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DI PACA-Corse : Déclaration liminaire CSA Interrégional du jeudi 17 septembre 2026

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI),

Nous ne pouvons démarrer ce CSAI sans évoquer plusieurs dysfonctionnements constatés dans le respect du formalisme inhérente à cette instance.

La transmission tardive, voire l’absence de documents de travail, pourtant prévus par le règlement intérieur des CSAI, ne permet pas aux organisations syndicales de préparer cette instance dans des conditions satisfaisantes.

Au-delà du seul respect des règles de fonctionnement de cette instance, une préparation insuffisante peut également avoir des conséquences sur l’examen relatif aux conditions de travail des personnels et plus largement sur leurs conditions d’exercice.

FO Justice rappelle l’impérieuse nécessité pour l’Administration de respecter scrupuleusement les délais réglementaires de transmissions de documents, au même titre qu’elle l’exige des Organisations Professionnelles siégeantes le strict respect des obligations qui leurs incombent.

À l’occasion de ce CSAI, FO Justice se doit, une nouvelle fois, d’appeler l’attention de l’administration sur la situation préoccupante des établissements du ressort de la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de Marseille (DISP).

Nous tenons à rappeler que ces difficultés ont déjà été signalées à plusieurs reprises lors des précédents CSAI.

Pour autant, après plusieurs mois, le constat reste malheureusement le même !!

Les conditions de travail et de sécurité demeurent fortement dégradées, dans un contexte marqué par la surpopulation carcérale et un manque d’effectifs qui concerne l’ensemble des grades et des corps.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec notamment un taux d’occupation exorbitant, de population pénale, avoisinant les 220 % à la Maison d’Arrêt de Nice et de 160 % au Centre pénitentiaire d’Avignon le Pontet….

Derrière ces chiffres, ce sont des personnels qui, depuis des mois, font face à une charge de travail toujours plus importante mais qui continuent malgré tout à assurer leurs missions avec professionnalisme.

FO Justice rappelle que la sécurité des personnels doit demeurer une priorité absolue, face aux agressions, aux menaces, aux intimidations et violences auxquelles ils sont quotidiennement confrontés.

À ce titre, FO Justice demande le déploiement effectif et généralisé des bombes incapacitantes, afin que cet équipement constitue un véritable moyen de protection individuelle, accessible à l’ensemble des agents dans le respect du cadre réglementaire.

FO Justice demande également que le déploiement des pistolets à impulsion électrique soit pleinement engagé au sein des établissements et services de la DISP de Marseille. Les textes réglementaires étant désormais parus, il est temps de passer à une mise en œuvre concrète sur le terrain.

Face à des situations de violences ou de menaces toujours plus fréquentes, comme en témoigne une nouvelle agression survenue hier au CD de Tarascon, après celle, déjà inqualifiable, dont avait été victime un agent le 4 septembre dernier, les personnels doivent pouvoir disposer de moyens de protection adaptés, gradués et proportionnés, à la hauteur des risques auxquels ils sont quotidiennement exposés.

FO Justice attend de la DISP de Marseille qu’elle communique clairement sur le déploiement de ce dispositif : calendrier, établissements concernés, personnels habilités, formation et moyens mobilisés.

Pour FO justice, la protection des personnels ne saurait se limiter à une intervention de l’Administration après un événement grave. La reconnaissance et le respect de l’administration dus aux personnels impose la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention et d’anticipation à la hauteur des risques auxquels ils sont quotidiennement exposés.

Nous vous appelons à une mise en œuvre sans tarder de ces nouveaux moyens de protection afin de répondre efficacement à l’accroissement des situations d’agressions physiques.

La situation des Pôles de Rattachement des Extractions Judiciaires (PREJ) et des Equipes Locales de Sécurité Pénitentiaires doit également être prise en compte. La hausse des extractions, les contraintes judiciaires, les délais imposés, soumettent ces personnels à une pression permanentes et à des rythmes de travail particulièrement soutenus.

FO Justice demande à ce que la charge de travail soient évaluées et adaptés en fonction des effectifs réellement disponibles et non que les personnels soient contraints de s’adapter à une charge de travail toujours croissante.

Le recours à la visioconférence doit être encouragé et développé notamment lorsqu’il permet d’éviter les déplacements non indispensables ; une démarche visant à réduite les risques professionnels et à préserver les conditions de travail des agents.

FO Justice tient également à souligner que les difficultés d’effectifs ne concernent pas uniquement les personnels de surveillance.

Les personnels administratifs, les personnels techniques, les personnels d’insertion et de probation, ainsi que l’ensemble des corps qui concourent au fonctionnement du service pénitentiaire, sont eux aussi confrontés à une augmentation de leur charge de travail et à des contraintes professionnelles toujours plus importantes.

Leurs préoccupations, leurs difficultés doivent être appréhendées avec toute la gravité qu’elles revêtent et qu’elles fassent l’objet de réponses concrètes, adaptées à la hauteur des enjeux.

Enfin, FO Justice restera particulièrement vigilant quant aux futures ouvertures d’établissements ainsi qu’à la création de nouvelles unités et services au sein de la DISP de Marseille notamment concernant le Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO) au CP d’Aix Luynes et le Centre de Détention de Comtat Venaissin.

Chaque ouverture de structure doit être accompagnée des moyens humains, matériels et organisationnels nécessaires à leur fonctionnement.

FO Justice s’oppose fermement à ce que la mise en place repose sur le seul déploiement des personnels déjà en fonction. Il n’est pas acceptable qu’un établissement soit fragilisé pour permettre le fonctionnement d’un nouveau quartier ou d’une nouvelle structure. Les effectifs doivent être renforcés en conséquence et non déplacés au détriment des services existants.

Les personnels sont déjà épuisés, les organisations de service sont fragilisées et les marges de manœuvre sont devenues extrêmement limitées.

Les personnels sont la force vive de notre institution et ceux qui, chaque jour, assurent la sécurité de nos établissements, la prise en charge des personnes détenues de justice et la continuité du service.

FO Justice continuera à défendre avec détermination les intérêts de l’ensemble des personnels de la DISP de Marseille et exigera des réponses concrètes, rapides et à la hauteur des enjeux.

LES AGENTS ONT ASSEZ ATTENDU,

IL EST TEMPS D’AGIR

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Prison de Moulins-Yzeure : Opération chaotique en Maison d’Arrêt

Quelle belle surprise ce matin de découvrir la présence de l’équipe cynophile de la police dans notre établissement afin de contrôler les familles à l’entrée des parloirs.

Nous réclamons depuis toujours de la sécurité pour notre établissement et cette opération aurait pu être une réussite, si tant est que son organisation ait été correctement faite.

Mais ne mélangeons pas tout, et surtout ne mélangeons pas les casiers !

Car la surprise fut beaucoup moins belle en apprenant que les casiers des agents à la PEP ont été fouillés au même titre que les casiers des semi-libres, sans parler de l’organisation de cette opération tout aussi douteuse : protocole non respecté, aucun renfort supplémentaire malgré un manque d’agents, aucune information pour les personnels concernés, …

Madame La Directrice de la Maison d’Arrêt, qui a donné l’ordre ?

Le Syndicat Local FO Justice demande des explications claires sur :

– L’auteur de la décision de fouiller les casiers des personnels

– Le cadre et les consignes de cette opération

– Les modalités d’information des agents

Le Syndicat Local FO Justice réclame depuis toujours davantage de sécurité dans notre établissement, mais pas dans n’importe quelles conditions.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : L’art de ne plus voir !!! Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

Depuis lundi et en réalité depuis bien trop longtemps on a choisi à VLM, la cécité de confort ! !! Non pas parce que l’évidence serait difficile à constater, mais parce qu’il est parfois plus confortable de détourner le regard que d’affronter ce que la réalité nous oblige à remettre en question.

Ce mercredi 16 septembre 2026, de service de soir, trois agents sont, une nouvelle fois prélevés directement sur les étages pour pallier l’absence d’une équipe de transfèrement dédiée et effectuer une mission hôpital pour un détenu. Une mission qui pourrait sembler banale … mais qui a des conséquences lourdes. Car Les agents restants ont dû assumer seuls l’ensemble des taches inhérentes au service et l’intégralité du travail quotidien. Une charge colossale dans un établissement qui explose sous le poids de la surpopulation carcérale avec 1100 détenus ! Il faut s’imaginer l’intensité et la lourdeur du travail exigé ! Les collègues se retrouvent à gérer seuls en moyenne plus de 200 détenus chacun ! Un rythme fou et effréné ! !! Au retour de l’escorte , à peine franchi le seuil de l’établissement, une autre escorte de trois agents est renvoyée dans la foulée en urgence vers l’hôpital pour accompagner un autre détenu à hospitaliser. Ce soir encore, les agents du service de nuit devront absorber les secousses de ce bordel organisé en dégarnissant leur propre service de nuit ainsi que celui de la SAS.

Cela fait désormais plusieurs jours, que des collègues sont mobilisés à l’hôpital. Les uns partent, d’autres reviennent, puis d’autres repartent. Certains sont partis la fleur au fusil, sans même un casse-croute ni une bouteille d’ eau, pour finalement passer des journées entières, voire des nuits, à assurer des gardes improvisées et à accumuler des heures interminables dans un dénuement complet. Peu importe la fatigue, peu importe les conditions, l’essentiel est que la mission soit accomplie ! !!

Faudra it -il nous mobiliser devant les portes de l’établissement pour enfin être entendu ?

Force Ouvrière Justice demande une nouvelle fois les moyens nécessaires pour mettre en place une véritable équipe dédiée aux extractions hospitalières de VLM , notamment à travers le renforcement des ELSP .

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DI de Lyon : Lettre ouverte au Directeur des Équipes de Sécurité Pénitentiaire

Monsieur le Directeur

Equipes de sécurité pénitentiaire

Objet : organisation de service

Monsieur le Directeur,

L’UISP FO Justice Lyon se réjouit de votre initiative d’une réunion de travail avec votre équipe du PREJ 42 en date du 28 août 2026. L’ensemble des participants a apprécié cet échange.

Il a été prévu, la mise en place de groupes de travail concernant la charte de temps des personnels et l’organisation de service.

Nous pensons que de par votre position, vous avez mandaté votre chef de service afin d’organiser ces différents groupes ?

A ce jour, rien n’a été fait.

Nous ne remettons pas en cause la charge de travail des différents acteurs de la base, mais nous constatons que les adjoints participent grandement aux tâches administratives en plus des missions sur lesquels ils sont affectés. Et pourtant ils restent force de proposition, tout comme l’ensemble des surveillants.

Comme je vous l’avez déjà signalé, le dialogue reste compliqué entre les personnels et votre chef de service (mails d’agents qui restent sans réponse, il n’a jamais le temps de discuter, etc…).

Nous espérons que sa charge de travail ne se limite pas à l’accompagnement de techniciens sur les différents travaux de la base ?

Vous n’êtes pas sans savoir qu’en fonction des GT, une validation en CSA I doit avoir lieu et que pour 2026 nous nous réunissons le 13 octobre 2026. A l’heure ou nous vous sollicitons, je doute qu’un quelconque projet puisse voir le jour.

Ce qui est sûr, c’est que vos personnels se sentent délaissés et non écoutés.

Ils sont dans l’attente d’un chef de service qui les soutient et porte leurs projets.

Monsieur le Directeur, nous vous demandons d’intervenir afin que les demandes recensées à la réunion du 28 août puissent aboutir immédiatement pour les plus simples (réunion de service du lundi matin) et que les groupes de travail trouvent une date de faisabilité rapidement.

Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer, monsieur le Directeur, l’expression de notre haute considération.

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