Dans la nuit du 17 septembre 2026, les personnels du Centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses ont une nouvelle fois démontré leur vigilance et leur professionnalisme face à une situation particulièrement préoccupante. Alors qu’une intervention était menée sur une cellule afin de récupérer une livraison par drone, les agents ont dû faire face à une porte de cellule bloquée de l’intérieur et un œilleton obstrué.
Après plusieurs minutes d’intervention, les personnels ont finalement réussi à ouvrir la cellule et à procéder à une fouille.
Le bilan de cette fouille est particulièrement révélateur de l’ampleur du phénomène :
193,3 grammes de résine de cannabis, 6 téléphones portables et leurs accessoires, plusieurs cartes SIM, des chargeurs et câbles, une télécommande de type Fire Stick, 5 embouts de tournevis, une clé permettant notamment de déverrouiller certains dispositifs, du matériel pouvant servir à la confection d’objets ou à des tentatives d’évasion ainsi que du matériel informatique et multimédia dont les scellés de l’administration avaient été retirés. (Console de jeux et lecteur DVD)
Pour FO JUSTICE SEYSSES, il faut le dire clairement : les projections par drone, les trafics et l’introduction de produits et matériels interdits sont une véritable plaie pour notre établissement.
Derrière chaque projection se trouvent des risques supplémentaires pour la sécurité des personnels et de l’ensemble de la détention. Téléphones, stupéfiants, outils, clés ou matériels détournés : tout ce qui entre illégalement en détention peut être utilisé contre la sécurité de l’établissement et de ceux qui y travaillent.
FO JUSTICE SEYSSES tient à féliciter l’ensemble des personnels ayant participé à cette intervention. Leur vigilance, leur réactivité et leur professionnalisme ont permis de mettre à jour une quantité importante de produits et matériels interdits.
Une question se pose : comment ce drône a pu fonctionner malgré le dispositif en place ?
Une nouvelle fois, les agents démontrent qu’ils sont le dernier rempart face aux trafics qui gangrènent nos établissements pénitentiaires.
La sécurité des personnels et de l’établissement doit rester une priorité absolue !
Le vendredi 11 septembre 2026, une réunion bilatérale s’est tenue concernant le planning 2027.
À cette occasion, FO JusticeNancy-Maxéville a pu défendre ce projet devant la directrice des RH de la Direction interrégionale, en présence de Mme la Directrice, du Directeur des ressources humaines, de la Cheffe de détention et du service des agents.
Cette rencontre nous a permis de porter un nouveau planning pour les agents de détention, qui subissent au quotidien les difficultés de la détention, des heures supplémentaires qui ne cessent d’augmenter, ainsi qu’un rythme de travail particulièrement soutenu et épuisant.
Ce nouveau service permettra notamment :
La mise en place d’une semaine de formation ;
L’obtention de trois semaines de congés durant l’été, afin de permettre une véritable coupure ;
D’obtenir 8 semaines de congé par an.
Le refus de la Direction interrégionale a conduit Mme la Directrice à trancher en faveur des agents, en décidant de soumettre ce planning au vote du 1er au 8 octobre 2026, pour une application en janvier 2027.
FO Justice Nancy-Maxéville remercie Mme la Directrice pour le soutien qu’elle apporte au quotidien aux agents, pour sa compréhension des difficultés qu’ils rencontrent, ainsi que pour avoir pris la responsabilité de soumettre ce planning au vote et d’en permettre l’application en 2027.
FO Justice Nancy-Maxéville remercie également le service des agents pour le travail accompli, qui permet de conserver la fidélisation des agents sur les bâtiments et d’avoir travaillé sur le rythme des nuits.
FO Justice Nancy-Maxéville tient également à saluer l’intervention de la Cheffe de détention, qui a su mettre en lumière le manque d’effectifs ainsi que l’investissement quotidien des agents pour répondre aux exigences du service.
FO Justice Nancy-Maxévillecontinuera de défendre un service plus juste, plus humain et plus adapté à la réalité du terrain.
Le 16 septembre 2026, vers 10h30, lors du mouvement douche au Quartier Disciplinaire, une violente agression s’est produite !!!
Un détenu récidiviste d’agressions sur personnels, une gestion menottée a été appliquée. Celui-ci a inondé la douche ainsi que la coursive du Quartier disciplinaire voulant en découdre avec le personnel.
Alors qu’il lui était demandé de se laisser menotter, celui-ci a refusé d’obtempérer vociférant des menaces et insultes.
Face à cette situation, trois ELSP, accompagnée de l’adjoint au chef de détention, sont intervenus afin de mettre fin à l’incident.
RÉSULTAT = DEUX AGENTS BLESSÉS !!!!
Lors de la maîtrise du détenu, celui-ci a opposé une résistance importante et persistante, refusant de se conformer aux différentes injonctions qui lui étaient données.
Au cours de l’intervention :
Notre collègue a été mordu au visage ; Un autre collègue a été blessé à la main ; Les deux agents blessés ont été dirigés vers les urgences ;
Pour FO Justice du CD de Tarascon, ces faits démontrent une nouvelle fois, les conditions particulièrement difficiles et dangereuses auxquelles sont confrontées quotidiennement les personnels.
Nos collègues interviennent chaque jour dans des situations où leur intégrités physiques sont directement mise en danger.
Deux agents blessés dans le cadre de leurs missions : CE N’EST PAS NORMAL ET N’EST PAS ACCEPTABLE !!
La sécurité des personnels doit rester une priorité absolue !!!
À la suite de cette agression, ce belliqueux personnage a été transféré par les ERIS vers un autre établissement.
FO JUSTICE DU CD DE TARASCON EXIGE :
Des sanctions disciplinaires à la hauteur de la gravité des faits
La mise en œuvre de toutes les suites judiciaires concernant les violences commises à l’encontre de nos collègues
Des moyens humains et matériels permettant aux personnels d’exercer sereinement
Une véritable reconnaissance des risques auxquels sont quotidiennement exposés les personnels pénitentiaires
FO JUSTICE DU CD DE TARASCON AUX CÔTÉS DES PERSONNELS !
FO JUSTICE du CD de Tarascon apporte tout son soutien aux deux agents blessés lors de cette intervention.
FO JUSTICE se tient à leurs côtés et à leur disposition pour les accompagner dans leurs démarches administratives et judiciaires.
FO JUSTICE leur souhaite un prompt rétablissement et restera particulièrement attentifs aux suites données.
Ces actes intolérables ne font qu’enrichir les revendications de FO JUSTICE selon lesquelles notre établissement est inadapté pour accueillir ce segment de population pénale souffrant de troubles psychologiques.
Ou une situation qui finit par ressembler sérieusement à du mépris envers notre Organisation Syndicale.
Cette fois, FO Justice Eysses ne laissera pas passer !
Lors du dernier CSA, FO Justice a été à l’initiative d’une revendication concernant les congés bonifiés, sujet particulièrement important pour les agents concernés.
Notre objectif était de travailler sur une organisation plus juste, plus transparente et plus équitable, permettant d’anticiper au mieux les départs tout en garantissant les mêmes règles pour tous.
À la suite de ces échanges, une réunion de travail devait se tenir.
FO Justice avait désigné auprès de Madame la Directrice son représentant Ultra-marin afin qu’il participe à cette commission.
Jusque-là, rien de compliqué, sauf que…
F.O JUSTICE N’A JAMAIS ÉTÉ CONVOQUÉ !Il fallait oser. La Directrice l’a fait !
Voilà donc une situation pour la moins surprenante, nous désignons notre représentant et lorsque vient le moment de travailler… Le syndicat majoritaire disparaît de la liste !
Il devait à ce titre être convoqué ! Quel formidable sens de l’organisation!
Soyons sérieux deux minutes…
Nous voulons bien croire aux erreurs administratives et aux oublis.
Mais lorsqu’une Organisation Syndicale se retrouve finalement absente faute de convocation, il devient légitime de s’interroger.
Le dialogue social ne consiste pas à choisir avec qui l’on souhaite discuter selon les circonstances.
FO JUSTICE EXIGE LE GEL DES ARBITRAGES !
Dans ces conditions, FO Justice exige qu’aucun arbitrage ne soit rendu et qu’aucune décision ne soit actée concernant les congés bonifiés.
Nous exigeons DU RESPECT.
Respect de notre Organisation Syndicale.
Respect de nos représentants.
Respect des agents qui nous accordent leur confiance.
Et surtout, respect du dialogue social !
FO JUSTICE EST MAJORITAIRE AU CD D’EYSSES ET N’A PAS VOCATION À SERVIR DE FIGURANT !
Ce jour, en fin de matinée un détenu a mis volontairement le feu dans la salle d’activité du Gourbi.
Une nouvelle fois, il aura fallu compter sur le courage, le sang-froid et le professionnalisme des personnels pénitentiaires, tous grades confondus pour s’équiper et intervenir afin de maîtriser et éteindre l’incendie.
Une intervention à hauts risques, alors même que ce détenu devait comparaître cet après-midi devant la commission de discipline.
Si cet acte visait à manifester son désaccord, nous rappelons que les violences, les dégradations et les mises en danger ne sont pas des moyens d’expression acceptables.
Face à de tels comportements, une question doit être posée : certains profils sont-ils réellement compatibles avec une détention ordinaire ?
Les personnels ne doivent pas avoir à subir quotidiennement les conséquences de comportements mettant en danger leur intégrité physique et celle des autres personnes détenues.
Félicitations et soutien total aux collègues qui sont intervenus ainsi qu’aux agents des ateliers qui ont contenu les détenus à leur niveau.
FO justicesalue encore une fois le courage et le professionnalisme des agents de st Maur qui n’est plus à démontrer.
Nous attendons maintenant des actes, des moyens et surtout des réponses à la hauteur des risques.
En temps que membres FO Justicedu CSA local Borgo, nous sommes inquiets et révoltés de voir l’évolution de notre établissement et la souffrance des personnels.
Ceux-ci sont lassés de voir le CP Borgo dans un état lamentable, avec de nombreux travaux urgents à faire, et une propreté qui laisse à désirer…c’est le moins que l’on puisse dire.
Ils sont fatigués à cause de cycles de travail infernaux, certains explosant les 108 heures supplémentaires trimestrielles en même pas deux mois, malgré l’aide d’autres services.
Ils sont fatigués également par tous ces changements de consignes. Nous pensons à nos collègues du service des agents qui reçoivent une ligne directrice pour l’organisation du service des agents postés le lundi avec un contre-ordre le mercredi. Tout cela entraine de l’incompréhension et des tensions entre les agents.
Ils sont aussi inquiets car ils voient que des postes fixes prévus dans l’organigramme des personnels de surveillance vont probablement disparaitre avec leurs remplacements par des personnels techniques ou des contractuels.
FO Justice Borgo s’inquiète aussi de la future organisation des officiers, des postes essentiels n’étant pas couverts. Nous serons vigilants sur ce sujet.
Monsieur le Président, vous avez la responsabilité de cette situation !
Vous en êtes responsable car contrairement à ce que vous avez déclaré lors d’une récente réunion vous n’avez pas su protéger des agents, entrainant ainsi de l’absentéisme.
Vous êtes responsables car en voulant être un bon soldat pour la DISP de Marseille et la DGAP, vous ne vous êtes jamais opposé, malgré nos demandes et avertissements, à la création nécessaire des ELSP sans création de postes et apport de personnels, créant ainsi un fort déséquilibre et un nombre d’agents très insuffisant dans les équipes d’agents postés.
Vous êtes enfin responsable car depuis 3 ans nous naviguons sans cap précis, avec une gestion au jour le jour et sans anticipation. Vous semblez en avoir pris conscience aves le plan de continuité d’activité, FO Justice Borgo espère que ce ne soit pas qu’un feu de paille.
Mais nous vous rassurons vous n’êtes pas le seul responsable car nous pouvons y ajouter la DISP de Marseille et la DGAP !
Comment comprendre que suite à une question d’un agent EJV lors de son entretien pour les ESR, la Directrice de l’ARPEJ annonce la création des PREJ à compter de début octobre ?!?!
Le tout sans que cela soit évoqué en CSA local ni en CSA Interrégional, sans avertir les organisations syndicales, et sans savoir comment cela va se passer !
En effet des questions se posent :
Quel va être leur service ?
Quelles vont être leurs missions ?
Cela va-t-il avoir un impact sur le service de nuit avec les astreintes ?
Va-t-il y avoir des répercussions sur les autres établissements de Corse du fait des missions PREJ prévues par la doctrine ?
FO Justice Borgo exige des réponses.
Nous voulons également savoir s’il y a vraiment une équité entre les agents du CP Borgo ?
Pourquoi certains agents, de tous grades, ont été reçus comme il a été dit lors d’une réunion de service le vendredi 11 septembre 2026, par la Directrice de l’ARPEJ pour cette création des PREJ et pas d’autres ?
Pour terminer, nous faisons le constat amer que la DISP de Marseille et la DGAP n’apportent aucune solution face au manque global d’effectif, ceux-ci nous expliquant simplement que c’est bien souvent pire ailleurs.
Ces explications, nous ne pouvons pas les accepter car les personnels du CP Borgo, par leur dévouement et leur implication, méritent bien mieux !
La nuit dernière, vers 2h30 un individu s’est présenté à la PEP de la MALC en exigeant de rentrer dans l’établissement, prétendant y être attendu pour y être écroué.
C’est lors de la nuit dernière, aux alentours de 2h30 que les agents en poste à la PEP ont eu la peur de leur vie. Un taxi s’est avancé vers la porte et un homme en est sorti pour se diriger à pied vers l’entrée. Cet énergumène s’est présenté aux agents derrière la vitre en exigeant qu’on le laisse entrer afin d’être écroué. Il a menacé et insulté les agents, puis s’est éloigné de la porte afin de renvoyer le taxi. Il s’est mis à fouiller dans les buissons, et lorsqu’il a finalement trouvé ce qu’il cherchait, il s’est à nouveau avancé vers l’entrée et a projeté à plusieurs reprises des pierres sur la vitre, l’interphone et la porte de la PEP. Les forces de l’ordre ont été prévenues et se sont rendues sur place. Après avoir échangé quelques minutes avec lui, elles l’ont emmené menotté.
Le profil de ce farfelu : un ancien pensionnaire, écroué dans un autre établissement de la région, avec antécédents psys et placement en HO. Il voulait juste revenir en prison, et plus particulièrement à Corbas.
Les dégâts matériels : divers impacts importants sur la vitre de la PEP.
Et que dire de nos collègues en service de nuit, traumatisés par cet événement.
Alors que les agents subissent quotidiennement la pression, la surcharge de travail et les agressions en service de jour, ils doivent également faire face à l’insécurité en service de nuit.
JOURS ET NUITS, LES AGENTS NE SE SENTENT PLUS EN SÉCURITÉ,
Le bureau local FO JUSTICEapporte son soutien aux collègues ayant vécu cet événement.
Le bureau local FO JUSTICE félicite l’ensemble des personnels pour leur gestion lors de cet incident et souligne la qualité de leur engagement.
Le bureau local FO JUSTICErappelle que la sécurité des agents, de jour comme de nuit, n’est et ne sera jamais négociable.
Des outils pratiques, pas des outils de pression !
UN AGENT N’EST PAS ASTREINT À SON TÉLÉPHONE PERSONNEL !
La transmission des plannings, des modifications de service et des consignes par WhatsApp ou Tchap peut sembler facilitante, mais elle constitue une dérive.
Un agent n’a pas à être contraint de disposer de ces applications, ni à consulter son téléphone personnel en dehors de son temps de travail.
UN GROUPE WHATSAPP OU TCHAP N’EST PAS UN TABLEAU DE SERVICE OFFICIEL !
LES REPOS DOIVENT RESTER DES REPOS !
Il n’est pas envisageable que des collègues essuient des reproches parce qu’ils n’auraient pas pris connaissance d’une modification de planning, communiquée la veille pour le lendemain, uniquement via WhatsApp ou Tchap, en dehors des canaux officiels et sur leur temps de repos.
Lorsqu’une modification intervient tardivement, il appartient à l’administration de s’assurer que l’agent concerné en a été formellement et effectivement informé, et non de transférer la responsabilité sur le personnel.
FO JUSTICE EXIGE :
► Un rappel immédiat des règles auprès de l’ensemble des encadrants, particulièrement au sein du PREJ de Laon, où des consignes similaires ont été constatées.
► L’utilisation exclusive des canaux professionnels et officiels pour la communication des plannings.
► Le respect du temps de travail et du droit à la déconnexion.
► La fin de ces dérives et des pressions indirectes sur les personnels.
LE RESPECT DES AGENTS, C’EST AUSSI LE RESPECT DE LEUR TEMPS DE REPOS
Le 25 août dernier, FO Justice saisissait directement le garde des Sceaux sur plusieurs dossiers majeurs concernant les personnels de l’administration pénitentiaire.
Dans sa réponse écrite du 16 septembre adressée à notre Secrétaire général, le ministre apporte plusieurs réponses précises concernant les effectifs, la prime d’encadrement, la sécurisation des établissements et des personnels, la surpopulation carcérale, les SPIP, les greffes pénitentiaires ou encore la réserve pénitentiaire.
► Pour FO Justice, ces engagements doivent désormais trouver une traduction concrète et rapide.
680 CRÉATIONS DE POSTES POUR LA DGAP EN 2027
Le garde des Sceaux annonce que le projet de loi de finances pour 2027 prévoit 680 créations de postes au bénéfice de la DGAP.
Il confirme également l’obtention de 100 élèves-surveillants supplémentaires dès l’automne 2026, portant ainsi la prochaine promotion entrant à l’ENAP à 550 élèves-surveillants.
Dans un contexte de vacances de postes persistantes et de conditions de travail toujours plus dégradées, FO Justice sera particulièrement attentive à la traduction réelle de ces créations d’emplois sur le terrain.
PRIME D’ENCADREMENT, UN VERSEMENT ENVISAGÉ DÈS 2027
► FO Justice avait porté la création d’une prime d’encadrement.
Le ministre indique que cette mesure concernerait environ 3 500 agents, pour une enveloppe estimée à 7 millions d’euros. Surtout, il confirme souhaiter son versement dès l’année 2027, sous réserve des moyens budgétaires disponibles.
► Pour FO Justice, le principe est désormais posé. Il faut maintenant obtenir les crédits, le calendrier et les modalités concrètes de mise en œuvre.
Sur le sujet important de la surpopulation carcérale, le garde des Sceaux rappelle également que l’article 7 du projet de loi sur l’exécution des peines prévoit de soumettre au Parlement des mesures alternatives à l’incarcération pour les établissements les plus encombrés. Cette mesure revendiqué et portée par notre organisation syndicale doit aboutir au plus vite et sera déposé par le gouvernement à l’Assemblée Nationale.
► Pour FO Justice, ce sujet est essentiel : la surpopulation carcérale ne peut plus durer. Au-delà des nouvelles places, des réponses rapides et concrètes sont indispensables pour réduire la pression sur les établissements et les personnels.
S’agissant de la prime de surpopulation carcérale, le garde des Sceaux confirme que la prime de surencombrement est portée de 100 à 300 euros bruts.
Elle concernera les agents exerçant dans un établissement dont au moins un secteur d’hébergement connaît un taux d’occupation supérieur à 150 %.
Le ministre précise également que cette prime concernera le corps d’encadrement et d’application, mais aussi les personnels techniques et administratifs.
Cette mesure constitue une réponse indemnitaire, mais elle ne saurait remplacer les décisions structurelles indispensables face à une surpopulation carcérale qui pèse quotidiennement sur les personnels.
► Sur la sécurisation des Personnels, le ministre rappelle plusieurs mesures de sécurisation engagées ou programmées.
Il indique notamment que 304 PIE ont été livrés en 2025 et que 850 supplémentaires doivent être déployés d’ici fin 2026, notamment auprès des PREJ, des unités hospitalières et des ELSP.
Une nouvelle vague de déploiement des caméras individuelles est également annoncée pour fin 2026, tout comme la poursuite du déploiement des aérosols incapacitants.
Le ministre rappelle par ailleurs les investissements engagés sur les dispositifs anti-drones et indique que 30 millions d’euros de crédits de maintenance ont été consacrés en 2026 à des travaux de sécurisation.
► FO Justice continuera à exiger que ces équipements soient réellement déployés partout où les personnels en ont besoin, sans disparités territoriales.
Concernant les SPIP, le ministre annonce qu’un recensement des dispositifs de sécurité est en cours sur l’ensemble du territoire, sans eluder la question des permanences délocalisées.
Sur le sujet relatif à la mobilité des CPIP, Le garde des Sceaux se dit disposé à examiner notre demande de revalorisation du nombre de points liés aux CIMM pour la mobilité en Outre-Mer. Pour FO Justice, cette évolution doit permettre de mieux prendre en compte la situation des agents originaires des territoires ultramarins.
► FO Justice sera vigilante sur la concrétisation rapide de ces mesures.
S’agissant de la réserve pénitentiaire, le garde des Sceaux confirme que le projet de décret permettant aux retraités pénitentiaires engagés dans la réserve de cumuler pleinement leur pension de retraite et leurs indemnités de réserve est actuellement examiné par le Conseil d’État.
► Cette évolution répond à une demande portée par FO Justice et doit désormais aboutir rapidement.
Concernant les personnels des greffes pénitentiaires, le ministre indique avoir demandé à la DGAP et au Secrétariat général de travailler sur l’attractivité de leurs métiers. Ces travaux pourraient notamment déboucher sur des avancées indemnitaires ainsi que sur un processus de filiarisation.
► FO Justice attend désormais des propositions concrètes et un calendrier.
LES ENGAGEMENTS SONT ÉCRITS, NOUS LES FERONS RESPECTER !
► Effectifs, prime d’encadrement, surpopulation carcérale, sécurité, SPIP, réserve pénitentiaire, greffes pénitentiaires : le ministre a désormais répondu noir sur blanc à plusieurs revendications portées par FO Justice.
Pour notre organisation, cette réponse ne constitue pas un point d’arrivée, mais un point d’appui. Nous allons désormais demander à la DGAP et au garde des Sceaux de transformer ces annonces en décisions effectives
FO Justice Restera Mobilisée Jusqu’à Leur Mise en Oeuvre Concrète !
Avant tout FO Justice renouvelle ses souhaits de bienvenue à Monsieur le Directeur pour sa nomination en qualité de chef d’établissement. Nous espérons que cette prise de poste sera l’occasion d’instaurer un dialogue social de qualité, constructif et respectueux, au bénéfice de l’ensemble des personnels et du bon fonctionnement de l’établissement.
À la demande de FO Justice, le chef d’établissement a bien voulu recevoir notre organisation syndicale, afin de prendre un premier contact et d’échanger sur les difficultés rencontrées quotidiennement par les personnels et sur les dysfonctionnements constatés au sein de l’établissement.
Cette audience nous a permis de dresser un état des lieux précis de la situation et de porter les revendications des personnels sur plusieurs sujets essentiels :
oDialogue social et qualité des échanges avec les représentants du personnel ;
oFormalisme administratif relatif à la tenue des instances locales ;
oVolumétrie des mouvements, avec leurs conséquences sur l’organisation des services ;
oFidélisation des personnels, indispensable à la stabilité des équipes ;
oSécurité des personnels et de l’établissement ;
oLogement, enjeu important pour l’attractivité et le maintien des agents ;
oDiscipline, avec la nécessité d’un traitement clair et équitable des situations ;
oStagiairisation et accompagnement des agents concernés.
Sur l’ensemble de ces sujets, FO Justice a porté un discours clair et sans détour : les difficultés rencontrées par les personnels ne peuvent être ignorées et doivent faire l’objet de réponses concrètes.
Le chef d’établissement a fait preuve d’une écoute attentive à l’égard des problématiques soulevées et des arguments développés par notre organisation.
FO Justice prend acte de cette volonté et restera attentive à sa traduction concrète dans les faits.
Il a notamment affiché sa volonté de « travailler » avec notre organisation représentative, mais également, plus largement avec l’ensemble des personnels.
FO Justice a réaffirmé sa volonté d’instaurer un dialogue social de qualité, constructif et exigeant, permettant de rechercher des solutions aux problématiques communes, dans l’intérêt des personnels et du bon fonctionnement de l’établissement.
Nous considérons cette première audience comme positive et encourageante.
FO Justice restera mobilisée et continuera de porter les revendications des personnels avec détermination, exigence et responsabilité.