Pour l’UISP FO JUSTICE Toulouse, il est indéniable que la Pénitentiaire évolue d’année en année et que pour ce faire, de belles avancées ont vues le jour et sont mises en place pour accompagner la métamorphose des pratiques professionnelles.
Mais pourl’UISP FO JUSTICE Toulouse, l’Administration Pénitentiaire est extrêmement décevante sur des sujets primordiaux et prioritaires pour une véritable amélioration des conditions de travail et de sécurité de ses personnels.
Les CALAMITÉS des détentions à traiter dans l’urgence pour que les agents retrouvent une certaine sérénité dans leur quotidien sont :
• Le fléau des détenus « PSY ». Leur nombre ne fait que s’intensifier et leur gestion est de plus en plus complexe.
• Le fléau de la surpopulation carcérale qui n’arrête pas de croître avec des records qui ne font que tomber face à une incessante augmentation de détenus.
• Le fléau de la violence envers les personnels est présent et prégnant dans leur quotidien.
• Le fléau des trafics qui pullule et qui s’étend dans les moindres recoins des détentions. Ces trafics sont en lien direct avec les livraisons de colis illicites.
Concernant ces 4 points quel’UISP FO JUSTICE Toulouse identifie comme points cardinaux peuvent améliorer ou au contraire dégrader les conditions de travail et de sécurité des personnels.
Pour l’UISP FO JUSTICE Toulouse, ces principaux fléaux ne sont pas travaillés de manière convaincante par le Ministère de la Justice et par conséquence par l’Administration Pénitentiaire.
Les agents sont confrontés quotidiennement à des détenus atteints de troubles du comportement et/ou de pathologie « PSY ». Les hébergements en détention sont, pour une grande majorité occupés par ces profils afin de palier aux fermetures de lit en PSYCHIATRIE.
Les personnels subissent la fougue et l’ingérence de ces détenus inadaptés au milieu carcéral.
Les structures pénitentiaires sur notre ressort de Toulouse sont complètement saturées. Derrière les murs des établissements, les personnels doivent s’employer à contenir des accumulations de personnes sous main de justice dans des bâtiments qui n’ont jamais été construits pour accueillir autant de détenus.
Ce que les hautes autorités ont sûrement du mal à saisir, c’est qu’il y a 10,15, 20ans, les personnels avaient plus ou moins les mêmes missions mais avec deux fois moins de détenus à gérer.
Pour autant, le métier de maton, de gardien et de surveillant pénitentiaire a toujours été identifié comme dur, pénible et dangereux.
Aujourd’hui, les personnels subissent les mêmes contraintes qu’auparavant accentuées par des taux d’occupations exorbitants.
Un terreau fertile pour que les trafics se développent et se multiplient rapportant de plus en plus de gains au cartel de la voyoucratie.
Il est facile de comprendre que ces trois fléaux ne peuvent qu’accélérer le phénomène de violences envers un personnel qui combat à arme inégale dans un contexte défavorable de jour en jour !!!
Messieurs les décideurs, l’UISP FO JUSTICE Toulouse vous demande de prendre votre courage à deux mains afin que la pénitentiaire ne sombre pas et qu’elle retrouve une cohérence.
Le lundi 24 août 2026, vers 20h00, nous avons reçu la visite du garde des Sceaux et du Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire (DGAP), accompagnés des autorités officielles.
Au cours de cette visite, le Ministre a pris le temps d’échanger avec les personnels du centre pénitentiaire.
Il a reconnu que l’établissement nécessitait une rénovation ainsi que la réalisation de plusieurs travaux destinés à améliorer les conditions de travail et le confort des agents. Il a également souligné l’importance de former davantage les personnels afin de garantir une prise en charge adaptée des personnes détenues.
DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI NE PEUVENT PLUS DURER
FO JUSTICE CP CHÂTEAU-THIERRY réitère avec force sa demande de rénovation des chambres du quartier femmes. Il est inacceptable que les personnels soient contraints de travailler dans de telles conditions.
Plusieurs chaises de bureau situées au niveau de la rotonde doivent également être remplacées afin de garantir des conditions de travail dignes et adaptées aux agents.
Plus préoccupant encore, nous constatons qu’à ce jour, du savon n’est toujours pas disponible dans les divisions, empêchant les personnels de disposer de conditions d’hygiène pourtant élémentaires.
FO JUSTICE considère cette situation comme totalement inacceptable.
L’hygiène et la sécurité des personnels ne peuvent être considérées comme des variables d’ajustement. Des moyens simples et indispensables doivent être mis en place sans délai.
UN SECOND ÉTABLISSEMENT PSYCHIATRIQUE SPÉCIALISÉ ?
Lors de sa visite, le Ministre a également fait part de sa volonté de créer un deuxième établissement psychiatrique spécialisé en France, précisant que le Centre pénitentiaire de Château-Thierry constituait, selon lui, un modèle en la matière.
Cette reconnaissance doit désormais se traduire concrètement par des moyens à la hauteur des missions confiées aux personnels.
FO JUSTICE EXCLUE DE LA RENCONTRE AVEC LES ORGANISATIONS SYNDICALES
À l’issue de sa visite, le Ministre a rencontré les organisations syndicales représentatives UFAP et SPS.
FO JUSTICE n’a pas été conviée à cette réunion.
À ce jour, aucun communiqué ni compte rendu n’a été transmis à la suite de cette rencontre.
Nous regrettons cette situation et rappelons que FO JUSTICE est pleinement engagée aux côtés des personnels du Centre pénitentiaire de Château-Thierry et mettra tout en œuvre pour aboutir à leurs revendications.
FO JUSTICE continuera de dénoncer les conditions de travail de ses collègues et de défendre leurs intérêts afin d’obtenir, sans plus attendre, les améliorations indispensables à l’exercice de leurs missions.
Ce jour, mercredi 26 aout 2026, la maison d’arrêt de Bayonne arrive à untaux record de plus de 260% !
Pour rappel, la capacité de l’établissement est de 64 places et ce jour, nous avons dans nos murs, 164 détenus, soit l’équivalent de 100 matelas au sol.
Ce matin, lors d’une fouille de cellule, une découverte inquiétante a été faite par le personnel : UN COUTEAU CERAMIQUE également un téléphone, un chargeur, câble et kit oreillette !
Bien que Monsieur le DGAP nous ait honoré de sa présence la semaine dernière, nous avons vraiment l’impression d’être juste entendu, mais rarement écouté.
Jusqu’où va-t-on aller en termes de taux d’occupation ? Les 300€ de prime de fin d’année ne régleront jamais la charge de travail immense qui nous incombe……et ne parlons pas des futures activités liées à la rentrée.
L’ensemble du personnel de la maison d’arrêt de Bayonne est à bout
Que faut-il faire pour que cela change ?
Que faut-il faire pour travailler en toute sécurité ?
Que faut-il faire pour effectuer nos tâches correctement ?
FO Justice MA Bayonne demande qu’une fouille générale soit réalisée afin d’éviter qu’un collègue ne se retrouve avec une arme sous la gorge.
FO Justice s’est rendu ce jour au QSL-V afin d’échanger directement avec les personnels et de constater leurs conditions de travail. Le constat est clair : les agents tiennent leur secteur à bout de bras dans un environnement où l’organisation, les effectifs, la sécurité et même l’état du bâtiment ne sont plus à la hauteur des missions qui leur sont confiées.
LES STRUCTURES SATELLITES DE FRESNES NE DOIVENT PAS DEVENIR LES ANGLES MORTS DE L’ÉTABLISSEMENT.
1. Le sous-effectif met le service sous tension
L’agent unique à la porte de contrôle doit, seul, gérer les interphones, les visuels caméras, la gestion des accès, le contrôle des API, la supervision lors des rondes et des mouvements ainsi que les alarmes détention.
À l’étage, les agents doivent en permanence prioriser une distribution au détriment d’une autre et travailler dans une pénurie continue.
TROP DE MISSIONS, TROP DE RESPONSABILITÉS ET TROP PEU DE MARGE DE SÉCURITÉ POUR UN SEUL AGENT.
CE FONCTIONNEMENT EN PERMANENCE SUR LE FIL N’EST PAS UNE ORGANISATION NORMALE : C’EST DE LA GESTION QUOTIDIENNE DE PÉNURIE.
2. Des conditions de sécurité qui doivent être revues
La salle de fouille des PPSMJ, non sécuritaire, est située dans le fond d’une salle avec casiers, avec une visibilité nulle : le collègue est isolé.
Les grilles palières non automatisées, n’ouvrant que de l’intérieur, obligent les agents à passer le bras à travers les barreaux.
Certaines configurations de portes de cellules ou de poignées peuvent placer l’agent en difficulté lors de l’ouverture.
CETTE PRATIQUE EST DANGEREUSE ET NE PEUT PAS DEVENIR UNE NORME DE FONCTIONNEMENT.
3. Un bâtiment qui accumule les signaux d’alerte
Nombreuses fuites à des endroits dangereux.
Présence de fils électriques ou de prises à proximité d’infiltrations.
Lattes extérieures des chemins d’accès et de l’escalier d’accès principal au QSL-V en très mauvais état.
Cellule PMR au 3ème étage alors que l’ascenseur est hors service.
Poste d’entrée à rénover intégralement avec câblages apparents.
Cour de promenade insuffisamment sécurisée et exposée aux intrusions.
Un seul agent technique à 50 %, malgré des besoins de maintenance très importants.
LA SÉCURITÉ DOIT S’ANTICIPER. ELLE NE DOIT PAS SE RÉPARER APRÈS COUP.
4. Et les conditions de vie des agents ?
Pas de télévision dans la salle de repos.
Pas d’installation adaptée pour cuisiner en service de nuit ou en service du soir.
La suppression des navettes « self-mess » le midi et l’interdiction d’utiliser le véhicule administratif pour ce motif dégradent fortement l’organisation et les conditions quotidiennes des agents.
CES SUJETS PEUVENT PARAÎTRE SECONDAIRES VUS DEPUIS UN BUREAU.
ILS NE LE SONT ABSOLUMENT PAS LORSQU’ON TRAVAILLE QUOTIDIENNEMENT SUR LE TERRAIN.
5. FO JUSTICE EXIGE :
des effectifs adaptés à la charge réelle de travail ;
un réexamen immédiat de l’organisation du QSL-V ;
la sécurisation de la salle de fouille ;
la mise en conformité des accès, grilles et cellules présentant un risque ;
une intervention urgente sur les fuites, installations électriques et cheminements dangereux ;
une solution concernant l’ascenseur et l’accessibilité PMR ;
la rénovation complète du poste d’entrée ;
un véritable renforcement des moyens techniques ;
la sécurisation de la cour de promenade ;
des solutions concrètes pour les repas et les conditions de repos des personnels.
6. FO JUSTICE N’OUBLIE PERSONNE
FO Justice tient surtout à féliciter et soutenir les agents, les gradés ainsi que la cheffe de détention du QSL-V, qui se démènent quotidiennement pour maintenir leur secteur opérationnel malgré les difficultés.
Ils compensent par leur professionnalisme, leur disponibilité et leur capacité d’adaptation ce qui devrait normalement relever d’une organisation suffisamment dimensionnée et anticipée par l’administration.
Mais il existe une limite à ce que l’engagement individuel peut absorber.
LE DÉVOUEMENT DES PERSONNELS NE DOIT JAMAIS DEVENIR LE PLAN DE FONCTIONNEMENT PERMANENT DE L’ADMINISTRATION.
Le QSL-V fait partie intégrante du CP Fresnes. Ses personnels ont droit à la même considération, à la même sécurité et aux mêmes moyens que les autres secteurs.
Vous n’êtes pas sans savoir que les élections professionnelles se tiendront début décembre.
Alors que le syndicat UFAP prône « l’entente syndicale et non les guéguerres », le SL de Valence n’a de cesse de cracher sur notre organisation syndicale.
L’organisation locale majoritaire sent-elle le vent tourner ? En quatre ans, il n’y a eu aucune avancée et l’établissement à même régressé.
Le Secrétaire Local UFAP, tire à boulets rouges afin de montrer la défaillance de la direction (mais pas de tous), sans proposer des solutions. En réalité, c’est la sienne qu’il montre à travers tous ses échanges de mails et communiqués.
Le Bureau FO Justice du CP Valence DÉPLORE que le Secrétaire Local UFAP, entache le dialogue social pour essayer de s’apporter la gloire aux futures élections. Cracher sur la direction par-devant et se rabibocher ensuite, caché dans un bureau, nous ne sommes pas nés de la dernière pluie.
Nous mettons en garde la future direction sur les talents de manipulateurs de certains, au détriment des personnels.
Il est facile de critiquer les avancées obtenues par FO Justice, mais qui d’autres en a obtenu ?
N’est-ce pas « Major » ? une réforme « au rabais » comme le dit votre organisation depuis trois ans. On crache dans la soupe mais s’en délecte bien après.
Oui, FO Justice peut se vanter des avancées ; n’en déplaise à certains. FO Justice se bat et continuera de se battre au quotidien pour la sécurité des personnels, que ce soit à Valence ou sur l’ensemble des départements et territoires français.
Nous, nous sommes joignables, allons en détention, que ce soit au grand quartier comme à la SAS. Nous ne restons pas dans le bureau syndical (salle, initialement, de repos des agents, au niveau du mess), à attendre que la CE par intérim vienne prendre les consignes de gestion de l’établissement.
À côté de cela, il n’a pas de scrupule à laisser les personnels dans un cagibi pendant leur pause méridienne. Il n’a pas de scrupules, à garer son scooter comme bon lui semble.
Peut-être n’est-il pas au courant des emplacements pour les deux roues, pourtant il se vantait haut et fort d’avoir, LUI, obtenu des casiers pour les effets des motards.
Le syndicat majoritaire nous a montré une chose, et ce sont les membres de son bureau qui le disent : il n’y a pas de majorité dans les décisions à l’UFAP mais la seule et l’unique voix du secrétaire.
Bref, les personnels du CP Valence n’ont pas besoin de tout ça.
Notre organisation reste cohérente dans sa façon de soutenir « l’ensemble des agents » et non pas juste à des fins électoralistes.
L’ensemble du Bureau FO Justice du CP Valence EST et SERA TOUJOURS en soutien de l’ensemble des personnels de notre structure.
Ce mardi 25 août 2026, FO Justice Nancy-Maxévillea pu rencontrer et échanger avec le Directeur Adjoint du Cabinet du Garde des Sceaux.
Cette rencontre nous a permis d’exposer directement les nombreuses difficultés rencontrées au sein de notre établissement et de porter les revendications des personnels.
EFFECTIFS : UN ORGANIGRAMME QUI N’EST PLUS ADAPTÉ À NOS MISSIONS
FO Justicea demandé qu’une révision de l’organigramme de référencede la Maison d’Arrêt de Nancy-Maxéville soit engagée.
Nous avons rappelé que notre établissement doit aujourd’hui assurer de nombreuses missions spécifiques : QID, QPR, ELSP, ESR, auxquelles s’ajoutent les contraintes quotidiennes de la détention.
Dans le même temps, nous manquons d’agents en détention et les effectifs disponibles sur les postes fixes ne permettent plus de renforcer correctement les unités hospitalières, aujourd’hui elles aussi en grande difficulté.
FO Justice a insisté sur un point essentiel :
Le problème ne repose pas uniquement sur des postes non pourvus. Notre organigramme n’est tout simplement plus adapté aux missions réellement confiées à l’établissement.
Réponse :
Le Directeur adjoint comprend qu’une structure comme la nôtre, avec autant de missions et de secteurs spécifiques, ne peut pas fonctionner correctement sans les ressources humaines nécessaires.
SÉCURITÉ : NANCY NE PEUT PLUS ÊTRE LAISSÉE SEULE
Nous sommes revenus sur les événements graves vécus ces derniers mois par les personnels : Véhicules incendiés, incendies aux domiciles de personnels, menaces…
Nous avons également rappelé que nos secteurs spécialisés sont régulièrement sollicités en appui de la Direction Interrégionale :
• Renforts ELSP dans les établissements voisins ;
• Transferts de détenus violents ;
• Missions spécifiques ;
• Soutien opérationnel à d’autres structures.
Pendant ce temps, le manque de personnels reste criant à Nancy.
Nous avons notamment rappelé que le QID et le QPR peuvent fonctionner sans officier,
conséquence directe du manque d’encadrement disponible.
DRONES : UNE SITUATION QUI NE PEUT PLUS DURER
FO Justicea de nouveau demandé l’installation de filets anti-projections.
Nous avons expliqué que l’implantation de l’établissement, au cœur d’un environnement urbain particulièrement complexe, rend extrêmement difficile la lutte contre les projections et les passages de drones.
Réponse :
Le Directeur adjoint reconnaît que l’implantation de la Maison d’Arrêt n’est pas idéale au regard de son environnement et estime que des solutions doivent être recherchées.
Le sujet sera remonté pour étude.
Il nous a également interrogés sur l’évolution de la situation depuis le départ de certains détenus menaçants.
Nous lui avons expliqué qu’au contraire, depuis le passage de ces profils, nous constatons un développement important des trafics et des passages de drones, pouvant aller certains jours jusqu’à plusieurs dizaines de passages, avec une inquiétude désormais bien installée chez les personnels.
FONCTIONNEMENT DE LA DÉTENTION : LES PERSONNELS SONT À BOUT
Nous avons expliqué que les agents rencontrent de plus en plus de difficultés pour concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Le volume d’heures supplémentaires explose et les seuils des 108 heures sont dépassés.
FO Justiceest également revenu sur sa proposition de nouveau planning, acceptée par la direction locale, mais bloquée par la Direction Interrégionale.
FO Justice a proposé un service plus attractif déjà en place sur la DI afin d’enrayer les départs.
Nous avons également présenté dans cette proposition :
• la mise en place d’une semaine de formation ;
• la possibilité de garantir trois semaines de congés durant la période estivale.
Ces mesures permettraient d’améliorer à la fois la formation professionnelle, les conditions de travail et l’accompagnement des personnels.
Et mettre fin au départ massif, 25 départs par CAP, une telle situation était jusqu’alors inconnue à Nancy.
Il est inconcevable qu’un établissement de cette importance connaisse aujourd’hui autant de difficultés pour fidéliser ses personnels.
Ce projet est bloqué par la DI malgré que d’autres structures en bénéficient, nous rappelons que ce manque d’équité nous conduit aujourd’hui à préparer un mouvement social dans les semaines à venir si aucune évolution concrète n’intervient.
Réponse :
Le Directeur adjoint s’est étonné qu’un établissement comme Nancy-Maxéville rencontre autant de difficultés d’attractivité.
Il considère qu’une amélioration du service et de l’organisation du travail serait une bonne chose.
Des discussions auront lieu avec la Direction Interrégionale sur ce sujet.
UNITÉS HOSPITALIÈRES : DES DIFFICULTÉS QUI DURENT
FO Justiceest revenu sur la situation des unités hospitalières et sur leurs nombreuses difficultés :
• manque d’effectifs pour les extractions ;
• gestion des mouvements ;
• organisation des promenades durant le service de nuit par le médical ;
• gestion des incidents ;
• vétusté des structures et du matériel ;
Nous avons également expliqué les difficultés de collaboration entre l’administration pénitentiaire et le secteur médical lorsque les impératifs de sécurité ne sont pas appréciés de la même manière.
FO Justicea notamment alerté sur la gestion des personnes détenues bénéficiant d’un traitement de substitution dans l’établissement.
Le refus du médical de se déplacer directement dans certains bâtiments entraîne des mouvements importants de personnes détenues, favorisant les trafics, les tensions et les bagarres.
Réponse :
Le Directeur adjoint reconnaît qu’il peut être difficile de faire évoluer certaines pratiques.
Il souligne toutefois que c’est une bonne chose d’avoir des cas concrets et de remontées précises du terrain afin de pouvoir intervenir et rechercher des améliorations.
LOCAUX ESP ET SALLE DE SPORT
Nous sommes revenus sur le projet de création de nouveaux locaux destinés aux ELSP/ESR.
Les locaux actuels sont devenus trop petits et ne sont plus adaptés aux missions réalisées.
Un projet existe, mais son financement reste toujours attendu.
FO Justicea également rappelé que la Maison d’Arrêt de Nancy-Maxéville ne dispose toujours pas d’une véritable salle de sport destinée aux personnels, contrairement à de nombreux autres établissements.
Nous demandons quotidiennement à nos agents d’être opérationnels et en bonne condition physique.
Il est donc indispensable de leur donner les moyens de s’entretenir.
Réponse :
Le Directeur adjoint estime que le projet de nouveaux locaux ESP est pertinent et indique que, si le projet est validé, son financement ne devrait pas constituer un obstacle majeur.
Il comprend également l’importance d’une salle de sport destinée aux personnels et s’est montré étonné qu’un tel équipement n’ait pas été prévu dès la construction de l’établissement.
ACCOMPAGNEMENT DES AGENTS ULTRAMARINS
FO Justicea également souhaité attirer l’attention du cabinet sur l’arrivée importante d’agents ultramarins nouvellement affectés en métropole.
Beaucoup arrivent accompagné de leur famille, loin de leurs repères et de leur environnement culturel.
Les difficultés d’adaptation ne doivent pas être sous-estimées.
Il est indispensable de mettre en place un véritable accompagnement dans :
• leur installation ;
• leurs démarches administratives ;
• leur adaptation à la métropole ;
• les aider lors de situations familiales difficiles qu’ils peuvent rencontrer.
La création d’une semaine de formation permettrait notamment de proposer des modules spécifiques d’accompagnement.
La possibilité de disposer de trois semaines de congés pendant la période estivale faciliterait également les retours familiaux pour les agents ne bénéficiant pas de congés bonifiés.
Réponse :
Le Directeur adjoint partage la nécessité de mieux accompagner ces personnels.
Il considère que la création de modules spécifiques lors d’une semaine de formation pourrait constituer une réponse adaptée afin de faciliter leur intégration et leur installation.
RÔLE D’EXPERTISE ET RECONNAISSANCE DES ENCADRANTS
Le DRH de l’établissement s’interroge sur la fonction d’expertise et sur la manière dont celle-ci pourrait être utilisée.
FO Justicea rappelé que les encadrants ont bénéficié d’une formation spécifique et que la prise de décision, notamment dans l’urgence, fait pleinement partie de leurs responsabilités.
Un agent expertise n’a pas nécessairement l’envie d’exercer les mêmes responsabilités qu’un encadrant.
Nous avons également insisté sur la nécessité de mettre en place une véritable reconnaissance financière permettant de maintenir cette fonction attractive et d’attirer les meilleurs profils.
Réponse :
Le Directeur adjoint indique que des travaux sont actuellement en cours sur ce sujet concernant la mise en place d’une prime.
SURPOPULATION
FO Justiceattend toujours le retour de l’Assemblée Nationale sur ce sujet.
Concernant la prime liée à la surpopulation carcérale récemment réévaluée, FO Justice rappelle que certains personnels restent encore les grands oubliés du dispositif, notamment les PREJ, PA, PT … qui subissent eux aussi directement les conséquences de cette situation préoccupante.
FO Justice CONTINUE À PORTER LA VOIX DES PERSONNELS
Cette rencontre nous a permis de présenter directement au Cabinet du Garde des Sceaux les difficultés que les personnels de Nancy-Maxéville vivent quotidiennement.
Effectifs, sécurité, drones, organisation du travail, planning, unités hospitalières, locaux ESP, accompagnement des agents et reconnaissance des encadrants : aucun sujet n’a été éludé.
Nos problématiques vont désormais être remontées à la DGAP.
FO Justicerestera particulièrement attentif aux suites données à cette rencontre.
Les personnels attendent désormais des actes et des réponses concrètes.
Les chefs de juridiction ont reçu le 25 août 2026 les organisations syndicales du ressort de la cour d’Appel de Lyon.
Origine des inondations :
Dans le cadre de la récupération des eaux usés et de leur utilisation pour les chasses d’eau notamment, ce sont les nouvelles installations qui ont posé difficulté.
Pour la première inondation : il s’agit d’un raccord entre les canalisations.
Pour la seconde inondation : c’est une jonction entre des tuyaux.
Ce qui a été fait :
►REMERCIEMENTS : personnels présent le dimanche qui ont œuvré pour limiter la propagation et travaillé avec les pompiers « les pieds dans l’eau ».
►COMMUNICATION : jour par jour, puis large communication récapitulative le 24 août 2026.
Oubli du TPROX de Villeurbanne et du CPH de Lyon, service du TJ, dans la boucle.
►RELOCALISATION DES PERSONNELS : ceux dont les bureaux avaient été touchés ont été relocalisés dans bureaux vacants pour cause de congés estivaux.
►TRAVAIL AVEC LES ASSISTANTS DE PRÉVENTION : pour déterminer les points sensibles et devant être fermés
►UN CSA SPÉCIAL sera dédié à ces inondations.
►LES FAUX PLAFONDS : ceux qui risquaient de s’effondrer (zone publique du TPE) ont été retirés.
Là où ils ont été laissés, il n’y a pas de risque d’effondrement.
Un petit risque de chute de peinture, ils seront poncés avant la fin de semaine.
Le palais de justice datant de 1995, pas de risque lié à la présence d’amiante.
►MOQUETTE : il a été déconseillé de retirer les moquettes en raison des résidus de colle qui augmenteraient les risques de chute et de projection de poussière.
Avis des « sachants » :
►Avis médecine du travail : les eaux qui circulaient n’étaient pas des eaux usées. Probablement de l’eau potable, marginalement des eaux de pluie
Elle n’est donc pas génératrice de dangers pour la santé.
Points en attente :
►CÂBLES DE TÉLÉPHONIE ENDOMMAGÉS : pas possible d’être rétabli dans tous les bureaux.
►TOILETTES : indisponibles pour une durée maximum de 1 mois. Les causes de la fuite du 9 août ont été inspectés immédiatement et ont été renforcés.
Ils seront remis en œuvre bastion après bastion.
►RELOCALOSATION ET TRAVAIL : permettre un retour dans des conditions normales, envisagé pour lundi si tous les voyants sont au vert.
►MOQUETTES : les déshumidificateurs vont fonctionner la nuit pour absorber l’humidité restante.
►LES PLAINTES : celles qui présentaient un décollement important ont été retirées
►ASCENSEUR : Le 30 août prochain, des experts assureurs et un commissaire de justice seront présents pour ouvrir les cabines A pour faire des constats, puis diagnostic par KONE.
Une remise en service plus ou moins longue si les pièces ne sont pas dispos.
►SALLE DES PAS PERDUS : gros travaux en perspective pour changer le plancher
►Diagnostic de qualité de l’air pour le 26 août 2026
Pas de retour dans les bureaux si risque sanitaire.
Ce mardi 25 août 2026, suite à une livraison par drone durant la nuit les personnels ont comme d’habitude réalisé des saisies au petit matin
Le plus inquiétant dans notre prison passoire est qu’hier l’un des destinataires est un détenu DPS pouvant bénéficier de soutien extérieur et avec des liens avec les quartiers nantais.
60 grammes de produits stupéfiants mais surtout un téléphone retrouvé !!!
Faudra-t-il trouver une arme pour que l’Administration s’inquiète ???
Quelques heures plus tard pendant la promenade en MA2 les personnels assistent à une nouvelle livraison par drone en cour de promenades de la MA2.
Après des échanges suspects un colis sera jeté hors de la cour de promenades ?
Si trouver un couteau avec une lame de 8 cm n’est pas inédit la surprise est que ce couteau soit métallique.
En effet, pourquoi se faire livrer un couteau métallique au lieu d’un couteau céramique indétectable ???
Un règlement de compte était-il prévu ?
Une possible victime avait-elle fait une grasse matinée rendant inutile la livraison de l’arme ?
Le syndicat localFO justicedu CP de Nantes s’inquiète de toutes ces failles sécuritaires dans un contexte de surpopulation inédit.
Le syndicat local FO justicedu CP de Nantes s’interroge sur le choix de la Direction Interrégionale ne pas avoir priorisé le CP Nantes pour la première vague de sécurisation d’établissement.
Le syndicat local FO justicedu CP de Nantes s’interroge également sur l’affectation de gros profils dans une prison passoire où les personnels ne cessent de colmater les défaillances étatiques.
Ce matin encore mercredi 26 aout 2026 , la routine a viré au drame. A l’ouverture de la cellule 446, le scénario s’est une nouvelle fois répété. Un détenu au profil psychiatrique lourd a surgi avec une violence inouïe, réimposant son agressivité sur notre collègue qui ne faisait qu’exécuter ses missions. Armé d’un verre et d’une cuillère aiguisée en couteau, l’agresseur s’est lancé à sa poursuite avec une intention claire et hurlée « aujourd’hui tu vas crever ! »
Le surveillant a réussi à s’enfuir jusqu’au PCC pour se mettre en sécurité derrière une grille. Arrivés immédiatement en renfort pour intervenir, nos collègues ont payé un lourd tribut face à cette furie.
Un agent tailladé au front par un coup de lame, un second agent blessé après avoir reçu un verre qui a éclaté directement sur sa tête. Plusieurs autres collègues également blessés au cours de l’interposition. Ce détenu, cherchant avant tout à en découdre avec du bleu, a finalement été maitrisé puis monté au quartier disciplinaire.
Par solidarité absolue envers nos collègues blessés et pour imposer notre sécurité qui est mise en péril chaque jour, FO VLMappelle au blocage total de l’établissement dès demain, 6H00 du matin !
Nos revendications, transfert immédiat de ce détenu.
Poursuites pénales exemplaire pour tentative d’homicide.
Le désencombrement de l’établissement par le transfert sans délai de l’ensemble des détenus en ouverture 2+1 et des profils psychiatriques dangereux vers des structures spécialisées adaptées.
L’ensemble du bureau et de la section syndicale FO Justice adresse son soutien le plus fraternel à nos collègues David qui a pour le moment 5 jours d’ITT et 4 jours d’ITT pour Karim. Nous leur souhaitons un prompt rétablissement et n’oublions pas l’agent pris en chasse ni tous les autres collègues fortement choqués ou impactés par une telle violence.
Ce jour Mardi 25 aout 2026, vers 16H, le 2e étage du bâtiment B a une nouvelle fois servi de terrain de jeu aux dérives structurelles de notre administration.
A force de vouloir empiler les effectifs, la réalité rattrape la théorie. Lors d’une tentative d’affectation à la cellule 604 pour passer une cellule en triplette, un occupant a opposé une résistance passive en bloquant l’accès. L’intervention physique de notre collègue a été indispensable pour forcer la réintégration.
L’agression physique a été frôlée de près.
Au-delà de l’incident, interrogeons le sens de ces manœuvres. Dans un établissement saturé avec plus de 1100 détenus, l’institution s’enferme dans une logique d’expédients. Une cellule conçue à l’origine pour une personne seule a vu un second lit boulonné à la hâte, avant qu’on ne décide aujourd’hui d’y entasser un troisième individu , condamné à dormir à même le sol.
Exécuter ces changements de cellule fait partie des ordres tombés d’en haut.
Sans que l’on ne nous demande notre avis, on doit obtempérer au quotidien.
Tous les jours, on impose aux surveillant(e)s de porter le poids d’une gestion absurde et dangereuse. Tous les jours, la dignité humaine est balayée, créant des frictions inévitables et nous exposant directement aux coups. Ce n’est plus du maintien de l’ordre c’est un exercice d’équilibriste.
Le bureau local FO justice dénonce la dégradation constante de nos conditions de sécurité face à des tensions quotidienne, le déni face aux risques physiques encourus par les personnels et exige des mesures de désencombrement.
FO VLMapporte son soutien total et fraternel à notre collègue David. Par chance, le pire a été évité, mais aucun agent ne devrait avoir à risquer son intégrité physique pour pallier la crise endémique des effectifs.