont d’autre choix que de continuer à oeuvrer dans des conditions de plus en plus difficiles !
Le vendredi 1er mai, le détenu A… a été violemment agressé par plusieurs individus, puis poignardé dans le dos par le détenu F…
Lors de cette agression, un collègue présent à l’étage a été bloqué par un détenu complice, permettant aux agresseurs de passer à l’acte. Ce dernier est parvenu à se dégager puis à mettre fin à l’incident, sauvant très probablement la vie du détenu, au péril de la sienne.
Les fouilles réalisées à la suite de cette agression ont une nouvelle fois mis en évidence la dangerosité de la détention : un second couteau artisanal a été découvert dans la cellule du détenu F… , et l’arme utilisée lors de l’agression a été retrouvée le lendemain dans le gourbi.
ILS SAVAIENT… ILS N’ONT RIEN FAIT !
Plusieurs observations et signalements ont été faits depuis des semaines par les agents… sans être pris en compte sérieusement.
➡ Certains annonçaient clairement un passage à l’acte imminent.
➡ Pire encore, l’une de ces observations signalait que des détenus étaient prêts à arracher les clés à un surveillant pour en découdre avec le détenu A…
Regardez les signalements. Regardez les réponses. Vous constaterez par vous-même !
Et pourtant… rien n’a été anticipé.
À quoi bon faire des observations ? À quoi bon faire des briefings ?
Combien faudra-t-il d’agressions pour être enfin entendus ?
ET DEPUIS… QUELS CHANGEMENTS ?
Depuis cette lâche agression, qu’est-ce qui a changé ? RIEN
Le détenu A… est toujours maintenu au rez-de-chaussée de son bâtiment ?!?!
Les autres détenus sont toujours présents dans ce même bâtiment… à l’exception du principal agresseur, placé au QD.
Alors, on attend quoi pour mettre le détenu A… au QI afin d’éviter une nouvelle agression ?
Pour moins que ça certains y sont !
Faudra-t-il qu’un surveillant soit gravement blessé… voire pris en otage pour enfin agir ?
Vous prenez le risque de continuer à jouer avec le feu…
FO Justice Lannemezan, lui, saura prendre ses responsabilités.
DES DEMANDES D’EXPLICATIONS… VRAIMENT ?
Et comme si cette lâche agression ne suffisait pas pour les agents directement concernés… voilà maintenant qu’il pleut des demandes d’explications !
Mais pouvons-nous, nous aussi, déposer des demandes d’explications ?
➡ Car pour rappel, vous étiez informés d’un passage à l’acte imminent… et rien n’a été fait.
➡ Car pour rappel, lors du mouvement du 14 juillet (« notre prise de la Bastille »), le transfert du détenu F… avait été acté… et il est toujours là !
➡ Car pour rappel, la mise en place du travail en binômage lors des fermetures avait été annoncée… et aujourd’hui encore, rien n’est en place.
Alors, plutôt que de multiplier les demandes d’explications, il serait surtout temps de reconnaître et de féliciter les agents, qui par leur professionnalisme ont très probablement sauvé la vie du détenu A…
Car oui, tout n’est pas parfait, mais n’oubliez pas que, depuis des mois, vos agents tiennent la détention à bout de bras.
Ils enchaînent plus de 50 heures supplémentaires par mois, travaillent de nuit en sous-effectif (10 ou 11 au lieu de 12), enchaînent DN, RH… et reviennent sans relâche.
Les agents multiplient les taches et ne peuvent pas assurer pleinement leurs missions!
Aujourd’hui, les agents sont à bout.
HOMMAGE AU PROFESSIONNALISME DES AGENTS
FO Justice Lannnemezantient à saluer avec force le professionnalisme et l’engagement des personnels :
➡ le courage et le sang-froid du collègue intervenu en première ligne, qui a très probablement sauvé la vie du détenu A…
➡ la réactivité immédiate des agents face à une situation d’une extrême gravité
➡ l’implication de l’ensemble des personnels ayant permis de mettre fin à l’incident
➡ ainsi que tous les agents mobilisés pour garantir la sécurité sur le bâtiment.
FO Justice Lannemezan tient également à souligner la réactivité de la chaîne judiciaire, avec une prise en charge rapide des auteurs, placés en garde à vue puis présentés en comparution immédiate.
Enfin, FO Justice Lannemezan tient à remercier l’ensemble des agents mobilisés tout au long du week-end du 1er mai pour leur engagement et leur disponibilité.
FO JUSTICE LANNEMEZAN EXIGE
➡ le placement sans délai du détenu A… au QI, suivi de son transfert
➡ le transfert du détenu F…, attendu depuis le 14 juillet dernier, à l’issue de sa peine de QD
➡ des sanctions exemplaires en commission de discipline à l’encontre des auteurs des faits
➡ le déclassement du travail des auteurs des faits
➡ un rendez-vous avec la direction dans les plus brefs délais afin de revenir sur ces événements et de prendre, sans délai, les décisions qui s’imposent
LE MESSAGE EST CLAIR
FO Justice Lannemezan et ses agents exigent le respect.
Si nous devons nous retrouver devant les portes, nous le ferons.
Nous fêterons le 1er mai avec retard… et à notre façon !
Parce que notre vie, notre sécurité et nos conditions de travail n’ont pas de prix.
FO Justice Lannemezann’attendra pas une nouvelle agression pour agir.
Dans la nuit du 6 mai 2026, une fouille sectorielle a été menée au sein de la détention. Six cellules seulement ont été ciblées.
Six. Et pourtant, le résultat est accablant. Ce bilan confirme, une fois de plus, ce que le bureau local FO Justice Bastèdénonce depuis longtemps : notre établissement est confronté à une infiltration massive d’objets illicites. Pour cette opération étaient mobilisés : les agents du soir, les brigades PCS/PCD, les agents de journée, les personnels du greffe, l’ELSP, les membres de l’encadrement et direction.
Bilan des saisies :
73,5 g d’herbe de cannabis
87,6 g de poudre de cocaïne
13 téléphones portables
Divers outils prohibés : clés Torx, clé à laine, et autres objets détournés
Le constat est sans appel. En ne contrôlant qu’une infime partie de la détention, les découvertes suffisent à mesurer l’ampleur du danger. Il ne s’agit plus d’un simple dysfonctionnement. Il s’agit désormais d’un problème majeur de sécurité. Téléphones, stupéfiants, objets prohibés, matériels détournés… Chaque découverte rappelle une vérité brutale : ce qui circule aujourd’hui en cellule peut demain servir à menacer, blesser, agresser, préparer une évasion… ou pire, une prise d’otage.
En Guadeloupe, territoire déjà marqué par une circulation inquiétante des armes à feu, personne ne peut se permettre de minimiser ce qui vient d’être mis au jour. Ce qui a été retrouvé fait froid dans le dos. Le bureau local FO Justice Bastèle dit avec gravité : les détenus ont pris de l’avance. Pendant trop longtemps, certains ont fermé les yeux. D’autres ont préféré attendre. Attendre quoi ? Qu’un drame survienne ?
Le bureau local FO Justice Bastèrefuse cette logique. Il est temps d’engager une politique ferme, continue et intransigeante de contrôle, de fouilles et de sécurisation. Pas une opération de communication. Pas un affichage ponctuel.
Pas un simple effet d’annonce.
Le bureau local FO Justice Bastèexige que cette opération soit suivie d’actes concrets, réguliers et durables. Le bureau local FO Justice Bastètient également à signaler un fait qui n’est pas passé inaperçu. Au moment du débriefing, alors qu’il s’agissait de féliciter les agents pour leur engagement, notre chef de détention a brillé par son absence. Un tel moment exigeait pourtant présence, considération et reconnaissance envers des personnels qui ont donné de leur temps, de leur énergie et qui ont pleinement assumé leurs responsabilités. Être présent lorsqu’il faut demander, c’est une chose. Être présent lorsqu’il faut reconnaître, c’en est une autre.
Le bureau local FO Justice Bastètient néanmoins à saluer l’ensemble des personnels, tous grades et corps confondus, qui ont participé à cette opération longue, éprouvante et indispensable. Par leur engagement, ils démontrent une nouvelle fois une réalité incontestable : ce sont les personnels qui tiennent la sécurité de cet établissement à bout de bras. La direction devra désormais reconnaître cet investissement à sa juste valeur. Mais cette journée a également été marquée par un fait grave et inacceptable. Notre collègue Béatrice a été agressée par un détenu, recevant violemment la porte de cellule au niveau du pied et du plexus. Aucune violence contre un agent ne doit être banalisée. AUCUNE ! Le bureau local FO Justice Bastèlui apporte tout son soutien et lui souhaite un prompt rétablissement. FO Justice Bastèl’invite à déposer plainte sans délai.
Le temps de l’alerte est passé ! Le temps de la fermeté doit commencer !